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 Chapitre II : L'Appel de la vérité [solo]

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Cole Hudson
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MessageSujet: Chapitre II : L'Appel de la vérité [solo]   Sam 13 Juin 2015 - 16:20

Chapitre II

L'Appel de la vérité




« Le 06 juillet 2013 »


Six mois après les élections - Un matin


       Une journée comme les autres, encore… Du soleil, des ouvriers et des employés un peu partout qui s’affairent à leurs tâches quotidiennes pour créer le parc le plus extraordinaire jamais connu. Et pourtant, cette banalité, ces sourires forcés pour des personnes qui pour lui n’en valaient absolument pas la peine. Il détestait les mensonges et d'un autre côté il mentait tellement bien alors pourquoi se voiler la face ? C'était presque naturel … Combien de temps avait-il menti à des incultes sur ce qu'ils croyaient être des dinosaures lorsqu’il était guide ? Au fond, Elina avait toujours eu raison et elle le savait, tout ça n'était qu'une illusion. Marcher, montrer du doigt à un inconnu ce qu’il n’avait pas vu, répondre aux questions plus idiotes les unes que les autres, c’était malheureusement ce qu’il avait toujours fait. Pourquoi ils mangent de l’herbe ? Pourquoi il a une corne ? Pourquoi ils courent comme ça ? Des « pourquoi » à longueur de journée. Cole se demandait constamment « pourquoi » mais lui n’avait droit à aucune réponse. Il se contentait de faire semblant d’être heureux, il souriait bêtement pour avoir en fin de compte des satisfactions, des compliments, des remerciements sur son travail qu'il ne réalisait pas. Tout ceci n’avait plus aucune importance, beaucoup de choses avaient perdu de l'intérêt pour Cole. Plus le temps défilait et plus il ne ressentait plus aucune joie à faire ce métier, le monde entier le dégoûtait. Peut être simplement parce qu’il ne comprenait pas comment toutes ces personnes arrivaient à garder le moral, à sourire, à créer des liens avec des gens qu'ils ne révéraient plus jamais. Cela avait l’air pourtant si facile de se lier à un autre humain mais personne n’avait seulement expliqué un jour qu’il s’agissait en réalité de la chose la plus compliqué au monde. Après tout ce qu'il s'était passé, Cole n'avait plus vraiment d'amis ou de personnes qui montraient un semblant de compassion pour lui. Les gens le regardaient toujours de travers, qui sait ce qu'on disait sur lui dans son dos. Quelqu'un a dit un jour que c'est seulement une fois que l'on a perdu un être cher que l'on se rend compte de l'importance qu'il avait dans notre vie. Shaélynn était devenu une personne qu'il a aimé, l'amour qu'il n'a pas su retenir et qu'il a regardé partir sans essayer de la rattraper. Voilà six mois déjà que l'incident avait eu lieu et il ne s'en remettait toujours pas. Il pensait sans cesse à elle et n'arrivait pas à garder les idées claires, il faisait de son mieux pour garder la tête hors de l'eau mais Cole ne comprenait pas ou du moins il ne comprenait plus tout ces gens qui venaient dépenser de l’argent pour se divertir, se faire plaisir, qui fêtaient une année de plus à vivre dans ce monde horripilant, incolore et inodore. Lui qui était auparavant si optimiste et enthousiaste avait radicalement changé de vie, d’idéologies après cette rupture brutale. Il ne pensait pas qu’un jour ce genre de choses puisse lui arriver et pourtant. Il avait appris, désormais, qu’il ne fallait jamais sous estimer la capacité des autres à vous décevoir. Avancer pour vivre, vivre pour avancer. C'était tout ce qui lui restait. C’était sur ces pensées assez noires que Cole vivait désormais et, en l’occurrence, c’était ces pensées qui l’avaient conduit à se promener sans but ni direction précise dans le parc qu'il gérait chaque journée de sa misérable vie.

Le temps est la condition de l'existence d'un être. Il s'évanouit lorsque l’existence d’une personne s'arrête, n’a plus lieu d’être, pour simple et bonne raison qu’il devient inutile à cette société, à ce monde cruel et sans pitié. La mort est aussi la mort du temps, on est toujours présent mais pour ceux qui sont encore en vie nous ne sommes plus là, nous sommes simplement mort, un vague souvenir. Chacun s’inscrit dans le temps des autres mais notre temps à nous s’est totalement évaporé, nos mémoires aussi. Notre âme est là quelques parts, certains peuvent la sentir ou même la voir tandis que pour d’autres on n'existe plus ou tout du moins ce qu’il reste de nous est plongé à quelques mètres sous le sol ou pour toujours plongé dans les airs. C'est aussi cela qui effraye les Hommes lorsqu'il ne retrouve pas le corps d'un être cher, c'est plus rassurant de le savoir dans une boîte. La mort effraye.
Le temps est important pour se créer une personnalité, pour se forger un caractère, pour comprendre et apprendre. Le temps et la mémoire forment un tout, ils se confondent l’un dans l’autre comme une pièce de monnaie, il s’agit simplement de l’accouplement entre le pile et le face. Il n’y a pas de mémoire sans temps, elle se conçoit et se perd avec lui. Sans mémoire, il est impossible d’apprendre, de comprendre et de vivre : on devient fou, on entre dans la folie ou bien, dans certains cas, dans la maladie. On a besoin de se rappeler certaines erreurs pour ne pas les refaire. On a besoin des expériences passées pour forger les expériences présentes et futures. Ce qui fait de l’homme un être aussi incroyable, c’est sa grande mémoire. C’est elle qui nous rend sensible, vulnérable, colérique, dérangé... Car, en fin de compte, on y perd parfois à vouloir se souvenir de tout.
Les souvenirs sont les fondateurs de la folie, les créateurs du désespoir et de l'espoir à la fois. On peut se rappeler des bons moments comme des mauvais. On forge un caractère, un rythme de vie grâce aux souvenirs, grâce à la mémoire et grâce au temps.
Le temps d’une vie est une longue opportunité pour un homme ou une femme de prendre conscience des directions qu'il peut emprunter, d’un but à viser et d’y parvenir grâce au temps et aux choses apprises et retenues grâce à la mémoire. Il est parfois possible de se tromper de direction comme il est parfois possible de choisir une mauvaise voie, de s’en détourner et d’y revenir de temps en temps...
On dit ne pas pouvoir restituer le passé et donc que le temps est irréversible mais on pourrait se demander simplement « Qu’est-ce que le passé ? », « Qu’est-ce qui constitue ce qu’on appelle le passé ? » car, après tout, le passé constitue le présent qui lui-même constitue notre futur. Le présent change constamment, on ne sait pas à quoi s’attendre. Tout comme le futur qui est, lui, encore bien plus lointain. Le passé, en fin de compte, reste le plus stable, le plus sûr alors pourquoi ne pas se référer, se baser sur lui et pourquoi vouloir sans arrêt évoluer ? Pourquoi ne pas vivre dans son passé, le revivre et profiter de ce qui est déjà inscrit dans nos mémoires ?

Le souvenir s’efface avec le temps et ne laisse finalement aucune trace si ce n'est celle écrite dans les livres, les documents, dans l'art. Le temps, lui, s’envole minute par minute, seconde par seconde et petit à petit avec notre âme noircie par le désespoir et le mal être que notre vie ainsi que notre mort aura causé aux autres. Le temps transporte les souvenirs, les souvenirs racontent le temps, un disque qui tourne en boucle, une boucle sans fin. Mais lorsque ces souvenirs s'évanouissent contre notre gré, que l'on est physiquement encore assez jeune pour pouvoir les garder mais que malgré tout nos efforts pour se rappeler on n'y parvient pas car tout est partis, tout s'est effacé à jamais, dans ce cas là précisément, qu'advient-il de l'esprit ? On en a tous, pour certaines personnes, elle est seulement plus présente que d’autres, mais elle est toujours là. C’est cette voix qui vous dit certaines choses , ce sont ces pensées qui vous poussent à d'autres choses..., Ce sont ces rêves sans aucune cohérence et dans lequel vous agissez d'une manière totalement stupide. Vous les écoutez parfois, parfois elles sont plus fortes que vous et à la question « Pourquoi avez vous fait ça ? » vous répondrez probablement « Je ne sais pas, je n’étais plus moi même ». Ou alors vous obéissez sans cesse à tout cela et vous agissez en fonction de cette voix. Quoi qu’il en soit, on l’écoute forcément et elle est toujours là... C’est notre conscience.

      Cole se releva en sursaut, un bruit sourd l’avait sorti de son sommeil et il en ignorait la source. Sur le qui-vive, il observa rapidement la pièce autour de lui. Un mal de crâne le martyrisait, les cauchemars devenaient de plus en plus insoutenable, ils étaient remplis de pensées morbides et atroces pour lui. Il se levait péniblement du lit de fortune où il avait passé la nuit, la sueur perlait sur son front. Le réveil fut difficile, il se pencha pour ramasser la flasque qui avait frappée le sol et la contemplait un instant. Source du bruit, source de ses ennuis. Il restait un fond de whisky qu’il s’empressa d’ingurgiter d’une traite. Il n’en tira qu’une affreuse grimace. Il se rendit bien vite compte qu’il s’était endormi encore une fois dans son bureau et qu’il avait finit dans un sale état hier soir au vu de la pâteuse et de sa mauvaise haleine. Il n’avait même pas pris la peine de se déshabiller… Prenant conscience de l’instant présent, il essayait d’un geste les gouttes qui perlaient sur son front et qui commençaient à brûler son visage puis se leva en direction de son bureau de travail. Il y prit deux aspirines qui traînaient dans un tiroir et les avala sans réfléchir. C’était là son lot quotidien, son retour à des pensées un peu près lucides. Elles se baladaient comme on vagabonde dans un super marché à la recherche d’un quelconque produit qu’une publicité nous aura implanté dans la tête. On sélectionne un produit comme on sélectionne une pensée. Certains produits sont plus mauvais, de plus mauvaises qualités tandis que d’autres semblent d’un juste prix, d’une bonne manufacture, en soit une bonne solution, une bonne idée. Mais il arrive très souvent que l'on se trompe et que l'on se fasse avoir par une publicité mensongère, par un achat impulsif, par un coup de tête. On achète, on choisit de faire quelques choses que l'on regrettera ou non.

Il engouffra un gâteau provenant d'un paquet datant de 'on ne sait quand' afin de reprendre quelques forces. Le temps autour de lui semblait s'être arrêté à tout jamais, tout lui semblait d'un onirisme absolument pur et dur, une fiction abracadabrante. Sur son bureau se trouvait son arme, une bouteille de whisky presque vide et de l'agent pour on ne sait quelle raison. Absolument rien n'avait bougé depuis hier soir. Le contraire aurait été néanmoins plutôt alarmant. Était-il devenu un cliché ambulant ? Une sorte de clochard sombrant encore un peu plus tout les jours ? Pourquoi avait-il acheté une arme ? Pourquoi s'était-il senti dans le besoin de s'en procurer une ? Les armes. Servaient-elles à faire le bien ou le mal ? En réalité, ce que l'on croyait être le bien pouvait en fait être le mal pour un autre alors, en fin de compte, comment déterminer le bien du mal ? Est-ce que tuer est mal ? Est-ce que tuer quelqu'un de mal était mal ? Qu'est-ce qui était devenu bien et mal pour Cole désormais ? On a pu faire les choses les plus abominables avec les meilleures intentions du monde, c’était une chose que l’histoire nous avait appris nous piètre humain.
Il observait par la fenêtre ce décor dont il connaissait les détails par cœur, il l’avait déjà côtoyé mainte et mainte fois. Il ouvrit un peu plus le rideau afin de faire rentrer davantage de lumière dans son esprit, afin de se réveiller encore un peu plus. La chaleur lui caressait lentement le visage tandis qu'il réfléchissait au ralenti ou tout du moins qu'il tentait de réfléchir, de se changer les esprits. Tout était brouillon à l'intérieur de son crâne, il était difficile de faire la part des choses. Il se demandait surtout à quoi pouvait-il bien réfléchir. Il n'avait en réalité qu'une seule chose en tête, qu'une seule personne et, malheureusement, la seule parade qu'il avait trouvé pour ne pas y penser c'était « ça ». Ce « ça » qu'il avait perdu à l'intérieur de lui, il pouvait dériver assez facilement sur son cœur puisqu'il était dans le même cas mais non, c'était ce « ça » dans son crâne, ce trou abominable qui manquait, ce qu'il avait perdu.
Dans un élan de désespoir et de rage, Cole prit la bouteille sur son bureau et l'envoya valser contre le mur de toutes ses forces en criant l'injustice. Le liquide éclaboussa la tapisserie et entamait déjà sa descente tandis que des morceaux de verre s'éparpillaient ici et là après l'explosion de colère, manquant de peu le visage du jeune homme.
Le gérant du parc ou du moins ce qu'il en restait s'effondrait sur son canapé, le goût salé venait chatouiller ses lèvres peu à peu. Recroquevillé, il prit sa tête entre les mains, s'arrachait les cheveux tout en gémissant de douleur non physique. La haine, la tristesse. Le mal-être qu'il ressentait à cet instant était insoutenable. Pourquoi ne se souvenait-il pas ? Comment Josh avait-il pu faire une chose pareille ? Qu'est-ce qu'il faisait véritablement ici ? Personne ne pouvait le lui dire, il n'y avait « il semblerait-il » que lui sur les lieux de « l'accident »... Les mots mal-employés qu'on lui avait crachés au visage remontaient sans cesse à la surface. Cole savait qu'il y avait quelques parts au fond de son crâne quelque chose de capitale mais il ne parvenait pas à savoir quoi, à se souvenir suffisamment pour obtenir une véritable information. Cela le tourmentait, le rongeait de l'intérieur, il se sentait horriblement coupable pour la mort de son ami. Il était même venu à penser qu'il ne se souviendrait jamais... Pourquoi tout cela lui arrivait-il à lui ? Pourquoi l'avait-on abandonné ? Il se laissa mener dans un coin de la pièce et balança de toutes ses forces ses poings contre le mur le plus proche. Ses mains lui faisaient affreusement mal, du sang coulait désormais entre ses doigts. Un coup, puis deux, puis trois. Plus rien n’importait, rien n’avait plus d’importance. La souffrance physique était infime par rapport au mal qui le rongeait intérieurement. Il avait juste envie de hurler, de cogner tout ce qu'il pouvait, de détruire tout ce qu'il avait entrepris. Cela servait, certes, strictement à rien et il le savait pertinemment mais il avait l'impression, pendant une fraction de seconde, d'être détendu.
Après s’être soigné les vilaines blessures qu’il s’était infligé lui-même, il se dégageait de ce bureau qui l’oppressait, le renfermait et le bloquait à se morfondre dans ses pensées. Il se leva tant bien que mal, rangeait son arme qui traînait toujours et se dirigea vers la porte pour sortir prendre l'air. Mais, alors qu'il n'avait pas encore fait un pas vers la sortie que son téléphone fixe sonna. Surpris, la main toujours sur la poignée de la porte, Cole laissa sonner un instant l'appareil et, d'un air intrigué s'en approcha comme s'il ne savait pas de quoi il s'agissait. Cela faisait en effet un bout de temps depuis l'accident que personne ne l'avait contacté. Des rumeurs circulaient à son égard mais il n'y prêtait aucune attention. Curieux, déterminé, il décrocha le mobile et dit d'une façon incertaine.


- « Allô ? », dit-il d’un air soucieux et curieux.

- « … »

- « Allô ? », répéta-t-il.

- « Cela fait déjà quelques temps que je t’observe et je commence à te comprendre désormais. En vérité, toi et moi sommes bien plus proches que tu ne le penses. » L’inconnu marqua une pause, sa respiration était lente et lointaine. Il reprit. « Maintenant… Si tu veux bien, j’ai une proposition pour toi. Si tu veux retrouver la mémoire, il va falloir faire ce que je te dis. Il existe une solution mon ami. »


Cole avait écouté attentivement chaque syllabe que l’homme à la voix caverneuse avait prononcée. Il n’avait pas, pour le moment, la force nécessaire pour rétorquer quoi que ce soit de convenable mais les questions et la curiosité qu’il ressentait étaient bel et bien présentes.


- « Qu’entendez-vous par là ? Qu’est…Qu’est-ce que tout ça veut dire ? Qui êtes-vous ? Je ne pense pas vous connaître… », répondait-il d’une voix faible.

- « Toujours aussi curieux à ce que je vois. Es-tu réellement sûr de tout ça ? On se connaît bien pourtant, quand bien même, tu ne serais pas prêt à faire semblant de me reconnaître simplement pour te rappeler et retrouver pour ainsi dire ta mémoire ? N’est-ce pas une chose précieuse pour toi ? »


Cole ne répondit pas toute suite, il se posait de plus en plus de questions.


- « Où voulez-vous en venir ? Je ne sais pas comment vous… Mais… Que voulez-vous ? »

- « Avant toutes choses, j’aimerai que tu me tutoies. »

- « … »

- « En résumé et pour faire court, je sais des choses que toi tu ignores et là je ne parle pas uniquement de ta mémoire. Mais avant toute chose, j’aurai besoin que tu me rendes un service. C’est donnant-donnant comme on dit. Il faudrait que tu fasses diversion, quelque chose qui attire l’attention. Je t’épargne les détails essentiellement pour ta sécurité, ne te soucis pas de ça. Dans ton tiroir, tu devrais toujours avoir cette boîte d’allumettes. Je ne sais pas pourquoi tu les gardes encore d’ailleurs puisque tu n’as jamais fumé. Tu as un peu près accès à toute l’intégralité du parc, je ne comprends pas plus pourquoi ils t’ont laissé tout ça non plus d’ailleurs. Bref. Quoi qu’il en soit, tu as accès aux garages, donc… »

- « … Quoi ?! »

- « Laisses-moi finir… »

- « Vous voulez que je foute le feu aux garages ? Mais… »

- « Non ! Pas exactement. A vrai dire, poser des questions maintenant ne te servira strictement à rien. Tu auras des réponses le moment venu. Et puis, toi comme moi savons pertinemment que ce n’est pas le genre de réponses que tu veux. »

- « Qu’attendez-vous de moi ? »

- « J’y viens, j’y viens ! Soit pas si impatient Cole ! Je t’ai connu plus calme et moins stressé que ça mon ami… »

- « Je ne suis pas votre ami… »

- « Mais si, bien sûr que si tu l’es. Bon, en tout cas je pensais que tu étais plus patient que ça. »

- « Oui ! Bref ! Accouchez… »

- « Oui ! D’accord, d’accord ! Soit ! Allons y puisque monsieur veut directement aller au but. Il faudrait que tu supprimes des dossiers, tout n’avait pas brûlé au Jurassic Garden, il faudrait que certaines informations disparaissent. »

- « Vous êtes de Biosyn… C’est ça ? Ce n’était pas suffisant, après tout ça, il fallait en plus que vous veniez m’appeler directement… »

- « Je suis navré qu’elle est dû te lâcher comme une vieille chaussette mais c’était aussi dans ton intérêt. C’est aussi pour ça que je t’ai choisi, tu es…»

- « … Le parfait pigeon… »

-« Ô ! Ne soit pas si sévère avec toi. »

- « Comment puis-je être certain que vous ne me mentez pas ? Comment puis-je être certain que vous aillez les informations que je recherche ? »

- « Simplement, fais-moi confiance ! C’est principalement une question de confiance mais je vais quand même t’aider un peu. Deux petites secondes, attend… Non… Non plus… Ah ! »


Il y eut un petit silence, puis un grésillement puis une voix autre que son interlocuteur. Il mit un certain temps avant de comprendre de quoi il s’agissait. Il sursauta, sa tête divaguait. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas entendu cette voix.





- « Hey, coucou… Qu'est-ce qu'il t'est arrivée ? Tu… Tu t'es battue ? On t'a agressé ? J'aurai… J'aurai du être là… Je ne me suis pas inquiété plus que ça parce que je pensais n'avoir aucune raison de me mettre dans tous mes états. J'ai eu tord … Je m'en veux tellement. Qui t'a fait ça ? Expliques moi… »

- « T’inquiète pas : C’est moche mais c’est pas si grave que ça en a l’air. Y’a même carrément plus grave ! Avec cette histoire de Mosasaure le parc est mal barré. Faut que je parle à Erin aussi…  Elle a intérêt à tenir les délais avec sa barrière de corail c’est moi qui te le dit. Et toi ? Comment s’est passé ta journée ? »

- « Bien. Quand je pense qu'on a osé lever la main sur toi !! Ça ne va pas se passer comme ça… Ça ne peut pas se passer comme ça. Il faut que tu m'expliques… S'il te plaît. Ça me prend aux tripes, ça m'obsède déjà. Tu devrais en parler, te plaindre ! Personne n'avait, n'a ou n'aura le droit un jour de te faire du mal même si malheureusement c'est arrivé cette fois là… »




Un autre silence puis l’inconnu reprit le combiné.


- « J’ai coupé, je pense que tu as saisi l’idée et que tu t’en souviens parfaitement. Je ne comprends pas comment tu as pu t’attacher à cette femme personnellement. Bref, fais ce que je t’ai dis et tout se passera bien. »

- « Espèce d’enfoiré ! Ça ne prouve absolument rien ! Qu’allait vous faire ? Comment vous avez… »


L’inconnu avait raccroché… Cole hurla et frappait frénétiquement le téléphone sur son socle. Comment tout cela pouvait être possible ? Comment cette personne savait tout ça ? Combien d’enregistrement de ce genre avait-il ? Appartenait-il vraiment à Biosyn ? Que voulait-il vraiment de lui ?
@Eques sur Never-Utopia

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