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 Une carte pour seul repère...

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Marcos Shannon



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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 1 Fév 2015 - 19:41

Lola lui avait dit de la réveiller pour qu'elle prenne son tour de garde. Mais en voyant son doux minois à la lueur du feu alors qu'elle dormait d'un profond sommeil réparateur, le paléontologue n'avait pas le cœur à la réveiller. Il se résolu donc à monter la garde, assit en tailleur sur le bord du sac de couchage.
Le feu lui apportait un grand réconfort dans ces heures funestes. Il le réchauffait, car les nuits dans la jungle humide était fraîche, mais aussi lui apportait une certaine quiétude se qui lui permettait de repenser à tout les événements qui s'étaient passé et à toutes les choses qu'il avait découvert aujourd'hui en compagnie de Lola.
Pour s'occuper, il sortit la tablette tactile de Linus, qu'il avait laissé tomber sur le sol de la jungle. La joie d'essayer de le faire marcher disparût rapidement lorsque qu'il se rendit compte qu'il fallait un mot de passe. Bien évidement, une personne aussi louche ne pouvait pas laisser une telle mine d'informations ainsi à la porté de tous...
Le sommeil commençait sérieusement à l'emporter et alors qu'il se sentait s’endormir, il se coucha finalement aux cotés de Lola, mais dos à elle afin qu'elle est son espace à elle.

Il ne se réveilla qu'au matin, lorsque la documentaliste se mit à remuer en se réveillant. Quand il y repensait, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dormit aux cotés d'une jolie fille. Le paléontologue avait eu quelques petites amies par le passé, mais elles étaient peu nombreuses. Lorsqu'il se leva, Marcos ressentit une cuisante douleur dans son bras droit. Toujours cette satané douleur depuis son accident avec le T-rex sur Isla Nublar. Le paléontologue chercha sa boite de comprimés dans sa poche droite de pantalon, mais il ne la trouva pas. Où était-elle ? Il chercha dans toutes ses autres poches, mais ne la trouva pas. Le paléontologue n'avait pas vu qu'elle était tombé dans la crevasse lorsqu'il avait faillit tomber... La douleur allait certainement disparaître avec la journée, lorsqu'il n'y penserait pas. Marcos en était venu à la conclusion qu'elle était d'origine psychologique. A force de la redouter et de prendre des médicaments, sûrement s'imaginait-il la douleur parfois...

S'en suivit un bref petit déjeuné composé d'une barre de céréales et d'un verre d'eau. Pas de quoi  faire un menu dans un restaurant étoilé, mais assez pour redonner quelques vitamines. Ils replièrent ensuite le sac de couchage, le rangèrent dans le sac à dos de Marcos et se penchèrent finalement sur la suite des événements. Ils tombèrent finalement d'accord sur le fait qu'il fallait se rendre à la salle des ordinateurs pour envoyer un SOS. Lola prit deux fusibles de la cuisine, la plongeant dans le noir aussitôt. Puis lorsque Lola remit les fusibles dans le compteur électrique de la salle informatique, les néons et certains PC se rallumèrent aussitôt.
Marcos s'installa sur une des chaises derrière un des PC et alluma l'écran. Il y avait une chose que Marcos avait oublier de prendre en compte : ces ordinateurs avait plus de vingts ans ! Leur interface était totalement inconnu du jeune paléontologue et de la video documentaliste. Même Windows 95 semblait passer pour le dernier Windows 8 à coté.

« Mais c'est plus ancien que Windows 95 ! Je ne sais pas du tout comment ça marche. »

Le paléontologue essaya de bouger la souris mais celle-ci ne marchait plus car les piles étaient vide. Décidément rien n'allait... Lola prit finalement sa place et pianota sur le clavier. Finalement le verdict tomba : il n'y avait pas internet. Pour sortir de cette île, il allait falloir cette foutue carte que seul Ed Regis avait.

« Je crois que l'on a pas le choix, on ne tirera rien de ça... »

Décidément le sort s'acharnait contre eux... A chaque fois que le paléontologue croyait avoir trouvé une porte de sortie, ce n'était en faite qu'un leurre. Marcos commençait vraiment à perdre espoir, mais il faisait fit de ne pas le montrer à Lola.

« On va emprunter le sentier que j'ai vu dehors, en espérant qu'il nous conduise vers la plage ou des bâtiments en état. »

C'était léger comme plan et en réalité, le paléontologue imaginait déjà se qu'ils feraient une fois sur la plage. Ils la longeraient jusqu'à retourner là où il y avait toutes ces carcasses de bateaux rongés par l'océan. Puis il essayerait d'en trouver un petit manœuvrable, ou bien alors faire un radeau. Puis après avoir passé les récifs ce qui allait être le plus dur, ils vogueraient en directions des îles qu'ils y avaient tout autours. Marcos était sûr d'en trouver une car Isla Muerta était au centre de l'Indonesie. Sans compter que la grande majorité des îles étaient habités par des petites communautés indigènes.

Mais avant de partir d'ici, il y avait un endroit que le paléontologue voulait visiter. Que refermait les laboratoires de l'étages inférieurs ? Lola était d'accord pour les visiter rapidement, à condition de ne pas y passer la journée. Les deux compères se rendirent finalement devant la porte de l’ascenseur. Lorque le paléontologue appuya sur le bouton, les portes s'ouvrirent difficilement, mais s'ouvrir. Le jeune paléontologue souffla de soulagement. Pour une fois que les choses se passaient comme voulu... Mais sa joie fût de courte durée. Pour pouvoir descendre au niveau inférieur, il fallait une carte magnétique, d'après les indications marqués au dessus d'une fente dans le boitier de commande. Pas de carte, pas de laboratoire... La technologie moderne aurait sûrement pût détourner ce système vieux de 20 ans, mais là, ils n'avaient rien du tout... Marcos cacha difficilement son agacement et se contenta de donner un coup de poing dans le boitier avant de partir vers la porte du bâtiment.

La barricade avait tenu parfaitement. Le paléontologue aidé de Lola retira les barres d'aciers et le petit meuble que Marcos avait mis pour empêcher qui que se soit, ou quoi que ce soit, de rentrer. Des araignées, des libellules et des milles pattes géants, qui sait ce qu'il y avait d'autre sur cette île... Lorsque Marcos ouvrit finalement la porte, la lumière intense de la forêt l'éblouie et il cligna frénétiquement des yeux pour qu'ils s'habituent à la lumière. Une fois que Lola fut sortit à son tour du bâtiment, il ferma la porte afin que personnes ne viennent. Marcos comptait bien revenir un de ses quatre.

« Maintenant, on va prendre le sentier qui est derrière le bâtiment. Je l'ai vu hier dans le bureau du fond à travers la fenêtre. »

Alors qu'ils allaient se mettre en route, un cris déchira la forêt. Lola le reconnu sa provenance aussitôt. C'était Ed Regis. Se faisait-il attaquer ? Poursuivre ? Par qui ? Ou quoi ? Lola voulait se jeter à son secours. Marcos lui émettait plus de réserve.

« On ne peut pas se jeter dans la forêt comme ça Lola ! On ne sait même pas où il est, ce qu'il le poursuit ou pire... »

Mais a force d'arguments, la jeune femme fit finalement plier la volonté de Marcos. Lola l'attira donc dans la forêt. Marcos sortit par réflexe sa machette. Sur quoi allaient-ils tomber derrière ces arbres ? Si c'était Ed, avait-il toujours la carte ?
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Ed Regis

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Lun 2 Fév 2015 - 22:28

La peur est l'une des armes les plus redoutables que l'ennemi utilise pour paralyser et avorter la destinée des enfants de Dieu. La peur est l'une des plus grandes causes d'échec dans la société : peur d'échouer, peur du prix à payer, peur de donner, peur des maladies, peur de tomber dans le péché, peur du diable, peur des critiques, des oppositions, peur de la pauvreté ou peur de la prospérité, peur des autres, peur des animaux, peur du vide et même peur d'avoir peur.

Les deux formes de peur les plus redoutables sont la peur du rejet et la peur de l'échec.
La peur du rejet vous conduit à ne pas essayer, à vous conformer à la pensée populaire, et à ne jamais vous démarquer. Elle vous pousse à devenir une photocopie des autres. Elle provient de l'amour conditionnel que vous avez reçu de la part de vos parents. Lorsque vous faisiez quelque chose qu'ils désapprouvaient, ils vous retiraient leur amour, et vous l'avez interprété comme un rejet de leur part. Cette crainte d'être de nouveau rejeté vous conduit à rechercher constamment la validation des autres dans tout ce que vous faites. Elle vous conduit à rentrer dans le rang, et à ne surtout pas déranger les traditions établies. Comme l'a si bien exprimé un pasteur récemment, « qui ne dérange pas, se range ».

Cette peur du rejet s'exprime par les questions suivantes : « que va-t-on penser de moi ? », « et si les autres me rejetaient ? » ou encore " et s'ils ne m'approuvaient pas ? »

La peur de l'échec, quant à elle, vous conduit à ne surtout pas prendre de risque. Vous voulez changer, aller plus loin, mais la question suivante revient fréquemment dans votre esprit : «qu'est-ce qui prouve que tu réussiras cette fois-ci » ? Ou encore « et si ça ne marchait pas » ?
La peur vous pousse à remettre constamment au lendemain ce que vous devriez faire aujourd'hui. Elle vous pousse à choisir le statu quo, à rester dans votre zone de confort, en attendant patiemment qu'un jour la chance vous sourie, ou encore que tous les feux soient au vert avant de sortir de vous.
Vous aurez toujours une bonne excuse derrière laquelle vous cacher pour justifier votre peur.

Ed avait peur d'y rester, peur de finir seul ici, dans cette jungle morbide, poursuivi par des créatures d'un autres monde, l'avocat avait survécu, tant bien que mal, se cachant dans les restes d'une vielle automobile, espérant que tout se passe bien, priant pour qu'aucune créature n'essaye de venir le dévorer dans son sommeil.
Ses cauchemars l'avaient pourtant maintenu éveillé et l'homme politique n'avait pas fermé l’œil de la nuit.
La fatigue et les bruits de cliquetis incessant avaient poussé sa nervosité et son stress dans ses derniers retranchements. Ed pleurait, avait déjà fait dans son froc et tout son corps transpirait.
Le besoin d'évacuer l'effroi ressentit était maintenant la seule chose qui permettrait à son coeur de ne pas imploser. A peine l'aube pointait le bout de son nez qu'il était sortit du véhicule en courant, essayant de ne pas se retourner, persuadé qu'un monstre allait sortir de n'importe quel buisson.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il tomba nez à nez, au détour d'un arbre, avec Linus, le visage aussi horrifié que le sien.
Ed eu si peur qu'il ne pu se retenir de crier d'effroi à plein poumons.

Il n'était plus seul.

Le développement du courage commence par la compréhension des origines psychologiques de la peur. Tout enfant nouveau-né éprouve seulement deux craintes: la peur de tomber et la peur des bruits (les bruits assourdissants). Toutes les autres formes de peur, que nous éprouvons en tant qu'adultes, sont apprises au fur et à mesure que nous grandissons. Ces peurs proviennent principalement des critiques et des avertissements souvent destructeurs de nos parents, même lorsqu'ils étaient remplis de bonnes intentions.

Comment se développent les différents types de peur ?
Lorsqu'un enfant curieux entreprend de faire des choses et qu'il les fait mal, le parent le gronde et le punit, créant en lui une image de peur, qui est liée au fait d'essayer de faire quelque chose de nouveau ou de différent. Lorsque nous sommes adultes, nous l'expérimentons comme la peur d'échouer, de prendre des risques, la peur de commettre une erreur, ou la peur de perdre.
La peur provient de quelque chose que vous ne voyez pas
Chaque fois que vous avez peur, cela signifie qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas, ou que vous ne voyez pas. La peur provient de l'ignorance.

Isla Vanthua... L'île des Peurs.

Des voix. D'autre gens avaient survécu ? Qui ? Linus semblait inquiet et complètement exténué. Il avait du passer la même nuit que lui. Par instinct, l'avocat se dirigea vers l'endroit d'ou provenaient les voix. Quelle ne fut pas sa joie et sa surprise lorsqu'il se rendit compte que c'était celle de Marcos et Lola.
Heureux, épuisé, il s'avala sur le sol de la jungle en riant, reposant sa tête sur un tronc à l'aspect visqueux. Laissant son corps à même la terre. Ce repos bénéfique lui fit le plus grand bien. La nervosité accumulé s'était transformé en ricanement de soulagement.

Linus ne disait rien. la seule sécurité qu'il éprouvait dans ce monde perdu était au près de son matériel et d'Hector, mais aucun signe des deux. Il ne restai que sa couardise et son savoir sur lequel compter.
D'ailleurs, avec un peu plus d'attention, le gros tronc sur lequel s'était affalé Ed ne ressemblait pas vraiment à un gros tronc... A bien y regarder. Ce "tronc" était gigantesque, (presque 20 mètres) et ressemblait fortement à une mue. Mais une mue de vingt mètres... C'était juste... Inconcevable...

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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mar 17 Fév 2015 - 22:19

Une course effrénée dans la jungle, des branches et des feuilles qui lui fouettaient le visage. Lorsque Lola s’arrêta brutalement, le paléontologue faillit la percuter. Il allait lui demander ce qu'il se passait lorsqu'il remarqua Ed Regis, à genoux par terre en train de rire nerveusement, la tête accoudé sur un tronc d'arbre à l'écorce brun jaune. Non loin de lui, Linus était là, planté tel un bout de bois. Il  ne laissait rien transparaitre sur son visage. La définition même de la passivité.

« Ah, heureux de voir que vous êtes en vie » dit-il sans cacher sa déception surtout en ce qui concernait Linus.»

Lola ne semblait pas spécialement ravi non plus. Un blanc assez gênant commença alors à s'installer. C'est que Marcos repensa à quelque chose de capitale. Il se dirigea vers Ed Regis qui était toujours a genoux contre le tronc d'arbre, posé, et posa sa main fermement sur son épaule pour qu'il comprenne que Marcos n'allait pas demander quelque chose à la légère.

« Donnez moi cette foutue carte, Ed., maintenant. »

Ed commença alors à protester. Il se releva et se tînt face à Marcos pour que celui-ci ne puisse pas attraper son sac à dos dans lequel était la fameuse carte, source de toute les convoitise. Mais ce n'est pas ça qui allait l'en empêcher. Cette carte était leur planche de salut, leur seul moyen de quitter à coup sur cette île.

« Donnez moi ça ! On va tous crevez sur cette île avec vos conneries ! »

Dans la cohue, Marcos poussa Ed qui alla valdinguer dans la souche d'arbre sur laquelle il appuyé quelques secondes plus tôt. Mais au lieu de s'y cogner, il passa littéralement au travers dans un bruit de craquement sec. Surpris, il s’arrêta dans sa quête de récupérer la fameuse carte. Un tronc d'arbre ne se brise pas aussi facilement lorsque quelqu'un atterrit dessus. Marcos se reproche alors de l'étrange tronc et se pencha pour l'étudier.

La structure était creuse et entouré d'une fine couche jaune brune. Le paléontologue la toucha alors. Sa texture ressemblait à celle de la peau, mais en plus dur. Un bout arrondi de la taille d'une main se détacha alors.

« Qu'est ce que c'est que ça... »

Il le prit alors un petit bout qu'il arracha et le porta à son nez pour le renifler. Il s'en échappait une légère odeur de chair fermenté. C'était donc bien d'origine organique... Il se releva alors doucement en regardant le « tronc » dans sa totalité. Pas de racines, pas de branches. Et ce même motif régulier qui faisait penser à des écailles...

Marcos avait entendu parlé de sa découverte en 2009. Un monstre de 15 mètres de long, vieux de 60 Ma découvert en Colombie. Le paléontologue ignorait cependant qu'InGen avait trouvé un spécimen il y avait vingt ans... Un monstre capable d'avaler un alligator sans aucune difficulté, de plus d'une tonne et demie. La corporation avait donc trouvé et caché une découverte aussi importante...

Ne voulant pas les inquiéter d'avantage, il se releva lentement et se dirigea vers Lola. Une fois prêt d'elle, il lui dit à voix basse.

« Lola, emmenez les au bâtiment d'où l'on vient. Il y a un changement de programme là »

Voyant qu'elle ne réagissait pas vraiment, il réitéra sa demande.

« Faite se que je vous dis bon sang ! »

Il se tourna ensuite vers Ed Regis qui s'était relevé et frottait ses vêtements.

« Vous, vous suivez la demoiselle, et vous lui donné la carte. Je vous suis de près. Et qu'il ne lui arrive rien surtout. »

Ce petit bout de femme avait était mal mené depuis deux jours, c'est à dire depuis qu'il s'était lancé sur Isla Vanthua. Entre Hector qui lui tournait autours et cette bande de psychopathe qui lui tournait autours... Au moins Marcos veillait à ce qui ne lui arrive plus rien. Pour le moment, il fallait faire demi tour et se retrancher dans le bunker pour trouver un moyen de prévenir les secours, hors de porter des mâchoires du Titanoboa.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 4 Mar 2015 - 14:00

Une carte comme seul repère...



La jeune femme courait comme elle n’avait jamais couru. Elle ne voulait pas retrouver Ed éparpillé en mille morceaux suite à une attaque surprise qu’il aurait subi seul abandonné de tous. Lola saturait de l’horreur que cachait cette île et ses nerfs étaient tous prêt à lâcher. Il manquait trois fois rien pour qu’elle fasse une crise. Sans était trop pour elle, son corps et son esprit lui hurlait d’arrêter le massacre. Les larmes lui montèrent aux yeux alors que les branches des arbres lui lacéraient le visage et les membres. L’avocat avait crié une seule fois et elle devait s’en remettre à son instinct pour le retrouver. Marcos la suivait de très près. Heureusement qu’il était là à ces côtés, car seule, la belge n’aurait pas tenu une journée. Finalement, la jeune femme l’aperçu. Elle s’arrêta d’un coup et le paléontologue failli la percuter de plein fouet et l’envoyer valdinguer quelques mètres plus loin mais il réussit à la dernière seconde à l’éviter. Lola ne bougea pas d’un poil, son regard ne lâchait plus la scène qui s’offrait à leurs yeux. Ed était à genoux et il avait posé sa tête sur un truc étrange d’une couleur indéfinissable entre le jaune moutarde et le brun marron. L’homme riait nerveusement comme s’il avait perdu la raison. La documentaliste sentit une rage sourde monter en elle comme une vague de chaleur s’abattant sans pitié sur une terre dépourvue d’eau. Elle essayait tant bien que mal de se maîtriser. Ils venaient de risquer leur vie en sortant de leur bâtiment, tout ça pour retrouver Ed en train de se bidonner comme un gros con et Linus sans réaction changé en statue de cire. Mais qu’est-ce qu’ils foutaient bon dieu !?

Marcos adressa la parole à Ed et après un moment de silence lui demanda la carte qui pourrait peut-être les aider à sortir de cet enfer. Seulement l’avocat ne l’entendait pas de cette oreille. Il se dressa face à Marcos menaçant et refusant de lui céder cette carte. Marcos perdit patience et le bouscula assez fort pour le faire tomber à terre. Ed atterrit sur la chose jaunâtre à ces pieds qui s’affaissa sous son poids dans une sorte de craquement sinistre.  Lola n’avait toujours pas bougé et s’interrogeait sur la nature de ce truc qui traînait là sous leurs yeux. Son compagnon s’accroupit et se mit à examiner « la chose ». Finalement sa rage un peu atténuée, Lola se décida à s’approcher pour mieux observer. La curiosité reprenait place malgré la situation. Linus lui n’en avait rien  à foutre et ne s’y intéressa pas une seule seconde. La guide se demandait bien ce qui était arrivé à l’informaticien pour qu’il devienne aussi réactif qu’un légume. Qu’avait-il vu comme horreurs ? Et puis maintenant qu’elle y pensait, où était passé « Gros bras » ? Pourquoi n’était-il pas avec Linus ? Elle recula et alla s’accouder à un arbre non loin pour réfléchir à son aise pendant que Marcos faisait son examen. Il finit par la rejoindre le visage dépourvu de toutes émotions. Ce n’était pas habituel chez le jeune homme et Lola fut à nouveau piquée par l’adrénaline. Elle le regarda droit dans les yeux, interrogative et attendant ses paroles.

« Lola, emmene les au bâtiment d'où l'on vient. Il y a un changement de programme là »

La jeune femme ne comprenait pas. Pourquoi ne venait-il pas avec eux ? Qu’allait-il faire lui tout seul dans cette jungle hostile ? La jeune femme ne bougeait pas. Marcos se montra beaucoup plus insistant et elle put lire le bref effroi et l’urgence qui passa dans les yeux de son compagnon. Ce dernier se retourna vers l’avocat pour lui donner des instructions. Ed finit par obéir et fourragea dans sons sac non sans maints soupirs et grognements. Lola était de nouveau en colère contre Ed et lorsque celui-ci lui tendit la carte elle lui arracha des mains en lui lançant un regard qui en disait long sur ce qu’elle pensait de lui. Lola prit donc la tête du petit groupe sans poser aucunes questions à Marcos. Elle n’avait absolument aucune envie de savoir ce que celui-ci avait découvert et se pressa sur le chemin du retour vers leur bâtiment. Avec un peu de chance ils ne croiseraient rien et arriveraient sain et sauf. Le silence et la lourdeur de l’endroit les accablaient tous les trois. La belge s’inquiétait pour son collègue. Que faisait-il ? Elle pria pour qu’ils les rejoignent vite et sans difficultés. Après une marche d’environ vingt minutes, ils arrivèrent en vue du bunker abandonné envahi par la végétation. Elle emmena les deux compères le plus discrètement à l’intérieur. La jeune femme referma doucement la porte mais sans la barricader. Marcos devait suivre et s’il avait été en danger le fait que la porte soit entravée serait synonyme de mort pour lui.

La guide rangea la carte dans son propre sac et les emmena directement à la salle informatique. Ils ne devaient plus attendre une secondes de plus pour essayer de joindre les secours qui les tireraient de là une bonne fois pour toute. Comme d’habitude, Lola remit les  deux fusibles à leur place et l’électricité apparut à nouveau dans la salle où régnaient le chaos et la poussière. Elle se tourna vers Ed et Linus et leur dit d’une voix pressante et un rien nerveuse:

- Bon les gars maintenant on se bouge. Si on ne fait rien on va crever comme des animaux sur cette île. Linus s’il vous plaît trouvez nous un moyen pour contacter les autorités indonésiennes. Vous êtes informaticien si je ne me trompe. Vous devriez réussir à faire ça ?

Linus avait l’air de reprendre vie au fur et à mesure que Lola lui parlait. Voyant qu’il réagissait elle risqua la question qui trottait depuis un moment dans sa tête :

- Ou est votre collègue Linus ? Ce n’est pas qu’il me manque mais je m’inquiète tout de même de ne pas le voir avec vous.


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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Ven 17 Avr 2015 - 23:29

De toutes les attractions qu'il n'avait jamais faites, celle-là avait été sans doute la pire. Une descente effrénée, quasi en piqué, des hurlements partout, le vent, les araignées qui lui courraient après, tentant de dévorer comme un vulgaire moucheron... maintenant qu'il se réveillait peu à peu, Linus commençait à se souvenir de ce moment, tout du moins par morceaux, qui refaisaient surface par brides de souvenirs bridés. D'ailleurs cette "attraction" maintenant qu'il pouvait en faire son analyse était aussi la pire dans le sens où il ne n'avait pas pu apprécier faute de vision la terrible chute de son ordinateur portable, gâchant pas mal le spectacle, et surtout le côté inconfortable et mortel qui contrairement aux montagnes russes n'était là pas très excitant.

Encore à moitié assommé ne fit même pas attention à sa main qui avait heurté un arbre de taille colossal, ne se rendit pas plus compte qu'avant de s'asseoir sa tête était celle d'un fou, quant à l'inquiétude et à la fatigue, il mit cela sur le compte des douleurs et élancements qu'il ressentait un peu partout dans son corps.
Il commençait maintenant à faire attention à ce qu'il entendait ; étant à moitié évanoui avant, il avait beau entendre correctement, son cerveau n'analysait pas encore ce qu'il recevait des oreilles, le moindre mot même prononcé bien distinctement sonnait comme un bruit sourd qui se fondait parmi les bruits de tôle et les hurlements. Après tout, le geek qu'il était n'avait clairement pas l'habitude de s'adonner au sport. Ce qui l'avait sauvé, c'était uniquement cette poussée d'adrénaline qu'il ne saurait expliquer.

Maintenant que son esprit avait refait surface, il se rendit compte qu'il était couvert de sang. Une coupure a l'arcade sourcilière saignait abondamment. Il avait du l'avoir en fuyant dans la jungle. Son T-shirt étant troué, il en déchira un morceau et l'appliqua sur son front. Il devait absolument la garder car cela risquait de couler, il avait beau appuyer et tamponner à différents endroits de la serviette, à chaque fois qu'il regardait il y avait une nouvelle tâche rouge dessus qui apparaissait. Il finit par comprendre en scrutant le reste de son corps qu'il était en piteux état. Mais cela dit ça n'avait pas l'air si terrible, Linus avait surtout un mal de crane affreux qui n'avait rien à voir avec sa plaie au front mais plutôt à un coup qu'il avait reçu sur le côté de la tête. En touchant cet endroit, il eû l'impression de masser un tas de Pudding entouré par une touffe de cheveux... pas très appétissant.
Son esprit lui transmit avec au moins une bonne minute de retard qu'il était toujours seul dans la jungle, sans aucune idée de l'emplacement dans lequel il se trouvait.

Heureusement pour lui, il arriva devant un petit bâtiment ressemblant à un bunker ou un local pour stocker des véhicules. Il s'empressa de rejoindre la porte qu'il apercevait de loin et par chance, la porte avait été renforcée et il ne réussit pas a l'ouvrir, heureusement, à proximité, une sorte d'acide avait creusé un trou dans le mur épais et il semblerait que cela ait été fait récemment. Surement l'oeuvre d'Hector ! Sinon qui d'autre ? Il décida donc d'un air assuré de s'aventurer dans le bâtiment.

Des cadavres d'araignée s'empilaient les uns sur les autres. C'était une constatation morbide. Ses soupçons étaient vérifiés, il s'agissait bien d'Hector, les douilles des armes et les explosions étaient sa marque de fabrique.
Les couloirs étaient de plus en plus sombre et c'est au détour d'un couloir qu'il le vit....
Estomaqué, il se précipita a couvert, tandis que le monstre continuait son chemin dans les couloirs.
Linus marchait lentement au travers des tunnels humides. Son cœur battait à tout rompre. Le serpent géant pouvait se trouver n’importe où. Ses crochets était aussi mortel que ses yeux et il avait vu de quoi était capable ce genre d'animal lorsqu'il l'avait vu engloutir en une bouchée les restes de son partenaire de mission. Et si les autres avaient été dévorés eux aussi ? Il s’efforça de ne pas penser à cette éventualité. Continuant son chemin, il se décida à fermer les yeux. Mieux valait éviter de prendre des risques. Discrètement, il fit chemin inverse et dès qu'il fut sortit du bâtiment, il remarqua un vieux panneau d'information, usé par le temps et les moisissures. Avec de la chance, il trouva sur le plan l'emplacement d'un batiment ou il devrait surement trouvé de quoi appeler a l'aide. Il décida de s'y rendre en passant par une ancienne route de terre battue qui semblait y conduire, à l'opposé de l'endroit d'ou il venait...

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Ed avait peur d'y rester, peur de finir seul ici, dans cette jungle morbide, poursuivi par des créatures d'un autres monde, l'avocat avait survécu, tant bien que mal, se cachant dans les restes d'une vielle automobile, espérant que tout se passe bien, priant pour qu'aucune créature n'essaye de venir le dévorer dans son sommeil.
Ses cauchemars l'avaient pourtant maintenu éveillé et l'homme politique n'avait pas fermé l’œil de la nuit.
La fatigue et les bruits de cliquetis incessant avaient poussé sa nervosité et son stress dans ses derniers retranchements. Ed pleurait, avait déjà fait dans son froc et tout son corps transpirait.
Le besoin d'évacuer l'effroi ressentit était maintenant la seule chose qui permettrait à son coeur de ne pas imploser. A peine l'aube pointait le bout de son nez qu'il était sortit du véhicule en courant, essayant de ne pas se retourner, persuadé qu'un monstre allait sortir de n'importe quel buisson.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il tomba nez à nez, au détour d'un arbre, avec Linus, le visage aussi horrifié que le sien.
Ed eu si peur qu'il ne pu se retenir de crier d'effroi à plein poumons.

Il n'était plus seul.

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Une mue. Marcos semblait avoir comprit lui aussi, mais Linus était incapable de décrire l'horreur de ce qu'il avait vu, trop choqué de la scène à laquelle il avait assisté. Le superprédateur avait englouti le corps d'Hector en une bouchée, broyant tous les os, de la nuque au bassin au fur et a mesure qu'il avalait l'homme de main de BioSyn...

Perdu dans ses pensées, il ne comprit pas la moitié de ce qu'il se tramait autour de lui. Il revoyait sans cesse les gueules effrayantes des araignées géantes, les yeux morbides du monstrueux serpent...

- Bon les gars maintenant on se bouge. Si on ne fait rien on va crever comme des animaux sur cette île. Linus s’il vous plaît trouvez nous un moyen pour contacter les autorités indonésiennes. Vous êtes informaticien si je ne me trompe. Vous devriez réussir à faire ça ?

Linus avait l’air de reprendre vie au fur et à mesure que Lola lui parlait. Il y avait bien un moyen de s'échapper... Il fit un geste banal de soulagement en voulant s'essuyer le front, mais il n'y trouva que son propre sang, toujours en train de couler... Voyant qu’il réagissait elle risqua la question qui trottait depuis un moment dans sa tête :

- Ou est votre collègue Linus ? Ce n’est pas qu’il me manque mais je m’inquiète tout de même de ne pas le voir avec vous.

La question le frappa. Hector, le serpent, sa blessure...

- Il, il...

Mais il ne pouvait pas finir sa phrase.
Son propre sang ruisselant...
Son sang...
il avait coulé jusqu'à maintenant, le long de la jungle, comme une piste fraîche pour un grand prédateur, une invitation a dîner...

- Il...

Mais sa propre mission, le protocole de BioSyn lui revenait en tête.

- Il va bien... j'en suis sure, c'est un gars solide ! Laissez moi faire avec ces ordinateurs, je vais remédier à tout ça...

Il fallait faire vite, appeler les secours et sortir d'ici, c'était le bon moyen pour lui de se tirer en vie et d'en finir avec ce cauchemar. Mais il fallait aussi répondre aux ordres qu'on lui avait donné. Pas de survivants. Récolter des informations et éliminer Ed, Lola et Marcos. Ensuite, ils feraient sauter l'île en la bombardant avec une arme biologique. Si un serpent géant venait ici, alors tant mieux, ça donnerait une bonne distraction.

Activant les anciens ordinateurs, il composa de nombreux codes binaires a une vitesse effarante. Après quelques minutes seulement, il arriva a trouver un moyen de joindre ses supérieurs, mais il avait encore Lola et Ed dans les pattes. Il devait trouver, malgré le stress, un subterfuge pour pouvoir s'en débarrasser. Une idée calculée lui vint a l'esprit, tandis qu'il faisait mine de bidouiller sur le clavier :

- Il me faudrait l'adresse et la situation géographique du bâtiment en coordonnées. trouver ça rapidement s'il vous plait, sans ça je ne pourrait pas envoyer de message de secours.

L'idée et le mensonge allaient-ils fonctionner ? Linus essayait tant bien que mal de cacher son effroi, mais qui ne l'était pas dans cette jungle terrifiante ?

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Lun 20 Avr 2015 - 12:16

Une carte comme seul repère...



Tout en lui parlant, la jeune femme posa son regard sur son interlocuteur. Ce dernier avait une mine à faire ressusciter les morts. Il avait été blessé à l’arcade sourcilière qui avait dû être causé par une branche d’arbre ou quelque chose d’autre du même acabit. Il saignait toujours mais ça n’avait pas l’air de trop perturber l’informaticien bien que la guide ressentait de nouveau la tension et le stress particulier dus en général à la douleur. Il devait souffrir en silence et la belge eu un bref éclair de pitié pour cet homme qui n’avait pas l’air bien dangereux. Elle aurait pu tenter de calmer sa souffrance mais elle n’en fit rien. Quelque chose la retenait et Lola n’aurait su dire de quoi il s’agissait. Son propre cœur malgré l’aspect inoffensif de Linus lui disait de ne pas baisser la garde. Quelque chose d’autre était palpable en plus de la douleur mais c’était une nouvelle sensation pour elle, que la jeune femme ne connaissait pas encore. Son malaise augmenta lorsque Linus voulu lui répondre mais qu’il hésita quelques secondes pour lui donner une réponse complètement ridicule. Lola n’en revenait pas, son compagnon de mission la prenait vraiment pour une demeurée. On ne la faisait pas à Lola Vandenbergh. La belge devina qu’il avait du se passer quelque chose. Et son petit doigt lui disait également que « Gros bras » devait être tout sauf bien et en train de boire un cocktail sur une des plages d’ Isla Vanthua. Elle voulut lui répondre lorsque le concerné leur adressa la parole à ED et elle-même. Lola l’avait presque oublié celui-là.

Le geek tapait à toute allure sur son clavier et leur demanda un coup de main. Ils devaient retrouvés les coordonnés géographiques du bâtiment pour qu’ils puissent se situer précisément sur l’île. Les secours pourraient les retrouver plus rapidement. Mais où donc chercher ce genre d’informations ? Lola questionna l’avocat du regard et celui-ci était aussi perdu qu’elle. De toute façon ils devaient se rendre utiles et ainsi éviter de devenir des boulets pour le seul mec qui pouvait les sortir de là vivants. La guide soupira et lui répondit :

- Bon ok on va vous aider Linus. J’espère que l’on peut vous faire confiance pour nous sortir de là. Prouvez nous qu’en temps de crise, l’homme peut faire autre chose que du médiocre et du lâche…

Ils n’avaient pas le choix de toute manière. Et elle sortit de la pièce sans se soucier de savoir si Ed la suivait ou pas en direction du mess où Marcos et elle avait passé la nuit en « amoureux »… La jeune femme se demandait non sans une certaine appréhension ce que pouvait bien faire le paléontologue en ce moment. Il ne devrait pas trop tarder car lorsque les secours arriveraient, ils devraient être tous ensemble. Elle s’y retrouva très facilement dans le bâtiment qu’ils avaient arpenté la veille. Malgré sa relative connaissance des lieux, la belge ne put se détacher de cette sensation d’effroi glacial qui lui donnait la chair de poule sous sa chemise. Elle ne savait trop où chercher et se mit à réfléchir un instant. Marcos avait découvert une salle de bureaux plutôt intéressante d’après lui. Le jeune homme y avait découvert pas mal d’infos et de documents utiles. Peut-être qu’elle y dénicherait les coordonnées géographiques de l’endroit. Elle suivi le couloir menant à la pièce en question. L’ambiance était malsaine et Lola sentit sa respiration devenir sifflante et moins aisée. *Nom de dieu mais qu’est-ce que je fous là ? La prochaine fois que je suis un inconnu pour essayer de le sauver, je me ferai une tout petite peu plus discrète histoire d’éviter ce genre de situations complètement « What the fuck ? ».

La documentaliste finit par rentrer dans la salle de bureaux. Elle lut sur la porte « Dr W.Wörst Secteur de recherche ». Ce qu’elle découvrit dans ce bureau l’intrigua énormément. Plusieurs objets pour bébés trônaient un peu partout dans la pièce. Un landau complètement pourri par le temps, un hochet, des jouets. Que faisaient-ils dans cette pièce ? Lola ne comprenait plus rien du tout et se sentit soudain très lasse. La jeune femme était épuisée. Tout lui échappait. Elle sentit une boule dans sa gorge qui forçait pour que la belge lâche ses larmes. Des larmes de fatigue et d’incompréhension totale. Tout en se laissant aller elle fouilla pendant de nombreuses minutes sans rien trouver. Lola aurait pu se décourager et se laisser choir sur le sol en attendant qu’une créature répugnante vienne la déguster pour son repas mais son instinct de survie était le plus fort. Elle sortit son appareil de son sac à dos et se mit en devoir de photographier chaque recoins de cette pièce. Cela lui servirait peut-être plus tard. Tout en prenant ses clichés, la photographe s’approcha de la porte par laquelle elle était entrée et découvrit derrière celle-ci une carte du bâtiment  très précise. Elle l’observa un moment et finit par trouver ce qu’elle cherchait dans le coin inférieur droit de la carte. Elle captura l’image sur la lentille de son appareil et sortit son carnet de note pour y inscrire les coordonnées géographiques. Elle espérait maintenant que ce soient les bonnes. Elle venait à peine de ranger tout son matériel dans son sac lorsqu’elle entendit un bruit sourd à l’extérieur de la pièce.

Son instinct de survie lui dicta de la fermer et de se cacher le plus vite possible. Ce n’était peut-être rien mais on n’était jamais assez prudents. Elle resterait cacher jusqu’à ce qu’elle soit certaine qu’il n’y ait pas danger. C’était peut-être Marcos qui venait la rejoindre. La jeune femme s’accrocha à cette pensée de toutes ces forces tout en retenant son souffle du mieux qu’elle pouvait.

*Que ce cauchemar se termine enfin par pitié !*

[HRPG: Désolée pour ce rp assez court mais je manque d'inspiration en ce moment :(]


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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Sam 25 Avr 2015 - 19:02

Lola, Ed et Linus s'enfonçaient dans l'obscurité de la forêt, laissant Marcos, comme il l'avait demandé, seul. Cette chose, que tous le monde avait pris pour un tronc d'arbre, était en réalité bien plus dangereuse qu'un tronc d'arbre. Le paléontologue était encore sous le choc de sa découverte. Des araignées, des arthropleuras, des libellules, ils pouvaient encore se cacher dans le bâtiment en attendant les secours. Les insectes sont vifs, mais déploie de moins en moins de fort au fur et à mesure qu'ils sont grands. Une fourmi, à taille égale, est bien plus forte qu'un scarabée. Donc ces insectes du Carbonifère ne devaient, en théorie, ne pas avoir une force surhumaine. Mais un serpent de 15 mètres de long... Le paléontologue resta de longues minutes devant ce qui semblait être une mue. D'après sa taille, elle semblait être la mue d'un adulte. Et regardant un peu plus loin, il remarqua des traces sur le sol boueux. Des sillons, dans lesquels un homme de taille moyenne aurait pût rentrer sans problèmes. Le jeune paléontologue eût alors une sueur froide. Et si le reptile se dirigeait vers Lola. L'idée qu'il lui arrive quelque chose lui était inconcevable. Marcos suivit alors, d'un pas très lent et hésitant, les sillons laissés sur le sol boueux de la forêt. La terre et la boue sous la semelle de ses chaussures faisaient un bruit assez désagréable, qui se répercutait dans le silence inquiétant de la sylve. Pas un chant d'oiseau, pas une brise de vent. Juste une lourde moiteur dans l'air. Les traces bifurquèrent finalement vers l'Ouest, en direction opposée. Marcos soupira de soulagement. Il y avait toujours cette île et ces insectes mais au moins, ils n'auraient pas à s'occuper du serpent géant. Le paléontologue pensa finalement à Lola qui était repartit avec Ed et Linus, deux personnes en qui il n'avait pas confiance, vers le bunker où ils avaient tout les deux passé la nuit. Il ne devait pas la laisser seule avec eux plus longtemps. Machette en main, il repartit prudemment en direction du bâtiment.  

Sur le chemin du retour qui ne dura pas plus de cinq minutes, il ne trouva ni cadavres, ni insectes, ni serpent. Des arbres, des arbres et toujours des arbres. Il arriva finalement dans la petite zone un peu moins boisée où le bâtiment rectangulaire sortait du sol. Le paléontologue arriva finalement devant la porte du bloc en béton armé. Ses chaussures étaient pleines de boue et il avait l'impression que chacun de ses pieds pesait une vingtaine de kilos. Pour s'en débarrassé, il tapa ses pieds contre le mur avec assez de force pour que ses semelles de décrottent. Parmi les mottes de terre, Marcos remarqua une fleur bleue, toute écrasée. Une fleur est une fleur certes. Mais dans cet environnement malsain, sa présence était étonnante. Et puis... elle était jolie. Alors Marcos la ramassa et la mit dans sa poche. Il ouvrit finalement la porte, qui grinça affreusement, et s’engouffra dans le bâtiment. Quelques néons étaient allumés et il entendait la voie de Ed vaguement. Bonne nouvelle donc, car il semblait y avoir du monde, et pas de bestioles indésirables. Marcos garda sa machette en main au lieu de la ranger dans son fourreau. Il n'avait pas conscience des conséquences de ce geste... Il passa devant la pièce vitrée avec les ordinateurs, et ne vît personne dedans.

« Sûrement sont-ils dans le bureau du fond » pensa-t-il.

En regarda vers le fond, il vit que la porte était fermé. Peut être s'étaient-ils barricadés dedans, ce qui, en soit, n'était pas une mauvaise idée. Il traversa le couloir et n'était plus très loin de la porte du bureau lorsque un choc violent dans le dos le fit tomber par terre tête la première. Sa machette et son chapeau vola sur le sol alors que le paléontologue, totalement déboussolé, essayer de comprendre ce qu'il se passait. Et se retournant sur les coudes, il vit alors Linus, avec une chaise dans les mains, le regard remplit de haine. Pourquoi l'avait-il frappé ? Pour toute réponse, l'informaticien se jeta sur lui, et l'écrasa de tout son poids sur sa cage thoracique. Puis, d'un geste rapide, il porte ses mains au cou de Marcos pour l'étrangler. Le paléontologue essayait encore de comprendre se qu'il passait alors qu'il commençait à manquer d'air. Il fallait trouver un moyen de se débarrasser de lui. Sa main gauche était bloqué par le genoux de Linus, mais sa main droite elle était libre. Il essaya de le faire lâcher prise, en vain. Le manque d'air commençait à se faire sentir. Tout autours de lui avait un air de « ralentit », les pulsations de son cœur se faisaient plus intenses. Il n'avait plus que quelques secondes avant de perdre connaissance et il le savait. Comme pour se débarrasser d'un crocodile, d'un fauve, ou d'un ours, il mit alors son pouce dans l’œil gauche de Linus. L'informaticien ne pût résister bien longtemps et il lâcha son étreinte. Le paléontologue en profita pour reprendre une grande bouffée d'air et libérer son bras gauche. Les deux bras libres, il poussa de toute ses forces le rabougris qui s'attaquait à lui dans l'intention de le tuer. Il fallait trouver un moyen de se défendre, et vite. Il aperçut alors sa machette sur le sol et se précipita vers elle, imité aussitôt par Linus qui voulait le prendre de court. Le paléontologue s'en saisit en premier, et la tendit devant lui pour se défendre. Dans sa foulée, l'informaticien s’empala le flanc. Hurlant de douleur, il s'écroula sur le coté, se libérant de la lame qui lui avait traversé le coté du ventre. Aussitôt, la plaie se mit à saigner abondamment.
D'ordinaire, le paléontologue aurait accourut pour lui prodiguer les premiers soins. Mais là... cet homme venait d'essayer de le tuer. Mais de tous, c'était lui le plus apte à faire marcher les PCs et à les sortir de là. Si il voulait partir d'ici, si il voulait que Lola parte d'ici, il devait tous faire pour le garder en vie. Sans compter que le laisser mourir aurait fait de lui un meurtrier... Avec réticence, il plaqua ses deux sur la plaie béante qui saignait comme les chutes du Niagara. Linus lacha une plainte rauque à nouveau.

« Vous taisez vous hein !!! »

D'un coup de machette il aurait pût l'achever et s'épargner bien des soucis. Mais comment ils s'enfuiraient de ce caillou au milieu de l'Indonésie ? En regardant ses mains, il vit qu'elle était pleine de sang. Des images se bousculèrent alors dans sa tête. Encore une fois, Brandon Colomes qui explose, avec la tête du mosasaurus. Bryan le jeune paléontologue qui s'était fait empalé par une pointe de queue de stégosaurus. Le directeur de la section paléontologique se sentit petit à petit prit par un malaise. La remémoration de tous ses épisodes tragiques qui s'étaient suivis en quelques mois couplés au stress de ses derniers jours... Les plaintes de l'informaticien le ramenèrent petit à petit à la réalité. Tout seul il n'allait pas pouvoir faire grand chose.

« Lola, Ed, venez m'aider !!! » cria-t-il dans le couloir.

Il se retourna ensuite vers Linus qui était pale comme la mort. Il fallait tirer des informations avant qu'il ne rende l'âme. Cette approche pouvait paraitre certes cruelle, mais en temps de crise, il ne faut pas faire la fine bouche.

« Dites moi la démarche à suivre pour partir d'ici ! Comment on fait marcher ces foutus PC ?! Comment ???»

« Je les ai condamné » pensa-t-il. « Je les ai tous condamnés !»

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Ed Regis

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Sam 2 Mai 2015 - 22:43

Pourquoi nous ment on ?

La raison est que les mensonges permettent de garder LE CONTROLE.
LE CONTROLE, permet d’obtenir et de garder le pouvoir et l’argent.

Donc automatiquement, la vérité est l’ennemie numéro 1 de ceux qui nous contrôlent car vous pouvez contrôler 99% de la population que si ceux ci sont maintenus dans l’ignorance et la division, mais vous perdez tout votre contrôle le jour ou ils connaissent la vérité et/ou s’ils s’unissent.

En temps qu'Avocat, il en connaissait un rayon, il savait quand quelqu'un mentait. Il savait que BioSyn les avait piégé et il se savait manipulé. Cette situation ne trahissait pas à la règle. Linus devait exactement savoir ce qu'il était advenu de son confrère. Autrement dit, il était mort et cela donnait un revirement de situation. Si Hector était un colosse, Linus n'était qu'un cafard. Ed savait très bien qu'à 3 contre 1 ils n'étaient plus en position de faiblesse. Le tout était maintenant de connaitre les réelles intentions de l'informaticien. Allait-il sagement obéir et les tirer d'affaire ou avait-il un ordre de mission bien précis ? L'avocat ne s'était jamais fié à qui que ce soit dès le moment même ou il portait un doute sur quelqu'un. Il avait déjà croisé le chemin de mafieux, de gangs, d'escrocs, de tueurs même. Il avait fait ses débuts d'avocat comme tout le monde et avait appris à reconnaître le mensonge, les entourloupes. Du plus petit détail aux montagnes de dossiers.

Linus mentait. BiosYn mentait. InGen mentait. Lui aussi avait du mentir pour survivre. Nous mentons perpétuellement pour nous protéger, pour ommetre la vérité. Pour cacher le fin mot de l'histoire. Pour nous débarrasser de nos déchets et de nos hontes.

C’est pour cela que nous avons sur Terre :
– des religions
– des société secrètes (Illuminatis, Bieldergerg, francs maçons, Cabale, mafias…)
– les caves du Vatican (contenant de dossiers explosifs remontant avant l’époque christique et pouvant détruire instantanément toutes les religions monothéistes si ils étaient révélés)
– des médias sous contrôles de ces Illuminatis
– Hollywood
– un système scolaire qui est la pour contrôler l’information et réduire les consciences

Malgré ce constat évident, la majorité des gens continuent de croire :
– les religions
– ce qu’ils ont appris a l’école
– les scientifiques (dont les théories sont toutes prouvées fausse a 70% 100 ans après leur publication)
– les élus
– les informations a la TV et dans les journaux

Comme la vérité est top secrète, si vous ne sortez pas du chemin tracé pour vous par les Elites, vous serez toujours dans l’ignorance et donc toujours sous contrôle.
Pire que cela, vous participerez au contrôle de ceux qui veulent en sortir en les ridiculisant.
Vous cracherez sur les arabes que ces Elites ont volontairement fait rentrés et parqués dans des camps de réfugiés appelés Cités. Eux s’en prendront a vous bien évidement.
Ne voyez vous pas que ce qui se passe a été parfaitement organisé et planifié ?
Ne voyez vous pas que tous ces scientifiques qui ont joué avec le feu avaient un plan derrière la tête ? Dès le début ? Cette île n'est qu'un autre exemple de la honte de John Hammond, d'InGen. Cette île est une expérience ratée, un autre déchet. Toutes ces îles, toutes ces créations, ces animaux préhistoriques, ce n'est qu'une mascarade, une illusion. Tout ça pour quoi ? Pour le contrôle !

Maitriser une force inconnu, c'est tentant. Recréer des monstres de foire, c'est le défi absolu, le but ultime de n'importe quel timbré fan de génétique. Ouvrir un parc d'attraction avec ces espèces c'est le contrôle absolu, l'enrichissement assuré. Mais à quel prix ?
Le controle est plus facile a maintenir si des le départ vous divisez les humains, car la division permet la non communication entre eux, communication qui pourrait rassembler les pieces du puzzle et les unir autour de la vérité universelle et aussi celle de la condition humaine.
DIVISION = CONTROLE,
IGNORANCE = CONTROLE,
DIVISION + IGNORANCE = CONTROLE ABSOLU

InGen, BioSyn, ils avaient bien réussi leur coup.

Le premier ennemi du savoir est le fait de croire que l’on sait déjà.
Le deuxième ennemi du savoir est de croire uniquement a ce que l’on voit,
car ce sont les Maitres qui vous montrent ce que vous devez voir et vous cachent ce que vous ne devez pas voir,
car ces Maitres sont parfaitement au courant de la psychologie humaine, et justement ils veulent que vous ne croyez que en ce qu’ils vous montrent !

Que cachait cette mission suicide ? Quels sont les buts réels de BioSyn et d'InGen. Ed se jura d'éclaircir le mystère. Plus jamais il ne se laisserais manipuler par ces millionaires véreux.

On nous ment. Depuis notre enfance.

L’école n’est pas la pour nous éduquer, mais pour nous limiter.
La police n’est pas la pour nous protéger, mais pour nous contenir.
L’armée n’est pas la pour nous défendre, mais pour conquérir de nouveaux pouvoir, maintenir ceux déjà en place, et aider les multinationales à gagner plus d’argent.
La télévision n’est pas la pour nous divertir, mais pour nous laver le cerveau.
Les religions ne sont pas la pour nous éveiller à la spiritualité, mais pour nous maintenir dans l’ignorance et nous diviser, nous empêcher de réfléchir a qui nous sommes vraiment, pourquoi nous sommes là et nous déculpabiliser de nos actes, nous soulager de nos responsabilités (mon dieu pourquoi tant de guerres, pourquoi la famine…).
Pourquoi poser cette question a dieu alors que nous en sommes tous responsable par notre bêtise et nos inactions…
Un humain en pleine possession de ses moyens ne poserait jamais de telles question a Dieu.
Un humain responsable en prendrait l’entière responsabilité et passerais le reste de son temps a agir pour dénoncer ce qui ne va pas et modifier cela, quitte a donner sa vie pour cela.
Jamais il ne se contenterais d’aller une fois tous les 5 ans déposer un bulletin dans une urne, et le reste du temps a critiquer tout en acceptant cela sans rien faire.

Tandis qu'il fouillait dans la cafétaria désafecté un indice qui pourrait aider l'informaticien à les localiser (ce dont il doutait toujours), un cri le fit frisonner d'effroi. C'était Linus. Quelle créature monstrueuse avait pu pénétrer dans l'enceinte ? Il ne voulait pas forcément le savoir, mais il vit passer Lola a travers le couloir elle avait entendu, tout comme lui, l'appel au secours de Marcos. A contre coeur, il s'engagea a la suivre. Il remarqua alors au détour d'un couloir comme un mouvement. Une énorme masse venait de se déplacer en extérieur. Ses doutes étaient bien fondés. Il n'y avait plus une minute a perdre. Il se précipita en direction des cris du Paléontologue et trébucha dans sa course, sur un tas de planche. Il retint un juron avant d'observer attentivement la forme qui se trouvait sous les débris : une trape. Il aperçu qu'il y avait un sous sol et se dit que la réponse a leurs questions serait certainement là bas. La poussière présente sur cette nouvelle issue indiquait qu'elle n'avait pas été explorée. Il hésita un instant. Le danger ? Marcos ? Lola ? Sa propore vie ? Linus ?

On fait tous des choix. On nous ment constamment. On se trahis les uns les autres.
Ed avait fait le choix de vivre. Il décida d'ouvrir la trappe et y trouva une grande échelle métallique. Une lumière vive et blanche illumina la trappe, l'invitant à s'y engager. Il n'y avait qu'une dizaine de mètres de fond et une porte semblait se dessiner au sous sol. Un nouveau bruit de verre vers l'entrée cette fois-ci, lui fit comprendre qu'ils n'étaient plus seuls. Trop tard pour les appeler, ça ne ferait que d'amener les créatures vers lui. Il devait fuir. Il y aurait surement un moyen en bas. Du moins, il le souhaitait de tout son coeur.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Lun 8 Juin 2015 - 23:30

Tout s'emballe sur Isla Vanthua et la fin n'a jamais été aussi proche.
Tandis qu'Ed décide de fuir le danger à travers la trappe à la destination inconnue, Lola décide de courir au secours de Marcos, bien embêtée après avoir poignarder Linus.
Malgré toutes leurs tentatives, ils n'arrivent pas à stopper l'hémoragie. Le don de la jeune femme, trop stressé, s'avère inutile. Dans la précipitation elle a remarquée la trappe ouverte dans le couloir, mais n'a pas eu le temps de l'explorer. Un bruit de verre et un sifflement sournois se font soudain entendre.

Nos héros n'ont que quelques secondes pour se cacher, tandis que le monstre fait son apparition. En quelques secondes, il engloutit ce qu'il reste du geek et reste là, contractant les muscles de sa gorge pour broyer les os et la chaire de son repas.

C'est l'opportunité qu'il leur fallait. Lola et Marcos se mirent à courir dans les couloirs désaffectés tandis que la guide les mena tout droit vers la trappe, dans laquelle ils s'engouffrèrent à toute vitesse.

Une lumière vive.

Ils venaient de passer la porte et se retrouvaient dans la même pièce que Linus.
Il s'agissait d'un laboratoire immense, contenant de nombreuses cuves embryonnaires (dinosaures, insectes, reptiles...), des couveuses, des ordinateurs un peu plus récents et une mue immense qui se tenait en plein milieu de la salle. Au fin fond de cette dernière, un genre de sas semblait mené directement à l'extérieur. Il n'avait pas été ouvert récemment.
Ed était visiblement déjà occupé avec l'informatique pour essayé de contacter l'extérieur. Visiblement, il semblait avoir trouvé une connexion.

C'était sans aucun doute la fin de leur ennuis. Après vérification, ils avaient pu envoyer un message au continent et une équipe d'urgence allait venir les sortir d'ici. Il ne restait que quelques heures de patience et d'exploration de cette salle avant de pouvoir enfin rentrer chez eux...



[Vous pouvez terminer cette mission en explorant la salle en un post.]

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 10 Juin 2015 - 13:45

Répondant à ses appels, Lola arriva au secours de Marcos, et accessoirement au secours de Linus. La jeune documentaliste fit ce qu'elle pouvait pour arrêter l'hémoragie mais cela ne servit pas à grand chose malheureusement...

« Il s'est jeté sur moi... et... j'ai... je me suis juste défendu ! » dit-il sous la panique.

En une fraction de seconde, Linus se déroba des bras du paléontologue. Il fallut quelques secondes pour que Marcos comprenne ce qu'il se passait. En un instant, le titanoboa avait attrapé les jambes de l'informaticien. Puis, comme tout serpent qui se respecte, il avala sa proie la tête la première. L'informaticien était tellement faible qu'il n'émit aucun gémissement lorsque la bête le goba.  Marcos resta sur place, bouche béa, à voir comment cette force de la nature avalait ce qui il y a encore quelques secondes était un être humain. Les os craquaient sous la pression colossale qui s'exerçait dans les anneaux du serpent. Une force incroyable le releva alors et le mit sur ses jambes. Le paléontologue comprit avec étonnement que c'était ce petit bout de femme qui, dopée à l'adrénaline, l'avait empoignée de toute ses forces. Elle le tira par la chemise et le poussa dans une trappe. Par réflexe, le paléontologue s'accrocha à elle pour ne pas tomber, mais finalement, il l'entraina avec elle dans sa chute.

Dans cette trappe, il y avait une échelle. Mais la chute était un moyen bien plus rapide d'atteindre le niveau inférieur. Marcos s'écrasa finalement sur le dos, en bas de la trappe, et Lola lui tomba dessus.  Heureusement, le sac à dos de Marcos remplit de documents qu'il avait prit dans les bureaux du premier niveau, avait amorti le choc de atterrissage. Le paléontologue ne voyait rien, à part le tissue de la chemise de Lola qui lui couvrait la tête. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu'il avait la tête écrasée sous la poitrine de Lola. Les deux jeunes gens étaient plié en quatre dans ce petit conduit qui menait au niveau inférieur et dans la cohue générale, le paléontologue avait enfin le droit à un peu de repos, le repos du guerrier. Mais malgré la situation fort confortable, Marcos commençait à ne plus pouvoir respirer entre le poids de Lola et sa poitrine.

« Lola, si tu pouvait bouger de sur moi... tu es lourde là... »

Oui ce n'est pas vraiment ce que l'on dit à une femme. Mais en cas de survie.... Le sifflement du titanoboa se fit alors entendre de nouveau. Sa langue apparu dans l'ouverture de l'étage du dessus. Il allait bientôt descendre et les rejoindre...

« Allez allez on bouge Lola ! »

Il poussa Lola pour qu'elle sorte de la trappe et en fit de même. Heureusement, celle-ci avait une porte en haut, et en bas. Le paléontologue ferma la porte qui était devant lui et la verrouilla manuellement avec un levier. Des coups secouèrent la porte de la trappe en métal, mais le titanoboa n'arriva pas à l'ouvrir. Finalement, il renonça et repartit dans les étages du dessus.

« Désolé de t'avoir poussé mais euh... question de survie quoi. »

Le paléontologue s'allongea finalement sur le dos et décida de se consacrer quelques secondes pour souffler. Certes il relâchait sa garde, mais au pire il y avait Lola pour monter la garde durant ce court laps de temps. Deux jours qu'ils arpentaient la forêt en courant sans s’arrêter. Deux jours qu'ils évoluaient parmi les insectes géants et les serpents géants. Maintenant, ils étaient dans un lieu sec, éclairé par une multitude de néons. Lorsque le paléontologue se releva, il remarqua alors Ed Regis qui pianotait un peu plus loin sur un pc qui semblait plus récent que ceux qu'il y avait à l'étage. Pourquoi était-il là, à faire cavalier seul ? Surtout que Regis n'avait pas l'allure d'un aventurier solitaire...

« Vous... qu'est ce que vous foutez là ? » se fâcha-t-il. « Y en a marre de vos cachoteries et de messes basses ! Arrêtez de faire cavalier seul, vous savez ce qui va vous arriver sinon ! »

Le paléontologue se rapprocha finalement d'Ed pour voir ce qu'il faisait. Celui-ci ce justifia en lui disant qu'il avait trouvé un moyen de contacter les secours indonésiens.

« J'espère que c'est pas encore un de vos coups tordus... »

Le paléontologue préféra le laisser faire et se dirigea vers Lola pour savoir si elle allait bien. Celle-ci lui dit que oui, compte tenue de la situation actuelle. Marcos lui demanda alors de prendre des photos de tout ce qui les entourait. Ainsi, un fois rentré, il pourrait étudier tout ça tranquillement et pourquoi pas... percer le mystère de cette île. Des cuves embryonnaires par dizaines, dans un laboratoire aussi grand qu'un gymnase. Qu'est ce que tout cela pouvait-il cacher ? Le directeur de la section paléontologique se dirigea vers les cuves pour les observer. Dans la première qui regarda, il observa une araignée de la taille d'un chat, semblable à celle qui les avaient attaquées. Dans la suivante, il vît un serpent qui ressemblait beaucoup à un titanoboa. Marcos s’arrêta sur la troisième. Il s'agissait d'un animal qu'il avait déjà vu, mais pas sur cette île. Il l'avait vu sur Isla Sorna, et on disait aussi qu'un spécimen avait été ramené sur le Jurassic Park par la Chimère, mais qu'il avait été arrêté et tué. Le seul carnivore qui puisse disparaître tel un caméléon dans la sylve. Déjà dans sa cuve, même sans ses deux cornes qui n'avaient pas encore poussées, il semblait les prémices d'un formidable prédateur.

Ed le sortit de ses pensées en leur disant qu'il avait obtenue une réponse des autorités indonésiennes et que les secours allaient arriver d'ici quelques heures. Le paléontologue poussa un soupir de soulagement, mais s'en contenta. Il aurait pût sauter au plafond, mais sur cette île, on n'était pas à l’abri d'une nouvelle mésaventure. En attendant que les secours arrivent, Marcos préféra utiliser son temps de façon utile. Il observa ce qu'il pouvait voir dans ce gigantesque laboratoire, et trouvât une sortie de secours vers l'extérieur qui été toujours scellé. Ainsi ils pourraient donc sortir en sécurité, au cas ou le titanoboa trainait toujours à l'étage.


Les pales de l'hélicoptère se firent entendre deux heures plus tard. Pour les trois rescapés, ce fût les trois heures les plus longues de toute leur vie. Marcos aidé de Lola ouvrirent la porte de la sortie de secours. La porte grinça et le grincement se répercuta dans toute la forêt. Avec le bruit de l'hélicoptère, il fallait oublier l'idée d'être discret. L'hélicoptère ne pouvait pas se poser à cause des arbres. Les secours allaient donc devoir faire une extraction en laissant l'appareil en vol. Deux secouristes descendirent le long de deux cordes. Marcos et Lola furent les deux premiers à être treuillé dans l'appareil après que les secouristes leur mire un harnais de sécurité. Puis ce fût au tour de Ed Regis. Vu de l'hélicoptère, le bâtiment en béton était tout petit. Alors que le paléontologue allait demander à Lola de prendre une photo, il vit alors qu'a quelques mètres plus loin dans la jungle, c'était tout un complexe, aussi grand qu'un petit village, qui perçait dans la forêt. Il y avait eut de l'activité sur cette île jadis. Reste à savoir pourquoi. C'est finalement Lola qui le ramena à la réalité en se blottissant contre lui. Elle était toute mignonne, assoupie, blottit comme un petit animal sauvage. Marcos voulait aussi se reposer, car la fatigue se faisait sentir. Mais après deux d'animations comme ceux qu'il venait de vivre... Il regarda alors Ed Regis qui lui aussi c'était endormis. Finalement, le paléontologue s'autorisa un peu de repos. Il posa sa tête contre celle de Lola et ferma les yeux. Cependant, revoyant les créatures qui peuplaient cette île, il n'arriva pas à trouver le sommeil avant de longues minutes.

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