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 Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]

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James Muldoon

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MessageSujet: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Sam 15 Aoû 2015 - 17:07

14 mai 2015 23h30

S'il y a bien un devoir du métier de ranger que James apprécie le plus c'est les rondes de nuit. Isla Nublar est littéralement métamorphosé la nuit, l'île est calme, pas un touriste pour faire du bruit, aucune sensation agression avec cette foule qui frôle la surpopulation. Non rien de tout ça, du calme, la nature qui profite de ces vagues heures de repos, les jeux de lumières, avec la lune qui éclaire l'île de toute sa splendeur. Et avec un peu de chance on peut entendre les bruits des dinosaures nocturnes, comme le dilophosaure. Le seul bémol c'est le collègue de James, Paul. Un ranger bien en chair, qui passe son temps à parler de lui, sa vie, ses rêves, échecs (nombreux) et lui encore. Le tout agrémenté d'un humour désolant, ce français exacerbe le britannique au plus au point, l'écart entre James et Paul est bien trop grand pour que le ranger éprouve une once de sympathie envers cet homme. Mais par chance ce dernier est mort, il y a quelques jours, il est tombé du navire pour rentrer sur le continent et s'est noyé. Ce qui veut dire que James va avoir un nouveau coéquipier pour la ronde. *Espérons que ce ne soit pas un trop français*.

Maxime Hammerschmidt.

C'était le nom du nouveau coéquipier du ranger. Cet homme hanté la tête de James depuis ce matin. Quel genre de personnage pouvait bien se cacher derrière ce nom des plus imprononçable ? De toute évidence il était originaire d'un pays germanique, Allemagne, Autriche ou même Suisse, le choix restait large. James espérait de tout son cœur tomber sur quelqu'un qui soit un tant soit peu éduqué, courtois, pas un Paul bis. James faisait les cents pas devant le centre d'innovation, tout en regardant à un intervalle de deux minutes l'heure, il n'en pouvait plus il voulait savoir qui était ce "Maxime". Durant ces sympas devant le centre, il finit même par faire tomber un touriste qui passer devant lui, alors que James regardait au sol. James s'excusa, mais avant la fin de ses excuses le touristes avait déjà disparu. *Connard.*. C'est donc avec une heure d'avance que James arriva au point de départ de la ronde anxieux et à la fois excité à l'idée d'avoir à faire avec une nouvelle personne. Puis le moment tant redouté arriva, dans trente secondes son partenaire devrait normalement arrivé au point de rendez-vous. *Il est temps de voir si ce Maxime connait le sens du mot "ponctuel".* Quand James jeta un coup d'oeil en direction des sentiers, ce dernier vis une personne arriver peu à peu. Quand le britannique fut choqué par ce qui arriver face à lui.

Une femme. Une femme. James essayait de se raisonner cela ne pouvait être Maxime, impossible. Mais la femme continuait d'avancer vers lui, au fur et à mesure qu'elle s'avançait James commençait à distinguer les traits de son visage et sa personne en générale. Cette femme avait un jolie visage, un peu sévère, mais agréable. James imaginait sans peine le corps de cette femme sous l'uniforme de ranger, mais il préférait oublier. *Une femme, il a fallu que ce soit une femme, pas trop mal en plus, comment je vais m'en sortir, j'ai déjà du mal en général à parler aux femmes...*. James se préparait à parler à cette personne qui devait être Maxime, même si le nom ne colle pas avec la personne, mais pourquoi serait-elle là sinon ? James se décida à se présenter, mais ce dernier eu bien du mal à le faire, il bredouilla péniblement le mot enchanté et mangea quelques syllabes des mots suivants, au vu du désastre, il répéta la phrase avec plus de succès.

- Enchanté, je suis James, Maxime je suppose ?

*Voilà ce qui s’appelle une entrée en la matière..."

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Maxime Hammerschmidt

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Sam 15 Aoû 2015 - 18:42

Enfin de retour au travail, voilà qui faisait du bien. Depuis mon retour, rien de bien palpitant, j'en avais profité pour déposer ma demande de mutation, pour avoir d'autres missions, ailleurs, retrouver mon travail d'éclaireur. Ou en tout cas revenir m'en approcher. Pour toute réponse j'avais eu qu'on allait étudier mon dossier, voir ce qu'on pouvait faire pour mon cas mais dans le cas présent, pour ce soir, j'allais être de ronde. Ca ne me déplaisait pas, au contraire même, j'aime les rondes de nuit. Les touristes ne sont plus là, les enfants ne vont pas essayer de sauter une barrière pour approcher un dinosaure, non tout cela n'existait pas et ça rendait les rondes de nuit paisibles, calmes et délicieusement agréables. Comme façon de reprendre du service, je connaissais pire. La seule chose qui pouvait mettre à mal cette bonne atmosphère serait un collègue désagréable, misogyne ou sais-je encore de défaut que je n'entrevois pas encore. Cela dit, un ranger en ronde nocturne, habituellement, va aimer le silence pour pouvoir profiter de l'ambiance de la nuit, du parc et du bruit de ses occupants les plus paisibles. Les dinosaures. J'étais de ronde quand le parc avait été attaqué, je m'en souvenais parfaitement, j'étais à côté de l'enclos des gallimimus et mon équipier et moi nous étions regardés en voyant les dinosaures lever brutalement la tête pour s'éloigner en vitesse. Nous avions sur que quelque chose déparait, nous ignorions à quel point les choses allaient empirer jusqu'à devenir chaotiques.

Tout en terminant de nouer mes rangers, je repensais à cette ronde de nuit, celle où les choses avaient dérapé, où mon équipier était mort, où un touriste était mort. Parce que je n'avais su protéger ni l'un, ni l'autre. Parce que je n'avais pas pu. A la guerre on perd des soldats, pas des civils. Ce jour-là ça avait été mon échec de voir un homme se faire tuer alors que son seul crime était d'avoir été un touriste de l'île. Je boucle le lacet de ma chaussure et me relève, les cheveux en queue de cheval. Je prends mon arme de poing que je range à sa place dans son holster à hauteur de hanche, non sans avoir vérifié d'abord le contenu des munitions et la présence de la sécurité. Puis je prends en main mon arme plus lourde, pas un fusil de chasse ou un fusil-mitrailleur, un fusil d'éclaireur distribuant les balles au coup par coup mais avec une précision redoutable. J'aimais cette arme pour sa polyvalence et sa facilité d'utilisation en cas de conflit. Je vérifie les munitions là aussi et accroche un chargeur à ma ceinture. Trois pas vers la porte et demi-tour vers l'armoire verrouillée pour en sortir un second chargeur que j'accroche à la ceinture. On n'est jamais trop prudent, pas vrai ? Finalement je me mets en marche, je suis dans les temps, même en avance d'une dizaine de minutes, tant mieux je préférais cela que d'être en retard. J'ouvre la porte du bâtiment et la referme derrière moi, m'assurant qu'elle se sécurise bien pour empêcher les entrées non autorisées.

La marche est aussi rapide que dans mon souvenir, l'air est frais et agréable à l'extérieur. J'arrive vite sur le sentier puis une fois sur celui-ci, je ne tarde pas à voir mon partenaire de la soirée au loin. J'arrive vite à sa hauteur et l'entend bredouiller, peiner à me parler, honnêtement ça ne me dérange pas s'il a des problèmes d'élocution mais le voilà qui se rattrape finalement pour réussir à formuler sa phrase correctement. Je tends la main pour serrer la sienne tout en confirmant ce qu'il avait justement deviné.


« En effet, C'est bien moi. Et ne t'en fais pas, tout le monde s'attend à voir un homme. Quoi qu'il en soit, je suis enchantée, James. »

J'avais pourtant dit qu'il serait judicieux de préciser que j'étais une femme quand on m'envoie en tandem avec une personne qui ne me connait pas mais ça n'avait jamais été fait et je n'avais plus l'envie de me battre pour que ça soit un jour finalement fait.

« C'est ta ronde, James, alors on la fait à ta manière, dans le sens que tu veux et en bavardant ce que tu veux. J'aime pas m'imposer aux autres quand je suis l'invitée alors fais comme d'habitude, je te suis. »
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James Muldoon

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Dim 16 Aoû 2015 - 15:03

James toujours choqué par le fait que Maxime soit en réalité une femme, le ranger essayait de conserver ses esprits et d'écouter les quelques phrases que prononçait son interlocutrice. Elle confirma être le ranger qu'il attendait, maintenant il étai fixé, puis elle aborda le sujet de la ronde en elle même. Quoique James avait l'habitude de faire durant la ronde, elle s'y plierait. James était plutôt satisfait de l'attitude de Maxime, on sentait un certain sens de la courtoisie doublé d'un professionnalisme. Cela changeait assurément de Paul et de son manque de professionnalisme et de courtoisie, tout en ayant le vilain défaut d'être français. Que voulez-vous, on efface pas huit siècles de rivalité. James se décida donc à énoncer l'itinéraire de leurs ronde. En tentant d'articuler du mieux que possible, Maxime a beau avoir des qualités apparentes, elle n'en reste pas moins une femme au sens où James l'entend.

-Eh bien... nous allons d'abord commencer par le... le... le centre de l'inno... Pff qu'est-ce que je dis ?! Donc les bungalow en premier temps... puis nous suivrons le chemin en direction du centre, James s'arrêta quelques dizaines secondes avant de retrouver le sens de sa pensée. Puis nous irons en direction du complexe hôtelier, pour finir la ronde. On y va ?, ajouta t'il sur un ton plus entreprenant.

*C'était pénible, long, dur, mais je l'ai fait.*
Puis il s’avança en direction du sentier qu'il empruntait habituellement. Les premières minutes furent silencieuse, aucun des deux n'engageait la conversation, mais ils ne sont pas la pour ça après tout. Quelques tics revinrent à James comme le fait de se "gratter" le nez ou de regarder l'heure toutes les deux minutes, le britannique d'ordinaire assez sûr de lui ne se sentait pas à l'aise, il continuer toujours se poser des questions sur cette femme, des plus basiques, mais elles restaient primordiales pour le britannique. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Mais James n'osait pas poser ce type de question, il ne voulait en aucun cas être inconvenant auprès de Maxime, après tout il ne sait pas comment elle va réagir, peut-être que derrière ce professionnalisme ce cache une hystérie, qui attend la première occasion pour surgir des tréfonds de sa folie.

Le duo approchait maintenant des bungalow, voilà bien quinze minutes qu'ils marchent des la pénombre de la forêt diluvienne. Pour le moment il n'y avait rien à signaler, juste quelques oiseaux et singes qui chantaient pour les premiers et hurlaient pour les seconds. Au milieux des bungalow James s'amusait à lire le nom des employés du parc, marqué sur les boîtes au lettres ou devant de la porte. La plupart étaient éteintes et vides de vie en apparence, après tout il était quasiment minuit, James ne pouvait s'empêcher de sourire à la vue de certains noms qui lui étaient familier, Harlowe, Hudson ou bien Nedry. James n'oublierait jamais la journée qu'il a passé au Dakar à interroger Marcos avec l'aide de Nedry, il faut dire que avec le recul il s'était bien amusé, même si Shannon lui avait laissé un souvenir désagréable, James se souvenait encore de ses paroles "Emma ! C'est un piège ! Il est de la Chimère, abattez le !", James se l'était promit, s'il le revoit il lui casse le nez une seconde fois à ce français. Le souvenir du nom d'Emma ramenait quelques questions à l'esprit de James (et la surprise de se rappeler qu'il n'a jamais bugé en sa présence), que lui était-il arrivait, était-elle encore en vie ? James n'avait pas réussir à avoir de réponse à ce sujet, il faut dire qu'il n'a pas vraiment essayait de chercher non plus. Il c'est arrêté à un simple constat, elle n'était pas dans la liste des victimes, c'était déjà ça. Mais pour le moment il était avec Maxime et le silence certes apaisant, devant lourd, dire qu'il rêvait du silence totale durant ses rondes il y a quelques jours.

-Alors comme ça vous êtes d'origine allemande ou autrichienne Fraülen Hammerschmidt ?

*Fraülen ? Mais pourquoi j'ai dis ça, que je suis con, j'ai l'impression d'être français. J'aurais mieux fait de la fermer !*

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Maxime Hammerschmidt

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Dim 16 Aoû 2015 - 16:43

Je n'étais pas du genre à venir pour m'imposer par la suite. Je n'aimais pas avoir à faire avec un ranger qui remplace mon partenaire pendant une ronde et pense pouvoir me dire comment faire ma ronde. Aussi je ne venais pas avec dans l'idée de faire la ronde à ma façon. J'avais eu la liste des lieux où nous passerions, j'avais entrevu un éventuel trajet mais ce n'était pas ma ronde, c'était celle de James Muldoon, l'homme avec qui j'allais tourner ce soir. Aussi je le suivrai et nous ferions à sa façon, comme il le souhaitait, non à la mienne. Si c'était un bavard il pourrait me noyer de paroles, si c'était un silencieux je ne dirai quoi que ce soit seulement s'il venait à me parler ou me demander des choses. Arrivant finalement sur place, je me rends compte que cet homme ne sera pas particulièrement bavard mais quelque part ça me convenait. Je l'entends alors me dicter la route que nous allions prendre. Les débuts sont balbutiant et hésitant, il n'a pas l'air particulièrement à l'aise, serait-ce la surprise que je sois une femme ? Ca semble trop quand même, du mal à faire avec les femmes ? Peut-être bien mais quoi qu'il en soit je n'entendais pas faire en sorte de le mettre mal à l'aise. Je hoche la tête à sa question, c'était bien les trois premiers mots dans lesquels je le sentais enthousiaste et ça me plaisait bien de constater cela.

« On peut y aller. »

Je comprenais l'effort qu'il venait de faire, c'était pas mal du tout pour quelqu'un qui semblait mal à l'aise en présence de quelqu'un. Nous pouvons alors nous mettre en marche selon le chemin qu'il avait décidé d'emprunter. C'était comme ça que j'aurai fait la ronde de toute façon, au moins ça témoignait qu'il était professionnel faute d'être à l'aise en public. C'était un ranger, un protecteur des touristes, pas un guide et c'était sans doute mieux ainsi. A chacun son métier. Par exemple moi, parfaitement capable de faire une ronde, de surveiller ce qui se passe dans le parc, en revanche je ferai une très mauvaise guide. Je connais le parc pour les endroits importants pour mon travail mais surtout je connais surtout les dinosaures pour leurs capacités offensives et défensives. Je sais les reconnaître pour m'en défendre et m'en protéger et non pas par passion. Je ne saurai dire les habitudes de reproduction d'un dilophosaure, en revanche je sais qu'outre sa vitesse, ses griffes et ses dents, il est également capable de cracher du venin. Cela dit, ce n'est certainement pas ce qui passionne un guide ou un spécialiste du jurassique, je sais ce qui me concerne et non ce qui concerne les autres.

La ronde pour l'instant se passait en silence, nous arrivions au bungalow et James n'avait pas décroché un mot. Je respectais cela en ne disant rien, me contenant d'observer autour de moi, de faire mon travail. Rien n'arrivait, c'était le calme plat, juste les bruits de la nature qui s'endort lentement ou de quelques animaux nocturnes qui s'éveillent finalement. Les bungalows réveillaient quelques souvenirs de ce jour où j'avais été blessée, quand la Chimère avait attaqué le parc. Mon équipier était mort quelque part entre les bungalows, c'était là que nous avions trouvé trois touristes qui avaient décidé de venir avec nous vers les quais. C'est mon partenaire du soir, lui aussi avait semblé pensif, qui me fit sortir de mes souvenirs. Un mot provoque un sourire léger et furtif.


« Je pense que ça sera mieux de se tutoyer et que Maxime sera largement suffisant, Milord. »

Je me permets cette petite blague en raison de ce qu'il venait de dire. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus entendu le terme de Fraulein me concernant. Cela dit il avait posé une question qui méritait une réponse.

« C'est un peu plus compliqué que ça. Ma mère est une anglaise qui a vécu sa vie en France dès qu'elle a été majeure. Mon père un suisse-allemand. »

Pas difficile de deviner que lui est un britannique, ça saute aux yeux.

« En gros mon sang est un cocktail détonnant de tout ce qui se fait de pire dans ces pays. Donc pour faire simple j'ai les talents culinaires d'une anglaise qui snobe les remarques comme une suisse pour mieux râler sur absolument tout comme une française, le tout en buvant de la bière comme une allemande. »

Je lui adresse un sourire, espérant que la blague lui permettra de se sentir un peu plus à l'aise.

« Et toi alors, un anglais pur souche ? Où il y a eu un décurion romain dans l'arbre de famille lointain ? »
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James Muldoon

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Mar 18 Aoû 2015 - 15:34

Je pense que ça sera mieux de se tutoyer et que Maxime sera largement suffisant, Milord.

A l'écoute de cette phrase, James ne put s’empêcher de sourire, son accent britannique l'a une fois de plus trahis, qu'importe, James était satisfait de voir que Maxime essayait de le mettre à l'aise.

- C'est un peu plus compliqué que ça. Ma mère est une anglaise qui a vécu sa vie en France dès qu'elle a été majeure. Mon père un suisse-allemand. En gros mon sang est un cocktail détonnant de tout ce qui se fait de pire dans ces pays. Donc pour faire simple j'ai les talents culinaires d'une anglaise qui snobe les remarques comme une suisse pour mieux râler sur absolument tout comme une française, le tout en buvant de la bière comme une allemande.

En effet, James trouvait tout ceci compliqué. Pour lui ce genre d'histoire avait toujours été très simple, il était britannique, comme son père, sa mère, ses grand parents et ainsi de suite, tous de loyaux sujets de la couronne. Seul son père et lui même avait quitté l'albion. Robert était parti vivre au Kenya, puis au Costa Rica et James avait fait de même. Même s'il n'aurait jamais penser suivre le même chemin que son père, la seule différence c'est que son père était un membre d'envergure du premier parc, James était un simple ranger, bien que cela ne le dérange pas vraiment, pour le moment il se contente de ça. Puis Maxime lui demanda s'il était un anglais pur souche et elle avait vu juste.

-En effet je suis tout ce qu'il y a de plus britannique, tu as frappé juste, je suis même l'un des seuls membres de ma famille a avoir quitté le Royaume-Uni, pour aller au Kenya et ici même sur Isla Nublar. Exactement le même parcours que mon père, je trouve cela assez amusant. Mon père travailler dans le tout premier Jurassic Park, c'était le gardien du parc, il a juste eu moins de chance que moi, il n'a jamais quitté cette île. Enfin, je ne sais pas si c'est voulu ou pas par mon inconscient, mais j'ai plus ou moins suis ses traces. Ça fait donc depuis 4 ans que j'arpente les allés de l'île des brumes.

*Mince, j'ai réussi à faire une phrase sans bugger, ça doit faire depuis la promenade en Kayak avec Angel que j'ai pas buggé. Il faut dire que pour le kayak je me suis un peu préparé des jours à l'avance.* James était fier de lui, mais le contenu de ces paroles lui faisait prendre conscience de quelque chose, cela faisait quatre ans qu'il travaillait pour Ingen, il avait frôlé la mort plusieurs fois et il était toujours là, une personne sensé aurait démissionné, mais il était là. Pourquoi ? On peut pas dire que ce travail lui apporte grand chose hormis un cadre de travail idyllique, mais le reste. On peut pas dire que le salaire soit très attractif, surtout pour le travail effectué, sa carrière n'a jamais évolué, elle est même parsemé d'échecs, dont les deux opérations sur Isla Sorna, dont une qui lui coûta un enlèvement par KC. Ces relations sociales sont quasi nulle depuis son arrivé, il n'a plus de contact avec sa famille, hormis pour les fêtes de fin d'année et son anniversaire, la seule personne qu'il voit est son oncle Jon. Alors pourquoi était-il toujours là ? Même James ne le savait pas vraiment, sans doute parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre, s'il rentrait en Angleterre que ferait-il ? La sécurité dans une grande surface ? Gardien dans un zoo, ou dans un parc ? Non. En réalité il était plus ou moins pris au piège de Jurassic World, il attendait sans doute l’opportunité d'une vie meilleure.

Alors que les deux rangers continuèrent leurs marche, James s'adressa à Maxime.

- Et toi, tu es ici depuis longtemps ?  

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Maxime Hammerschmidt

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Mar 18 Aoû 2015 - 17:22

Comme quoi même lui parvenait à être plus ou moins à l'aise. Il avait souris à ma blague sur son côté milord anglais. En même temps son anglais aurait eu bien de la peine à ne pas le trahir, il suffisait de l'écouter parler pour comprendre d'où il venait. Ca donnait un certain charme à sa personne et je devais confesser que j'appréciais cela. Quoi qu'il en soit, alors que j'expliquais mes origines, la mixture improbable qui se faisait dans mes veines, je me rendais compte qu'il semblait un peu plus perdu. Pas facile de suivre tout ça, je mélangeais quatre sang différents, de l'allemand, de l'autrichien, de l'anglais et du français. Un mélange assez improbable si on se penche sur les passés de ces pays et des relations qui existaient et existent aujourd'hui encore entre eux. Quoi qu'il en soit, dans tout ce cocktail je m'en sortais plutôt pas trop mal en évitant de tomber dans les clichés de tous les pays qui faisaient mes origines. J'étais en fait rarement du genre à râler, je préférai du vin à la bière, j'acceptais les critiques constructives avec plaisir et j'étais plutôt bonne cuisinière. Du moins tant que ce que je cuisinais avait un jour brouté dans un pré ou mangé de la verdure. Avec les légumes … j'étais bien moins bonne cuisinière.

Quand à la tête du ranger, je ne doutais pas qu'il trouvait mes origines compliquées, peu importe les choses sont ainsi, je ne pourrai jamais rien y changer. Mon père était un sale con, c'était un fait établi, je ne voyais pas en lui un modèle, m'entrainer, m'élever comme une militaire pour me dire, lorsque je choisis de m'engager, que je ne serai plus jamais de la famille. L'hôpital qui se fout de la charité, je n'avais jamais accepté ça. Et ma mère, cette béni oui-oui, toujours prête à le suivre jusqu'à dans la connerie et cela sans jamais rien lui dire ou lui faire remarquer. Alors que le britannique semblait avoir une famille qui fut plutôt soudée et unie, la mienne était chaotique, approximative, chaotique, rien n'allait correctement dans ma famille dysfonctionnelle et en un sens j'étais contente de ne plus en faire parti. J'écoute son histoire, remarquant qu'il parle avec facilité à présent, plus d'hésitation, il ne se reprend plus encore et encore, comme quoi il y avait un début à tout pour prendre ses aises avec les discussions.


« Une figure paternelle dont tu te sens proche, tu marches dans ses pas et tu te demandes si c'est du hasard ou de l'inconscience ? Moi je crois qu'il n'y a pas à se poser la question, tu marches dans les pas de ton père. »

Ce que je ne ferai jamais évidemment. Il l'ignorait, il ne pouvait pas s'en douter mais contrairement à lui je n'avais aucune image à laquelle me rattraper, à laquelle je pouvais chercher à correspondre. Ma mère était une couarde dans l'ombre de mon père , mon père un maniaque du contrôle qui n'aimait que donner des ordres et montrer qu'il m'était supérieur, qu'il était supérieur à tout ce qui l'entourait. Et tous ceux qui l'entourait.

« Ca fait quelques années que je suis là en effet. Assez pour avoir eu droit à mon lot d'aventure avec des touristes trop curieux, des savants trop motivés, la Chimère et tout ce qui va avec. Pourtant je suis encore là, c'est que je dois aimer ça. »

Alors que notre marche se continue, nous nous éloignons des bungalows, le noir reprend lentement le dessus sur la lumière et les étoiles se distinguent parfaitement entre les branches d'arbres.

« Ca fait parti de ce que j'aime le plus ici. Peu de pollution lumineuse la nuit, les étoiles se distinguent magnifiquement. »

Les étoiles. Je ne les avais pas regardées pendant très longtemps. C'est tard que j'ai appris à les regarder, il y a plusieurs années déjà. A l'époque j'étais plutôt errante, une mercenaire, quelque part en Afrique pour un contrat, où je ne sais plus mais le but, l'objectif, était un vendeur de produits de contrebande, notamment lié à de la chasse illicite. Une idée surprenante me traversa soudainement l'esprit.

« Quand tu dis que tu suis les traces de ton père, tu veux dire que ton père était Robert Muldoon ? »

Evidemment il était possible que je me trompe, des Muldoon il devait y en avoir par dessus la jambe en Angleterre, un lien de famille entre ces deux-là était possible mais franchement improbable. Et si c'était le cas, me croirait-il si je lui disais que c'était son père qui m'avait appris à lever la tête et regarder les étoiles ?
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James Muldoon

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Lun 24 Aoû 2015 - 11:10

James avait émis l'hypothèse qu'il suivait inconsciemment les pas de son père, mais sa collègue du soir Maxime, en était sûr. Cela ne pouvait être de l'inconscient et quelques part elle avait sans doute raison. Cela faisait trop de coïncidences, de plus les cas de fils qui tentent de marcher dans les pas de leurs père ne sont pas rare, il y a un certain déterminisme dans l'évolution d'une personne, une partie de nous prend exemple sur un modèle paternelle ou maternelle. Il faut bien une base, mais cela ne veut pas dire pour autant que l'on se construit entièrement sur eux, on se modèle en fonction de notre vécu, nos expériences, de nos idoles juvéniles, nos héros d'enfances. Des modèles, au même titre que nos parents. Et il faut aussi ajouter à cela le milieux culturelles dans lequel on a vécu, on aura pas la même conception d'une chose en fonction de notre culture d'origine, un français et un américain n'auront pas la même conception de la démocratie, malgré leurs similitudes.

Maxime continua de parler en répondant à la question du britannique, cela faisait elle aussi quelques années qu'elle travaillait pour Ingen, et apparemment elle a eu son lot d'actions aussi, dont KC. Comme tout le monde pensa le ranger. Quand elle lui dit que malgré toutes ses péripéties elle était toujours là, James ne put s'empêcher de sourire. *On doit des être des sadomasochistes*. L'allemande-franco-britanico-suisse en vint à faire allusion à la beauté du paysage, enfin c'était plus le ciel étoilé qu'autre chose. James naturellement regarda vers le ciel et s'aperçut de la clarté des étoiles. Ne lui demandait pas par contre de cité une constellation, il n'y connais rien. Quand il était garde de chasse au Kenya, il avait beau écouter les paroles de ses collègues sur les étoiles, rien à faire cela ne rentrait pas. La marche continuait et les deux rangers arrivèrent au centre du parc, près du centre de l'innovation, temple de la démesure.

- Quand tu dis que tu suis les traces de ton père, tu veux dire que ton père était Robert Muldoon ?

A l'entende de ces mots, James s'arrêta d'un pas net, et lança un regard interrogateur vers Maxime. Comment à t-elle pu bien connaître son père, James ne voyait pas comment cet rencontre fut possible, mais a priori, Maxime connaissait son père et c'était une révélation assez perturbante pour le britannique. James se contenta pour seule réponse de lancer une petite pique à Maxime :

-Tu es si vielle que ça ?

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MessageSujet: Re: Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]   Sam 12 Sep 2015 - 14:19

Il semblait assez mal à l'aise d'être aux côtés d'une femme. Avec un peu de chance il finira par ne plus me considérer comme une femme d'ici quelques temps. Après tout je faisais un travail majoritairement masculin, j'avais souvent une attitude de garçon manqué et j'avais du sang militaire dans les veines depuis toujours. J'étais une militaire. Ca ne m'empêchait pas d'en rester une femme. En tout cas la petite balade avec le ranger avait quelque chose de particulièrement agréable. Il faisait plutôt bon cette nuit, pas une seule goutte de pluie ne menaçait de tomber et en plus nous pouvions respirer l'air frais et tranquille de la nuit. Pas de visiteur pour nous empoisonner les poumons avec une cigarette ou un cigare, pas de bruits fatigants et usants pour les oreilles. Quoi qu'il en soit la discussion tourna soudainement dans la direction de nos passés respectifs et j'identifiais le britannique comme le fils d'un homme que j'avais connu. Oh c'était il y a plus longtemps que je pouvais l'admettre. J'étais en Afrique pour un entrainement, j'étais toute jeune à l'époque, je débutais encore à l'armée quand je l'avais rencontré mais je ne l'avais pas oublié pour autant. Un homme sûr de lui, connaissant son sujet indéniablement.

« Ce n'est pas très gentleman de rappeler à une femme son âge. Mais je ne suis plus toute jeune en effet. »

Je lui souris, persuadée que ma remarque sur le fait de ne pas signifier son âge à une femme allait faire son petit effet sur sa confiance en lui. Il semblait facile à déstabiliser pour peu qu'on soit une femme mais je demeurais persuadée que si un raptor sautait sur la route, juste devant nous il serait extrêmement valeureux. Je ne le fais pas languir toutefois en ce qui concerne ma brève rencontre avec son père.

« J'avais dix-huit ans, je débutais encore à l'armée et nous avions un exercice d'entrainement en Afrique dans un parc naturel. Je ne sais plus exactement à quel moment j'ai rencontré ton père, un soir c'est certain, il devait travailler dans le parc naturel où nous nous entrainions. C'est lui qui m'a demandé si je regardais parfois les étoiles, il m'a ensuite donné un petit cour sur les étoiles et l'importance de savoir lever les yeux vers un ciel étoilé parfois. Il avait raison. Ca fait diablement du bien parfois. Se dire qu'on est … pas grand chose. Et admirer un beau tableau de la nature. »

Je ne le faisais pas si souvent que ça je le reconnais. Mais ce soir je levais les yeux vers le ciel, un peu nostalgique de ces années dans le passé.

« Désolée, tu ne voulais peut-être pas parler de lui. C'est juste que c'est lui qui m'a appris à lever les yeux vers le ciel. Enfin, peu importe. Parlons d'autre chose. Ce que tu veux. Même mon âge si tu as envie. »
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Au clair de lune [PV Maxime Hammerschmidt]
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