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 Chantage crucial

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Ed Regis

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MessageSujet: Chantage crucial   Mer 9 Déc 2015 - 16:22

Ce RP fait le lien entre les événements passés à Isla Vanthua et le RP "un dernier message" de Tim Murphy.



23 Avril 2015. Dynamics Industries.

Ed Regis arriva finalement en vue de la tour de Dynamics, se préparant mentalement à la confrontation avec Tim Murphy, l’un des milliardaires les plus connus de la planète et paradoxalement, l'une des personnes les plus énigmatique, du moins, de son propre point de vue. Il avait fallu plusieurs années à l'organisation d’InGen pour se construire et se développer et il en avait fallu de même pour cette firme « Pharmaceutique », mais désormais, il voyait clair dans leur jeux. Aux yeux du public, Murphy était le type même du milliardaire playboy tapageur, un génie tel qu'on n'en voit qu'une fois par siècle, un homme qui aimait s'afficher en public et était voyant, ainsi que le prouvait son empire et ses relations nouvelles avec Masrani, le procès gagné récemment et donnant raison aux actionnaires du Parc sur l’attaque terroriste de la Chimères, quelques années plus tôt...

Mais quand on tentait de gratter sous le vernis, on ne trouvait que fort peu de choses concernant sa vie privée. Seul de rares initiés, dont sa sœur, sa secrétaire, son avocat, faisaient partie, savaient que Tim était fidèle à InGen contrairement aux insinuations des tabloïds, savaient que l'homme était paranoïaque avec un besoin de contrôle sur ce qui l'entourait. Très peu de personnes étaient capable d’observer la manière dont le regard vif et brillant d'intelligence du génie perdait parfois de sa lumière et devenait lointain, voir hanté, fixant des choses d'un autre monde avant que l'homme ne se ressaisisse et détourne l'attention avec une plaisanterie.

Ce que personne ne savait, c'était ce qui était arrivé entre le moment où le jeune Tim murphy, alors âgé de neuf ans, avait miraculeusement survécu sur Isla Nublar et le moment où il était réapparu, près de vingt ans plus tard. Tout ce que son dossier à InGen révélait, c'est qu’il avait accepté un job sur deux ans, en temps que technicien de surface (sans aucun doute une couverture). Poussé par la curiosité, l'enfant avait dû s'approcher de trop près d’un dossier compromettant, et, soit à cause de l'expérience alors en cours, soit parce qu’il avait réellement découvert quelque chose, ce dernier s’était fait licencier par Mr Hammond lui-même (du moins, c’est ce que le dossier avançait).
Mais voilà, creuser était devenue une habitude malsaine pour l’ex avocat Regis, depuis qu’il était revenu d’Isla Vanthua. Survivre au Titanoboa lui avait appris que trop de choses étaient encore dissimulées par la société qui l’employait jadis.

Depuis, il s’était mis à son compte en tant que détective privé, et son enquête avançait à grands pas. En effet, la chance avait enfin réussi à lui sourire…
S’il avait su que sa peur le mènerait tout droit à une mine d’or, il s’en serait vanté des années auparavant, mais voilà, le destin est une putain qu’il faut savoir parfois payer de sa chaire pour pouvoir s’en tirer.





Flashback-Isla Vanthua

On fait tous des choix. On nous ment constamment. On se trahis les uns les autres.
Ed avait fait le choix de vivre. Il décida d'ouvrir la trappe et y trouva une grande échelle métallique. Une lumière vive et blanche illumina la trappe, l'invitant à s'y engager. Il n'y avait qu'une dizaine de mètres de fond et une porte semblait se dessiner au sous sol. Un nouveau bruit de verre vers l'entrée cette fois-ci, lui fit comprendre qu'ils n'étaient plus seuls. Trop tard pour les appeler, ça ne ferait que d'amener les créatures vers lui. Il devait fuir. Il y aurait surement un moyen en bas. Du moins, il le souhaitait de tout son coeur.

La porte de la trappe claqua derrière lui, le mettant définitivement à l’abri. La lumière aveuglante qui dominait l’ensemble de la pièce lui donnait l’impression d’être en train de rêver. Il passait de l’ombre à la lumière, du cauchemar à la réalité. Rapidement, il descendit les marches de l’échelle et il se retrouva cette fois ci devant une porte cadenacée et entrouverte, comme si on avait forcé l’ouverture à l’aide d’un explosif. On pouvait remarquer l’alliage important et la forte résistance de l’acier qui constituait cette porte géante. Ed était toujours très perturbé et presque aveuglé par la singularité luminescente mais il arrivait tout de même à lire avec discernement l’intitulé : « Tulipa Tempus / Entrée Interdite »

Cinq cavités ornaient la porte, comme s’il s’agissait de cinq verrous, gardant sans aucun doute un secret terrifiant. Ed n’en revenait pas. Il venait de quitter une situation étrange et se retrouvait devant une encore plus étrange que la précédente.


Il n’hésita pourtant pas longtemps avant de plonger sa main vers l’inconnu, agrippa la porte, trop résistante pour l’ouvrir un peu plus, et s’engouffra avec peine, dans la petite ouverture. Des lumières automatiques, comme dans le couloir, s’allumèrent à sa présence et c’est là qu’il découvrit l’horreur.


------------------------------


Personnellement, Ed doutait que Tim accepterait de se mettre à la recherche de l'objet qui avait bien contribué à ruiner sa vie : il se souvenait fort bien des réactions des hauts placés pour qui il travaillait. Toujours, ils évitaient les sujets top secrets, les dossiers compromettant et il fallait quand même les défendre, sans savoir quoi, ni qui défendre.

Mais aujourd'hui, Tim Murphy était sans doute le mieux placé pour retrouver le « Projet T »: depuis son retour et l’ouverture du Jurassic World, l'homme avait abondamment prouvé qu'il était un génie par son talent créatif, ses multiples apparition télévision lors du procès nublar et permis des avancées considérables en physique, en chimie et en informatique par le biais de Dynamics. Ajoutez à cela l’héritage d’Hammond et les liens du sang et ce cocktail le désignait comme l'homme de la situation. Après tout, il devait forcément en savoir plus qu’il ne le prétendait, sinon comment avait-il pu obtenir une recherche et un travail aussi exponentiel sans la moindre aide extérieur ?

Maintenant, encore fallait-il le convaincre de cela et jouer cartes sur table avec lui. Il ne devait pas contourner le sujet, pas une fois de plus. Constatant sans surprise que Murphy refusait de le laisser entrer, il se résigna à employer ses propres ressources d’investigation qui lui permettait de passer outre la sécurité assurée par l'Intelligence Artificielle hautement sophistiquée de l'inventeur et parvint finalement dans le Saint des Saints.

Visiblement, à en juger par la conversation, il interrompait un moment privilégié mais Ed n'avait honnêtement pas le temps de s'excuser pour cela. Sans attendre, il tendit une clef USB à Tim, qui fidèle à sa manie, refusa net, lançant même un regard aussi inquisiteur qu’insistant à son interlocuteur.

Parfois, Mr Regis se demandait ce que cachait ce tic : une simple excentricité ou un traumatisme ? Sans chercher à creuser le sujet, il observa la manière dont le consulté, commençait à étudier la clef, en l’observant avec intensité et questionnement.
Conformément à ses craintes, l'attention du prodige se fixa aussitôt et il glissa la clef dans son ordinateur et les yeux exercés du detective notèrent la distance instinctive qu'il plaçait entre lui et la représentation inoffensive de ce qui venait de s’afficher sur le bureau de son ordinateur. Mais curieusement la pire réaction qui se produisit fut quand ses yeux se posèrent sur le compte rendu des événements et des découvertes liées à Isla Vanthua : les yeux de Tim s'écarquillèrent, son visage prit une teinte livide et un léger tremblement commença à agiter ses mains tandis qu'il fixait avec effarement les photographies d’embryons, de test de clonages et autres horreurs découvertes dans le laboratoire secret dans lequel Ed s’était retrouvé.

Son visage redevint impassible et quand il se retourna vers l’avocat, la réponse tant crainte tomba, catégorique, intraitable : un non net et sans discussion. Jamais le visage de Tim n'avait été aussi expressif et on pouvait lire la crainte, la douleur, le regret, ainsi que cette hantise si familière dans les yeux de l'héritier Hammond qui semblait réellement regretter son refus mais ne parvenait pas à trouver le courage d'accepter la proposition.
À contrecœur, Ed se résolu enfin à sortir son arme, un pistolet 22lr, pointa le jeune homme et lança son dernier argument :


- "Mr Murphy, je vous laisse une dernière chance. Je veux 50 millions de dollars virés immédiatement sur mon compte ou le contenu de cette clef sera envoyé à la presse dans les plus brefs délais. "

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Tim Murphy
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MessageSujet: Re: Chantage crucial   Dim 24 Jan 2016 - 21:32

17H55.

J'avais encore cinq minutes devant moi avant de quitter mon travail pour rentrer chez moi. Difficile d'assumer mon boulot de PDG quand je ne rêvais que d'une chose : me pelotonner sous la couette pour récupérer de ces journées de ministre qui faisaient désormais partie de son quotidien. Les seuls véritables moments où son esprit aux aguets se reposait l'espace de quelques instants, étaient lorsqu'il s'évadait les yeux fermés, l'ouïe tenue en éveil par une mélodie.




Tim aimait la musique comme d'autres aimaient tomber dans leur canapé avant de poser leurs pieds sur la table basse, en rentrant d'une journée de travail où leur patron leur avait prouvé une fois de plus que premièrement, il ne comptait réellement pas leur accorder cette augmentation tant attendue, et que deuxièmement, le supplément oignon dans le burger du midi n'était décidément pas une bonne idée.
Pourtant, l'heure n'était pas à la paresse. Il devait encore recevoir quelqu'un avant son départ et était en pleine conversation téléphonique avec une certaine Claire Dearing.

Bien sûr, à Harvard, où il passa ses plus jeunes années, le jeune garçon à la petite tête blonde ne tint entre ses mains qu'une flûte à bec au goût mauvais car trop mâchouillée, malgré le plastique sans intérêt aucun. Pas de piano aux touches ébènes et ivoires où ses mains se perdirent une seule fois ; pas de violon où sa joue plutôt épaisse ne se posa avant de grincer une mélodie maladroite peut-être mais tellement expressive. Pas de partition de Chopin, de Elgar ou de Respighi à déchiffrer entre double-croches et clés de fa mais à la place, une énième interprétation de Imagine de Lennon, que Tim se mit à détester de toute son âme de futur PDG.

La dure loi de la vie, des limites de la science, de l'évolution de l'homme, il l'avait connu très jeune, lors de son voyage sur Isla Nublar.
Depuis quand est-ce que la vie consiste à être détenue entre les mains d'un groupe d'homme véreux, décidés à vouloir protéger le monde en enfermant leurs secrets à travers le monde ? Ne savaient-ils pas que tout bon élève doué en Paléontologie avait pour unique but dans la vie que de déterrer les mystères dissimulés à travers le temps ? Tim n'avait pas seulement une passion, il avait été viscéral depuis l'incident de se questionner à propos de l'origine de tous les événements liés à la construction du Jurassic Park. D'Isla Sorna en passant par les plans de construction du premier parc, il s'était immiscer dans la vie de John Hammond comme une véritable gangrène, allant même jusqu'à suivre des pistes improbables, comme son zoo au Kenya, ses prestations de cirque aux puces... C'était comme chercher l'impossible, le moindre indice présent sur Terre et ils étaient infimes...
Parfois, il faut arrêter de chercher pour trouver ce que l'on désire. Il suffit d'être assis dans son bureau et avoir assez d'influence pour qu'ils viennent d'eux même.

Ed Regis. Il dût raccrocher brusquement.

Depuis combien de temps étaient-ils lancés dans une guerre politique sur l'implication du Jurassic Park dans les morts des différents incidents au cours des dernières décennies ? Même lui ne comptait plus le nombres d'altercations et les procès dans lesquels il a mouillé pour pouvoir défendre les secret de son grand père. Tim n'avait pas énormément d'indices, mais lui et Ian Malcolm avaient travaillé dure pour comprendre quels secrets avaient caché Hammond. D'abord pour empêcher d'autres accidents, comme sur Isla Sorna, mais aussi parce qu'après avoir creusé et découvert le "Projet T", c'était devenu une nécessité.
L'avocat ne fût pas très bavard. Mais ce qu'il apportait en disait long. Si jusqu'à aujourd'hui il n'avait pas trouvé de piste sérieuse, c'est parce que John Hammond s'était pris pour Hansel et Gretel. Tous les indices, les pistes sérieuses et les dossiers compromettant étaient éparpillés à travers le monde et notamment sur une île dont il ignorait jusqu'à aujourd'hui l'existence. Si il avait des pistes et des secrets à protéger sur le "Projet T", il y en avait d'autres dont il ignorait presque toute l'existence. Isla Vanthua en faisait partie.

Il se passa de longues minutes où seuls les chuchotements théâtraux de l'avocat trouvèrent écho dans cette immense pièce, écrasant le clapotis d'une pluie qui commençait à s'abattre. Face à lui, "Sherlock" pointa son arme, habillé dans un costume au prix déraisonnable. C'est idiot et complètement déconcertant de voir à quel point la vie et la mort, se résument à la première phalange de l'index de ce personnage véreux. Son chantage était puéril et voué à l'échec. Jamais Tim ne débourserait une telle somme, même pour avoir le contenu complet de ce qu'avançait Mr Regis. Pourquoi ? Déjà parce qu'il ne savait pas combien de copies son chanteur avait faite, mais aussi parce qu'il méprisait ce type.

Se tournant d'un coup d'un seul, comme un comédien sortant des coulisses, Tim glissa son portable vibrant dans sa poche (sans doute la demoiselle qui essayait de le rappeler) et de ses mains saisis deux verres dans un placard ainsi qu'un délicieux scotch d'Ecosse, dans un claquement joyeux, adressant un faux sourire à l'homme qui le tenait en joue. Cette rencontre était très enrichissante, mais il se voyait dans l'obligation de l'écourter. Les yeux du détective se cachent quelques instants derrière des paupières hésitantes, sa main serre maladroitement un peu plus fort l'arme, son esprit manifestement empreint à mille questions, avant que finalement, Ed accepte d'un signe de tête le verre que le milliardaire lui proposait, en le posant à l'autre bout de son bureau.

L'avocat lui adressa un dernier sourire plein de miel et de lames de rasoirs et d'un pas lent, digne de toute la cupidité qu'il représentait, il prit le verre, tenant toujours son rival en joue, laissant un silence de mort dans l'immense pièce, le costume couvert par le reflet de l'eau bleutée dansante au son d'une mélodie sourde. Ça aurait presque pu être beau, si tout ça n'était pas aussi flippant. Il fallait maintenant s'assurer de ce que savait Ed avant de poursuivre.


- "Que voulez vous exactement Ed ? Vous croyez vraiment pouvoir débarquer ainsi, me menacer et pouvoir ressortir d'ici en me tuant et avec de l'argent qui plus est ? Réfléchissez cinq minutes. Vous voulez des réponses et je peux sûrement vous les apporter. Mais ça ne marchera qu'à une condition : je veux savoir combien de copies vous avez fait de ce dossier. Si vous êtes intelligent, vous aurez compris qu'il ne doit surtout pas tomber en de mauvaises mains..."


Bluff, petites piques. Il serait vite cerné.
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Ed Regis

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MessageSujet: Re: Chantage crucial   Sam 6 Fév 2016 - 23:44

Il n'avait pas été déstabilisé par l'arme pointé sur lui. Il devait le reconnaître, Timothy était plus fort qu'il ne l'aurait cru. C'était à son tour d'être interrogé sur son "marché". Il accepta malgré tout le verre proposé par le petit fils d'Hammond. Il en avait bien besoin. Tenir une arme le rendait vraiment nerveux. Il prit donc une lampée du scotch que lui proposait Mr Murphy sans jamais le quitter des yeux, il devait resté concentré sur l'intégralité de ce qui allait suivre. Un demi milliard était à portée de main. Il ne devait pas craquer sous le ton mielleux de son adversaire :

- "Que voulez vous exactement Ed ? Vous croyez vraiment pouvoir débarquer ainsi, me menacer et pouvoir ressortir d'ici en me tuant et avec de l'argent qui plus est ? Réfléchissez cinq minutes. Vous voulez des réponses et je peux sûrement vous les apporter. Mais ça ne marchera qu'à une condition : je veux savoir combien de copies vous avez fait de ce dossier. Si vous êtes intelligent, vous aurez compris qu'il ne doit surtout pas tomber en de mauvaises mains..."

Pensait-il vraiment qu'il avait un plan ? A vrai dire Ed ne s'était pas vraiment préparé à tout ça, il était venu aussitôt qu'il avait découvert la vérité. Aussitôt qu"il avait découvert toute cette série d'indices et de pistes menant droit au "Projet T". Aussitôt après avoir compris la nature de ce secret de près de 20 ans.

- "Pour qui me prenez vous ? Evidemment, je....j'en ai gardé une copie et je ne suis pas stupide au point de l'avoir laissé chez moi !..."

Il faisait chaud dans cette pièce. Était-ce à cause de la pression accumulée au cours des dernières secondes ? Il ignora cette gène temporaire et se porta sur le regard serein et sérieux de Tim. Il ne pouvait plus retirer de sa tête les cauchemars vécus sur Isla Vanthua, il ne pouvait plus sortir sans avoir l'impression d'être suivi, observé... Toute sa vie n'était que démence et inquiétudes depuis qu'il savait. Il aurait préféré ne jamais avoir mis les pieds chez Hammond, pour protéger le Jurassic Park. Il n'aurait jamais du se laisser tenter par l'argent, par les mots de ce vieil homme persuasif. Comment sortir de ces engrenages aujourd'hui ? Après tous ces efforts ? Il ne lui restait plus qu'à amasser un tas de pognon et de se tirer aux quatre coins du monde.

- "Je ne veux pas de réponses de vous... Je sais déjà tout ce que j'ai besoin de savoir. Je... Je veux mon fric et tout de suite ! Je ne le demanderais pas 2 fois !"


Il suait à grosse goûtes. Ses nerfs étaient mis à rude épreuve. Sa main tremblait et il n'était pas sure de réussir à tenir l'arme encore longtemps. Son doigt était trop près de la détente et glissait sur la partie la plus délicate de cette dernière. Si Tim ne se dépêchait pas, il allait sans doute riper... Non, il devait encore se contenir, mais la chaleur était déstabilisante.
Il était trempé. Il pleuvait à verse mais il n'y prêtait pas attention. Pour tout dire, il ne remarquait même pas que sa chemise était aussi imbibée d'eau que si il s'était baigné avec.

Il ne s'en rendait tout simplement pas compte. La musique répétitive des gouttes d'eau qui s'écrasaient sur la terre et le bruit de succion mouillé de ses chaussures sur le sol boueux, il ne les entendaient pas. Les gigantesques flaques d'eau sales et les étendues de terre détrempées, il ne les voyait pas. A vrai dire, il ne remarquait que les plaintes stridentes de son coeur blessé qui se déchiraient l'esprit. Il n'avait conscience que des flashs rouges et blancs qui lui tailladaient la rétine. Il était de retour sur Isla Vanthua et le serpent géant se tenait devant lui.


- "Non.... Non... Qu'avez vous fait..."


Machinalement, il laissa tombé son arme et se mit à genoux, les mains sur les tempes, fermant les yeux de toutes ses forces. Il sentait son coeur battre à tout rompre...
Hammond n'avait jamais été particulièrement tendre ou gentil avec moi. Non, c'était même une vraie pourriture. Toujours ce petit air blasé et dédaigneux, ce sourire méprisant et lassé, ce ricanement caustique et ces remarques sarcastiques. Il s'était toujours foutu de ma gueule. Jamais un compliment, jamais de félicitations. Que des reproches, des moqueries et des piques. Et encore, ça c'était quand il daignait s'apercevoir de mon existence ! Sinon, je n'avais le droit qu'à un silence indifférent. Alors pourquoi est-ce que je me mettais dans cet état ?! Pourquoi est-ce que je ressentais cette atroce sensation de vide et d'angoisse ?! Je voulais une réponse, maintenant !

Il entrouvrit les yeux et remarqua qu'il était à nouveau dans le bureau, ou devant lui, gisait son verre, brisé et son contenu, déversé sur le parquet flambant neuf. C'est à cet instant précis qu'il comprit.


- "Vous.... m'avez..."

Empoisonné. Ce mot lui donnait des frissons, non pas de peur ou de froid, mais plutôt de... mal-être ? Il se sentais nauséeux tout à coup. Il avait mal à la tête, ztait fébrile, et il semblait que sa vision se troublait, aveuglé par la colère et par autre chose que je ne sut bien définir. Il venait d'halluciner mais ce n'était pas fini. Il étouffait.
L'atroce sifflement qui lui vrillait les tympans s'intensifia et il avait l'impression d'assister à un véritable feu d'artifice tant les flash violents se déchaînaient derrière ses paupières closes sous l'effet de la douleur. Il ressenti un douloureux élancement dans la tête, comme si un hérisson enragé plantait ses piquant dans son cerveau. Il avait la même impression de souffrance au creux du ventre. Il aurait pu être troué d'ulcères et incrusté d'aiguilles, ça lui aurait fait la même chose. Quel enfoiré...

Il devait avoir des allures de possédé avec ses gestes saccadés, ses spasmes musculaires incontrôlables et son oeil écarquillé, l'air dément. Ses pensées étaient toutes mélangées et ses idées s'entassaient en désordre. Plus rien n'était clair, ni dans son esprit, ni autour de lui. Il l'avait bien eu cet espèce d'ordure... La colère commença à s'estomper, laissant place à un sentiment plus terrible encore. Sentiment qu'il n'aurait jamais pensé ressentir envers lui, ni envers qui que ce soit d'ailleurs. La tristesse. Pire, la mélancolie, l'abattement, la consternation. Il avait envie de pleurer, de hurler, de tout balancer. Il était en deuil. Un deuil qui promettait d'être dur à supporter car c'était le sien. Pourtant, malgré l'envie d'extérioriser cette souffrance, il s'efforçait à tout contenir. Il ne pouvait pas, ne devait pas craquer devant son assassin. La famille Hammond avait bien joué son jeu. D'abord John et maintenant la dernière génération... Ils étaient les êtres les plus impitoyables et odieux qu'il avait connu...

Une gerbe de sang. Il pourrissait de l’intérieur. Alors c'était ainsi ? Protéger le secret du "Projet T" à tout prix ? Tim avait juste voulu savoir si il avait fait des copies et en entrant dans son jeu il lui avait donné la réponse en lui affirmant qu'il n'avait rien gardé chez lui. Quel idiot... Si avait su...


Si ils avaient su....
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