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 Une carte pour seul repère...

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Ed Regis

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MessageSujet: Une carte pour seul repère...   Lun 22 Sep 2014 - 20:00

Ils consultèrent ensemble la carte.
Elle n'était pas bien grande, un peu pourrie sur les bords, peu précise. C'était pourtant la seule qu'ils avaient pu obtenir.
Aucune indication sur les batiments d'InGen. Seul les murs apparaissaient mais la vision satellite ne leur avait pas permi de confirmer cette hypothèse.
En effet, le groupe avait débarqué dans ce qui s'appele une "Zone Noire". Pas de réseau, pas de laisons satelite. Le vide.

Ils avaient débarqué sur cette petite plage aux nombreuses épaves de bateaux cargo des années 70. Ils avaient suivi le courant et remonté le long d'une rivière, depuis un delta au centre de l'île. Inhospitalière, les reflets de l'eau turquoise semblaient contrasté ce paysage à la fois atypique mais aussi mystérieux. La jungle semblait représenter 80% du territoire et pourtant, aucun son n'en émanait, comme si la faune locale était inexistante.

Ed attendait désormais une réaction de l'un des membres de l'équipe pour un avis consultatif. Pour connaitre une direction à prendre, avoir un objectif. Seulement, Linus se curait le nez et Hector observait avec attention les muscles de ses biceps en les faisant remuer à la seul force de ses contractions. Il ne restait qu'à connaitre l'avis de Marcos ou de Lola, eux aussi captivés et déroutés par ce seul moyen d'orientation...

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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 24 Sep 2014 - 14:05

Cela faisait peut être une heure qu'il était sur l'île à présent. Dans ce cadre à la fois paradisiaque et cauchemardesque, le temps devenait une chose plutôt relatif.



12h plus tôt.

Marcos et Lola avait rejoint le groupe qui les attendait dans le bateau. Ed Regis avait fait en sorte que chacun est sa cabine. Celle de Marcos donnait en plein sur l'océan. Lorsqu'il se posa finalement sur sa couchette, il ressentit le roulement de la houle et le bateau qui tanguait bien que faiblement lui fit avoir des hauts le cœur. Cependant, le directeur de section réussit à ne pas vomir. Respirant un bon coup, il prit une bonne inspiration, puis expira doucement. Marcos se souvint alors qu'il avait aussi eu le mal de mer lors de son voyage sur le cargo début janvier. Avant …
Il prit alors son téléphone et rechercha dans son répertoire le numéro de Terrence. Il l'avait déjà appelé il y avait une vingtaine de minutes mais il n'avait pas eu le temps de lui demander grand chose, hormis de vérifier qu'il y avait bien un vol qui faisait San José à Jakarta, la capitale de l'Indonésie, et aussi terminus de leur bateau. Comme il y avait de la paperasse à faire pour pouvoir monter sur le bateau, le paléontologue avait préféré raccroché. Maintenant qu'il était au calme, et loin des oreilles indiscrètes.

« Allo, oui c'est encore moi. Tu as trouvé un vol pour Jakarta avant ce soir ? Impeccable, je savais que je pouvais compter sur toi. Tu vas devoir me faire parvenir du matériel d'excursion. Pourquoi je suis à Jakarta ? Je peux pas trop t'en parler ça te mettrait dans une merde noire. Mais c'est... un truc top secret d'InGen on va dire. Tu as le double des clefs de chez moi je crois. Passe à mon bungalow, récupère des fringues de terrain à moi, mon chapeau, mes godasses, ma machette, tu vois le truc. »

Le paléontologue s’arrêta un instant pour voir si il n'avait rien oublié. Lola qui était à quelques cabines de là n'était pas vraiment en tenue de terrain non plus...

« Prend aussi une tenue d'excursion pour femme. Petit gabarie. Non c'est pas pour moi triple idiot !  Non ce n'est pas ce que tu penses ! Et aussi passe aux laboratoires. Récupère de la cadavérine ou un autre répulsif du même style. Il doit rester de la putricine.»

La mention de ce produit le fit aussitôt penser à l'incident du mosasaurus...

« Met ça dans un carton InGen ils n'oseront pas regarder. Et si tu pouvais mettre , non, non n'ajoutes rien.»

Il pensait bien évidement aux explosifs qu'ils utilisaient parfois sur le terrain. Cette dynamite était bien évidement dilué un peu, mais elle en restait pas moins efficace. Mais si la sécurité de l'aéroport tombait là dessus, les retombé aurait été énorme... On les aurait prit pour des terroristes au même titre que la Chimère. Et il en était tout simplement hors de question. Avec le scandale médiatique déjà présent sur sur Internet dans les journaux et à la télévision, ça ne servait à rien d'en rajouter.

« Et une dernière chose : prend mon identifiant et mon mot de passe pour te connecter au serveur d'InGen et trouve moi tout ce que tu peux sur Isla Vanthua. »

Et c'est alors que Marcos prit la plus grosse claque de sa vie.

« Quoi, Shivak à fait une prise d'otage ? Peut être que plus personne le soutiendra maintenant. Quoi ? C'est un des fondateurs d'InGen qui à reprit le rôle de PDG ? »

Le paléontologue entendit alors que quelqu'un toquer à sa porte de cabine. Il raccrocha aussitôt.


La traversée dura comme prévue une demie journée. Marcos ressentit plusieurs fois des crampes à l'estomac, mais il survécut au voyage. Il regarda la nombre de comprimé de morphine qu'il avait prit avec lui dans sa poche la veille au soir, c'est à dire quatre. Il allait devoir limiter sa consommation de manière drastique. Quand Marcos y repensait, le déroulement des choses avait assez hallucinant. La veille, il était chez lui, dans son bungalow, à se reposer, et aujourd'hui, il était en expédition top secrète en Indonésie...

Il fallut convaincre ensuite Ed Regis d'attendre le vol de 19h30 à l'aéroport e Jakarta pour récupérer le matériel d'expédition. Au début réticent, il capitula lorsque le paléontologue lui fit prendre conscience que c'était pour le bien de l'opération. Le départ pour Isla Vanthua fut donc reporté au lendemain matin. Ed Regis se chargea de trouver un hôtel, et comme on pouvait s'y attendre, il ne prit pas un hôtel bas de gamme. Cet homme mystérieux devait être terrifié à l'idée d'abandonner son confort pour la jungle.
Comme prévu, l'avion arriva à destination à 19h20. Marcos se présenta à l'aéroport et grâce à son passe qui attestait noir sur blanc qu'il faisait partit de la société, on le laissa récupérer la cargaison. Terrence n'avait pas lésiné et il y avait une tonne de matériel.

Le paléontologue offrit alors les vêtements plus pratique à Lola, afin qu'elle puisse les essayer. Elle semblait assez contente du résultat. Une chemise à carreau à manche longue, un débardeur, un pantalon (car oui, les mini shorts c'est sexy mais en excursion dans la jungle ça ne protège de rien du tout), des chaussures de marches et un petit chapeau en toile qui ressemblait plus à un bob qu'autre chose, au cas où il y aurait du soleil. Mais depuis qu'il était arrivé, le temps était un peu nuageux, même si il faisait beau. Mais pas de canicule à l'horizon. Marcos retrouva avec réconfort son chapeau de terrain, sa machette, son canif, et sa tenue habituelle quand il allait sur Isla Sorna. Mais les tenues n'étaient qu'une du tas de cartons et de valises...
Marcos passa toute la nuit à trier et faire l'inventaire de ce que Terrence lui avait envoyé. Quatre fioles de cadavérine, une de putricine, deux fumigènes, une paire de lunette de vision nocturne, une trousse de soin, des cordes, un sac de couchage et des gourdes. Marcos ne lui en avait pas demandé autant, surtout qu'il se doutait qu'Ed avait déjà prévu un peu de matériel. Mais il n'allait certainement pas cracher dessus. Marcos remarqua alors qu'il y avait qu'un sac de couchage. Si Ed n'en avait pas prévu, alors il allait falloir se le partager. Hors de question de dormir avec le rat de laboratoire, Regis ou encore le gros balourd qui de toute façon allait sûrement passer son temps à faire la ronde la nuit. Bon la présence de Lola le dérangeait beaucoup moins étrangement ! Épuisé par les deux derniers jours qu'il venait de passer, Marcos s’effondra comme une masse dans son lit et dormit tout son soul jusqu'au lendemain matin.

Tout le monde se retrouva au port à 8h30 heure local pour embarquer dans un bateau de pécheur rongé par la rouille. Le directeur de section observa du coin de l’œil Ed Regis donner un beau petit paquet de billet, plus que sa paye en tout cas, au pécheur qui comptait les billets après lui. Voyant alors qu'il était observé par Homère qui le regardait méchamment, il se dirigea vers l'avant du bateau et y resta pendant toute la traversée. Son mal de mer le reprit mais le paléontologue sera courageusement les dents.

Après une heure de navigation à travers un réseau d'îles et de lagons, ils arrivèrent enfin en vue d'Isla Vanthua. Alors qu'Isla Sorna avait plutôt un aspect « vert » grâce à son importante végétation du à son sol volcanique, Vanthua avait plutôt des airs « d'île du Crâne », dans l'univers de King Kong. L'île était caché derrière d'imposants bandes de roches gris foncés, sur lesquelles s'écrasaient les vagues. On ne les voyaient presque pas, mais sous la surface s'étendait une grande barrière récifale, très dangereuse pour les bateaux. Et derrière cette barrière naturelle, il y avait l'île. Le pécheur préféra garder ses distances avec la côte, chose tout à fait normal si il voulait garder son bateau en état. Il fit longer la côte sur plusieurs kilomètres vers l'Est avant enfin de trouvé une crique dégagé et calme. Le vent se calma aussitôt, ainsi que les vagues. Dés qu'ils entrèrent dans ce petit lagon, le monde sembla comme ralentit. Les bruits des vagues s'estompa pour laisser finalement la place aux bruits des oiseaux tropicaux. Le sourire d'admiration disparut aussitôt lorsqu'il aperçut les carcasses de bateaux à moitié enseveli dans le sable et les galets, rongées par la mer et son eau salée. Impossible de savoir à qui ils appartenaient à cette distance. Seule la rouille sur la totalité de la coque indiquait qu'ils étaient là depuis longtemps. Il ne fallut pas longtemps à Marcos pour comprendre que les bateaux étaient poussé par le courant dans ce lagon mais qu'il était difficile d'en sortir.
Le marin à qui appartenait le bateau leur indiqua une petite embarcation à moteur où ils allaient embarquer pour rejoindre la terre ferme. Marcos aidé de Lola et d'Homère, fait d’ailleurs étrange qu'il donne un coup de main, remplirent l'embarcation avec tout le matériel nécessaire. Toute le monde monta ensuite dans le petit bateau usée et la grue le souleva au dessus du bastingage. Marcos entendit le métal de d'embarcation craquer et il eut peur que celle-ci lâche et qu'ils se retrouvent tous à l'eau. Mais le petit bateau tînt le coup.

L'embarcation fila donc vers l'intérieur des terres, tandis que le bateau de pêche lutait contre le courant pour repartir vers la pleine mer. C'était Homère qui tenait la barre et toute l'équipe dépendait donc de lui, chose qui déplaisait fortement au paléontologue. C'est alors qu'il décida de se renseigner un peu sur l'île. Le seul à avoir la carte était Ed Regis. Alors qu'il allait la lui demander, il aperçut vers l'Est quelque chose qu'il n'avait rien de naturel. Partiellement couvert de végétation grimpante, un gigantesque mur de béton s'étendait jusqu'à l'horizon, coupant la pointe Est de l'île du reste. Et cette muraille haute de plusieurs dizaines de mètres de hauts devait bien servir à quelques choses. On ne construit pas une telle infrastructure pour rien. On construit une muraille pour isoler quelque chose ou pour se protéger de quelque chose. Comme le mur d'Hadrian construit par les romains pour ce protéger des Picts. Faute de pouvoir de les éradiquer, ils les ont isolé au nord de la Grande Bretagne. Coté mer, c'était la plage rocailleuse est inhospitalière. Coté terre, c'était la forêt luxuriante parsemé de sommets rocheux. Et ils s'enfonçaient dans la forêt luxuriante, sombre et pleines de mystères...
Lorsqu'il s’enfoncèrent dans les terres, les bruits d'oiseaux s'estompèrent petit à petit jusqu'à ce que l'on entende plus que le bruit du moteur de l'embarcation. Ce silence pesant rajouta à la tension qui était palpable chez le jeune paléontologue. Pendant près d'une heure, ils suivirent le cour d'eau en amont qui sillonnait à travers un réseau de pics rocheux dégarni de végétation à leur sommet. Comme ils remontaient le courant, l'embarcation n'allait pas très vite et du coup, ils étaient très à découvert. Marcos ne cessait de regarder la berge couverte d'arbres en tout genre pour essayer d'y voir quelque chose. Mais rien. Il avait cependant toujours cette sensation d'être observé. A force de côtoyer des bestioles préhistorique, il avait l'impression d'en voir partout...
Le petit bateau arriva ainsi que ses occupants aux abords d'un gigantesque lac, au moins deux fois plus grand que celui situé au centre d'Isla Nublar. Mais celui-ci était était d'origine naturelle alors que celui de l'île des brumes avait été construit. D'ailleurs, pourquoi ? Marcos se promit de se pencher la dessus en rentrant.

Ed décida finalement qu'il était temps d’accoster. L'embarcation se dirigea donc lentement vers la berge couverte de roseaux et de quenouilles (note irl : je défis quiconque qui connait Johnny Crying de ne pas penser aux quenouilles du Japon importées d'Italie qui font face à l'Afrique du Sud), et s'enfonça mollement dans la glaise et la boue. Ed Regis descendit en premier, suivit du rat de laboratoire. Marcos leur emboita le pas puis tendit une main à Lola pour l'aider à enjamber le rebord de l'embarcation. Homère la brute lui avec ses gros muscles saillants tira l'embarcation hors de l'eau et alla l'abriter sous un arbre puis mit une bâche motif militaire pour la camoufler. Marcos regarda toute autour de lui pour essayer de les localiser. La berge faisait peut être 20 mètres maximum de large, tout autours du lac. Aussitôt après, la jungle reprenait ces droits. A l'ouest par delà la cime des arbres tropicaux, des monts rocheux noirs comme la suie s’élevaient. On aurait dit que l'océan et les pluies avaient arraché la roche de leurs pentes, la laissant à nue comme une plaie béante. Et dans les autres directions, la jungle...

Ed se décida enfin à sortir la carte en précisant bien que c'était la seule sur Terre qui mentionnait ses lieux avec précisions. Il ne devait donc rien lui arriver. Regis observa avec minutie la carte. Ses deux autres acolytes s'en fichaient royalement. Marcos pensa alors qu'ils étaient tout simplement suicidaire. Il décida au final de les ignorer, au pire tant pis pour eux, et il se pencha à son tour sur la carte salvatrice. L'île était donc divisé en plusieurs îlots. Et la plus grosse d'entre elles, sur laquelle ils étaient, était divisé du nord au sud par une chaîne de montagne, percé en son centre par plusieurs crevasses, sûrement issus des contraires géologiques de la région qui avait porté au point de rupture le socle rocheux qui semblait à première vu être du granite. Il fallait maintenant trouver un itinéraire pour couvrir le plus de surface au moins visuellement. Un point en altitude fournirait à coup sûr un bon lieu d'observation.

« Si vous voulez couvrir beaucoup de terrain, il faut déjà franchir cette ligne de montagne. » Il la pointa sur la carte du bout de son index. « Nous, on est ici. Je propose de monter sur un de ses pics, peu être pas jusqu'à tout en haut, où l'oxygène se raréfiera, mais du moins assez pour avoir une bonne vue de ce coté de l'île. Il faudra faire gaf aux crevasses autours qui m'ont l'air traitre.... Si on reste groupé, que l'on sait où l'on va, et que l'on reste prudent, ça va. Par contre moi j'ai une question et non des moindres et je veux des réponses. Vous nous avez trainé ici Ed Regis avec juste cette carte. Et je n'y crois pas. Qu'est-ce que vous savez sur cette île ? Qu'est-ce que c'est que ces murs qui isolent le centre de l'île du reste ? »


Les murs... Tout le monde les avaient vu. Gris, surplombant la jungle. Que cachaient-ils ?

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Ven 26 Sep 2014 - 16:41

Une carte comme seul repère...



C’est tout ce qu’elle voulait entendre. Les quelques mots sortit de la bouche du paléontologue la rassura un petit peu et pour le moment ça lui suffisait amplement. Certes ce job comportait de nombreux risques mais à côté de cela la place que la jeune femme avait réussi à décrocher au sein de l’équipe d’Ingen était une véritable aubaine. Comme l’avait fait remarquer son jeune collègue, la documentaliste serait amenée à vivre et à découvrir des choses uniques en leur genre. De plus les voyages seraient souvent de la partie. Que demander de plus pour être totalement dépaysé ? Tant que l’ancienne interprète ne se retrouvait pas seule avec une quelconque créature dangereuse, elle avait l’impression que rien ne pouvait lui arriver. Eh oui, Lola faisait partie de ses personnes un peu candide et beaucoup trop optimiste. Son côté un peu trop rêveur prenait très souvent le dessus. La belge en souffrirait tôt ou tard car elle se rendrait bien vite compte que dans ce métier, les gens les plus terre à terre et pragmatique étaient ceux qui survivaient le plus facilement.

Parler avec son collègue lui avait fait du bien. Ce dernier était d’une agréable compagnie et le fait qu’il ait accepté d’un jour avoir un lien d’amitié avec elle l’avait soulagée. La jeune femme lui avait demandé cela tout naturellement car sur le coup elle avait ressenti une énorme détresse et le simple fait de savoir qu’elle pourrait compter sur quelqu’un lui redonna du courage. Pendant qu’ils discutaient tous les deux, le temps s’écoulait inlassablement et c’est seulement lorsque Marcos regarda sa montre qu’elle s’en rendit compte. Ce dernier lui fit donc comprendre qu’il était temps de se rendre auprès des autres sur le bateau.

« Il va falloir se diriger vers le bateau et embarquer sous peu. Je dois passer des coups de fil pour que notre expédition soit... plus agréable. Venez. A partir d'ici il vaut mieux que vous me suiviez comme ombre. Enfin saut pour aller aux toilettes hein ! »

Cette dernière remarque la fit sourire. Elle appréciait ce genre d’humour plutôt lourdingue et cela rendait Marcos plus attachant encore, d’autant plus que celui-ci s’efforçait de redonner le sourire à la belge. Lola le sentait et elle ferait un effort pour ne plus trop montrer ses émotions négatives. Sur ce le paléontologue l’emmena vers le bateau tout en lui tenant une nouvelle fois la main. Elle allait devoir s’adapter à ça aussi parce que ce comportement avait l’air tout à fait naturel chez le jeune homme. Lola devrait passer outre de toutes ses petites manies qui n’avaient pas sa place dans ce genre de mission. Elle se laissa donc guider sans broncher et en écoutant avec grande attention la conversation que Marcos passait à son collègue, un certain Terrence. Lola s’étonna d’entendre ce prénom. Était-ce le même Terrence qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer à peu près deux semaines auparavant. Il y avait de grandes chances car ce dernier leur avait expliqués à Komar et à elle qu’il travaillait dans la section paléontologique du parc. Le monde était petit, et encore plus le monde d’Ingen.

Finalement, ils embarquèrent tous à bord du bateau qui les emmènerait directement vers Jakarta la capitale de l’Indonésie et également l’une des villes la plus peuplée au monde. Cela n’enchantait pas la demoiselle car cette dernière n’accueillait pas avec joie le fait d’être serrée contre des dizaines de personnes sans le mètre minimum de survie. Fort heureusement, il ne resterait pas très longtemps dans ce bouillon de culture humaine. Le voyage allait durer une bonne demi-journée et elle devrait s’occuper jusque-là. Lola découvrit donc avec grand soulagement sa cabine personnelle et referma avec délicatesse la porte de cette dernière en soupirant un grand coup. A partir de maintenant, il n’y a pas grand-chose à rapporter sur les faits et gestes de notre documentaliste si ce n’est la longue attente entrecoupée de ses soins de santé (prise de médicaments et entretien de son poignet qui à l’occasion était déjà presque fonctionnel à nouveau). Les soins sur le parc étaient d’une très grande qualité. En même temps, Lola pensait qu’il valait plutôt mieux, au vues des risques que les employés prenaient durant les diverses mission menées sur les différentes îles de l’archipel des cinq morts dont notamment Isla Sorna qui signifiait littéralement l’île de la moquerie ou encore l’île de l’ironie. En gros ça signifiait l’île qui se fou de ta gueule. Lola trouva ce nom fort énigmatique et peut-être que d’après ce que son collègue lui avait rapporté, elle méritait ce curieux patronyme.

Enfin arrivé ils durent tous attendre à l’aéroport de Jakarta car c’est là que devait arriver du matériel nécessaire à leur mission autre que leurs effets personnels. Les personnes en charge de leur procurer leur matériel prenait très au sérieux leur mission car il y avait un nombre incalculable de choses en tout genre en allant des vêtements de terrain, en passant par les lunettes de visions nocturnes sans oublier des fioles contenant un produits douteux dont Lola se demandait à quoi il pouvait bien servir. C’était ahurissant et la guide restait là à regarder avec des yeux ronds tout le matériel entreposé sans prêter attention à ses quatre autres collègues. Finalement le paléontologue la sortit de son ahurissement en lui tendant des vêtements appropriés pour une femme partant à l’aventure. Lola ne put s’empêcher de découvrir comme une gamine sa tenue de combat qui n’était pas des plus sexy mais qui lui convenait tout de même sauf le chapeau. Cependant on avait pensé à elle et la belge mettrait cette tenue sans hésitation. Après tout c’étaient eux qui avaient l’expérience du terrain.

Ayant obtenu sa tenue et s’étend procuré une gourde et une corde en plus de ses effets personnel, la jeune brune se réfugia dans l’hôtel de luxe que leur avait réservé Ed Regis en dernière minute. La case aéroport n’avait au départ pas été prévue et l’avocat n’avait pas suivi Marcos de gaité de cœur. C’était lui qui avait en grande partie géré le côté logistique et Lola lui en était reconnaissante car l’idée d’aller se promener sur une île dont personne ne savait rien sans un minimum de matériel, lui donnait des frissons. Elle ne ferma pas l’œil de la nuit trop occupée à penser à Isla Vanthua et à ce qui pouvait y vivre. Son stress ne se calma nullement lorsqu’ils se rejoignirent tous sur le port devant un bateau rouillé qui tenait par on ne savait quel miracle. Son manque de sommeil et le stress l’avait mise de mauvaise humeur et elle ne voulait parler à personne même pas à Marcos. Elle n’attendit donc pas le consentement des autres pour monter à bord avec une infime précaution. Le voyage dura environ une heure et Lola en profita pour apaiser son âme stressée en observant avec ravissement toutes les petites îles et îlots qu’ils croisaient. Cet endroit de la planète était paradisiaque et c’était un délice pour les yeux de la jeune femme qui pour le coup était de bien meilleure humeur et mieux disposée à vivre une aventure inattendue.

L’aventure inattendue avait un décor des plus inattendus également. En effet, lorsqu’ils arrivèrent en vue de Vanthua, la guide posa son regard sur une masse grise qui avait l’air inerte et sans vie. La jeune femme n’aurait pas été étonnée de voir surgir une volée de corneilles ou bien quelques grands corbeaux volant comme des vautours au-dessus de l’île. La vue de cet endroit la fit frissonner. C’était glauque à souhait. Finalement le capitaine du bateau les emmena avec précaution jusqu’à une autre embarcation à moteur ou ils transvasèrent Marcos, gros bras et elle-même tout leur matériel. La guide en avait marre des bateaux et voulait poser son pied sur la terre ferme même si cette terre-là n’était pas des plus accueillantes. Elle remarqua dans le silence le plus complet une étrange muraille haute de plusieurs mètres. Lola n’en finissait plus de s’étonner. Qu’est-ce que ça foutait là ça ? On aurait dit que derrière ces murs se tapissait une créature hors norme et effroyable qu’il fallait tenir à l’écart du genre humain pour la survie de ce dernier. Allaient-ils être obligés de se rendre compte par eux même ? Lola se sentit légèrement défaillir mais elle se reprit le plus rapidement possible. Ce n’était pas le moment de paniquer. Il y aurait sans doute par la suite d’autre moment plus approprié pour cet état d’esprit. Bref c’était un cauchemar dès le début et la guide imagina pour se réconforter son retour sur Isla Nublar saine et sauve. Il fallait qu’elle pense à des choses agréables sinon elle allait devenir folle. *Non de dieu je suis accompagnée de 4 mecs qui me sont totalement inconnue. En plus de cela je vais débarquer sur une île dont on ne sait absolument rien et pour couronner le tout je ne sais pas si dans une heure je serai encore en vie. Quelle excursion de rêve franchement. Si on se sort de ce merdier, je paye un verre à Gros bras et je dis à Marcos qu’il a un petit cul à tomber par terre lorsqu’il porte un costume. Oui Lola c’est bien, t’es complètement conne. Le stress te fait penser à des trucs vraiment débiles.*

La carte que leur présenta Ed était d’après lui la seule qui existait de cet endroit. *Cool, de mieux en mieux.* Malgré son envie de lui dire ce qu’elle pensait de cette putin de carte de merde qui était des plus rudimentaire, elle la consulta du regard. Vu l’échelle qui y était inscrite, en calculant rapidement et avec une estimation plutôt large ou pouvait dire que l’île devait faire entre 10 et 15 km de longueur. La topographie n’était pas des plus praticables et ce ne serait pas très facile de s’y déplacer rapidement. Trois murs étaient visibles sur la carte, un à l’est ceux qu’ils avaient pu distinguer du bateau, un au sud et enfin un troisième au nord-ouest de l’île. Il fallait qu’ils visitent les différents reliefs qui composaient cette île à savoir : les plateaux, la plaine, la jungle et les voies navigables sans oublier les endroits où se trouvaient les gouffres situés en plein centre de l’île. Lola se demandait s’il y avait seulement une faune sur cette île. Pas un bruit n’arrivait jusqu’à leurs oreilles attentives sauf peut-être le bruit de l’eau proche. Marcos finit par prendre la parole :

« Si vous voulez couvrir beaucoup de terrain, il faut déjà franchir cette ligne de montagne. Nous, on est ici. Je propose de monter sur un de ses pics, peu être pas jusqu'à tout en haut, où l'oxygène se raréfiera, mais du moins assez pour avoir une bonne vue de ce coté de l'île. Il faudra faire gaf aux crevasses autours qui m'ont l'air traitre.... Si on reste groupé, que l'on sait où l'on va, et que l'on reste prudent, ça va. Par contre moi j'ai une question et non des moindres et je veux des réponses. Vous nous avez trainé ici Ed Regis avec juste cette carte. Et je n'y crois pas. Qu'est-ce que vous savez sur cette île ? Qu'est-ce que c'est que ces murs qui isolent le centre de l'île du reste ? »

Lola était entièrement d’accord avec ce que Marcos venait de dire. Elle observa Ed Regis d’un regard perçant et ajouta :

« Je pense également que vous en savez un peu plus que ce que vous voulez nous dire. Par contre je ne crois pas que vous connaissiez la nature de ce qui se cache derrière ces barrières de pierres. Je m’aventurerais même à dire que nous sommes là tous les cinq pour une seule chose en vérité : découvrir ce qui se cache derrière ces murs et non répertorier la faune et la flore de l’île. Je me trompe ? »

En attendant une réponse qu’elle espérait claire, Lola commença à sortir son appareil photo. Il était temps malgré tout de faire ce pourquoi elle avait été choisie.


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Dernière édition par Lola Vandenbergh le Mar 2 Déc 2014 - 14:09, édité 1 fois
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Ed Regis

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Lun 29 Sep 2014 - 15:21

Les motifs qui ont poussé Christophe Colomb vers l'aventure de sa vie étaient sans doute bien ordinaires : l'or, la conquête de terres nouvelles et assurément le désir d'être célèbre.
Il lui a néanmoins fallu une bonne dose de courage et de persévérance pour se risquer sur une route totalement inconnue. Le bruit même courrait qu'il n'y avait plus rien au bout de l'océan, seulement le néant, un gouffre prêt à engloutir à toujours ceux qui s'y risqueraient.

On disait...On disait beaucoup de choses. Mais Colomb gardait par devers lui des notes rares de savants perspicaces et de quelques hardis navigateurs qui affirmaient déjà que la terre était ronde et tournait comme tout l'univers que Dieu a fait. Le monde ne s'arrêtait pas donc bêtement sur quelque trou béant. Il y avait au-delà une route vers l'autre côté du globe, vers les terres fabuleuses de l'Orient !

Des trois vaisseaux qui composaient la flottille, l'un renonça, les matelots des deux autres perdaient souvent courage et devaient être sans cesse stimulés, car il n'y avait jamais rien sur l'horizon. Pourtant quelques signes discrets de ces terre inconnues, oiseaux, débris divers ou herbes flottantes soutenaient la conviction de quelques uns sans toutefois convaincre les autres...Jusqu'au jour où la vigie cria soudain le mot magique : "Terre!...Terre!" confirmant enfin des dires du capitaine.

Et si la découverte de l'Amérique n'avait pas eu lieu en 1492 mais quelque 200 ans plus tôt ? C'est ce que laisse penser une carte de la Bibliothèque du Congrès à Washington examinée dès 1943 par le FBI. Selon cette carte, qui représente pour la première fois le détroit qui sépare la Sibérie de l'Alaska, Marco Polo aurait découverte la côte ouest de l'Amérique au XIIIe siècle.

Ce document, apporté à la Bibliothèque en 1933 par un citoyen américain d'origine italienne, "représente un bateau à côté d'une carte montrant une partie de l'Inde, la Chine, le Japon, les Indes orientales et l'Amérique du Nord", indique le rapport du bibliothécaire de l'époque. Sous le navire est dessiné un blason, "un entrecroisement de lettres donnant un nom : Marco Polo.
Si cette carte a bien été dessinée par Marco Polo, cela signifierait donc que le voyageur vénitien a découvert l'Amérique deux siècles avant Christophe Colomb et "a dessiné le détroit qui sépare l'Asie de l'Amérique quatre siècles avant que ce dernier n'apparaisse sur les cartes européennes", souligne Thierry Secretan. Marco Polo, qui n'a jamais parlé dans le récit de ses voyages d'une quelconque découverte de terre dans la zone de l'Alaska, avait toutefois dit à ses amis sur son lit de mort : "je n'ai pas écrit la moitié de ce que j'ai vu".

En 1291, Marco Polo quitte la Chine avec quatorze navires, leurs équipages et six-cent passagers. Dix-huit mois plus tard, il ne restait qu’un bateau et seulement dix-huit passagers survivants. Marco Polo n’a jamais révélé ce qui était advenu aux autres navires.



On estime la disparition des navires dans l'un des recoins de l'indonésie, une zone morte, peu explorée par les navigateurs et jugée maudite par les locaux. On appelait ce détroit : "Vanthua : Le gouffre sans âme".
Certains parlent d'une véritable richesse au coeur de l'île. D'autres racontent que les personnes y ayant foulé le sol auraient disparus sans laisser de traces et que les seuls survivant seraient revenus dans des états psychologique critiques.
D'après les ragots du coin, plusieurs siècles de recherches et d'études ont été fait dans ce coin spécifique. Des premiers explorateurs en passant par l'Empire de Chine, des Nazis, les Soviétiques et récemment des scientifiques de diverses compagnies...

Ed avait du chasser de ses pensées toutes ces sornettes avant de pouvoir répondre clairement aux idées de Marcos et Lola, les deux seuls intéressés par l'expédition. Certes, les murs étaient évidement l'une des premières anomalies qu'on pouvait repérer sur la carte et il savait que le groupe se dirigerait tôt au tard vers ces constructions mystérieuses. Les questions qu'on lui posa ensuite commencèrent même à le déstabiliser et il sentit un léger frisson remonter le long de son échine. Voyant que Linus et Hector se tenaient un peu plus à l'écart, il en profita pour se rapprocher d'eux et leur chuchota, inquiet :

- "Pour être totalement honnête avec vous, j'ignore totalement à quoi servent ces murs et ce qu'ils protègent. La seul chose dont je suis certain, c'est qu'InGen a brusquement fuit cet île du jour au lendemain, sans laisser d'explication. Le peu d'informations que je détiens m'a fait comprendre que de nombreuses personnes ont travailler ici, mais qu'un accident en a fait disparaître plus de la moitié. Les autres sont soit devenus fou, soit ils sont mort."

Le silence pesait lourdement dans cette jungle sombre et le grand Hector dévisagea le groupe qui murmurait silencieusement. Armé jusqu'au dent, le grand cador demanda d'une voix forte :

- "Alors on bouge ? J'ai pas que ça à foutre..."

Essayant de gagner un peu de temps, Ed releva la tête, la sueur perlant sur son front :

- "Une... Une petite minute."

Il consultèrent à nouveau la carte ensemble. L'avocat avait un très mauvais pré sentiment et ne le cachait pas. Plus ils passaient de temps sur cette île et plus il avait l'impression qu'il allait y rester. Des démangeaisons le long de son bras, communiquant son stress, indiquait son inquiétude. D'un regard aussi perdu que dérangé, il ajouta d'un air nerveux :

- "Euuhh...Évitons les murs pour l'instant et suivons l'idée de Mr Shannon.... Partons en directions de ces crevasses et voyons ce qu'on peux y trouver..."

Sans plus attendre et un peu pressé par l'oeil mauvais d'Hector, Ed pris rapidement son sac ainsi qu'un mouchoir pour essuyer son front, ce qui décrocha un sourire hideux à Linus.
Un peu pressé par les événements (et par les armes massives d'Hector), Ed décida d'ouvrir la marche, plutôt par peur que par réelle envie. Si seulement il avait pu se tirer d'ici, il l'aurait déjà fait, la pression qui était maintenant sur sa tête équivalait à celle d'une guillotine. Le moindre faux pas et BioSyn se débarrasserait de lui.


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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 12 Oct 2014 - 15:28

La décision avait été prise. Le petit groupe avait finalement mit le cap sur les montages au centre de l'île déchirées par des crevasses. Au début, ce fut Ed Regis qui prit la tête de l'expédition. Mais au bout de quelques minutes, il fut évident qu'il n'avait pas une grande expérience du terrain. De plus, il n'avait pas de machette, donc pas de quoi sectionner les plantes et lianes qui leur barraient la route. Marcos décida alors sans leur demander l'avis de qui que ce soit de prendre la tête de l'expédition. Il surgit aux cotés d'Ed et abattit sa machette sur un lot de liane et de ronces qui étaient devant eux. M.Regis comprit certainement le message et il se décala pour laisser passer le paléontologue. Marcos jeta un coup d’œil à Hector pour savoir si il allait dire quelque chose, mais non. Il se contentait de fermer la marche en reluquant la vidéo-documentaliste dans son dos. Marcos était désolé pour elle mais si ça permettait de contenir les pulsions meurtrières du gros bras... Quand à Linus, celui qui ressemblait à un rat de laboratoire, il ne disais rien, se contentant de pianoter tout et n'importe quoi sur sa tablette tactile qu'il tenait sur son avant bras gauche. Ed Regis pour sa part semblait terrorisé. Après réflexions, le paléontologue était venu à la conclusion qu'il n'était pas de mèche avec Hector et Linux, mais que, comme lui et Lola, il devait les supporter. Rien qu'a voir comment ce petit homme avait sué toute l'eau de son corps à la remarque d'Hector suffisait à voir qu'il le craignait. Marcos n'était pas stupide et il se doutait qu'il y avait quelque chose derrière tout ça. Ces deux gars louches, ce voyage sur une île des plus étrange... Et qu'en disait Lola dans l'histoire ? Celle-ci marchait sans vraiment poser de questions. Marcos ne l'avait pas souvent en ligne de mire car il marchait devant, mais il entend parfois des bruits d'appareils photo sûrement prisent par elle. Mais quand Marcos l'observait, il ne pouvait s’empêchait de la dévorer des yeux quelques secondes. Ce petit bout de femme dans cette tenue d'aventurière. Même si elle ne s'habillait pas comme Elina quand elle allait sur le terrain, elle n'en était pas moins séduisante loin de là. Mais le paléontologue se reconcentrait vite sur ce qu'il avait à faire ici, car en les guidant, il avait prit leur vie entre ses mains.

Le paléontologue mettait un point d'honneur à surveiller leur cap grâce à sa boussole. Dans une végétation aussi dense que celle qu'ils traversaient, il était facile de tourner en rond, de se perdre et au final de mourir. L'objectif était simple, suivre le cap en direction de l'Ouest. Il était impossible de se diriger grâce au Soleil car la canopée empêchait de voir le ciel. Ils ne pouvaient que se fier à la boussole.

Après deux heures de marche dans la forêt, ils commencèrent à avoir un peu de relief. Le sol était moins plat et plus pentu. C'était le signe qu'il se rapprochait des montagnes. A force de donner des coups de machette, Marcos commençait à avoir mal à son bras droit. A chaque fois qu'il se servait trop de ce bras depuis son accident avec le T-Rex, des douleurs musculaires de faisaient sentir. Pour calmer cela, il prenait de façon régulière et disproportionné des antidouleurs.
Marcos s’arrêta donc, imiter par le groupe. Hector laissa exprimer son mécontentement mais fut obliger de s’arrêter lui aussi. Le paléontologue se dépêcha de prendre discrètement son comprimer et l'avala avec une gorgée de sa gourde d'eau.

Après cette petite pause improvisé, pendant laquelle il regarda leur progression sur la carte, ils repartirent en direction de l'Est. Mais un obstacle de taille fit son apparition. Une gigantesque crevasse s'était devant le groupe. On ne voyait pas le fond de se gouffre immense et il n'y avait aucun pont indiqué pour le traverser. Il n'avait pas le choix, il allait falloir le contourner. Le paléontologue s'approcha cependant du bord du gouffre et se pencha pour voir si il voyait quelque chose. Les pierres se dérobèrent sous son pied gauche et il se jeta en arrière d'un coup pour ne pas tomber. Il s'était fait une belle frayeur et il pouvait encore sentir son cœur battre la chamade. Respirant un bon coup, il regarda (prudemment cette fois) le fond du gouffre mais il ne vit rien d’intéressant. Pas besoins de rester la plus longtemps.

« Je pense qu'on a pas le choix, il faut le contourner. Je ne sais pas ce qu'il y a au fond et je ne préfère pas le savoir. On fait le tour par l'Est, on arrive de l'autre coté et on grimpe la montagne, point. »



En allant à l'Est, c'est un peu comme si ils rebroussaient chemin. Mais ils n'avaient pas le choix. Alors, quelque peu dégouté de s'être tromper, le paléontologue suivit du groupe se mit à suivre de loin le bord de la brèche afin de la contourner.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Lun 27 Oct 2014 - 13:13


Cliquetis cliquetis cliquetis...
La bébête qui monte qui monte...

Toujours en train de longer l'immense crevasse, le groupe ne se rends pas compte pour le moment qu'une étrange créature les observes, patientant et attendant son heure...
Mieux faudrait surveiller ou mettre ses pieds. Il ne faudrait pas tomber sur l'une d'entre elles...

Alors qu'ils pénètrent dans un nouveau secteur de type jungle, ils découvrent stupéfait que les plantes et les arbres sont pour la plupart recouvert d'une étrange couche duveteuse, filandreuse, proche du coton...


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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mar 28 Oct 2014 - 14:38

Une carte comme seul repère...



On pouvait déceler un soupçon d’inquiétude et de peur dans la voix de l’avocat lorsque celui-ci répondit enfin aux questions plutôt pressantes des deux employés d’Ingen. Le petit homme s’était rapproché discrètement de Marcos et Lola et leur avait chuchoté pour qu’eux seuls puissent l’entendre :

- "Pour être totalement honnête avec vous, j'ignore totalement à quoi servent ces murs et ce qu'ils protègent. La seul chose dont je suis certain, c'est qu'InGen a brusquement fuit cet île du jour au lendemain, sans laisser d'explication. Le peu d'informations que je détiens m'a fait comprendre que de nombreuses personnes ont travailler ici, mais qu'un accident en a fait disparaître plus de la moitié. Les autres sont soit devenus fou, soit ils sont mort."

Pourquoi ces messes basses ? Ne pouvait-il pas parler plus fort. Pour quelles raisons Linus et « Gros bras » ne pouvaient-ils pas entendre ce que Regis avait à dire ? La guide avait du mal de saisir. Ces deux personnages énigmatiques étaient mis à part et la jeune femme voulait savoir pourquoi. Ne travaillaient-ils pas pour InGen eux aussi ? Visiblement Lola avait loupé quelque chose ou bien encore une fois Regis ne leur avait pas tout dit. La belge avait toujours été de nature curieuse et elle finirait par savoir qui étaient exactement ces deux lascars et pourquoi l’avocat avait si peur d’eux. Les deux compères ne devaient pas être là pour leur nuire mais pour les aider et les protéger. Non ? La documentaliste avait tellement été prise par ces questionnements qu’elle n’avait pas fait très attention au contenu de ce que venait de leur révéler le petit homme. Si Lola avait pris conscience de tout ce qu’il venait de dire, son inquiétude aurait sans doute monté d’un cran. Ce fut donc remplie de curiosité et non d’angoisse qu’elle se mit en route à l’instar de ses quatre compagnons.

La jeune brune se retrouva à marcher derrière Linus et devant « Gros bras » ce qui ne l’enchanta absolument pas. Elle sentait les yeux de ce gros dégueulasse musculeux dans son dos – enfin si ce n’était que son dos…- et cela l’agaçait. Ed Regis avait pris la tête de l’expédition et était directement suivi du paléontologue. Ce dernier, après quelques minutes, finit par le dépasser et par prendre en main la direction du petit groupe. Elle ne savait pourquoi mais la guide fut rassurée que Marcos prit l’initiative de diriger cette joyeuse escapade. Pour ne plus penser à rien, Lola décida de se remettre à mitrailler. Elle prit son temps pour régler son appareil en fonction de la lumière faible qui régnait dans la jungle où ils se trouvaient et parce qu’elle ne pouvait se permettre de s’arrêter toutes les dix secondes pour photographier une fleur ou un arbre. Elle se contenta donc de prendre des clichés paysages. Elle aurait peut-être plus de temps plus tard pour pouvoir prendre plus de détails de la flore environnante, la faune étant toujours absente pour le moment.

Finalement comme si Marcos avait lu dans ses pensées, celui-ci fit une pause de quelques minutes pour boire un coup. La belge en profita donc pour photographier une fleur qui ressemblait fort à une orchidée. Ce végétal était de couleur blanche avec un léger liseré rose sur le bord des pétales. Ils reprirent finalement la route et environ une demi-heure plus tard tombèrent sur un obstacle de taille. Une gorge profonde s’étendait devant leurs pieds. Le paléontologue en chef s’approcha un peu trop prêt du bord et se fit une frayeur en sentant les cailloux glisser sous ses pieds. Lola qui était en train de le viser avec son objectif juste à ce moment-là, prit l’expression de son visage à la perfection. Mise à part le fait qu’il aurait pu se tuer, la tête qu’il avait tiré et que Lola voyait sur l’écran de son appareil failli lui décrocher un fou rire. Mais elle se retint car il n’aurait sans doute pas apprécié qu’elle se moque ouvertement de lui alors qu’il venait tout juste d’échapper à la mort. Lola se garderait bien d’effacer ce petit bijou instantané. Elle profita grâce à son téléobjectif de capturer avec la plus grande prudence l’image des autres membres de l’équipe. La belge ressentait le besoin de ne pas se faire remarquer. Qui sait peut-être qu’un jour ça lui servirait.

« Je pense qu'on a pas le choix, il faut le contourner. Je ne sais pas ce qu'il y a au fond et je ne préfère pas le savoir. On fait le tour par l'Est, on arrive de l'autre coté et on grimpe la montagne, point. »

*Oui Chef* pensa Lola. Le petit groupe se remit donc une nouvelle fois en route mais cette fois-ci la guide en profita pour se glisser derrière Marcos et devant Regis. Au moins lui ne la reluquerait pas. Il était tellement inquiet qu’il ne remarquerait sans doute pas ce changement de place. Ils suivirent donc la gorge vers l’est pendant encore près d’une heure environ. La jeune femme avait son appareil éteint autour du coup lorsqu’ils arrivèrent dans une partie totalement différente de la flore qu’ils venaient de traverser. L’ambiance dans l’air était également d’une autre nature. Lola n’aurait su dire pourquoi mais elle avait la chair de poule et elle se sentait oppressée. Ce n’était pas bon pour sa respiration. Ses poumons lui faisaient légèrement mal et la documentaliste prit en vitesse un médicament pour calmer ses voies respiratoires. Le malaise était hors de question dans ces conditions. De plus, la jeune brune ne savait si son imagination lui jouait des tours mais elle avait l’impression d’entendre de temps à autre un très léger bruit qui ressemblait à un cliquetis comme un peu le bruit de deux fins bâtons qui s’entrechoquent. Lola crut l’entendre à deux reprises et finalement ce son s’évanoui, ce qui calma légèrement le stresse de la jeune femme.

Un peu sur leur gauche, la guide distingua une sorte de duvet blanc qui s’accumulait sur la végétation alentours. Les plantes et les arbres étaient pour la plupart recouverts de cet étrange phénomène. On aurait dit qu’il avait neigé et que les flocons accumulés ne fondaient pas. Lola s’éloigna légèrement du groupe pour prendre à nouveau des photos et en profita également pour sortir sa caméra portable. Cela était tellement particulier que la jeune femme ne put s’empêcher de filmer la scène. Les autres étaient aussi intrigués qu’elle. Lola monologua donc pour se présenter ainsi que les quatre autres personnes qui l’accompagnaient. Elle cita la date et le but de leur mission sans oublier de préciser où ils se trouvaient. Elle finit par décrire un peu ce qu’elle filmait en se promenant entre la végétation et les arbres. Satisfaite elle rangea finalement sa caméra dans son sac à dos. Toujours aussi intriguée elle se dirigea près d’un arbre et toucha le tronc recouvert de cette substance blanchâtre. La texture était filandreuse et collante. Le malaise de la guide revint au grand galop. Cela ressemblait étrangement à de la toile d’araignée… Son cœur s’accéléra et Lola déglutit avec difficulté en se retournant vers Regis qui venait de la rejoindre. Elle ne savait que penser et se contenta de dire à son compagnon :

- Vous pensez à ce que je pense ?

L’avocat ne répondit pas. Il observait. Après quelques minutes interminables, la belge reprit :

- Je ne sais pas ce qui se passe ici mais mon intuition me dit de ne pas traîner d’avantage. C’est vraiment malsain et j’étouffe. Partons immédiatement s’il vous plaît…


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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mar 4 Nov 2014 - 15:21

Il avait regardé avec attention plusieurs fois et pourtant, ses yeux ne le trompaient pas... De la toile ! Rien de mieux pour rendre paranoïaque quelqu'un comme Ed ; Lui qui avait la phobie de ces salles bêtes à huit pattes.
En avoir peur ne voulait pourtant pas dire qu'il ne savait rien sur les araignées et les fausses idées qu'on pouvait s'en faire.

Pendant longtemps, les rendez vous chez un psycologue l'avait aidé pendant son enfance à accepté la nature de ces créatures désagréable à la vue. Longuement on lui avait répété l'innofensivité de la plupart des espèces d'arthropodes, mais pour lui, la moindre de ces petites bêtes était une vision cauchemardesque lui rappelant la fois ou il s'était réveillé avec une araignée de taille conséquente dans son lit.
Depuis, la psychose était telle qu'il s'y reprenait à deux fois à soulever les draps avant d'aller se coucher.

Que faut-il savoir des araignées ?

Les araignées sont des créatures méconnues. Mais lorsqu’on s’attarde à les observer, on découvre des êtres fascinants et étonnants. On compte environ 40 000 espèces d’araignées dans le monde. Les spécialistes estiment que plusieurs autres espèces restent à découvrir, peut-être même le double du nombre connu.
Les araignées sont des prédateurs voraces qui avalent d’importantes quantités d’insectes. Elles assurent ainsi une forme de contrôle biologique dans plusieurs milieux naturels et agricoles. Les araignées servent également de nourriture à certains oiseaux, reptiles et guêpe solitaires.
Certaines espèces d’araignées dont la vue est plus faible tissent des toiles de soie pour attraper leurs proies. D’autres, qui ont une vision remarquable, vagabondent et ne font pas de toile. Elles errent au sol ou dans la végétation à la recherche d’insectes et même… d’autres araignées !

La très grande majorité des araignées dans le monde sont venimeuses. Toutefois, s’il y a morsure, seulement une trentaine parmi les milliers d’espèces connues ont un venin pouvant menacer la santé humaine.
Le venin de l’araignée sert à paralyser la proie qu’elle capture. Par la suite, des sucs digestifs sont injectés pour dissoudre les tissus de la proie et permettre à l’araignée de «boire» son repas.

En construisant nos habitations de plus en plus près de la nature, en embellissant nos propriétés de fleurs, en ajoutant du mobilier dans nos jardins, nous offrons aux araignées les cachettes et les supports dont elles ont besoin pour tisser leurs toiles ainsi que pour croître et se reproduire. Or, se rapprocher de la nature, c’est aussi se rapprocher des insectes et des araignées. Il faut donc, dans la mesure du possible, apprendre à les connaître et à vivre avec elles puisque leur présence est un indice précieux de la qualité de notre environnement.

Alors que la rétine humaine ne possède qu’une seule couche de cellules photosensibles, les araignées sauteuses en possèdent quatre. Elles servent à percevoir la lumière ultraviolette et la lumière verdâtre. Mais en raison de la distance qui les sépare, seule une couche peut voir une image avec netteté. Ce fait en apparence anodin a longtemps laissé les chercheurs perplexes: pourquoi avoir plusieurs rangées de cellules photosensibles si elles procurent une vision floue ?
Une équipe de l’Université d’Osaka a testé les capacités des araignées d’attraper leurs proies sous différentes lumières. L’humain a besoin de ses deux yeux pour percevoir la profondeur. Mais chez l’araignée, les chercheurs ont découvert que chaque oeil arrive à percevoir la profondeur en comparant l’image floue avec l’image nette.

Une araignée de perdue, cent insectes de retrouvés !

Ed était de moins en moins serin... Il avait beau regarder dans les arbres, autour de lui, à droite, à gauche, mais rien dans l'immense toile blanche ne laissait apparaître le monstre qui avait pu la tisser.
Et si ils faisaient fausse route ? Et si tout simplement il s'agissait de vers à soie ? Ou d'une espèce d'araignée migratoire ? Trop de questions qui finalement étaient sans réponses.

Il n'eut pas le temps de trop y réfléchir à vrai dire car il aperçu Lola en train de toucher la matière visqueuse. Il approcha rapidement de la jeune femme, l'air assez paniqué.

- "Vous pensez à ce que je pense ?"

Non, il ne voulait pas y penser, il ne voulait pas avoir à faire avec aucune des créatures de ces îles. Il voulait trouver les vestiges d'InGen et se barrer d'ici le plus vite possible. Lola conseillait de partir et il en aurait fait autant si le gros Hector n'avait pas déboulé, machette à la main, pour découper la structure filandreuse de la toile.

- "Le Paléontologue a dit de continuer alors on continue et on passe à travers la forêt. Y a rien ici ! On a pas croisé une seule espèce d'animal depuis notre arrivée. C'est île est déserte !"

Il emboita le pas, suivi de très prêt par Linus, moins à l'aise que son coéquipier mais tout aussi décidé. Ils ne laissaient pas vraiment le choix au reste du groupe. Ed se sentit pâlir et l'envie de vomir lui monta à l'estomac.
Si ce crétain de colosse savait qu'elle horrible bourde il venait de commettre...

On ne doit jamais touché une toile. Jamais !
Les vibrations qui parcourent cette dernière ont pour effet d'attiré la ou les conceptrices de cette oeuvre et généralement, quand une proie est prise au piège, elle ne s'en échappe que dans d'infimes situations...




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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 9 Nov 2014 - 16:40

Le contraste était flagrant. En quelques centaines de mètres, la forêt avait radicalement changé. Les aventuriers étaient passé d'une forêt sombre et sinistre à … un paysage peu commun. Les arbres étaient les même, de grands arbres tropicaux, mais ils étaient recouverts d'une étrange matière matière blanchâtre. Celle-ci se présentait soit sous la forme de lianes laiteuses accrochés aux branches et tombant mollement sur le sol, soit comme une fine pellicule duveteuse recouvrant les branches et les feuilles. L'étrange texture réfléchissait la lumière et apportait une étrange clarté dans cette forêt pourtant sombre à la base. Devant ce spectacle, le convois humain s’arrêta. Même Homère et Linus semblait surprit, ce qui sous entend qu'ils avaient un cerveau et donc une quelconque forme intelligence. Le paléontologue s'approcha prudemment d'une branche basse et du bout de sa machette, décolla un bout de la texture fibreuse. Du bout des doigts, il essaya ensuite de déterminer ce que c'était. Doux comme de la soie, cette matière laissait cependant un petite mucus poisseux sur la peau. Il allait se tourner vers Ed Regis pour savoir si il savait ce que c'était quand il aperçu le teint blafard de Lola. Alors qu'il allait lui demander ce qui allait pas, elle avoua être mal à l'aise dans cette environnement étrange et vouloir partir d'ici au plus tôt. Marcos aurait bien abdiqué mais le gros Hector arriva avec sa machette à lui et sectionna les lianes blanchâtres qui leur barrait plus ou moins la route et ordonna de continuer sous prétexte que l'île était déserte. Mais ça en réalité personne ne le savait. Lorsque Hector sectionna un des fils, tout le réseau de fils laiteux se mit à vibrer dans un léger bruit semblable à celui émit par une corde que l'on fait vibrer.
Marcos comprit aussitôt à quoi avait pensé Lola... Ce n'était pas une plante, ou un quelconque mucus non... C'était une toile. Et quel animal fait des toiles ? Un indice : il a huit pattes et est munit de chélicères dans laquelle il y a une toxine qui transforme les chaires de ses proies en bouillis.

Voyant que Lola et Ed Regis ne réagissaient pas, le paléontologue contesta.

« On ne peut pas continuer dans cette forêt ! » lança-t-il. Hector se retourna avec sa machette bien en main et un regard très menaçant. « Vous avez très bien vu cette toile ! Vous en savez rien si l'île est déserte ! Vous êtes cinglés ! »

Pour toute réponse, le paléontologue je pris une grosse droite qui l'envoya valser contre un arbre. Secoué par le coup et la riposte du végétale, il s'écrasa lourdement sur le sol jonché de feuilles. Et comme si ce n'était pas assez, la grosse brute d'Hector se permit de lui mettre quelques coups de pieds dans le ventre, en recasant au passage la coté cassé suite à l'accident avec le mosasaurus. Un grognement de frustration s'échappa des lèvres du mercenaires qui repartit au coté de Linus s'enfoncer dans les toiles d'araignées.
Marcos lui toussa un instant puis cracha le sang qui s'était accumulé dans sa bouche. Une entaille à la lèvre le piquait mais il sera les dents car après tout, il avait vu bien pire avec le mosasaurus et le tyrannosaurus qui avait faillit lui faire perdre son bras. C'est alors que Lola vint à son aide et passa un bras dans son dos pour l'aider à se relever. Mais elle appuya sur sa cote cassé et le paléontologue laissa échapper une plainte rauque.

« Je vais me débrouiller Lola laissez. » dit-il en se relevant péniblement. « Mais merci du geste » répondit-il finalement argumenté d'un sourire. Après tout c'est tout les jours qu'une jolie fille vous aide à vous relever quand vous venez de manger le parterre. Il ramassa sa machette et en voyant la tête dépité de son amie dit :

« Je crois que l'on a … pas trop le choix. »

Le paléontologue se résolut donc à suivre Homère et Linus qui étaient assez loin. Lola se rapprocha alors de lui, sûrement pour savoir si il allait bien.

« Quand je vous le dirais, à toi et Ed, courez » chuchota-il. « Vu la taille des fils, ce n'est pas des petites araignées de grenier qui ont tissé ces toiles. »

Et si les araignées avaient mijoté un plan pour venger des centaines d'extermination à quoi de journaux et de claquettes ? Enfin si c'était bien des araignées. Une chose était sûr cependant: une plante ne tisse pas de toile. C'était donc forcément une bestiole d'assez grosse taille qui pouvait produire autant de soie. Mais la question était: était-elle toujours là?


La claquette.

Grand prédateur de l'araignée, elle se caractérise par sa surface relativement plate faite de bois ou de caoutchouc. La claquette est asexuée et dépourvu d'appareils reproducteurs. Elle vit toujours en groupe de deux mais chasse en solitaire. Sa stratégie pour chasser l'araignée est simple : d'une geste sec et rapide, elle s'écroule de tout son poids et sa surface sur sa proie. Une fois écrasée, la claquette ne s'en nourrie pas non. Elle chasse uniquement pour le plaisir du carnage. La claquette est la première cause de mortalité des araignées.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 9 Nov 2014 - 23:01

Il y a plus de 20 ans...

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Des habitants d'un village indien situé dans un Etat reculé du pays ont rapporté lundi être victimes d'une invasion d'araignées géantes ressemblant à des mygales mais dont l'espèce est inconnue des spécialistes locaux.

Les médias locaux ont fait état d'une dizaine de personnes hospitalisées après avoir été piquées par ces araignées, et de deux morts, non confirmés. "On a d'abord pensé à une farce mais il y a eu ensuite un grand nombre d'habitants piqués par cette espèce particulière", a témoigné auprès de l'AFP par téléphone un vieux sage du village de Sadiya, dans l'Etat de l'Assam (est). Une équipe de scientifiques a été déployée sur les lieux, situés à environ 600 km de la capitale de l'Assam, Guwahati.

"Une araignée agressive"

"Nous avons inspecté les lieux et trouvé qu'elle (l'araignée) était semblable à une mygale mais nous ne sommes toujours pas certains de l'espèce", a déclaré L.R. Saikia, un scientifique du département de Sciences de la vie à l'université Dibrugarh, dans l'Assam.
"Il semble que ce soit une araignée agressive dotée de crochets plus puissants que la variété normale des araignées", a-t-il indiqué à l'AFP. Plusieurs araignées ont été envoyées hors de l'Assam pour être identifiées par des arachnologistes.

Plus personne n'a jamais entendu parlé de ces hommes ou de ces araignées après l'agression. On dit que quelqu'un aurait payé cher pour tout faire disparaître...




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Cliquetis, cliquetis.
La toile vibre et une créature doucement s'éveille.
Bien caché, tapis dans le creux d'une toile elle attends son heure.
Le piège est tendu, il ne manque plus que l'une des victimes soit en place.
Qui fera un faux pas ?

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 26 Nov 2014 - 13:54

Une carte comme seul repère...



Ed Regis avait l’air d’être partagé entre la terreur et l’agacement. Il ne voulait sans doute pas voir la vérité en face. La jeune femme elle la voyait bien ou plutôt la devinait aisément. Il ne fallait pas être très perspicace pour deviner ce qu’était cette substance blanche sur la flore avoisinante. Les araignées, Lola les avait en horreur. Elle savait qu’à la base ces petits êtres, surtout ceux qui vivaient en Europe, voisins des insectes et autres bestioles à plusieurs pattes n’était à priori pas dangereux pour elle et la race humaine en général. Les petites bêtes ne mangent pas les grosses comme beaucoup aiment le fanfaronné. Cependant dans la situation qui était la sienne à ce moment-là, la guide avait du mal de croire que ces créatures pouvaient posséder une taille inférieure à trente centimètres. La belge était de nature curieuse en général mais là, elle n’avait absolument aucune envie de savoir ce qui se cachait derrière ce paysage fantomatique. Déguerpir était son leit motiv du moment. D’autant plus qu’une alarme sonnait à n’en plus finir dans son radar intitulé « sixième sens ». Ils ne pouvaient pas rester et Ed ainsi que Marcos avaient l’air tout deux du même avis. Qui ne le serait pas mise à part un crétin ou un psychopathe…

- Le Paléontologue a dit de continuer alors on continue et on passe à travers la forêt. Y a rien ici ! On a pas croisé une seule espèce d'animal depuis notre arrivée. C'est île est déserte !

Lola regarda « Gros bras » sans cacher son dédain et sa colère. C’était quoi ce gros connard sans cervelle ? Pourquoi était-il venu ? Pour tous les tuer dans d’atroces souffrances ? Monsieur « stupidité à l’état pur » pris donc la tête de l’expédition et Linus lui emboîta le pas mais beaucoup moins sûre de lui. Les trois autres compères par contre eux ne bougeaient pas d’un poil. C’est alors que le paléontologue réagit en essayant de raisonner le duo. Ce qui eut comme conséquence qu’il se fit éjecter par le mastodonte contre un arbre quelques mètres plus loin. Lola était en rage de voir son compagnon traité de la sorte alors qu’il essayait de les sauver. Il n’y avait aucune alternative que la mort s’ils continuaient à marcher dans cette jungle immaculée. La jeune femme rêvait d’une seule chose, fausser compagnie à ces deux énergumènes qui n’avait l’air de servir à rien du tout sauf les mener à leur perte. Elle voulut aider Marcos à se relever mais cela n’eu pour effet que de lui causer plus de douleur. Malheureusement Lola n’était pas assez calme pour pouvoir lui prodiguer des soins efficaces. Il se releva tant bien que mal et lui sourit légèrement en lui faisant comprendre qu’ils n’avaient pas le choix et qu’ils devaient tous les suivre malgré tout. Linus et « Gros bras » étaient déjà plutôt loin lorsque le reste de l’expédition se remit en route non sans une très grande appréhension.

- Quand je vous le dirais, à toi et Ed, courez lui chuchota le paléontologue. Vu la taille des fils, ce n'est pas des petites araignées de grenier qui ont tissé ces toiles.

La jeune femme s’en doutait et c’est pourquoi elle se mit en tête de s’armer du mieux qu’elle pouvait. Lola ne possédait aucune arme fabriquée par la main de l’homme mais la guide se décida à chercher des yeux aux alentours une sorte de branche-bâton assez important pour frapper une araignée de plus de trente centimètres. Elle doutait fort que sa la protégerait convenablement mais c’était déjà mieux que d’avoir ces deux mains comme seules armes. Durant de longues minutes, elle de dénicha rien du tout. Son regard se perdait dans les méandres laiteux des toiles éparses. Elle finit par trouver une arme à son goût alors qu’ils arrivaient enfin à hauteur des deux autres. Son arme de fortune ressemblait à un bâton de pèlerin plus ou moins tordu avec une épaisseur d’environ trois centimètres et une longueur de 150 centimètres à la louche. Cette trouvaille la calma très légèrement et elle accepta avec un peu plus de philosophie le sort dans lequel elle se trouvait.

Lola marchait directement derrière Linus qui était toujours le nez sur l’écran de son petit ordinateur. Elle aurait voulu lui crier de fermer ça et de surveiller les alentours pour leur protection mais hausser le ton devait être passablement dangereux. Ils devaient se montrer le plus discret possible et peut être passeraient-ils inaperçu aux yeux de la faune autochtone. C’était un mince espoir mais la belge si accrochait comme elle pouvait. A un moment, en regardant le sol à ses pieds, la jeune brune remarqua qu’elle avait de la toile jusque sur ces chaussures. Ca la dégoûtait tellement qu’elle se mit à balayer avec son bâton de fortune l’espace devant elle pour essayer d’enlever le plus de toile possible. Elle fut un moment distraite par un bruit saugrenu de cliquetis non loin du groupe. Son rythme cardiaque s’accéléra tout en continuant sa besogne devant ses pieds. A cause de ce son, elle ne fit pas attention qu’elle était tout proche de Linus et son bâton vint se glisser malencontreusement dans les grandes jambes de son voisin de devant. Celui-ci fut surpris et laissa échapper un cri aigu en se vautrant complètement par terre en cognant violemment « Gros bras » au passage et en atterrissant sur son ordinateur. Lola était pétrifiée de terreur. Sans le vouloir elle avait fait tomber son compagnon et elle avait peur que celui-ci soit blessé, sans parler de l’état émotionnel du gorille devant elle. Il avait une tête toute prête à assassiner quelqu’un et cela la mortifiait à un point qu’elle croyait sa dernière heure arrivée. Monsieur Muscle s’approcha d’elle dans un grognement sourd et effrayant.

*Que quelqu’un me vienne en aide. Pitié je n’ai pas envie de mourir maintenant. Je suis trop jeune pour ça. S’il vous plait !*


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Ed Regis

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Jeu 27 Nov 2014 - 15:33

De toutes les araignées qui infestent les bois, Mégarachné, ce prédateur colossal aussi gros qu'un Labrador, est sans conteste la plus redoutable. Dans les profondeurs des forêts où la lumière du jour ne perce jamais, ce gigantesque monstre à huit pattes traque et piège des hardes entière de Porc sauvages, voire des proies plus imposantes comme des Parasaurolophus. Après avoir incapacité les créatures les plus massives avec son venin cytotoxique, il absorbera les entrailles liquéfié de ses proies paralysées mais toujours vivantes. Les victimes de taille humaines sont quant à elles enveloppées dans sa toile, quelque heures suffiront pour à réduire un homme en quartier gélatineux de chairs putréfiées, riche en protéine et prêt à être consommé. Les Mégarachnés sont connues pour prendre au piège des avanturiers ayant été assez fous pour s'établir trop prêt de leur territoire, car en dépit de leur imposant gabarit, elles peuvent recouvrir sans le moindre bruit un campement d'une toile épaisse comme le bras d'un homme. La créature n'a alors plus qu'à se repaître des créatures incapable de s'échapper.

Les premiers animaux qui pénétrèrent dans les bois primitifs furent d'abord les proies des araignées qui y vivaient. Ces monstres étaient heureusement rares car leur apparition signifiait au mieux une une migration précipitée, et au pire la disparition pure et simple de toute une espèce.

Puisqu'ils s'avéraient incapables de s'opposer à ces puissantes araignées, certaines espèces qui avaient découvert le venin hallucinogène commencèrent à évoluer rapidement pour survivre à l'extinction.

Nul ne peut connaître les pensées (si pensées il y a) cachées derrière les multiples yeux de ces monstres à huit pattes, mais quoi qu'il en soit, ces béhémoths n'attaquèrent pas sans raisons. Certaines se glissèrent à la limite des clairières et y observèrent les troupeaux de différentes espèces, laissées là, elles aussi par les humains qui les avaient recrées.
Au fil des années, nombre de Mégarachnés se complurent dans leur statut de divinité, demeurant sous terre dans un nid constitué des reste de leur victimes. Ces antres, qui abritent des montagnes d'ossements et d'enveloppes de toiles séchées. Des gouffres sinistres émergent alors les deux première pattes de l'araignée, puis le cauchemar boursouflé s'extirpe hors de sa tanière répugnante. Parée d'une carapace aussi noir que et dure qu'un quartz, la créature démoniaque peux atteindre la vitesse de cinquante kilomètres heure.

Heureusement pour nos amis, les Mégarachnés restent dans l'ombre et attendent patiemment leur heure. Dans le cas présent, notre groupe à réussi à franchir la fôret blanche sans trop de difficultés. Le stress était toujours à son comble et leurs yeux circulaient nerveusement de droit à gauche, prêt à réagir à la moindre attaque.
Ed observait Lola qui s'était armé d'un baton, la demoiselle semblait croire que son arme de pacotille allait lui être d'un grand secours, mais cela était aussi puérile que vain. C'était sans compté la chute de la demoiselle qui ricocha à la fois contre Linus et Hector.

Dans un excès de rage, le Colosse brandit sa machette en direction du geek qui eut presque la peur de sa vie, si bien qu'il en laissa tombé son matériel informatique qui se fracassa contre le sol...

C'était dramatique. Comment allaient-ils s'en sortir désormais ? Sans aucun moyen de communication et sans la matériel essentiel de ce jeune informaticien ? Tout le monde regardait la scène stupéfait. Hector se sentait aussi stupide qu'énervé, Linus semblait résolu et aucun son ne sortait de sa bouche. On pouvait cependant ressentir la colère de ce bout d'homme qui émanait de son corps chétif et frêle. Alors qu'il allait entrer dans un état de rage et sortir ses quatre vérités à la brute, un nouveau cliquetis rappela à nos baroudeurs la cruelle réalité face à laquelle ils se trouvaient.
Soudain, un immense mille pattes sortit d'une fougère réveillé par le bruit de l'appareil électronique tombé sur le sol. La créature aussi longue qu'un mini bus semblait mesuré plus de deux mètres et ressemblait fortement à un de ses insectes cauchemardesque que l'on pouvait voir dans des séries Z. Ed ne put s'empêcher de crier d'effroi, ce qui attira indirectement le monstre vers lui. Heureusement pour lui, l'idiot de service, brandissant sa machette comme un trophée, arriva sur son cheval noir pour trancher la tête du monstre. Mal lui en prit. L'arme blanche rebondissa sur la carapace solide de l'animal et elle fut projetée dans la toile épaisse qui se situait à proximité. Le mille pattes, quant à lui, apeuré par le geste d'Hector et ayant ressentit les vibrations du coup, décida de faire demi-tour. C'est alors que l'impensable se produisit.

Tandis que l'insecte géant rebroussait chemin, ce dernier effleura l'une des toiles posée sur un fougère et le spectacle qui s'en suivit fut cauchemardesque. En un instant, une vingtaines d'araignées de taille humaines se jetèrent sur l'animal robuste, si rapidement que le groupe ne semblait pas en croire ses yeux. A côté d'eux, trois autres avaient bondit vers l'endroit ou la machette s'était empêtrée. A quelques mètres derrières, c'était l'endroit ou Lola avait pris son bâton qui était désormais infesté. Et au dessus d'eux....

Le ciel était devenu noir, cataclysmique, comme si une pluie venue de l'enfer s'était mise à tombée. Pendus à leur toiles, une douzaine de Mégarachnés arrivaient sans se presser pour participer au festin. Ed était pétrifié, ne pouvait plus bouger. Il allait mourir ici. Il en était presque sur désormais. Machinalement, il plaqua la carte qu'il tenait dans ses mains au dessus de son visage pour se voiler la face et couvrir ses yeux de ce rêve horrifique. Mais rien n'y changeait. Les araignées géantes continuaient leur descente funèbre...

Son coeur battait la chamade, ses nerfs allaient lachés, la sueur coulait le long de son front et il n'avait même pas remarqué qu'il s'était uriner dessus. Le seul réflexe qu'il eut, presque naturel fut de courir, courir aussi vite qu'il le pouvait, en direction quelconque, loin de cette forêt macabre, loin de cette phobie destructrice. Courir pour sauver sa vie.

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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 30 Nov 2014 - 21:23

Lorsque le mille pattes se dressa ces pattes arrières à la manière d'un cobra, Marcos était à la fois terrifié et fasciné par cette créature venue d'un autre temps. Des dinosaures, des reptiles marins, volants, des ammonites, il en avait vu. Mais cet insecte qui ressemblait à un Arthropleura faisait référence à un temps bien plus ancien, bien plus archaïque encore : le Carbonifère. A cette époque, les araignées faisaient la taille d'un chien, mes milles pattes d'une voiture, les scorpions d'un loup et les libellules d'un aigle. Pourquoi ? Parce qu'a cette époque le taux d'oxygène dans l'air était de 35 % et non de 21 % comme aujourd'hui. Les insectes n'ont pas de poumons : ils filtrent l'air par des pores dans leur exosquelette chitineux. Plus ils sont grand, et plus leur carapace l'est aussi. Ils ont donc plus de pores, et peuvent donc respirer plus d'air. C'est ainsi que les arthropodes ont connu leur âge d'or au Carbonifère, entre -360 et -300 Ma. Mais il semblait bien qu'ils étaient de retour.

Le cris de terreur de Ed Regis le ramena à lui. Hector lui chargea le mille pattes et abattit sa machette sur la carapace de l'animal. Celle-ci rebondit sur la surface chitineuse et alla se planter dans une toile non loin. Apeuré, le mille pattes émit des cliquetis avec ses deux énormes mandibules. Il se plaqua ensuite sur le sol et partit en faisant demi-tour. Mais en un instant...

Le paléontologue commençait à relâcher son attention et à souffler un bon coup quand une myriade de cliquetis se fit entendre. En un instant, toute une meute de araignées de la taille d'un gros chien style Terre neuve surgirent de la sylve. Plusieurs spécimens se jetèrent sur le mille pattes. Celui-ci essayait tant bien que mal de se défendre. Les araignées essayaient de planter leur dard dans le corps du scolopendre, mais comme la machette, les dards rebondissaient sans de planter. Mais un dard se planta finalement entre deux des plaques chitineuses, là où l'articulation est apparente. Le mille pattes eu une réaction violente au venin et commença se tordre dans tout les sens comme animé par une terrible douleur (ce qui n'est pas le cas car les arthropodes ne ressentent pas la douleur). Les araignées en profitèrent alors et de concert retournèrent sur le dos le mille pattes géant. Sans défense, il se fit poignardé par une dizaine de dard dans les secondes qui suivirent.

Marcos était horrifié. Où fuir dans cette masse vivante d'araignées ? Comme pour répondre à sa question silencieuse, Ed Regis le bouscula dans sa fuite et s'enfonçant dans la forêt blanche en hurlant de peur. Marcos voulut le rattraper mais il était terrorisé.

L'eau rouge, immaculé de sang, les mâchoires du prédateur marin, l'explosion de la bonbonne d'air, les poissons carnivores nageant sous lui, les branches d'arbres lui lacérant la peau et le bras droit, la cuve en verre se brisant...

Lorsqu'une araignée se posa lourdement devant lui, le paléontologue revint à lui. Au lieu d'attaquer la créature dont il ne connaissait rien, il remit la machette dans son fourreau et se retourna vers Lola. Celle-ci semblait terrifiée et tétanisée. Il fallait partir d'ici bon sang ! Le paléontologue s'élança vers elle en courant. Il remarqua à ses pieds la tablette tactile du rat de laboratoire. Il se baissa dans sa course pour la ramasser et saisie de son autre main le poignet de Lola. Il la tira avec lui dans sa course pour la survie. Il entendait derrière lui les cliquetis des chélicérates et des hurlements. Impossible de savoir à qui ils appartenaient. Il fallait retourner sur ses pas, aller au lac, là où les araignées ne pourraient pas les suivre, puis retourner sur la plage. Ensuite, il faudrait contacter le bateau pour qu'il vienne les chercher.

Marcos et Lola atteignirent finalement la lisière de la « forêt blanche ». Le paléontologue lacha finalement son poignet, et repris son souffle. Ils avaient courut comme des dératés mais maintenant qu'ils étaient sortis de la forêt de toile, les araignées de devraient pas les suivre. La respiration haletante, il se tourna vers la documentaliste. Elle semblait aller bien. Il remarqua alors qu'il avait oublié Ed. Cet idiot avait foncé tête baissé dans la forêt. C'est alors qu'il se souvînt que c'était lui qui avait la carte.

« Et merde... » vociféra-t-il entre ses dents.


Le paléontologue espérait être enfin à bonne distance, mais sa joie fût de courte durée. Les cliquetis commencèrent à se faire entendre de nouveau. Le sang ne fit qu'un tour dans le corps de Marcos. Il prit la main de Lola et repartit en direction du lac au bord duquel ils avaient laissé l'embarcation qu'ils avaient utilisé pour venir. Au loin, entre les arbres, il apercevait l'éclat azuré de l'eau. Il n'osait pas regarder derrière lui où étaient ces bestioles. Il se contentait de courir tout droit, en essayant d’éviter les branches et les feuilles coupantes. Son pied se prit alors dans une racine et il s'étala de son long sur le sol entraînant Lola avec lui. A bout de force, épuisé et la respiration haletante, il se retourna sur le dos. Le paléontologue n'allait sûrement pas abandonner pour autant, mais quand le corps ne suit plus, ne peut en être autrement.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 30 Nov 2014 - 23:47

Cliquetis, cliquetis...
Le piège à fonctionné, les araignées géantes se ruent sur leur proie et s'attaquent férocement la carcasse de l'Arthropleura, le mille pattes géant.

Alors que Ed, Marcos et Lola ont pris la fuite, Linus se retrouve pris au piège face à une Mégarachné qui, tombée de ciel, s'est jeté sur son dos.
Hurlant de peur, ce dernier à cependant la chance d'être secouru in-extremis par Hector, armé cette fois-ci d'une arme à feu. Un bon coup de manche permet à l'homme baraqué de secourir le geek.

Le groupe s'extirpe de la forêt blanche et heureusement pour eux, ils semblent tous s'en être sortit vivant.

De retour prêt de la rivière, Lola et Marcos se rendent comptent qu'ils se sont trompé de chemin. Par chance, ils aperçoivent alors un bâtiment en ruine, en contrebas de la rivière, dans une vallée, à proximité d'un lac marécageux.
Observant attentivement le sol, ils remarquent les empruntes d'Ed Regis qui pointent dans cette direction.

Linus et Hector ne sont plus avec le reste du groupe. Il semblerait qu'ils se soient perdu en empruntant un autre chemin. Il faudra faire sans leur aide pour la suite...

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mar 2 Déc 2014 - 13:27

Une carte comme seul repère...



L’imagination de notre guide était déjà très fertile à la base mais pas au point de matérialiser dans son esprit ce qui allait apparaître sur la scène de leur tragico-comédie . La jeune femme n’avait pas eu le temps de battre des cils qu’une sorte de mille pattes géant se jeta littéralement sur eux et surtout sur l’avocat qui n’avait pas pu s’empêcher d’hurler d’effroi. Lola elle se contenta d’être tétanisée sur place. Son corps ne lui obéissait plus tandis que son esprit était en pleine alerte. C’était l’horreur à l’état pure et elle sentit ces entrailles bondirent dans tout son ventre. Lola pria pour Ed qui était à deux doigts de passer l’arme à gauche. Finalement, le gros ranger après avoir risqué la vie de tout le monde en les faisant continuer dans l’antre de ces monstres, se précipita sur l’animal avec sa machette dans le but de lui asséner le coup fatal. Sauf que la machette glissa sur la carapace ultra résistante de l’insecte de deux mètres de haut mais cela eut le mérite d’effrayer le monstre qui décida de rebrousser chemin au soulagement de toute l’équipe. Ils n’eurent pas une seule seconde pour souffler. En effet, en un instant des dizaines d’araignées d’environ 180 centimètres se ruèrent sur le millepatte pour se repaître de son squelette. Lola avait peur de s’évanouir de dégoût. Encore une fois elle avait imaginé la taille de ces arachnides mais Lola avait de nouveau vu beaucoup trop juste. C’était un véritable cauchemar et la belge ne pouvait toujours pas bouger tandis que Ed lui ne se privait pas de se carapater dans le sens opposé aux araignées sans prendre la peine de les attendre. Qui pouvait lui en vouloir de penser à sa vie avant tout. La peur et la terreur dénuait beaucoup d’homme de toute forme de courage ou de respect. Enfin pas tous…

Une araignée moins intéressée par le repas de l’insecte faussa compagnie à ses congénères et vint se plantée non loin de Marcos qui se trouvait à quelques pas de Lola. Cette dernière émit une sorte de hoquet de surprise et de peur. Le paléontologue quant à lui ne chercha pas à faire connaissance avec cette créature et se décida à lui aussi se sauver de cet endroit de malheur non sans oublier de ramasser l’ordinateur de Linus et de forcer le corps de Lola à se déplacer en la tirant par son poignet invalide. Ce qui la réveilla définitivement. La jeune femme n’avait jamais couru aussi vite de sa vie. Heureusement qu’elle avait pris son médicament il y a très peu de temps ou alors ces poumons lui aurait dit merde et à faute d’être dévorée par une araignée géante elle serait morte d’étouffement. Tout effort physique sans médocs était un véritable calvaire. Ils coururent sans s’arrêter encore de longues minutes pour enfin arriver à la lisière de cette forêt hantée. Le vert et l’oxygène réapparaissait peu à peu et ça redonna de l’espoir à la jeune femme. Ils s’arrêtèrent enfin pour reprendre leur souffle mais le cliquetis caractéristique repris de plus belle. Ce n’était pas fini. Le jeune homme la tira de nouveau pour une nouvelle course folle que Lola n’était pas certaine de supporter une nouvelle fois. Ils arrivèrent enfin en vue de la rivière de tout à l’heure et ce fut à ce moment que Marcos décida de se vautrer par terre en emportant Lola dans son sillage. Elle grogna de douleur en sentant le sol dure la plaquer sans aucune pitié. Marcos avait l’air épuisé. Lola se releva péniblement en essayant d’écouter attentivement le moindre bruit révélateur mais la jeune femme n’entendit plus rien aux alentours. Tout était redevenu silencieux. Était-ce bon signe ?

La documentaliste se dirigea vers Marcos pour l’aider à se relever non sans peine. Celui-ci repris son souffle durant de longues minutes a l’instar de la jeune femme. Plus aucun son n’arrivait à leurs oreilles. Ils restèrent cependant sur leur garde au cas où. Les sens de la belge se reposait peu à peu se qui présageait une relative tranquillité. Surtout en ce qui concernait les insectes et autres arachnides. Quelque chose en elle s’était brisé et elle n’aurait su dire quoi. Elle ne verrait plus les animaux de la même façon désormais. Et cela resterait inutile de la convaincre des bienfaits et des avantages qu’apportaient les insectes et les araignées sur les humains et la planète. Elle avait voulu une vie trépidante et hors du commun. Elle venait tout juste d’être servie mais sans s’y être préparée comme il le fallait. Marcos lui avait l’habitude de ce genre de danger et il était relativement préparé à cela. Lola elle non. Le calme revenu et son corps réagissant à nouveau, elle eut la nausée et se précipita derrière l’arbre le plus loin possible de Marcos pour que ce dernier n’entende pas trop en détail ce qu’elle faisait. C’était comme si la jeune femme avait dû exorciser le mal qui était entré en elle au moment même où la documentaliste avait posé son regard sur ces créatures du diable. C’était un véritable supplice de devoir rester ne fut ce qu’une journée de plus sur cette île maudite qu’était Vanthua. Cependant ils n’avaient pas le choix. Par moment Lola s’en voulait ou en voulait à Marcos ou encore aux deux imbéciles qui les avaient accompagnés et qui désormais étaient soit morts ou perdu elle ne savait où sur l’île. Tous ces sentiments négatifs mélangés et entremêlés lui subtilisaient toute son énergie. Lola était épuisée et elle aurait donné tout ce qu’elle avait pour pouvoir s’assoupir un moment.

Le couple se rendit bien vite compte qu’ils s’étaient trompés de chemin. De plus il fallait retrouver Regis qui ne survivrait pas longtemps seul dans cet endroit. La belge doutait fortement que c’était le genre d’homme débrouillard en toute circonstance. Elle aurait bien vu Marcos dans ce rôle mais pas Ed. Il fallait le retrouver car c’était également lui qui avait la seule carte de l’île. Lola vérifia si son matériel était encore utilisable et par chance celui-ci était resté intact malgré les chutes de Lola. Celle-ci en fut grandement soulagée et finit par sortir sa caméra. Elle devait relater ce qu’ils avaient vu et écrire serait trop long. Elle chercha le meilleur angle pour se filmer lorsqu’elle aperçut en contrebas de là où ils se trouvaient, une sorte de vallée marécageuse affublée d’un lac et  d’un bâtiment passablement en ruine. Elle en fit part à Marcos qui regarda l’endroit avec circonspection. Elle le regarda en attendant son verdict qui n’arrivait pas. Lola prit donc la parole :

- Je ne sais pas ce qui nous attend encore là-bas. Ed y est peut-être et il faut que nous le retrouvions le plus vite possible. Avouez que c’est un bon endroit pour se reposer et éventuellement se cacher. Mon instinct me dit d’y aller.

Elle lui sourit pour l’encourager. Ils ne pouvaient rien faire sans la carte de toute manière. Elle lui indiqua le chemin de la main et lui dit d’un air aussi joyeux que la situation le pouvait

- Après vous mon cher.

Maintenant qu’ils étaient seuls, elle se reprit à lui parler en français. C’était bête mais sa langue d’origine lui redonnait un peu d’espoir et de courage. Ils allaient retrouver Ed et s’en sortir indemnes. Il le fallait…



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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 7 Déc 2014 - 20:54

Sa respiration était haletante. Ses poumons le brulaient comme s'il venait de respirer du napalm. Sa course effréné dans la forêt l'avait laissé totalement exsangue. Contre toute attente, aucune attaque ne survînt alors qu'il était étalé sur le sol. Le paléontologue resta deux bonnes minutes sur le dos, à reprendre son souffle. Une main lui saisit alors l'épaule et l'attira vers le haut pour l'aider à se relever. En un instant, il se retrouva tête à tête avec celle qui l'avait aidé à se relever. C'était Lola... Dans leur course poursuite, elle avait perdu son chapeau que Marcos lui avait donné. De toute façon il était plus ou moins moche... A cause de toute cette aventure, quelques mèches rebelles se baladaient sur le front de la documentaliste ce que Marcos trouva très attirant. Devant ses grands yeux interrogateurs, le paléontologue articula un « merci » en adoptant une respiration plus calme et douce. D'aussi près, le paléontologue pouvait voir les moindres petits détails de son visage. Mais le doux spectacle fût de courte durée. D'un pas rapide, Lola s'éloigna derrière un arbre. Le paléontologue n'eut pas le droit de voir le spectacle mais il se doutait bien qu'elle était entrain de vomir ce qu'elle avait mangé dans le bateau le matin et la veille au soir. Personne ne pouvait lui en vouloir pour ça...

Quelques minutes plus tard, Lola revînt. Marcos en avait profité pour ranger dans son sac la tablette tactile qu'il avait volé à Linus. Lola s'était rincé la bouche et passé de l'eau sur le visage grâce à la gourde de son sac à dos. Le paléontologue avait déjà bu une bonne partie de sa gourde et la source d'eau qu'il avait suivit pourrait sûrement la remplir. Il se dirigea donc en compagnie de Lola vers l'eau qu'ils voyaient derrière les arbres. Lorsqu'il arriva, ce fût la douche froide. Marcos serra les dents pour ne pas dire encore une fois une injure. Ce n'était pas le lac gigantesque qu'ils avaient traversé à leur arrivé, mais un cour d'eau bien plus petit d'à peine 3 mètres de large. Il ne fallait pas montrer qu'il était affligé. Il fallait rester droit et montrer l'exemple. Lola n'avait encore jamais vécu une expérience semblable, lui si. Alors il devait la mettre en pratique. Premièrement, il fallait trouver un point positif à la situation. L'eau était assez clair et il y avait un débit suffisant pour qu'elle ne stagne pas et ne soit pas croupie. Pas de déchets majeurs non plus... Elle semblait propre à la consommation.

« Faute d'avoir trouvé le lac, au moins on a de l'eau qui semble potable. On la fera bouillir pour être sûr, j'ai vu ça dans les émissions de survie » fit-il avec une mine réjouit.

Comme pour montrer l'exemple, il sortit la gourde de son sac à dos et la plongea dans le petit ruisseau. Lorsqu'il se releva, il la vit figé. Craignant qu'elle soi tétanisé par la peur à la vue d'une araignée géante ou d'un autre arthropode gigantesque, le paléontologue regarda partout en prenant fermement la poignée de sa machette en main. C'est alors qu'il aperçut lui aussi le bâtiment en béton dissimulé entre les arbres que Lola venait de lui pointer du doigt. Il ressemblait à s'y méprendre au bunker sur Isla Nublar où il avait faillit mourir suite à l'attaque du Tyrannosaurus... Peut être dataient-ils de la même année à peu de chose près... Lola prit finalement la parole et proposa d'aller voir sous prétexte qu'il y avait des chances que Ed Regis s'y trouve et que l'endroit pourrait être un avant-poste intéressant. Elle lui sourit pour l'encourager, un sourire désarmeur à faire fondre un bloc de glace.

« Je ne peux pas refuser avec un sourire pareil » répondit-il finalement avec un clin d’œil.

C'est alors que Lola l'invita à avancer dans sa langue d'origine. Marcos se sentit sourire jusqu'aux oreilles. C'était rare qu'on lui parle en français car chez InGen, tout le monde parlait en anglais. Heureusement qu'il n'avait pas de difficultés en anglais pour s'exprimer et comprendre.

« Euh oui... » bredouilla-t-il. « Mais restez prudente et euh... derrière moi, je préfère. J'aime bien vous regarder vous savez, mais en un seul morceau ! »

Le paléontologue chercha un endroit pour passer le ruisseau au sec. Malheureusement il ne voyait aucun troncs d'arbres pour le passer au sec. Résolu, le paléontologue se mouilla et passa le cours d'eau. Heureusement, il n'en eut pas plus haut que les genoux. Il fit signe ensuite à Lola de traverser, ce qu'elle fit à son tour. Marcos sortit finalement sa machette. On ne savait pas ce qu'ils pouvaient trouver dans cette partie de la jungle, ni dans ce bâtiment. La porte en métal était fermé et il n'y avait pas de fenêtres. Personne ne pouvait donc savoir qu'ils arrivaient. Lorsque Marcos et Lola arrivèrent finalement devant la porte, ils observèrent alors qu'elle était entre ouverte. Tant mieux, car si elle aurait été fermé et verrouillé par un mot de passe quelconque, Marcos et Lola n'aurait jamais pus rentré. Le paléontologue poussa la lourde porte en métal couverte de mousse qui se mit alors à grincer. Il arrêta toute de suite son geste afin de ne pas se faire repérer. L’entrebâillement était assez grand pour pouvoir rentrer. Marcos mit un doigt sur ses lèvres pour faire comprendre à Lola qu'il ne fallait surtout pas faire de bruit, puis il s’engouffra dans le bâtiment.

L'intérieur était très délabré. Du lierre et de la mousse courraient sur les murs à l'entrée du corridor. Il y avait des néons accroché au plafond. Certains étaient cassés et à moitié décroché, mais certains étaient fonctionnels et même allumé. Il y avait peu de chance qu'ils soient resté allumé depuis si longtemps. Marcos pensait plutôt qu'Ed ou quelqu'un d'autre était passé par là.

« Quelqu'un est passé par là » chuchota-t-il en pointant les néons allumés. « Il faut être très prudent.»

Marcos serra fermement sa machette dans sa main. Il s'attendait à tout instant à ce qu'une de ces satanées araignées surgissent d'un des bureaux adjacents au couloir. A chaque fois qu'il franchissait une porte, il avait l'impression d'entendre une créature tapie derrière. Mais il n'en fût rien. Le paléontologue arriva finalement devant la porte d'une salle dont on pouvait y voir l'intérieur car à la place du mur il y avait une baie vitré. Le paléontologue regarda si il y avait du monde à l'intérieur, mais il y avait personne. Marcos ouvrit la porte d'un effroyable grincement.

« Il ne semble plus y avoir personne ici » fit-il à Lola d'une voix plus normal.

Il rentra dans la salle et actionna interrupteur tout rouillé. Les néons s'allumèrent un par un. Il y avait une foule de PC datant d'au moins quinze ans. Ils gros avec d'énormes unités centrales. Sur certains bureaux il y avait des disquettes, choses que l'on utilise plus depuis au moins dix ans. Mais ces ordinateurs obsolètes étaient peut être leur porte de sortie.

« On pourrait peut être appeler les autorités indonésiennes avec ses ordinateurs et ainsi on viendrait nous chercher » proposa-t-il.

L'idée sembla être accepter par Lola qui devait sûrement n'avoir qu'une envie sortir de cette île. Mais le paléontologue comptait bien essayer de percer les mystères de cet endroit. Les terroristes cherchaient quelque chose sur l'île, du moins d'après les rumeurs. Peut être que ce qu'ils cherchaient était là, à quelques mètres de lui...
Marcos se rapprocha des disquettes éparpillés. Pour les lire, il fallait un ordinateur en marche. Malheureusement, aucun n'étaient allumés. Soit ils étaient sûr un autre circuit électrique, soit il ne marchait plus. Pour en avoir le cœur net, le paléontologue devait trouver un compteur électrique.

« Lola, aidez moi à trouver un compteur électrique. »

Il se rendit alors compte qu'il l'avait vouvoyé.

« Enfin je voulait dire aide moi, s'il te plaît. »

Marcos se lança donc à la recherche, secondé de Lola Vandequechose, à la recherche d'un compteur électrique. Il n'eut pas à aller bien loin car il le trouva juste à coté de la porte d'entrée. Le jeune homme brun n'était pas très doué avec l'électricité. Des interrupteurs étaient baissé, alors sûrement fallait-il les levé. Il les ouvrit un par un mais cela n'eut pas le résultat escompté. La pièce se retrouva en un instant dans le noir. Énervé par la malchance qui lui tombait dessus depuis l'avant veille au soir, où il était tranquillement chez lui dans son bungalow, il frappa du point le compteur électrique. Pour tout effet résultant, Lola entendit un « Aye » dans le noir. Marcos se força à se détendre un peu. Il prit son sac à dos et chercha dedans sa lampe torche. Il la trouva sans peine et l'alluma. Marcos trifouilla ensuite les interrupteurs mais la lumière ne voulait pas revenir.

« Lola, par pitié, dis moi que tu sais faire marcher cette saloperie de boitier ! En attendant, je vais faire le tour de la pièce. »

Armé de sa lampe torche, la paléontologue fit le tour des bureaux. Il récupéra et mis dans son sac tout les documents papiers et les disquettes qu'il trouvait dans les terroirs et les placards. Quels secrets se cachaient-ils dans ces papiers ? Il allait avoir de quoi s'occuper en rentrant à Isla Nublar... C'est alors qu'un cadre accroché au mur retînt son attention. Marcos passa la main sur le cadre pour retirer la poussière et la crasse. Il y avait sous le verre une photo dans le cadre, une photo de quatre personnes. Marcos reconnût le visage de John Hammond assez facilement. Il semblait certes plus jeune sur la photo, mais pas de beaucoup. Il décrocha finalement le cadre du mur, le posa par terre, et écrasa d'un coup sec le cadre en verre. Ainsi, il pourrait la ramener sur Nublar et elle ne prendra pas beaucoup de place dans son sac. Il rangea la photo avec les documents récoltés et se dirigea vers Lola. Ce petit bout de femme encaissait bien l'adversité, et sans bronché. Elle méritait bien un peu de repos.


« Ça va Lola ? On peut faire une pause si tu veux. »  

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 28 Déc 2014 - 21:35



Le temps passait...
Nos deux jeunes égarés n'avaient toujours aucune nouvelle du groupe.
Le courant était la clef qu'il leur manquait pour pouvoir envoyer un message de détresse à l'hélicoptère de sauvetage, ou aux gardes côte. Pourtant, le boitier électrique avait besoin encore de deux fusible, car les précédents avaient grillés lors d'une coupure brutale du système.

Mais Marcos et Lola n'étaient pas dépourvus de solutions.
Le bâtiment était grand et les couloirs regorgeaient de surprises. Si le Paéontologue avait découvert une très belle photo des fondateurs d'InGen, il restait encore de nombreuses reliques à déterrer. Mais pour quelles options allaient opter le groupe ?

Allaient-ils s'engager dans l'aile Ouest, derrière une porte blindée, difficilement ouvrable sans courant électrique mais qui donnait accès au stockage du matériel et à la salle des machines ?
Ou se risqueraient-ils dans les couloirs poussiéreux du bâtiment ? D'ailleurs, ne serait-ce pas des bris de verre qu'ils venaient d'entendre ? Mais d'ou pouvaient-ils provenir ? S'agissait-il d'Ed ? Hector ou Linus ? Ou autre chose...?

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 7 Jan 2015 - 16:20

Une carte comme seul repère...



Elle régla son rythme de marche en fonction de celui de son collègue. Ce dernier se déplaçait de manière prudente et plutôt rapide. Plus le duo avançait vers leur découverte, plus l’anxiété reprenait le dessus sur l’esprit de la jeune femme. Il y a de cela quelques minutes elle avait tout fait pour paraître légère et ainsi minimiser les horreurs qu’ils venaient de vivre. Cependant il était inhumain de faire abstraction plus de dix minutes des risques qu’ils encouraient sur ce bout de terre flottant sur les eaux incertaines de l’océan indien. Sa mémoire lui passait en boucle un film rempli d’arachnides repoussants et prêt à tout pour manger de la chair fraiche. C’est avec plein d’appréhension qu’elle posa son regard sur la rivière qui déroulait un bandeau d’humidité à quelques centimètres de leurs chevilles fatiguées. Les deux amis n’avaient pas le choix que de traverser en espérant que le froid du cours d’eau ne leur transperce la peau jusqu’aux oreilles. Marcos en gentleman, se lança le premier pour juger de la profondeur, ce que secrètement Lola apprécia avec soulagement. Finalement la chance décida de les accompagner quelques secondes. En effet le cours d’eau n’allait pas plus haut que leur genoux et tout deux traversèrent sans encombres aucunes. Toutefois, se promener avec le bas du pantalon, les chaussures et autres chaussettes mouillées n’était pas des plus accommodants et des plus agréables. Mais Lola eu de nouveau une vision apocalyptique à l’esprit et décida donc d’ignorer son état jugeant celui-ci peut enclin à la rouspétance comparé à d’autres situations.

A l’approche de la bâtisse abandonnée, le paléontologue sortit une machette qui devait être son arme de prédilection. Lola, elle, n’avait aucune arme et cela valait mieux pour tout le monde. Le silence et la prudence étaient tout deux de la partie lorsqu’ils arrivèrent près du bâtiment. La belge l’observa avec grande attention. C’était une sorte de gros cube de couleur indéfinissable. Sa façade était ça et là recouverte de plantes grimpantes. L’absence de fenêtres intrigua Lola qui se demandait s’ils y verraient quelque chose à l’intérieur. Enfin, dernier ornement architectural de l’endroit était une porte plus ou moins grande en métal. A l’instar de la façade, celle-ci était verte de végétaux inconnus aux yeux de Lola. Elle n’était en aucun cas spécialiste de la flore de Vanthua. Le panneau de métal était déjà ouvert ce qui signifiait que quelqu’un ou, osait-elle le penser, quelque chose était arrivé avant eux. Était-ce l’avocat ? Ou bien d’autres araignées ? Lola répugnait à entrer mais lorsque Marcos s’engouffra prudemment par l’ouverture en lui faisant signe de ne pas faire de bruit, elle n’eut pas d’autre choix que de le suivre. Le jeune homme avait pousser la porte un peu plus loin en la faisant grincée ce qui eut pour effet de donner la chair de poule à Lola et d’augmenter son rythme cardiaque. Lui qui venait de lui demander de faire silence, c’était un peu raté. Lola grogna intérieurement de mécontentement.

A l’intérieur, la nature avait pris le dessus et les plantes grimpantes accaparaient les surfaces. La moindre petite parcelle était recouverte. Tout le mobilier était vieux et passé de mode. La poussière se disputait l’espace avec les végétaux. Tout était comme endormi et paisible. Lola était tellement absorbée par ce qu’elle voyait qu’elle en oublia la présence du jeune homme. Ce dernier la fit sursauter en lui montrant un néon allumé et en lui déclarant d’une voix basse :

« Quelqu'un est passé par là. Il faut être très prudent.»

Ils continuèrent ainsi de salles en salles encombrées identiquement du même genre de mobilier. Certaines avaient des néons allumés tout comme dans la salle d’entrée. Enfin, le couple tomba sur une grande baie vitrée qui tenait lieu de mur pour une nouvelle pièce, plus grande que les autres. La porte en était fermée. Cette dernière hurla sa douleur lorsque ces gonds usés et fatigués tournèrent sur eux-mêmes pour laisser passer les deux humains qui s’aventuraient à l’intérieur. Peu de temps après Marcos conclu qu’il n’y avait plus personne et il en fit part à sa compagne. La jeune femme par contre n’en était pas aussi certaine et resta donc très prudente. Elle ne lâcha plus Marcos du regard sauf pour s’attarder sur les nombreux ordinateurs derniers cris dans les années 90. Que pouvaient-ils bien avoir pu faire dans cette pièce ? A quoi servait ce bâtiment ? Tout à coup la vue des énormes murs de bétons qu’ils avaient vu en arrivant sur l’île lui revint en mémoire. Faisaient-ils des recherches top secrètes ? Créaient-ils des dinosaures comme sur Sorna et Nublar ? A quoi servait cette île ? La guide sortit son appareil prestement et prit rapidement quelques clichés à la dérobée. Ceci fait, elle rangea à nouveau son matériel et rejoignit Marcos qui lui proposa :

« On pourrait peut être appeler les autorités indonésiennes avec ses ordinateurs et ainsi on viendrait nous chercher »

Lola acquiesça de la tête. Cette idée était excellente. On viendrait les sauver et ainsi les sauveteurs pourraient également retrouver les autres membres de l’expédition avant que l’impensable ne se passe. Il fallait se presser. Elle ne voulait pas passer la semaine ici. Il fallait à tout prix refaire démarrer une de ces foutu bécane vieille de vingt ans. Soudain elle tomba sur un paquet de disquettes. Sa curiosité la poussa à mettre la main dessus et à les mettre dans son sac. Y avait-il des informations intéressantes sur ces choses datant de l’antiquité ? De retour au Costa Rica, elle trouverait sans doute le moyen de les lire. Son intuition la poussait à prendre ses sources d’informations et de le garder pour elle. La jeune femme n’avait pas risqué sa vie pour finalement ne rien connaître de cet endroit malsain et dangereux. Elle voulait savoir ce qui c’était passé ici et pourquoi tout était abandonné de vie humaine. Après un long conciliabule avec lui-même, Marcos demanda tout en s’emmêlant les pinceaux dans les pronoms personnels à utiliser pour appeler sa toute nouvelle collègue, à ce qu’elle l’aide à trouver un compteur électrique. Lola en sourit légèrement. Il n’avait pas encore l’habitude de la tutoyer. Du moins ce n’était pas encore un réflexe. La belge s’exécuta mais n’eut pas à chercher loin car son interlocuteur avait finit par en dénicher un à côté de la porte d’entrée.

Le bonheur d’avoir trouvé rapidement ce qu’il cherchait retomba comme un soufflé au fromage lorsqu’ils se rendirent compte que malgré les tentatives du paléontologue, l’électricité n’apparut pas comme dans certaines des autres salles. Le jeune homme s’en frustra et frappa sur le boitier qui lui dit merde en ne bronchant pas d’un poil. Exaspéré il demanda à sa compagne de bien vouloir essayer à son tour de faire fonctionner ce truc pendant qu’il faisait le tour de la pièce. *Il croit quoi lui ? Que c’est marqué électricienne ? Est-ce que j’ai une tête à faire fonctionner ce boitier ? Non mais franchement ?* Finalement la belge alluma la lampe de son IPhone pour éclairer le boitier et observer à l’intérieur. Peut-être qu’une idée lui illuminerais l’esprit. Lola ne vit rien d’extraordinaire et en conclut que ce devait être des fusibles qui avaient grillés. Mais comment savoir combien et surtout lesquels remplacer? La jeune femme passa la main sur les rangées de fusible. Avec son don, elle était assez sensible au courant de toutes sortes comme celui du sang ou bien de l’oxygène, le courant électrique en faisait partie également. Elle ferma les yeux et se concentra. Heureusement que Marcos n’était pas près d’elle, sinon il l’aurait prise pour une dingue écervelée. Lola n’avait pas envie d’expliquer qu’elle ressentait les choses différemment que les autres et qu’elle pouvait sentir le courant électrique à travers les fusibles. De longues minutes s’écoulèrent, le flux électrique était présent et les mains de Lola fourmillaient comme quand elle « guérissait ». La sensation qu’elle éprouvait était toujours très agréable et cela lui remit du baume au cœur. Elle finit par trouver ceux qui étaient défectueux. Ils n’étaient que deux. Ce ne serait pas bien difficile de les remplacer. Le problème restait tout de même là. Où en trouver ? Les deux compères allaient être obligés d’en chercher et ça ne devait surement pas trainer dans la pièce.

« Ça va Lola ? On peut faire une pause si tu veux. »

Elle lui répondit avec effroi :

- Non surtout pas ! Plus vite on aura quitté cette île, mieux ce sera pour tout le monde. Il y a deux fusibles de griller. Je viens de les enlever. Seulement, je ne sais pas trop où en trouver de nouveau. Je ne sais pas s’il est possible d’en prendre dans un boitier d’une pièce précédente ou l’électricité fonctionne. J’ai peur qu’on ne fasse tout péter. Mais il faut tenter le coup sinon on ne pourra rien faire.

A peine arriva-t-elle près de la porte pour sortir chercher d’autres fusible, qu’une onde d’inquiétude lui parcouru l’échine. Un frisson se propagea dans tout son corps. Un bruit de verre brisé fit bondir son cœur dans sa poitrine. Ils n’étaient déjà plus seuls. Finit la tranquillité et le bien être d’un foyer accueillant et lumineux… Elle croisa le regard de Marcos et lui chuchota :

On fait quoi maintenant ? On n’est pas du tout certain que ce soit Ed.

Lola s’éloigna légèrement de la porte et s’approcha de Marcos. Etre aussi proche de lui au point de le toucher était somme toute agréable. Ce sentiment s’évanouit rapidement lorsqu’ils entendirent encore une fois un son de brisure de verre. Le cauchemar recommançait.



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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Sam 10 Jan 2015 - 23:15

Quand Marcos lui avait demandé si elle voulait une pause, il s'attendait soit à un « oui, pourquoi pas », ou un « non merci ». Il ne s'attendait pas à une réaction si spontané et direct. Avait-il fait une bourde ? Quoi qu'il en soit, elle avait trouvé se qui clochait avec le compteur électrique. Deux fusibles étaient morts selon ses dires. Marcos ne pouvait que la croire vu qu'il n'y connaissait rien là dedans. L'électricité et lui ça faisait deux. Changer une ampoule allait encore, mais trifouiller un compteur électrique... Pourtant c'était bien avec un câble électrique qu'il avait explosé le mosasaurus en provenance d'Isla Muerta. Mais c'était relativement simple quand on y pense. Un câble en cuivre dénudé accroché à un harpon en métal, et avec la bouteille sous pression de James. Boum.
Mieux encore, Lola pensait pouvoir réparer l’installation. Mais ce n'était pas sans risque. Si elle ratait sa manipulation, tout le complexe pouvait se retrouver sans électricité, donc dans l'obscurité la plus total. Confiante, elle se dirigea alors vers la porte.
Il allait lui dire qu'il fallait tenter le tout pour le tout et qu'il était d'accord avec lui, même si il fallait rester super prudent, quand un bruit de verre brisé se fit entendre. Lola s’arrêta aussitôt, figée, comme si elle avait été piqué par une bestiole. Marcos aussitôt se mit à angoisser, même si ça ne se voyait pas autant. S'en suivit un long silence. Le paléontologue se colla contre le mur, au bord de la porte, et essaya d'entendre un bruit quelconque. Mais rien du tout. Lola vînt alors se coller contre le mur et aussi un peu contre Marcos au passage, ce qu'il eut tôt fait de remarquer. Lui qui était baladé d'endroits dangereux à d'autres endroits toujours plus dangereux, un petit peu de chaleur humaine ne lui faisait pas de mal. Finalement, Lola lui demanda ce qu'il fallait faire, et aussi émit l'hypothèse qu'il puisse s'agir d'Ed Regis. C'est vrai qu'il l'avait abandonné dans la forêt quelques minutes plus tôt... Enfin abandonné... C'était plutôt lui qui était partit de son coté en courant à travers la jungle. Et c'était aussi lui qui avait la seule carte de l'île... Il fallait bouger et faire quelques chose. Mais à bien y réfléchir, le paléontologue trouvait la situation plutôt plaisante, à être blottît ainsi à une demoiselle forte charmante, même si il l'a connaissait que depuis deux jours seulement. Sans compter qu'il voulait aussi récupérer tout ce qu'il pouvait en disquettes, dossiers, et autres informations importantes qu'ils pourraient trouver dans cette endroit qui avait été laissé à l'abandon depuis au moins dix ans...

« Et bien... je pourrais rester longtemps en ta compagnie, mais euh... il faut aller voir ce que c'est. » répondit-il finalement avec une pointe d'humour pour la faire déstresser un petit peu. « Si tu pouvais m'attendre ici et mettre dans mon sac tout ce que tu trouves en dossiers et disquettes, je t'en serais infiniment reconnaissante. On a de la chance y a un peu de lumière dans le couloir qui passe à travers la baie vitrée. Tu ne pourras pas être dans le noir total ainsi.»

La documentaliste finit par acquiescer d'un mouvement de la tête. Le paléontologue sortit sa machette de son fourreau accroché à sa ceinture et la sera fermement dans sa main droite.

« Ça craint rien hein. » chuchotea-t-il. « Si ça aurait été une bestiole, elle aurait renversé des trucs et fait pleins de bruit. Donc ça doit être Ed qui a fait tomber quelque chose. En même temps il a l'air d'être aussi empoté qu'une grand mère. Et puis si c'est le gros gars baraqué... ba j'ai ma machette hein ! » Il s’arrêta alors cherchant un truc rassurant à dire. « Je sais pas si c'est vous, enfin toi, ou moi que j’essaye de convaincre que c'est sans danger... »

Sans rien ajouté, il disparut dans le couloir et referma la porte de la salle des Pc derrière lui. Il était seul maintenant, dans le corridor. Le bout du couloir était éclairé que par un néon qui vacillait par moment. Il allait falloir s'en contenter. Machette en avant, il commença à marcher d'un pas le plus léger possible vers le bout du couloir. Chaque porte devant laquelle il passait était minutieux étudier pour voir si elles étaient ouvertes ou non, et si possible ce qu'il y avait derrière. Le paléontologue espérait entre un nouveau bruit, lui indiquant qu'il était sur la bonne voie, mais rien ne se faisait entendre à part le bruit de ses pas qu'il essayait tant bien que mal de camoufler.
La première porte passé donnait sur un local d’entretien. Il y avait encore les bidons de javels sur les étagères ainsi que les serpillières dans le coin de la pièce. La pièce suivante, à gauche cette-fois si, semblait être un mess. Marcos rentra prudemment dans celle-ci. Il se pouvait que ce soit Linus, Hector ou bien Ed Regis qui recherchait à boire ou à manger. La nourriture devait surement être périmée depuis le temps mais l'eau dans le réseau fluvial pouvait venir d'une source toujours potable. A bien y réfléchir, il préférait que ce soit M.Regis. Hector aurait sûrement envie de lui remettre une droite de lui broyer les cottes à coups de rangers, et Linus semblait pas être une personne de confiance. Ed Regis non plus certes... mais toujours plus que les deux autres.
Les longues tables alignées, un raye où poser son plateau pour choisir son entrée, son plat principal et son dessert ; on se serait crû dans un mess de collège où de lycée, mais avec un laissé-allé de vingt ans. Comme le reste du bâtiment, tout était couvert de crasses, de toiles d’araignée ( petites araignées ) et de poussières. Voyant que la pièce était vide, il fit demi tours et retourna dans le couloir. Il y avait ensuite deux escalier et un ascenseur qui permettait d’accéder aux niveaux inférieurs.
Marcos continua son chemin et arriva finalement au bout du long couloir. Les autres portes étaient verrouillés et il était donc impossible de savoir ce qu'il y avait à l'intérieur. Il ne restait donc plus qu'une porte, cette porte. Sur cette porte il y avait une plaquette métallique fixé. Le paléontologue passa sons pousse dessus pour pouvoir lire ce qui y était inscrit sous la saleté.

Dr W.Wörst Secteur de recherche

Marcos se le répéta plusieurs fois dans sa tête afin de bien mémoriser cette information qui était peut être capitale. Docteur W.Wörst... avec internet on trouve tout ce que l'on cherche aujourd'hui. Marcos verrait de qui il s'agit un fois rentré sur Isla Nublar. Là il y avait une porte à ouvrir. Le bruit ne pouvait venir que de là. La porte était fermé mais sûrement pas à clef. Il pourrait l'ouvrir d'un coup sec et surprendre la personne ou la bestiole qui était dedans. Quoi qu'en réalité il était impossible que ce soit une de ces créatures de l'extérieur. Ils étaient sous terre. Donc le seul moyen de sortir était la porte qu'ils avaient emprunté, lui et Lola. Même si il y avait une autre porte elle ne pouvait donner que sur un couloir, pas un bureau. Ni les araignées géantes ni l'arthropleura, car il avait reconnu cet arthropode mythique, ne pouvaient ouvrir et fermer la porte volontairement comme ça. Mais comment avait-on pût les recréer génétiquement? Ces animaux dataient du Carbonifère, une période bien plus ancienne que celle où les dinosaures et leurs contemporains avaient vécus. De plus, au Carbonifère, il n'y avait pas de moustique pour piquer les animaux et, de toutes façons, il était impossible de piquer et de traverser avec un dard de moustique la carapace de l'arthropleura. InGen avait donc trouver le moyen de cloner des animaux à partir d'un bout de carapace fossilisée... Mais trêve de bavardage. Il fallait rentrer dans le bureau, si s'en était vraiment un. Mais qu'est ce qu'il l'attendait derrière ? Et qui ? De sa main libre, il poussa la porte d'un coup assez sec et machette brandie devant lui, entra dans la pièce.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 11 Jan 2015 - 16:11

La porte s'ouvrit brusquement et fit peur à ce qui ressemblait à une libellule de taille disproportionnée. Effrayée, l'insecte déguerpit par la fenêtre brisée par laquelle elle était très certainement entrée. Au sol gisait ce qui ressemblait à un cadre photo portant les mêmes visages que précédemment trouvé. Une seule différence marquait cette image figée dans le temps, un enfant nourrisson était porté par un couple. A leur côté se dressait une nouvelle fois John Hammond, un homme souriant avec une ressemblance frappante entre lui et l'ancien PDG d'InGen et l'autre inconnu que Marcos n'avait jamais vu auparavant.
Les débris de verre avaient cependant permis à la photo de se dégager et au dos de cette dernière étaient inscrits les mots suivants :


"Tous nos voeux de bonheur à Mr et Mme Moore. La famille s'agrandit."

J et P . Hammond. / H.X



C'est alors que Marcos se rendit compte de la vrai nature de cette pièce...




Des livres, des jouets pour enfants que la poussière et la végétation avaient recouvert gisaient sur le sol. Un hochet, une tétine. Un landau en bois, pourri par des années d'inutilisation.
Il ne fallait pas grand chose pour comprendre et faire le rapprochement...

Une plaquette tomba de la porte. Un deuxième nom ? Il n'y avait pas vraiment fait attention. Le nom lui apparu comme d'une logique évidente. "Mary Moore - Responsable Laboratoire Botanique".

On pouvait noté, après un moment d'observation que la poubelle avait été utilisé pour briser des documents et rien n'était récupérable. Tout semblait indiqué dans cette pièce un départ précipité.



---------------------------------------------------

De son côté Lola, inquiète, avait continué les recherches dans les salles à proximité et avait finalement mis la main sur une piste à suivre : les cables électriques semblaient convergé à deux endroits principaux : le Self et les étages inférieur. Remettre le courant permettrait certainement de visiter ce secteur inaccessible et pourquoi pas : trouver une endroit ou passer la nuit, car après tout, le temps passe et le crépuscule est déjà là.

L'avantage, c'est que le Self était une des pièces les mieux préservée et qu'elle dénicherait le matériel adéquat à coup sure.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 14 Jan 2015 - 16:29

Une carte comme seul repère...



Ils restèrent prostrés tous les deux à écouter le silence qui dominait à nouveau l’espace autour d’eux. Les secondes s’écoulèrent sans que les bruits de brisures de verre ne se fassent entendre à nouveau. Finalement le paléontologue répondit à la jeune femme à ses côtés. Celui-ci avait décidé d’aller jeter un coup d’œil du côté où provenaient les bruits suspects. Lola voulu protester car elle répugnait à laisser aller cet homme au-delà de danger peut-être trop important pour lui qui était seul avec seulement une machette à la main. Finalement, la jeune femme fut devancée par son interlocuteur qui lui demanda, pendant qu’il serait absent, de ramasser le plus de documents et de disquettes possibles et de les mettre dans son sac à lui. Elle n’avait pas eu la conscience très tranquille en s’emparant tout à l’heure d’une pile de disquettes qui trainaient sur un des bureaux mais désormais la belge n’en avait plus rien à faire car c’était son collègue qui lui demandait de faire exactement la même chose. Après avoir suivi Marcos aussi loin que ces yeux le lui permettaient, Lola se mit donc au travail non sans grande inquiétude et un certain agacement. Elle ramassa tout ce qui lui tombait sous la main et qui méritait toute leur attention. Dossiers, analyses, étiquettes, photographies, journaux etc. La documentaliste finit donc par remplir le sac de Marcos et également le sien. Ils auraient de quoi faire quand ils rentreraient sur Nublar. Enfin s’ils avaient l’occasion de faire le voyage retour. L’idée de rester sur Isla Vanthua morte ou vive lui  traversa un moment l’esprit. Elle déglutit avec difficulté. Elle mourrait de soif et ses muscles étaient tendus comme des baguettes. De plus sa respiration, avec l’air vicié de l’endroit, ne se faisait plus aussi facilement. Malgré le fait qu’elle l’avait refusé à Marcos elle prit quand même une petite pause pour prendre à nouveau un médoc et se désaltérer.

Une fois choses faite, la belge ne bougea plus d’un pouce pendant quelques minutes pour essayer de capter un bruit quelconque qui pourrait lui donner un indice sur le sort de Marcos ou de toute autres forme de vie. Plus rien. Elle se sentait bien seule assise par terre à espérer que le paléontologue revienne sain et sauf avec de nouvelles informations. Les minutes tournaient et la journée n’allait sans doute pas tarder à laisser place à la nuit dehors. C’est pourquoi, malgré sa peur, elle finit par sortir de la pièce pour aller inspecter les salles alentours pour peut-être dénicher un endroit sure pour leur toute première nuit ensemble. On ne pouvait pas rêver mieux que cet endroit glauque et ténébreux dans lequel ils étaient. La jeune femme déambula en silence et avec la plus grande prudence. Elle finit par remarquer quelque chose d’intéressant qui courait tout le long des murs : des câbles électriques. Peut-être que si elle les suivait, la guide aurait une chance de dénicher un endroit intéressant où elle trouverait enfin ce qu’elle cherchait. Cette perspective un tant soit peu agréable la décida donc à suivre les circuits. L’atmosphère dans les couloirs était lourde et malsaine. La jeune femme s’efforça à respirer convenablement. Tout en continuant elle réfléchissait sur ce que pouvait-être cet endroit et ce que l’on y faisait. Les araignées qui les avaient poursuivies s’étaient arrêtées à un certain endroit. Les arachnides ne venaient donc pas dans cette partie de l’île. Elle s’imagina des scientifiques et des savants fous derrière des masques se livrant à des manipulations génétiques. Des images de bocaux de formol avec des hybrides dinosaures et insectes la firent arrêter tout net. Elle chassa vite ses images de sa tête mais rien n’y fit. Elle supposa que les araignées géantes avaient été créées ici même. De telles créatures n’étaient pas nées de manière naturelle. C’était impossible. Cette ambiance de mort et de folie allait finir par la rendre folle elle aussi.

La jeune femme finit par arriver à un endroit où le réseau électrique convergeait en deux endroits bien distincts. D’un côté il prenait le chemin des étages inférieurs et d’un autre côté le circuit arrivait dans une sorte de cantine qui ressemblait beaucoup à celle que l’on pouvait croiser dans les écoles. Elle braqua son regard vers la porte qui menait vers les étages inférieurs et eut une nouvelle fois un frisson qui lui fit remonter une peur bestiale comme elle n’avait jamais eu l’occasion d’en ressentir. Lola resta figée un moment comme hypnotisée par les relents qui se dégageaient de ses sous-sols inhospitaliers. La jeune femme avec une volonté surprenante s’arracha à la contemplation de cet endroit diabolique et se dirigea dans la salle de cantine.  Elle dénicha assez rapidement ce qui semblait être le boitier électrique de la salle à manger. Un self figé dans le temps qui n’avait plus accueilli de technicienne de surface depuis des lustres. De longues tables étaient alignées un peu genre la salle commune dans Harry Potter mais en beaucoup moins propre et luxueux. Cependant cet endroit avait l’air mieux conservé et plus sécurisant que les endroits où elle avait déjà pu se rendre. La guide se décida donc à prendre deux fusibles intacts non sans avoir au préalable vérifié avec sa « technique » si ceux-ci était opérationnels. Si ces deux machins fonctionnaient bien, elle allait pouvoir enfin se rendre utile et ainsi rétablir le courant dans la salle informatique. Ce qui les aiderait à appeler de l’aide sur le continent.

Encouragée par cette perspective elle s’empara des fusibles et sans se retourner et perde du temps elle retourna en quatrième vitesse à la pièce des ordinateurs. Elle n’avait rien croisé en chemin et s’inquiéta de nouveau pour Marcos. Que faisait-il ? Avait-il trouvé la source du bruit ? Était-il toujours en vie ? L’idée d’être seule définitivement la paniqua un instant. Une fois arrivée à destination, Lola repris son souffle calmement. Le paléontologue était un grand garçon et la jeune femme lui faisait confiance. Cependant, une petite partie d’elle-même restait continuellement inquiète. Cette petite partie lui disait que Marcos était une personne rare même si elle ne le connaissait que depuis quelques heures. Son intuition au sujet des gens qu’elle rencontrait était souvent la bonne. La jeune femme respira à nouveau un bon coup et remit ses idées en place. Elle se dirigea vers le boitier avec la lampe de poche de son iphone et commença par abaisser le différentiel pour ne pas se faire électrocuter. Ce serait vraiment con de perdre connaissance à cet instant. Ensuite elle essaya de mettre les fusibles qu’elle avait trouvé au self dans les deux trous ce qui ne fut pas simple. La documentaliste n’était pas électricienne et elle peina pour enfin réussir à mettre les deux pièces manquantes. Le suspens était à son comble. Elle ferma les yeux un instant et pria les instances divines pour que tout fonctionne correctement. Lola remonta le différentiel et pendant une secondes rien ne bougea. Mais le néon au-dessus de sa tête commença à bourdonner et finalement cinq sur les neufs accroché au plafond s’allumèrent. Les quatre autres devaient être défectueux. C’était mieux que rien et Lola était fort heureuse d’y être arrivée.

Elle se réjouit un instant avant de réfléchir à nouveau. Il devait être tard et Marcos n’était toujours pas revenu. Que devait-elle faire ? Elle s’assit un instant sur une chaise de bureau pour penser à la situation quand un gargouillis sonore se fit entendre de son estomac mis à rude épreuve durant toute la journée. Il n’avait presque rien mangé et son corps se manifestait car on l’oubliait et ça devenait critique pour la suite. Il fallait rester en bonne santé et pour cela ils devaient se nourrir et s’hydrater. Elle décida donc après avoir éteint les néons et repris les fusibles de retourner au self pour essayer de trouver quelque chose à se mettre sous la dent. La jeune femme avait très peu d’espoir de trouver quelque chose d’encore comestible mais savait-on jamais… De plus le self était un endroit sure pour passer la nuit. Ils retourneraient à la salle informatique le matin suivant pour allumer un ordi et appeler de l’aide.

Pour l’instant le principal était de trouver à manger et à boire. Plus important encore, retrouver Marcos. Une fois arrivée elle remit en place les fusibles et alluma. Ensuite, la guide se mit à fouiller derrière le self dans les armoires et les étagères en inox. Il y avait des conserves périmées depuis des années et la documentaliste imagina l’état des aliments à l’intérieur. Elle fit une grimace de dégoût lorsqu’elle tomba enfin sur un paquet de pates de 500 grammes. Les pates pouvaient passer des années et rester comestibles. C’était une denrée non périssable et la jeune femme avait une chance de dingue. Elle trouva aisément les ustensiles de cuisine et un peu de sel cristallisé qui avait un aspect bizarre mais Lola ne voulait pas faire la difficile. Elle finit par s’arrêter et faire l’inventaire de ce qu’elle avait trouvé et plaça le tout sur le comptoir du self derrière elle. S’y trouvait : une casserole, une passoire en inox toute cabossée, 2 assiettes, 2 verres, 2 paires de couverts, un paquet de pâtes, un peu de sel et découvertes du siècle elle avait réussi à faire aller le gaz qui servirait à cuire les pâtes qui seraient blanches malheureusement car elle n’avait rien trouvé de non périmé qui servirait à la sauce. Ils se conteraient de ça. Pour dessert Lola avait deux pommes et des barres de céréales. Elle espérait également que l’eau soit potable. Si non elle pourrait la faire bouillir au cas où. Maintenant qu’elle avait tant bien que mal improvisé un repas dans sa tête, la belge se décida à retrouver son compagnon. Il était tard et il ne fallait pas rester à rôder dans les couloirs la nuit.

Elle n’eut pas à chercher bien longtemps. Au fond d’un couloir Lola entendit du bruit et se figea à nouveau en regardant dans la direction. Habituée à l’obscurité, ce fut finalement avec soulagement qu’elle remarqua son collègue dans le cadre d’une porte. Elle s’approcha lentement mais pas trop prêt au cas où elle le surprendrait et qu’il ne fasse un geste de reflexe vers la jeune femme. Enfin elle le retrouvait. Il avait une mine songeuse et perplexe. Qu’avait-il découvert ? Pas Ed en tout cas. La belge ne le voyait nulle part. Elle s’arrêta et dit d’une voix douce et avec un sourire:

- Enfin te revoilà. Tu m’as manqué tu sais. Il est tard je pense. Tu ne veux pas qu’on aille au self pour être plus tranquille et que tu me dises ce que tu as trouvé ? Ed n’a pas l’air d’être dans le coin apparemment. Et puis faut manger malgré tout. On ne va pas tenir sinon.

Voyant qu’il était encore dans ces réflexions, elle se mit derrière lui et posa sa main à plat dans son dos pour le pousser vers le self. Elle lui dit :

- Aller Docteur Shannon, réveillez-vous et faites-moi le plaisir de me suivre. Un excellent repas vous attend là-bas…


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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 14 Jan 2015 - 23:46

Une personne ou créature, que se cachait-il derrière cette porte ? Finalement, il s'agissait d'une créature. Et quelle créature ! Une méganeura. Encore un arthropode légendaire dans le milieu de la paléontologie. Le plus grand insecte volant qui est jamais existé ! Et aussi la première créature qui est jamais volée ! Bien avant la première chauve souris, le premier oiseau, le premier ptérosaure, ces bestioles volait déjà dans les forêt tropical du carbonifère.  La libellule de la taille d'un aigle virevolta dans la pièce, cherchant un échappatoire dans un bourdonnement assourdissant. Le paléontologue brandit alors sa machette devant sa tête car on ne connaissait pas encore le comportement de ces animaux. Peut être étaient-ils végétariens, ou bien encore de farouches prédateurs. Finalement, la méganeura sortit par une fenêtre brisé par laquelle s'échapper une douce lumière mais aussi du lierres et de la mousse. Marcos se rapprocha prudemment de la fenêtre pour observer ce qu'il y avait dehors. Il vît alors qu'il y avait dehors un sentier de terre, presque entièrement détruit par la végétation. Ce sentier devait forcement mener quelque part, comme un port ou des baraquements. C'était un détail à ne pas négliger. Un autre détail important était que le bâtiment était donc dissimulé dans une butte. Ainsi ce niveau, le -1, qui était sous terre là où il était rentré, sortait donc de l'autre coté. Il fallait informer Lola de tout ça. Il fit alors demi tour et observa la pièce. La première chose qu'il remarqua fut le landau en bois, pourrit. En se rapprochant, il vit qu'il y avait un hochet à l'intérieur, lui aussi recouvert de mousse et plus en état d'être utilisé. Au pied du landau gisait des bouts de verres. En suivant la trajectoire des éclats, il trouva un cadre photo, en miette, devant le bureau d'où il était tombé. Le paléontologue ramassa la photo et l'observa plus attentivement. Il y avait les même personnes que sur la première photo, soit John Hammond, en plus jeune, un jeune homme brun, un jeune couple ( on pouvait en déduire que c'était un couple car l'homme prenait dans ses bras la jeune femme). Et dans les bras de la jeune femme, il y avait un bébé. Le paléontologue tourna alors la photo pour savoir la date où elle avait été prise, chose qui est généralement imprimé sur le verso des photos développées des pellicules. Il eut sa réponse, et bien plus encore. Donc la photo datait de 1991, soit 22 ans. Et surtout, le plus important, il y avait un message écrit au style noir.


"Tous nos vœux de bonheur à Mr et Mme Moore. La famille s'agrandit."

J et P . Hammond. / H.X


« Nom de Dieu ! » ne put retenir Marcos devant une telle surprise.

Combien y avait-il de chances que ces Moore soient de la même famille que Shaélynn Moore ? Et si ce bébé était... Le paléontologue fit un bref calcul. 1991... le bébé devait avoir 22 ans aujourd'hui. Quelle âge avait Shaélynn ? Le paléontologue était sûr désormais que c'était elle. Elle devait avoir 22 ou 23 ans dans ces eaux là. Donc le couple sur les photos étaient ces parents. Qui était alors le jeune homme brun ? Peut être ce fameux H.X... Les jouets, les hochets, le landau... Shaelynn avait donc commencer par grandir ici... Le savait-elle elle même ?
Marcos rangea finalement la photo dans sa poche droite de pantalon. Il observa ensuite le bureau. Il y avait un gros PC qui ne datait pas d'hier, ainsi qu'une pile de dossier étalé. Il en ouvrit quelque uns pour voir de quoi ils parlaient. Des dossiers sur des cellules et des plantes clonées. Il avait une envie furieuse de s’asseoir sur la chaise, et de lire les dossiers comme on lit un roman sur un banc au soleil pendant les vacances, mais il savait qu'au fond, il devait se concentrer sur sa survie ainsi que sur la survie de Lola. Il prit tous les dossiers et en fit un tas qu'il ramenait à Lola car elle avait son sac. Il ouvrit les tiroirs du bureau et trouva quelques disquettes qu'il mit dans ses poches. Il remarqua alors en se relevant après avoir fouillé le dernier tiroir qu'il y avait un autre bureau, plus petit, plus loin dans la pièce. En même temps, cette pièce était gigantesque. Ainsi elle était partagé et deux personnes au moins travaillaient ici. Peut être le mari de Mme Moore... Ou alors ce W.Worst ? Il n'y avait rien sur le bureau à part un PC. Mais les tiroirs étaient pleins de feuilles et de dossiers. Sûrement un maniaque du rangement...

Alors qu'il allait finalement se rendre au près de Lola pour voir si elle allait toujours bien ( ce qui est relatif sur cette île ), il entend un bruit cristallin, comme le bruit d'un diapason, venant du sol. Quand Marcos regarda ce qu'il avait percuté, il remarqua qu'il s'agissait d'une petite plaque, comme celle fixé sur la porte. Lorsqu'il regarda la porte qu'il avait laissé ouverte, il remarqua alors, sous la première plaque, deux petits trous de fixation remplis par la saleté. Ce bureau avait donc appartenu à ce docteur Worst et à la personne indiquée sur la plaquette qu'il avait dans les mains :

Mary Moore, responsable laboratoire botanique

En se tournant face au couloir, il tomba nez à nez avec Lola. Surprit, il fut un pas en arrière. Le paléontologue était tellement absorbé dans ses nouvelles découvertes qu'il s'était un peu décrocher de la réalité. Lola semblait lui parler mais il ne l'écoutait pas vraiment. Tous ce qu'il venait de découvrir était si gigantesque ! Si Marcos avait juste, les parents de Shaelynn Moore, celle qu'il avait côtoyé à plusieurs reprises durant plusieurs missions, avaient travaillé pour InGen il y avait vingts ans ! Et Shaelynn avait vécu ici lorsqu'elle était un poupon et que l'île était encore sous contrôle. Et il y avait ce docteur Worst. Sûrement était-il le prédécesseur d'Elina Moldovan et du célébrissime Henry Yu avant elle. Les Moores et Worst avaient sûrement travaillé ensemble sur ces insectes du carbonifère qui hantaient la forêt.


Une main dans le dos le sortit finalement de ses pensées. Lola parlait d'un repas. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour le faire réémerger. Le paléontologue se laissa entraîner sans se poser de question. Lola le poussa donc jusqu'au mess. Marcos remarqua aussitôt la casserole fumante sur la plaque chauffante.

« Tu cuisines quoi ? Parce que cet endroit date d'il y a vingt ans. Et à mon avis ce qu'il y avait dans le frigo à dut pourrir depuis le temps... »  

Lola lui précisa que c'était des pâtes, et que ça se conservait très longtemps.

« Certes, mais vingt ans... »

Marcos se rapprocha de la casserole. Les pâtes étaient en train de cuir. Le paléontologue suivit huma alors la vapeur qui s'échappait et laissa échapper une grimace.

« Non je suis désolé. Je suis très mauvais cuisinier, mais là faut se l'avouer, ça put. Je sais pas si c'est l'eau ou les pâtes, mais ça put. Sent tu verras par toi même ! »

Lola sentit à son tour la plâtrée de nouilles. Elle essaya tant bien que mal de cacher la petite grimace de dégouts car elle devait sûrement y tenir à ses nouilles, mais il fallait se l'avouer ce n'était plus bon.

« Ça pourrait sûrement réveiller un mort ça mais tenir quelqu'un en forme... »

Il remarqua alors la mine déconfite de la jeune femme.

« Mais fait pas cette tête... j'ai de la viande séchée dans mon sac, on a des barres de céréales. Demain on part et tout ira bien ! »

Il ne fallait pas qu'elle perde le moral, surtout pas. C'est la première chose à faire pour échouer en situation de survie. Tout les récits de personnes qui se sont retrouvées en situation de survie attestent de la même chose : c'est la volonté de survie et l'espoir de revoir les gens qui leurs sont chers qui poussent une personne à survivre et à dépasser ses limites. Il faut voir les bons cotés, mais aussi appréhender les pires choses qui pourraient arriver.

« Et puis je dois avouer que même si la nourriture est plus bonne, je suis content qu'un petit bout de femme me fasse à manger. Ça me fait plaisir compte tenu le bourbier dans lequel nous sommes ! »

Lui montrer que ce qu'elle a fait était utile, même que d'un point de vue psychologique.

« Tient j'ai une idée. On va jeter ses nouilles et mettre de l'eau à bouillir. Même dans un milieu tropical on peut souffrir de déshydratation. Je te laisse surveiller que ça déborde pas, et puis faire l'inventaire du miam miam. Moi je vais aller boucher les ouvertures pour pas que l'on ait des invités indésirables, et accessoirement trouver des toilettes. Pas de bêtises ! »

Il s'éclipsa alors et retourna dans le bureau où avait vécu Shaelynn avait vécu ses premiers mois. Une furieuse envie de fouiller partout le prit à nouveau mais il ne pouvait pas faire attendre Lola très longtemps. Il remarqua alors une très haute armoire contre le mur. En rassemblant ses forces, il la fit glisser tant bien que mal pour finalement boucher l'ouverture de la fenêtre par laquelle est entrée et sortie la méganeura. L'armoire était imposante et un animal assez gros pour pouvoir la déplacer ne pourrait dans tout les cas pas entrer par le cadre de la fenêtre trop étroit. Pour ne pas être tenté de rester dans la pièce, il s'éclipsa et se dirigea vers la porte d'entrée du bâtiment. Il la ferma entièrement puis la verrouilla à l'aide d'un loquet manuel utilisable lorsque le manuel électronique est hors service comme il était le cas actuellement. Il se remémora alors avoir vu quelque chose d’intéressant dans le bureau de M.Moore. Il y retourna alors d'un pas rapide et trouva ce qu'il cherchait. Il prit dans le parc pour bambin l'espèce de couette délabré, ainsi que les dossiers et l'assise, qui étaient à l'intérieur remplis de mousses. Ainsi, le sac de couchage unique qu'il avait, car Terrence en avait oublié un, fait exprès ou non, ne reposerait pas sur le sol crasseux. La mousse était pas en très bonne état mais ce n'est pas comme si ils allaient dormir en contact direct avec. Content de se qu'il avait récupéré, soit une couette et quatre rectangle en mousse, il se rendit sans faire de bruit à la cuisine pour faire la surprise à la documentaliste. Sur le chemin, il chercha les toilettes, qu'il trouva, et laissa la porte ouvertes dans le couloir pour que Lola repère l'endroit facilement.

Lorsqu'il arriva, il vit Lola en train de sortir les barres de céréales. Elle était toute mignonne avec sa chemise un peu ouverte, son débardeur blanc en dessous et son pantalon en toile avec les pattes toujours mouillés à cause du cours d'eau. Un petit feu ferait sûrement sécher tout ça. Ses cheveux dans son dos de façon gracieuse même si ils avaient traversé les toiles d'araignées, l'eau et la saleté. Et ce visage enfantin et tout mignon tout plein... Marcos décida de rentrer dans la pièce avant qu'elle ne remarque qu'il passait un peu trop de temps à observer ses courbes.

« Me revoilà en un morceau. Y avait un vélociraptor dans les toilettes. »

Voyant Lola qui commençait a devenir livide, il se dépêcha de spécifier que c'était une blague.

« J'ai aussi trouvé de la mousse dans les fauteuils du bureau, et aussi une couette, pour dormir sur quelque chose de moins dur que le sol. Bon y a qu'un sac de couchage par contre alors il faudra partager. Mais comme je vais monter la garde tu pourras dormir toute seul hein. »

La situation était attirante mais assez impromptu compte tenue des événements. Lola l'invita finalement à venir s’installer. Se dirigea vers elle et s’essaya à l'endroit sur la chaise qu'elle lui avait indiqué. Il avaient toute une cuisine avec des tables faite pour10 personnes mais pour eux deux. Le repas se passa assez vite car il n'y avait pas grand chose en sommes et surtout Lola comme Marcos avaient très faim. Une pomme, deux deux trois morceaux de jambon fumé, un barre de céréale, et un gobelet d'eau chaude. Pas de quoi faire un festin mais qu'importe. Un repas suffit à remonter le moral ce qui était non négligeable dans ce genre de situation.

Après le repas, le paléontologue éteignit la lumière de la cuisine et alluma un feu dans une corbeille à papier afin d'économiser l'électricité au cas ou. Le feu qui en sortait était plus là pour réchauffer les cœurs qu'autres choses. Sa présence permettrait aussi de repousser les prédateurs, au cas où... Assis tous les deux sur le sac de couchage déplié, les employers d'InGen profitait de ce calme pour décompressé. Devant un silence qui commençait à être pesant, Marcos décida de lancer la conversation.

« En dehors d'InGen, tu as de la famille ? Quelqu'un dans ta vie ? »

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Sam 17 Jan 2015 - 11:55



Lola a réussi a rétablir le courant.
De nombreux circuits sont grillés et quelques ordinateurs inutilisables, mais au moins l'un d'entre eux semble en état de marche. Encore faudrait-il savoir utiliser l'un de ces ancien PC, sans connexion internet, ni mode d'emploi.
L'ascenseur semble également refonctionner, mais il semblerait qu'une carte d'acte d'accès aux étages inférieur soir nécessaire pour pouvoir visiter ces derniers. Un membre du personnel devait surement en avoir un. Mais l'endroit semble déserté depuis longtemps.

La nuit tombe.
Le temps semble s'arrêter. A l'abri dans leur bivouac de fortune, Marcos et Lola finissent de passer la journée en discutant tranquillement, essayant d'oublier les mésaventures de cette journée éprouvante.

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Le soleil se lève.
Il est temps de reprendre les recherche. Mais alors que nos deux aventurieurs se préparent à repartirent, un cri déchire le silence de l'île.

La voix d'Ed.

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Mer 21 Jan 2015 - 16:12

Une carte comme seul repère...



Oui effectivement la jeune femme n’avait pas pensé que les pâtes contenaient des œufs et que par conséquent les féculents ne pouvaient plus être comestibles 20 ans plus tard. Marcos se mit à respirer la vapeur qui se dégageait de la casserole pour lui prouver qu’il était déconseillé d’avaler cette mixture complètement pourrie. Ce fut donc avec dégout et complètement dépitée que Lola se résolu à jeter son repas de fortune. Ca l’ennuyait car non seulement la jeune femme mourrait de faim mais en plus elle n’avait pas pu préparer un bon petit repas à son collègue masculin. La belge avait pensé lui faire plaisir et c’était carrément loupé. Cependant, en voyant la déconfiture sur le visage de la jeune femme, Marcos la rassura en lui annonçant qu’il possédait de la viande séchée dans son sac et que malgré le fait qu’il n’ait pas eu de féculents à se mettre sous la dent, cela lui faisait plaisir que Lola se soit démenée pour essayer de leur trouver à manger. Cela eut pour effet de la faire sourire de plaisir. Avec seulement quelques mots, son interlocuteur lui avait redonné le moral pour au moins une semaine. Finalement tout s’arrangeait plus ou moins et cela rassura un peu la jeune femme. Le paléontologue repris en lui faisant part d’une idée qu’il venait d’avoir:

«  On va jeter ses nouilles et mettre de l'eau à bouillir. Même dans un milieu tropical on peut souffrir de déshydratation. Je te laisse surveiller que ça déborde pas, et puis faire l'inventaire du miam miam. Moi je vais aller boucher les ouvertures pour pas que l'on ait des invités indésirables, et accessoirement trouver des toilettes. Pas de bêtises ! »

Lola acquiesça tout en jetant les pates dans une poubelle non loin de l’évier. Marcos s’en alla de son côté et elle se mit donc à réaliser des petites tâches domestiques comme laver la casserole et les ustensiles de cuisine qu’elle avait utilisée. La guide repris la casserole pour y verser de l’eau et la faire bouillir sur la plaque encore chaude. Suite à cela elle se mit en devoir de faire l’inventaire de ce qu’ils possédaient comme nourriture tous les deux. La belge trouva dans le sac de Marcos la viande séchée qu’il avait annoncée quelques minutes auparavant et disposa une partie de celle-ci sur une assiette pour faire plus présentable. Le reste elle le remit dans son paquet bien à l’abri. Lola aimait bien faire les choses et elle s’appliquait dans tout ce qu’elle faisait même la plus petite des tâches comme essayer de faire un repas avec trois fois rien dans un bâtiment abandonné sur une île dangereuse du pacifique qui abritait des araignées géantes et autres bestioles encore inconnues jusque-là. Sur son carnet elle nota donc qu’ils avaient de la viande séchée, deux pommes, dix barres de céréales et de l’eau. C’était assez maigre pour survivre une semaine. Peut-être qu’avec un peu de chance ils trouveraient des fruits comestibles le lendemain. Un peu de vitamines ne feraient pas de mal pour leur survie.

Lola était en train de ranger les barres de céréales lorsque Marcos revint avec une couette miteuse et quatre carrés en mousse passablement défraichies. Il lui déclara à la dérobée :

« Me revoilà en un morceau. Y avait un vélociraptor dans les toilettes. »

Lola cru qu’elle allait tourner de l’œil. Il avait dit un vélociraptor ? C’était des animaux redoutables d’après leur réputation. Elle avait vu le film Jurassic Park comme tout le monde et la jeune femme savait qu’ils avaient une chance infime de s’en sortir face à ce genre de créatures. Cependant le couple ne se ferait pas déchiqueter les boyaux ce soir car son interlocuteur cru bon et juste de lui préciser que c’était une blague. Elle soupira de soulagement et lui déclara que s’il lui faisait encore un coup comme ça il serait interdit de manger. Il finit par lui présenter ce qu’il avait déniché et lui expliqua comment il comptait les utiliser.

« J'ai aussi trouvé de la mousse dans les fauteuils du bureau, et aussi une couette, pour dormir sur quelque chose de moins dur que le sol. Bon y a qu'un sac de couchage par contre alors il faudra partager. Mais comme je vais monter la garde tu pourras dormir toute seul hein. »

Il était ingénieux et débrouillard et ces deux qualités étaient dans le top cinq des arguments pour plaire à la jeune femme. Décidément cet homme lui plaisait beaucoup. La dernière remarque qu’il venait de lui faire la gêna un peu mais pas de façon négative. Il avait surement du pensé dans une autre vie qu’ils pourraient partager leur sac de couchage à deux. Cette idée trotta un instant dans sa tête et Lola en conclut que cette situation ne serait pas impossible à l’avenir. Tout dépendait du fait qu’ils puissent partir de cette île sain et sauf et que le temps fasse le reste… Elle en rougit de plaisir mais le cacha à son compagnon en se retournant pour aller s’installée à table.

Une fois installée Lola le chercha du regard et l’invita à venir s’asseoir à côté d’elle. Ben oui, de cette manière ils étaient plus proches que s’il avait été en face d’elle. Le repas fut rapide étant donné le peu qu’ils possédaient. Cependant la guide savoura la viande, la pomme et les barres de céréales. Jamais elle ne se serait imaginée apprécier autant ces trois aliments. Comme quoi quand on est au bord de la brèche un rien nous fait plaisir même de l’eau tiède. Lola en faisait l’expérience. Une fois le repas terminé et la lumière de la cuisine éteinte, Marcos leur alluma un petit feu dans une corbeille à papier en métal et ils s’installèrent le plus confortablement possible. Ils décompressaient et se détendirent dans le silence de l’endroit. Après un moment, Marcos prit la parole pour lui demander :

« En dehors d'InGen, tu as de la famille ? Quelqu'un dans ta vie ? »

Lola assise à côté de lui le regarda droit dans les yeux et lui sourit. Ils allaient enfin pouvoir faire connaissance convenablement et ils avaient toute la nuit pour ça. Après un bref moment la documentaliste finit par lui répondre:

- Et bien écoute toute ma famille est actuellement en Belgique. Oui je suis originaire de là-bas. Je suis de Bruxelles exactement et j’ai une grande sœur de 29 ans qui s’appelle Justine et deux grands frères jumeaux de 31 ans, Sébastien et Mathias.

Elle continua ainsi à parler de sa famille et de sa vie en Belgique. Après de longues minutes elle arrêta pour ne pas non plus l’inonder d’informations. Lola n’allait pas le dégoûter dès leur première rencontre. Elle finit par répondre à sa deuxième question :

- Et non je n’ai personne dans ma vie. Le peu d’hommes que j’ai fréquenté n’ont jamais réussi à me garder plus d’un mois. Et encore ça ne sautait pas aux yeux que l’on était en couple. Il y avait très peu de tendresse entre nous. C’était en général de ma faute. Je n’étais jamais amoureuse. Je voulais attendre le Prince charmant comme toutes les jeunes femmes de mon âge. Je ne suis jamais tombée amoureuse mais je ne désespère pas qu’un jour le dieu de l’amour m’entend.

Elle regarda Marcos en riant doucement et repris encore quelques secondes sur ce sujet pour finalement ne plus en parler. Elle embraya en retournant les questions de Marcos. Celui-ci lui répondit longuement mais sans jamais l’ennuyer. Ils restèrent encore un long moment à parler d’eux même, de tout et de rien. La belge demanda finalement à son compagnon ce qu’il avait trouvé lors de ses recherches quelques heures plus tôt et écouta attentivement tout ce que le jeune homme lui révélait. La jeune femme se sentait en sécurité et à l’aise, cependant le sommeil se déclara en la faisant bailler discrètement. Ses yeux se fermèrent et si elle ne s’était pas contrôlée la jeune femme se serait endormie sur l’épaule du jeune homme assis désormais à un centimètre d’elle.

- Excuse-moi Marcos mais la nuit avance et je suis crevée. J’avoue que cette journée m’a littéralement épuisée. Je vais aller me reposer si ça ne te dérange pas.

Le jeune homme lui fit savoir qu’il était d’accord et elle se leva pour partir à la recherche de de son nécessaire de toilette avant de partir à la "salle de bain".

Elle se prépara donc à la nuit face au miroir des toilettes. Elle enleva ses vêtements et passa de nouveau sous-vêtements féminins. Elle enleva ses chaussettes dégueulasses et fit sécher ses chaussures encore humides. Une nouvelle paire de bas propres et secs remplaça la précédente. Ses dents furent parfaite et sa chevelure dégagée de tous éléments intrus comme des feuilles ou encore de la toile d’araignée. Après de longues minutes de préparation elle revint enfin près de Marcos et du feu. Son collègue lui donna donc le sac de couchage et la documentaliste se glissa à l’intérieur tout en demandant à Marcos de la réveiller lorsque ce serait son tour de garde. Elle ne voulait pas que le paléontologue veille toute la nuit. Il devait lui aussi être en forme pour le lendemain. Finalement elle lui dit :

- Bonne nuit Marcos et merci pour cette soirée. Malgré l’atmosphère j’ai été heureuse de pouvoir faire plus connaissance avec toi. On a réussi à se détendre un peu et c’est le principal. J’espère que l’on aura pas trop de problèmes demain et que l’on retrouvera les autres.

Sur ce elle s’étendit et se mis sur son coté de manière à pouvoir distingué le dos de son ami qui était resté prêt du feu et qui méditait seul le regard perdu dans les méandres orangés des flammes. Elle pensa de nouveau à sa famille et imagina sa mère apprendre dans quelle situation elle s’était fourrée et ainsi tomber dans les pommes. *Maman je suis sur une île en plein milieu du pacifique avec des créatures immondes qui ne pensent qu’à se repaitre de ma chair et de mes os, simplement accompagné d’un homme que je connais depuis seulement quelques heures mais qui m’attire comme un aimant. Cet homme même avec qui en ce moment j’imagine faire plein de choses assez osées * Lola chassa ses pensées sensuelles un moment et finit par s’endormir d’un sommeil sans rêves. La nuit passa ainsi sans problèmes avec leurs tours de gardes à chacun.

Le lendemain ils se réveillèrent tôt. Tout le monde avait l’air d’avoir plus ou moins bien dormi. La jeune documentaliste s’étira à son aise et prépara le petit déjeuner, c’est-à-dire une barre de céréale chacun et un verre d’eau. Le repas matinal fut vite expédié. Ensuite ils rangèrent leur petit « chez eux » et discutèrent de ce qu’ils allaient pouvoir faire de leur journée. Les deux compagnons décidèrent donc de se rendre dans la salle des ordinateurs pour pouvoir appeler de l’aide. Sur ce Lola repris les deux fusibles manquants pour ainsi les placer à l’endroit où ils seraient plus utiles. La lumière revint dans la salle informatique mais plusieurs circuits avaient grillés et plusieurs ordinateurs étaient hors course. Marcos s’assit finalement devant un PC qui avait l’air de fonctionner et chercha tant bien que mal à le faire fonctionner mais Internet n’avait pas l’air d’être installé. Comment allaient-ils pouvoir prévenir les secours ? Lola n’en avait aucune idée. Premier obstacle qui paraissait infranchissable. Finalement ils abandonnèrent leurs tentatives et finirent par se rendre devant la porte de l’ascenseur qui menait aux étages inférieurs. Marcos avait l’air motivé à visiter l’antre de l’enfer. Ils pensaient trouver d’autres informations très utiles. L’ascenseur avait l’air de fonctionner mais ce dernier marchait avec une sorte de carte d’accès qu’ils n’avaient pas non plus sous la main. Deuxième obstacle de taille dans leurs recherches d’informations. Il leur fallait chercher cette fameuse carte. Mais où ?

Les deux jeunes gens allèrent se mettre à fureter aux alentours lorsqu’ils furent arrêtés dans leur élan par un cri qui déchirait l’atmosphère de l’île. Ce cri était humain. Le sang de Lola se glaça et la jeune femme retomba bien vite à la réalité. Le cauchemar de la veille refit surface et elle reconnut la voix d’Ed dans ce cri déchirant. Elle avala sa salive et dit à Marcos.

- C’est Ed, Marcos ! Il n’a pas l’air d’être au mieux de sa forme. Je propose qu’on aille l’aider un peu. Je sais qu’on risque gros à aller le sauver mais on n’a pas le choix. On ne peut pas le laisser à son sort. On reviendra faire nos recherches plus tard. Tu es d’accord ?

Marcos acquiesça à contre cœur. Elle voyait bien que ça ne l’enchantait guère mais comme elle venait de lui dire, ils n’avaient pas le choix. Après avoir soulevé le battant qui gardait la porte d’entrée fermée ils sortirent au grand jour. L’air était chaud et humide et le soleil était déjà bien présent malgré l’heure matinale. Leurs sacs sur l’épaule, les deux collègues n’avaient aucune idée de la direction à prendre. Ils n’eurent pas longtemps à attendre car un deuxième cri retentit vers ce qui semblait être l’est. Ils commencèrent donc à courir prudemment et le plus silencieusement possible. Marcos et Lola se guidaient aux cris et cela en devenait insupportable. S’ils tombaient sur Ed dans quel état allaient-ils le retrouver ? Et sur quelles créatures allaient-ils tomber cette fois-ci ? Il fallait rester prudent…


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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: Une carte pour seul repère...   Dim 1 Fév 2015 - 19:41

Lola lui avait dit de la réveiller pour qu'elle prenne son tour de garde. Mais en voyant son doux minois à la lueur du feu alors qu'elle dormait d'un profond sommeil réparateur, le paléontologue n'avait pas le cœur à la réveiller. Il se résolu donc à monter la garde, assit en tailleur sur le bord du sac de couchage.
Le feu lui apportait un grand réconfort dans ces heures funestes. Il le réchauffait, car les nuits dans la jungle humide était fraîche, mais aussi lui apportait une certaine quiétude se qui lui permettait de repenser à tout les événements qui s'étaient passé et à toutes les choses qu'il avait découvert aujourd'hui en compagnie de Lola.
Pour s'occuper, il sortit la tablette tactile de Linus, qu'il avait laissé tomber sur le sol de la jungle. La joie d'essayer de le faire marcher disparût rapidement lorsque qu'il se rendit compte qu'il fallait un mot de passe. Bien évidement, une personne aussi louche ne pouvait pas laisser une telle mine d'informations ainsi à la porté de tous...
Le sommeil commençait sérieusement à l'emporter et alors qu'il se sentait s’endormir, il se coucha finalement aux cotés de Lola, mais dos à elle afin qu'elle est son espace à elle.

Il ne se réveilla qu'au matin, lorsque la documentaliste se mit à remuer en se réveillant. Quand il y repensait, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dormit aux cotés d'une jolie fille. Le paléontologue avait eu quelques petites amies par le passé, mais elles étaient peu nombreuses. Lorsqu'il se leva, Marcos ressentit une cuisante douleur dans son bras droit. Toujours cette satané douleur depuis son accident avec le T-rex sur Isla Nublar. Le paléontologue chercha sa boite de comprimés dans sa poche droite de pantalon, mais il ne la trouva pas. Où était-elle ? Il chercha dans toutes ses autres poches, mais ne la trouva pas. Le paléontologue n'avait pas vu qu'elle était tombé dans la crevasse lorsqu'il avait faillit tomber... La douleur allait certainement disparaître avec la journée, lorsqu'il n'y penserait pas. Marcos en était venu à la conclusion qu'elle était d'origine psychologique. A force de la redouter et de prendre des médicaments, sûrement s'imaginait-il la douleur parfois...

S'en suivit un bref petit déjeuné composé d'une barre de céréales et d'un verre d'eau. Pas de quoi  faire un menu dans un restaurant étoilé, mais assez pour redonner quelques vitamines. Ils replièrent ensuite le sac de couchage, le rangèrent dans le sac à dos de Marcos et se penchèrent finalement sur la suite des événements. Ils tombèrent finalement d'accord sur le fait qu'il fallait se rendre à la salle des ordinateurs pour envoyer un SOS. Lola prit deux fusibles de la cuisine, la plongeant dans le noir aussitôt. Puis lorsque Lola remit les fusibles dans le compteur électrique de la salle informatique, les néons et certains PC se rallumèrent aussitôt.
Marcos s'installa sur une des chaises derrière un des PC et alluma l'écran. Il y avait une chose que Marcos avait oublier de prendre en compte : ces ordinateurs avait plus de vingts ans ! Leur interface était totalement inconnu du jeune paléontologue et de la video documentaliste. Même Windows 95 semblait passer pour le dernier Windows 8 à coté.

« Mais c'est plus ancien que Windows 95 ! Je ne sais pas du tout comment ça marche. »

Le paléontologue essaya de bouger la souris mais celle-ci ne marchait plus car les piles étaient vide. Décidément rien n'allait... Lola prit finalement sa place et pianota sur le clavier. Finalement le verdict tomba : il n'y avait pas internet. Pour sortir de cette île, il allait falloir cette foutue carte que seul Ed Regis avait.

« Je crois que l'on a pas le choix, on ne tirera rien de ça... »

Décidément le sort s'acharnait contre eux... A chaque fois que le paléontologue croyait avoir trouvé une porte de sortie, ce n'était en faite qu'un leurre. Marcos commençait vraiment à perdre espoir, mais il faisait fit de ne pas le montrer à Lola.

« On va emprunter le sentier que j'ai vu dehors, en espérant qu'il nous conduise vers la plage ou des bâtiments en état. »

C'était léger comme plan et en réalité, le paléontologue imaginait déjà se qu'ils feraient une fois sur la plage. Ils la longeraient jusqu'à retourner là où il y avait toutes ces carcasses de bateaux rongés par l'océan. Puis il essayerait d'en trouver un petit manœuvrable, ou bien alors faire un radeau. Puis après avoir passé les récifs ce qui allait être le plus dur, ils vogueraient en directions des îles qu'ils y avaient tout autours. Marcos était sûr d'en trouver une car Isla Muerta était au centre de l'Indonesie. Sans compter que la grande majorité des îles étaient habités par des petites communautés indigènes.

Mais avant de partir d'ici, il y avait un endroit que le paléontologue voulait visiter. Que refermait les laboratoires de l'étages inférieurs ? Lola était d'accord pour les visiter rapidement, à condition de ne pas y passer la journée. Les deux compères se rendirent finalement devant la porte de l’ascenseur. Lorque le paléontologue appuya sur le bouton, les portes s'ouvrirent difficilement, mais s'ouvrir. Le jeune paléontologue souffla de soulagement. Pour une fois que les choses se passaient comme voulu... Mais sa joie fût de courte durée. Pour pouvoir descendre au niveau inférieur, il fallait une carte magnétique, d'après les indications marqués au dessus d'une fente dans le boitier de commande. Pas de carte, pas de laboratoire... La technologie moderne aurait sûrement pût détourner ce système vieux de 20 ans, mais là, ils n'avaient rien du tout... Marcos cacha difficilement son agacement et se contenta de donner un coup de poing dans le boitier avant de partir vers la porte du bâtiment.

La barricade avait tenu parfaitement. Le paléontologue aidé de Lola retira les barres d'aciers et le petit meuble que Marcos avait mis pour empêcher qui que se soit, ou quoi que ce soit, de rentrer. Des araignées, des libellules et des milles pattes géants, qui sait ce qu'il y avait d'autre sur cette île... Lorsque Marcos ouvrit finalement la porte, la lumière intense de la forêt l'éblouie et il cligna frénétiquement des yeux pour qu'ils s'habituent à la lumière. Une fois que Lola fut sortit à son tour du bâtiment, il ferma la porte afin que personnes ne viennent. Marcos comptait bien revenir un de ses quatre.

« Maintenant, on va prendre le sentier qui est derrière le bâtiment. Je l'ai vu hier dans le bureau du fond à travers la fenêtre. »

Alors qu'ils allaient se mettre en route, un cris déchira la forêt. Lola le reconnu sa provenance aussitôt. C'était Ed Regis. Se faisait-il attaquer ? Poursuivre ? Par qui ? Ou quoi ? Lola voulait se jeter à son secours. Marcos lui émettait plus de réserve.

« On ne peut pas se jeter dans la forêt comme ça Lola ! On ne sait même pas où il est, ce qu'il le poursuit ou pire... »

Mais a force d'arguments, la jeune femme fit finalement plier la volonté de Marcos. Lola l'attira donc dans la forêt. Marcos sortit par réflexe sa machette. Sur quoi allaient-ils tomber derrière ces arbres ? Si c'était Ed, avait-il toujours la carte ?

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