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 From Paris With Love

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Shivak Garland

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MessageSujet: From Paris With Love   Jeu 12 Nov 2015 - 11:05

20 mai 2015

"Lorsque se mêlent le métal, la brique patinée, les poutres, les éclats de zinc et Paris."


Paris, la ville lumière, la ville aux mille visages. Le Paris moderne, le Paris éclectique, le Paris monumental, le Paris des villages, le Paris historique, le Paris culturel. Cette ville ne cesse de se dévoiler et de se renouveler. Une ville fascinante et tellement agréable à photographier. Bien qu’une des villes les plus visitées dans le monde, Paris a gardé tout son charme et demeure un lieu incontournable !
Paris compte plus de 1 800 immeubles classés ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques, dont près de cent lieux de culte. Les monuments les plus célèbres de Paris datent d'époques variées. Ils se trouvent souvent dans le centre et sur les rives de la Seine. Les quais de Seine du Pont de Sully au Pont de Bir-Hakeim constituent l'un des plus beaux paysages fluviaux urbains et sont d'ailleurs classés à l'inventaire du patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve notamment, d'est en ouest : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais, le musée du quai Branly, la Tour Eiffel et le Trocadéro.

Et enfin l'Obélisque...

Mais un peu d'histoire avant d'entrer dans les détails :

C'est Méhémet Ali, vice-roi d'Égypte, en signe de bonne entente qui, à l'instigation du baron Taylor puis de Jean-François Champollion, offre à Charles X et la France au début de 1830 les deux obélisques érigés devant le temple de Louxor, mais seul celui de droite (en regardant le temple) est abattu et transporté vers la France.

En échange des obélisques, Louis-Philippe Ier offre en 1845 une horloge en cuivre qui orne aujourd'hui la citadelle du Caire, mais qui, pour l'anecdote, ne fonctionna jamais, du moins aux dires des Cairotes, ayant été probablement endommagée lors de la livraison. Le deuxième obélisque a été officiellement rendu à l'Égypte par le Président François Mitterrand, lors de son premier septennat.

Orné de nombreuses écriture et aujourd'hui utiliser comme un cadran solaire gigantesque, cette architecture est devenu un élément incontournable de Paris et demeure aujourd'hui un des sites les plus surveillé. (comme de nombreux autres monuments)
Parmi les hiéroglyphes ornant chacune des faces, on ne peut manquer le cartouche de Ramsès II, où le roi fait une offrande au dieu Amon-Rê. Le sommet de ce dernier est surmonté d'un pyramidion, aussi pointu qu'étincelant, de 3,60 m de haut revêtu de bronze recouvert de feuilles d'or.
Ce revêtement, installé en mai 1998, après quelques hésitations et sur l'insistance de l'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, est censé remplacer un précédent ornement sommital, emporté lors d'invasions en Égypte au vie siècle.

Tu parles, que des conneries...
Et comment aurait-il pu savoir tout ça depuis le coffre d'une voiture ? Les mains liées, souffrant encore des coups douloureux que lui avait infligé son bourreau. Toutes les informations avaient un prix et encore, il fallait surtout connaître quelqu'un capable de vous les fournir sans ronchonner et qui ne serait pas lui même à votre poursuite. Rare, mais non inépuisable.

Il n'y avait pas la moindre issue. Shivak se laissa tomber sans bruit contre la porte. Ses doigts tremblaient alors qu'il cherchait, cherchait encore, cherchait toujours, entendant sans écouter Shaélynn se battre furieusement sur la banquette arrière, à laquelle il ne pourrait accéder. Ils étaient pris au piège. Destinés à se faire interrogés par l'homme de main de la Chimère, puis à mourir une fois leur besogne terminée. Son raisonnement avait chauffé durant de nombreuses minutes avant de s'effilocher, doucement. Son raisonnement si utile, autrefois, qui  lui permettait de se sortir de toute situation, le rendait si fier, si prétentieux, si sur de lui, ce même raisonnement le laissait désœuvré, assit au sol comme une poupée désarticulée. Suffoquant, il entendit la voiture marqué un arrêt, les pneus crissaient sur de l'asphalte et le moteur cessa son vrombissement.

Shivak était un ancien membre de K-C. Il lutterait jusqu'au au bout pour sa survie, et celle de son amie. Il ne pouvait pas adopter cette attitude résignée, (atrocement) résignée que l'autre lui arborait, des années auparavant. Le visage du brun, livide, semblait déjà déserté par la vie. Il ne voulait pourtant pas abandonner le combat. Ils devaient tenir jusqu'à l'arrivé d'un miracle, même s'il était pratiquement impossible qu'  « il » ait pu retracer l'itinéraire jusqu'à eux. Ils étaient condamnés. Il refusait de céder à la panique. S'exciter comme le faisait Shaélynn ne servirait à rien.

Un bruit sourd, la portière avant venait de claqué, Pearce était descendu. Shivak recula instinctivement, la vérité le heurtant de plein fouet. Il aurait aimé avoir son téléphone. Ou bien crier à s'en faire éclater les poumons. Ses poings blessés se levèrent, prêts à essayer une nouvelle fois de briser le mur d'acier, mais les longs doigts blancs d'Emma vinrent se superposer aux siens. Les yeux de Sherlock étaient bordés de rouge, il hallucinait. Le choc à la tête avait été trop violent et son esprit lui jouait des tours.

Nouveau claquement, la porte arrière venait de s'ouvrir et on entendit la jeune femme se débattre.
Shaélynn était une femme forte. Elle s'ébroua, cria qu'elle désirait voir Shivak puis qu'elle serait disponible pour toute sorte de questions. S'assurer de leur bonne santée respective était une chose, savoir ou ils étaient en était une autre. Quel heure était-il ? Quel jour ? Tant que questions sans réponses qui n'allaient pas tarder à se révéler au grand jour.

Le coffre s'ouvrit. Il aurait voulu sauter sur son agresseur, mais se dernier le tenait un joue, un horrible rictus sur le visage et un air meurtrier. Mieux vallait-il se taire et faire profil bas. Pearce referma le coffre et plaqua Shivak contre ce dernier, qui posa son front bordé de coup contre la fenêtre glacée. Il vit Shaélynn à travers la vitre et se rendit compte qu'elle allait bien, il lui lança un sourire rassurant et narquois, celui là même qu'elle détestait, mais exceptionnellement, ce dernier se voulait rassurant et signifiait simplement : « je vais bien et je suis content que ce soit le cas pour toi aussi. »

Un coup d’œil aux alentours lui fit comprendre qu'il faisait nuit, qu'il était tard étant donné l'air glacé qui remontait le long de son échine et qu'il pouvait voir d'ici le célèbre Obélisque, à quelques dizaines de mètres de là. Au son, peu de circulation, pas de civils. Paris dormait et Pearce le savait, il avait bien calculé son coup. Mais il n'était pas le seul. Si tous les indices semblaient mener ici, les deux aventuriers de galères, eux, savaient parfaitement qu'il n'y avait rien à Paris mais que ce qu'ils cherchaient était ailleurs, plus au nord, de l'autre côté de la Manche. Ils avaient cependant besoin d'un moyen d'extraction rapide et surtout, de se débarrasser du pot de colle qu'Handréas leur avait envoyé.

Il fallait donc pouvoir détourner l'attention de ce gros benêt à la montagne de muscles avant de pouvoir trouver un échappatoire digne de ce nom. D'un coup d'oeil discret, il essaya de faire comprendre à sa rivale qu'ils devaient se débarrasser de ce balourd et il se retourna en direction du colosse, prenant un air moqueur, regarda son ennemi droit dans les yeux et lui lança d'un air romantique :


- « Tu sais mon grand, si tu voulais m'inviter à diner à Paris tu aurais pu le faire plus en douceur... »
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Pearce Sanders

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Dim 15 Nov 2015 - 14:31

Handréas était ravi que la capture des deux fugitifs se passent sans accrocs. Après un petit coups de fil, le chef de la Chimère avait envoyé à son bras droit un avion cargo, qu'il avait obtenu en glissant de gros pots de vin à un déstockage militaire. La plaine dans la vallée était assez grande pour que l'appareil se pose, ce qu'il fit, et que l'extraction se passe sans problème.
Pearce l'avait compris en trouvant la photo de l’obélisque à Paris, c'était là-bas qu'il fallait se rendre pour poursuivre la piste de la mère de Shaelynn Moore, et retrouver la clef qu'elle possédait. Un mot au pilote et l'avion vira de bord en direction du nord ouest.

La Chimère était une organisation à l'échelle mondiale. Dans la plupart des capitales du monde, elle avait « une ambassade », un lieu qui servait à recruter, ou marchander, ou espionner les états. Un petit noyau était fixé à Paris. Il servait principalement a recruter des membres pour l'organisation, mais aussi à recueillir des fonds pour financer le matériel et tout le reste. Le texan avait besoin d'un endroit tranquille, dans le centre ville de préférence, où personne ne viendrait l'embêter. Un entrepôt désaffecté faisait très bien l'affaire. Pour que les deux renégats ne se réveillent pas et ne fassent pas de vagues, Pearce leur avait inoculé un puissant somnifère, mis au point par Wellan Worst a base de venin de troodons. Celui-ci marchait à la perfection.
Le bras droit d'Handréas accrocha ses deux proies à des crochets fichés à des poutres qui servaient avant à accrocher des marchandises. Shivak arrivait à tenir sur la pointe des pieds, mais Shaelynn, plus petite, ne touchait plus le sol. Le bandage à sa cuisse était rougis par le sang qui s'échappait de sa blessure. Shivak se mit à fanfaronner. Peut être espérait-il sauver sa vie.

« Fanfaronner ne te sauveras pas la vie tu sais, Shivak Garland. Même si je te laissais la vie sauve, l'émir à qui tu as volé la voiture et ce qu'elle contenait à mis ta tête à prix pour une tel somme que n'importe qui dehors te feras la peau. »

Il s'approcha ensuite de Shaelynn qui était pendu à son crochet comme un simple gigot .

« Mais toi, Shaelynn Moore, mon maître à de grands projets pour toi. Handréas est sûr que tu vas pouvoir lui donner des informations utiles sur cette pathétique organisation qu'est Biosyn. Lewis n'est qu'un enfant qui essaye de grappiller des technologies parce que lui et son équipe sont trop incompétents pour les développer eux même. Ta capture est la preuve que son organisation est incompétente... et les incompétents ne méritent pas de vivre. » dit-il en empoignant sa gorge.

« Mais tu détiens des informations. » poursuivit-il en relâchant on emprise. « Tu sais où est la clef qu'avait ta mère, une des quatre qui permet d'avoir accès au projet T. »

Pearce recula et alla s’asseoir sur un empilement de palettes.

« Je pourrais te torturer Shaelynn, où le torturer lui, et je te garantie qu'alors j'aurais des réponses. .Mais mon maître veut que je te fasse une fleur. La Chimère possède plusieurs archipels ça et là dans le monde. Dis nous ce que nous voulons savoir et Handréas te laissera mener ta petite vie minable, sur une de ces îles isolés du monde. Ni Biosyn, si InGen, ni la Chimère ne viendra alors perturber ton train train quotidien. Je ne ferai cette offre qu'une seule fois, et crois que Shivak n'y aura pas le droit. Je lui réserve PERSONNELEMENT un autre traitement. »

Pearce voyait son rêve d'un monde utopique et parfait se rapprocher de plus en plus. Avec le projet T, il toucherait rapidement au but. Il fallait obtenir cette clef, par tout les moyens disponibles. Si la douceur ne marchait pas, il essayerait la méthode forte. Et si ça ne marchait pas non plus, il avait dans sa poche un petit cadeau du docteur Worst qui lui permettrait de le monter les uns contre les autres. Dans tout les cas, il saurait où la clef se trouve, et il l'obtiendrait.

« Alors, les informations que je veux, contre un avenir relativement tranquille. Shaelynn Moore, qu'en dis-tu ? Ne me force pas à utiliser la manière forte. Je ne suis pas sexiste, et comme tu as pus le constater, je n'hésite pas à frapper les femmes. »
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Shaélynn Moore
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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Lun 16 Nov 2015 - 15:35

Shaélynn reprenait doucement conscience. Elle était allongée sur une surface dure mais pas totalement. Un léger balancement de la surface et un ronronnement de moteur lui fit penser qu’elle était sur la banquette arrière d’une voiture. Ses mains et ses pieds étaient liés et elle ne pouvait faire aucun mouvement. La jeune femme n’arrivait même pas à bouger sa tête qui n’était pourtant pas entravé et elle comprit qu’il n’y avait pas que les liens qui l’empêchaient de se mouvoir. L’ancienne espionne de Biosyn avait l’impression d’être enveloppé dans une épaisse couche de coton moelleux. Pourquoi aurait-elle voulu bouger ?

Elle avait été droguée. Pearce avait dû leur administrer un somnifère. Les effets allaient être lents à s’estomper ce qui leur donnait un sacré désavantage. Où était Shivak d’ailleurs ? A en juger par le fait qu’elle occupait toute la place sur la banquette, il ne s’y trouvait pas. Elle eut un moment d’angoisse, qui lui sembla très long, avant de se dire qu’il était peut être dans le coffre. Leur ravisseur semblait encore avoir un semblant de distinction puisqu’il avait réservé à la jeune femme la place la plus confortable. Trop d’honneur pensa-t-elle avec ironie. Mais elle n’en avait pas la moindre certitude pour le moment. L’homme leur avait clairement dit que Shivak ne leur était pas utile. Il avait dit le garder pour plus tard. Mais plus tard quand ?

Pour le moment, elle devait penser à sa propre survie. La jeune entreprit de gigoter pour se réveiller et réchauffer ses muscles engourdis malgré le produit encore à l’œuvre dans son sang. Les premières minutes furent compliquées mais elle parvenait à bouger de plus en plus facilement au fil des secondes. En voyant les lumières de Paris au loin, elle s’agita de plus belle. Ils s’enfoncèrent dans la ville jusqu’à un quartier calme et elle entendit frapper contre le coffre. Quelqu’un s’y agitait : Shivak était vivant. Ils allaient devoir sauver leur peau. Mais elle était rassurée de ne pas être seule d’une certaine façon.

En sentant que la voiture ralentissait progressivement, Shaélynn passa en mode survie. Elle bougeait dans tout les sens tentant de détendre un peu les liens qui l’entravaient en vain. La voiture s’arrêta et elle entreprit de se débattre encore plus fort, résistant contre Pearce qui essayait de la sortir de la voiture tout en exigeant de voir Shivak. L’homme ouvrit le coffre et en fit sortir Shivak qui lui adressa un sourire. Elle se contenta de grimace, chercha à s’extirper de l’emprise du colosse mais une piqûre les fit retomber dans les vapes. Pas longtemps cependant. Peu de temps avait passé, elle le sentait. Le somnifère n’avait pas été assez fort pour la faire retomber dans la langueur qu’elle avait ressentie lors de son premier réveil.  

Sauf qu’ils étaient maintenant pendus à des crochets dans un entrepôt désaffecté. Et Shaélynn sentit aussitôt que le premier tranquillisant ne faisait plus effet. Sa jambe était douloureuse, la plaie la lançait terriblement. Elle jeta avec difficulté un regard sur sa jambe. Un bandage, propre, mais ensanglanté recouvrait la blessure mais impossible de déterminer si la balle en avait été extraite. Dans un cas comme dans l’autre, elle n’était pas sûre de pouvoir marcher. Et encore moins de courir ou de se battre. Il allait falloir mais pour le moment ses pieds ne touchaient même pas le sol.

Pearce prit la parole répondant à la petite provocation de Shivak. Et l’espérance de vie du jeune homme se réduisit encore. Pour elle en revanche la situation était différente. KC voulait négocier avec elle. Ce qui avait été la mission de Shivak lors de leur premier contact. Elle avait résisté et c’était sûrement ce qui valait à son partenaire sa situation actuelle. Et qui les conduisait ici. Elle avait décidément bien merdé ce jour là. Cameron était mort des conséquences de cette première entrevue avec Shivak également.

Pearce affirmait qu’elle savait où se trouvait la clé de Mary. Or, ce n’était pas le cas. Shivak et elle ne l’avait pas encore identifié avec précisions. Ils avaient des pistes et ils allaient en débattre au moment où ils avaient été capturés. Autant dire que ce brave homme s’était coupé l’herbe sous le pied. Et ses offres digne d’une pub club med « vacances sous les tropiques » ne l’intéressait pas. Elle avait grandis depuis qu’elle était entré chez Biosyn et sortir aussi bien physiquement que mentalement de l’organisation avait pris du temps. Et elle n’était pas sûre d’en être totalement sorti.

Sinon, elle aurait balancé l’adresse du vrai siège social. Ou des noms. Mais elle ne pouvait pas le faire.

Il répétait qu’il n’hésiterait pas à la frapper mais cet argument était vain. Il l’avait déjà fais et elle risquait de toutes manières de mourir rapidement si elle perdait encore du sang. Sa jambe était déjà amochée et c’était pas ce biais qu’elle perdait le plus de sang. S’ajoutait à cela toutes les autres plaies qui s’étaient ouvertes lorsque l’homme l’avait traîné jusqu’à la voiture. Et à en juger par les cheveux qui s’étalaient sur son front soit elle avait beaucoup transpiré soit ses cheveux étaient également poissé de sang. Une hypothèse que soutenait la douleur aiguë qu’elle avait d’un coté du crâne.

Malgré cela il fallait réfléchir. Quelles réponses donner ? Comment s’échapper ? Il fallait traiter une information à la fois. Mais quel était l’ordre de priorité ?


-Je ne sais pas où est la clé de ma mère. On venait de sortir du tombeau quand vous nous avez « récupérés ». Notre piste allait jusqu’au tombeau mais pas plus loin. Ce que je sais c’est que ma mère s’est rendu à Paris AVANT d’aller en Egypte. Je pense que l’obélisque a son rôle à jouer, sans savoir lequel, et que vous avez fait deux pas en arrière en venant ici. Si vous voulez mon avis la véritable piste c'était l'obélisque qui est toujours au temple de Louxor. En Egypte. Désolée.  

Les faits étaient là. Mary s’était réellement rendu de Paris après y avoir passé un certain temps pour finir son voyage dans le tombeau. Tout était vrai. Et si Pearce n’était pas trop con il allait très vite se rendre compte de la véracité de ses propos.

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Shivak Garland

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Lun 16 Nov 2015 - 18:46

Shivak encaissa les coups. Encore. Encore. Et encore. L'homme en face de lui semblait s'énerver de son calme et redoublait de force, de rage et de sadisme. Il gémit quand il lui brisa une cote, puis quand il maintint sa poigne sur la fracture pour accentuer sa douleur, son impuissance. Il le fixait avec des grands yeux lubriques, attendant visiblement quelque chose. Il savait ce qu'il voulait, ce qui l'excitait. L'entendre hurler de douleur. Ce qui lui valait un traitement de faveur de la part de son bourreau, qui voulait le briser.

Ses deux mains étaient attachées par une grosse chaîne de métal et il était pendu comme un gigot, une vieille carcasse bovine, ses pieds touchant à peine le sol, rendant l’exercice encore plus insoutenable. Cette chaîne servait à l'attacher à un gros crochet au plafond pour les séances de torture. De torture. Il fit rouler ce mot sur sa langue un instant. Un gout métallique envahit sa bouche. Son esprit était comme mort, enfermé au plus profond de son être pour se protéger de l'horreur qu'ils vivaient. Shaélynn de son côté n'arrivait même plus à réfléchir, à penser, tous ses efforts étant concentrés dans une seule et unique blessure, qui commençait à se réveiller, tandis que les cachets ne faisaient plus effet. Ne pas hurler. Ne pas donner la satisfaction à ce connard de l'entendre se plaindre. Shivak reconnut un vague sentiment de haine au fond de son cœur. Il n'arrivait même plus à exprimer des sentiments, il était comme anesthésiée.
Une seule chose arrivait à la faire tenir. « Ils » allaient venir. Cette idée fixe s'imprimait dans son esprit à chaque coup qu'il recevait. Il lui permettait de supporter la douleur sourde qui se répandait dans chacun de ses muscles, minute après minute. Cette idée la gardait en vie. Il grimaça de douleur.

Pearce ne s'amusait plus. Il souriait. Le laisser en vie ?, la question était déjà réglée. Mais pourquoi ne pas s'amuser… ? Shivak pouvait lire dans le regard de son bourreau toute la folie et la haine qu’il déversait à son égard. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça de jouer avec les nerfs de ce psychopathe.

Il aurait pu subir toute forme de torture, de toute manière, il y était préparé. Il connaissait bien les méthodes conventionnelles de la Chimère, pour les avoir lui-même appliqué, des années auparavant. Mais il ne s’était pas préparé à ce qui allait suivre. Voir ce taré saisir Shaélynn au cou, resserré son étreinte comme un putain de rapace déchainé, en revanche, il n’y était pas du tout préparé.


« Lâche là salle fils de pute ! »

Nouvelle droite, plus puissante que les autres. Shivak ne put se retenir et une gerbe de sang s’échappa de son souffle coupé et de son corps meurtri. Il n’allait pas tenir longtemps.

« Tu frappes comme une gonzesse… »

Cette fois-ci, l’autre se déchaîna littéralement sur le jeune homme, criblé de coup, de bleu, de sang… Il était presque à demi inconscient lorsque ce dernier se tourna à nouveau vers la jeune femme pour lui proposer une offre, comme on n’avait pu lui en faire également par le passé. Mais tout ça n’est qu’une façade, une ruse, il n’y avait rien à en tirer. Shivak avait du mal à respirer et servir de punching ball commençait à avoir raison de lui.

Son corps entier tremblait, son regard était trouble, gonflé, injecté de sang. Il était salement amoché et était bien plus prêt du morceau de viande pendu à l’abattoir qu’à un être humain prêt à se battre pour sa propre survie. Pour la première fois depuis longtemps, il était en train de considérer la possibilité qu’il allait mourir ici, dans cette sorte de salle de surveillance/boucherie. L’idée ne le terrifiait pas, au contraire, il s’y était préparer depuis des années. Mais après tant d’efforts, de lutte pour sa vie, pour protéger Emma, pour survivre, pour enquêter sur le Projet T jusqu’à finir par prendre la défense de Shaélynn, il faut dire que bien de l’eau avait coulé sous les ponts.

Pourtant, Shivak n’était pas encore résigné, pas tant que l’autre poserait encore ses mains sur elle. Il n’avait pas le droit de la traiter ainsi. Pas le droit de lui faire du mal alors que c’était la seule personne pour qui il avait encore de l’intérêt aujourd’hui. Car oui, même si cela pouvait paraitre étrange ou totalement déplacé, cette épreuve traumatisante avait fini par lui prouver qu’il tenait à la jeune femme, presque autant qu’il tenait à Emma. Si il se battait avec tant d’ardeur pour tenir et si de la voir ainsi l’horripilait, c’est sans doute parce que tous les sentiments refoulés qu’il avait gardé jusqu’à ce jour, tous ces « je t’aime, moi non plus », venaient de jaillir à la surface du volcan et donnait à son cerveau l’impression de bouillir. Il ne pouvait pas dire qu’il l’aimait, non ce serait trop cliché, trop soudain, mais ce qui était sure, c’est qu’il tenait à elle et que dans un sens, elle comptait pour lui. Après tout, c’était sa rivale de toujours, sa Némésis, son ennemi juré. L’un ne pouvait marcher sans l’autre. Comme une âme-sœur.

D’un murmure, comme pour prendre sa défense une nouvelle fois, il ajouta :

« Ne lui… dit rien… qu’il aille se faire foutre… »

Pas de coups cette fois ci, rien. Juste un regard mauvais. Comme si l’esprit tordu de son geôlier préparait quelque chose d’encore pire que précédemment, mais heureusement (ou malheureusement), la jeune femme ne put se retenir et se mit à avouer certain détails de l’enquête.

Il eut d’abord envie de l’insulter, de la traiter de tous les noms, mais il comprit avec un temps de résonnement plus long qu’à l’accoutumé, qu’elle tentait de le mener en bateau et vers une fausse piste. Il lui fallait maintenant réagir en conséquence.
Faisant claquer ses chaînes de rage, comme si soudainement il était déchainé, trahis par la jeune femme, il vérocifia et se débâtit comme il pouvait pour montrer son mécontentement.


« Sale ….! Tu vendrais ta propre mère pour un bout d’île au soleil ? Tu n’es qu’une traître ! »

Il les regarda avec dégoût lui et elle, successivement, intensifiant la haine dans son regard. Si prendre parti était finement joué de sa part pour la protéger elle, il savait en revanche que ce serait certainement GAME OVER pour lui. Le temps lui manquait cruellement et personne n’était venu les secourir. Tout allait certainement se finir ici, dans ce trou, avec vue sur Paris.
Tu parles d’un romantisme…

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Pearce Sanders

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Jeu 19 Nov 2015 - 21:37

Shaelynn venait de lui avouer que l’obélisque qu'il fallait trouver n'était pas celui à Paris, mais celui resté en Égypte, à Louxor. Pearce n'y connaisait pas grand chose en mythologie égyptienne et il n'était pas compliqué pour quelqu'un d'assez malin comme Shaelynn Moore ne lui raconter des informations erronés pour abuser de lui. Peut être était-ce vrai, peut être était-ce faux... Mais ni Handréas, ni Pearce, ne tolérait l'incertitude et le droit à l'erreur. En poussant un peu plus le bouchon, en intensifiant un peu plus la pression exercée sur elle, peut être saurait-il le vrai du faux. Non, il le saurait assurément. Il briserait leur volonté comme on brise une brindille. Il se rapprocha de Shaelynn, les mains encore couvertes du sang de Shivak qui venait de passer un salle quart d'heure.

« Peut être me dis-tu la vérité, peut être pas. »

Il sortit une petite seringue de sa veste, contenant un liquide crème. Il l'observa quelques secondes, agitant le liquide doucement.

« Vois-tu Shaelynn Moore, tu pourrais me dire la vérité, mais tu pourrais aussi me mentir. Et je n'aime pas les mensonges. Ils ne sont pas nécessaires. Alors comment faire pour démêler le vrai du faux ? Tu comprends que je ne peux pas me permettre le droit à l'erreur. »

Il se rapprocha de Shivak, encore sous le choc des coups qu'il venait de se prendre. Pearce arracha le capuchon en plastique avec ses dents, le cracha plus loin, et planta la seringue dans le coup du renégat. Shivak lui demanda aussitôt d'une voie faible se qu'il lui avait injecté.

« C'est du venin de Cryolophosaurus. Marcos Shanon l'a découvert en Antarctique et Elina Moldovan l'a cloné. Depuis, la Chimère à réussit à récupérer un fœtus. C'est animal avait pour habitude d'empoisonner ses proies... »

Shivak devint blanc comme un linge. La peur devait sûrement faire effet, mais s'était surtout le poison qui agissait à ce moment précis. Le visage figé, les yeux écarquillés, son corps tomba en avant, retenu par les chaînes qui lui liaient les poignées au dessus de la tête.

« Tout d'abord, la paralysie des membres. Shivak est entièrement conscient, mais il ne peut pas bouger ses lèvres, ni ses membres, ni sa tête. Il est prisonnier de son propre corps. »

Quelques secondes plus tard, tout son corps commença à se mettre à trembler, secoué par des spasmes. Shivak sera les dents face à la cuisante douleur qui montait en lui.

« Et enfin la dernière étape. Les spasmes sont très douloureux Shaelynn, comme tu peux le voir. »

A peine eut-il fini sa phrase que les tremblements et les spasmes s’arrêtèrent aussitôt. Pearce s'approcha et, d'une légère pression sur le front de Shivak, repoussa sa tête aussi mollement qu'une poupée de chiffon vers l'arrière. Il était inconscient, mais Shaelynn devait le considérer comme mort à l'heure qu'il est.

« Et le voilà trépassé. Tu vois Shaelynn Moore, je ne plaisante pas. Maintenant, j'espère que tu vas me dire la vérité. Je vais te laisser quelques minutes pour réfléchir. »

Le texan décrocha alors Shivak Garland, et le chargea sur son épaule comme un sac de pomme de terre. Il sortit et se rendit dans une pièce adjacente, où il accrocha Shivak à un crochet de porte manteau. Le traître allait rester inconscient pendant un long moment, et Shaelynn allait le croire mort. Augmenter encore un peu la pression.

Il revint cinq minutes plus tard voir Shaelynn. Elle était toujours, à la même place. De toute façon, où aurait-elle pu aller ? Seule, démunie, dans cette grande ville qu'était Paris...

« Maintenant, tu vas me tout me raconter depuis le début. J'ai tout mon temps. »
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Shaélynn Moore
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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Lun 23 Nov 2015 - 11:46

Shaélynn sentait que Pearce doutait des informations qu’elle venait de lui donner. Mais puisqu’il posait les questions, c’est qu’il n’avait pas les réponses et donc qu’il ne pouvait pas vérifier la teneur de ses propos. Mais K-C n’était pas du genre à se contenter de cela. Elle l’avait découvert face à Shivak. Les erreurs des agents de la Chimère semblaient leur valoir la mort, ce qui rendait plus compréhensible leur détermination à ne pas se louper.  Pearce n’était pas satisfait, elle le voyait dans son regard qu’elle soutenait sans ciller.  Elle ne laissait rien paraître ou du moins elle essayait. Dans l’état où elle se trouvait, elle ne pouvait pas s’empêcher de trembler.

Pourtant cette piste de l’obélisque était tout à fait valable. Elle aurait sûrement livré des informations sur le projet T mais elle n’avait aucune preuve. Ce n’était pas pour cela qu’elle aurait négligé cette possibilité cependant. Mais elle sentait qu’il fallait arrêter d’essayer de comprendre le projet T. Et simplement chercher l’une des clés et la détruire. Shivak et elle n’en avait aucune à leur disposition. Mais elle avait une idée de où en trouver une. Si, Shaélynn avait raison et que la clé était vraiment l’objet qu’elle pensait, personne d’autre qu’elle ne pourrait la trouver. Si, elle mourrait, personne ne la trouverait. Finalement c’était peut être ça la solution ? Mais il lui fallait la certitude qu’elle avait raison, que personne ne trouverait la clé même si quelque chose au fond d’elle lui disait qu’elle ne se trompait pas.

Pearce détourna le regard du coté de Shivak qui s’énervait et Shaélynn en profita pour jeter un coup d’œil à son tour. Heureusement qu’elle savait de qui il s’agissait sans quoi elle ne l’aurait probablement pas reconnu. Il était couvert de sang, de plaies et de bleues et était méconnaissable. Elle eut un frisson devant l’état du jeune homme. Il lui fallait des soins le plus rapidement possibles sans quoi il risquait de perdre une grande quantité de sang. Ce qui était également son cas cela dis en passant.

Le jeune homme venait de rentrer dans son jeu, l’accusant de se parjurer. Elle fixa son regard loin devant elle, évitant soigneusement le sien. Pearce y aurait sûrement vu sa peur. Pour elle et pour Shivak. Elle comptait bien faire en sorte qu’ils s’en sortent tout les deux. Chacun de leur coté, ils leur étaient impossibles de parvenir à leur but et trouver la solution à l’énigme qu’ils s’acharnaient à résoudre depuis près de 2 ans. Leurs infos étaient complémentaires. Ils étaient issus de deux sociétés opposés et se complétaient. Le fait qu’ils n’aient pas totalement confiance l’un envers l’autre et ce même si leur relation était clairement plus qu’amicale qu’au début n’était qu’un atout supplémentaire. Ils ne prenaient pas de décisions à la légère de peur que l’autre ne s’en serve. Leur méfiance était aussi acéré que leur réflexion lorsqu’ils bossaient ensembles. Ils ne se laissaient pas envahir par les bons sentiments au vu des cadavres et des blessures qui encombraient le chemin tortueux qu’était leur relation.

« Peut être me dis-tu la vérité, peut être pas. »

Shaélynn ignorait ce qui se trouvait dans la seringue que Pearce venait de sortir de sa poche mais cela ne lui plaisait pas. La respiration de la jeune femme s’accéléra tandis qu’elle fixait le liquide beige à travers les parois de verre de l’aiguille. Le doute n’était pas permis. L’homme n’était pas prêt à prendre ce risque et il ne semblait pas non plus disposé à perdre du temps à vérifier les informations qu’elle avait donné. Il allait torturer l’un d’entre eux. Shaélynn en voulut à Shivak de s’être montré si vif à réagir lorsque Pearce s’en était pris à elle. Malgré le cinéma de l’ancien journaliste, cela ne prenait pas. L’agent de K-C avait bien compris que les deux fonctionnaient en duo aussi bancals qu’il fût. Et ce fut dans le cou de Shivak que la seringue déversa son liquide inconnu.

L’angoisse empêcha Shaélynn de faire le moindre son et Shivak posa à sa place la seule phrase qu’elle souhaitait prononcer. L’espionne demeura silencieuse, le cerveau et le cœur au ralenti jusqu’à ce que la vérité éclate. Du venin de Cryolophosaurus. Shaélynn étouffa un sanglot et poussa un cri de rage. Elle n’avait plus besoin des explications de l’homme à ce stade. L’ancienne espionne de Biosyn commença à se débattre, poussant des hurlements de rage entre deux sanglots.  Elle savait ce que ce venin aurait comme effet sur son partenaire dont la paralysie s’emparait déjà. Venait ensuite les spasmes qui affolaient le cœur et le faisait saturer jusqu’à ce que mort s’ensuive. Dans ses conditions, injecté directement dans une veine pas loin du cœur, une dizaine de secondes en tout entre l’inoculation du venin et le trépas. Pearce repoussa légèrement la tête de Shivak qui ne résista pas à ce mouvement.

La jeune femme se laissa retomber faiblement, maintenu seulement par ses chaînes.

« Et le voilà trépassé. Tu vois Shaelynn Moore, je ne plaisante pas. Maintenant, j'espère que tu vas me dire la vérité. Je vais te laisser quelques minutes pour réfléchir. »

Pearce pouvait bien la laisser réfléchir autant qu’il le souhaitait, Shaélynn n’avait plus rien à dire. Elle avait fais la connerie de se joindre à Biosyn, de les aider, puis de tuer Hammond. Toutes les chances qu’elle avait de réparer ses erreurs venaient de mourir empoisonné. Mais à en juger par la quantité de larmes qu’elle versait actuellement il aurait hypocrite de dire que la mort de Shivak ne la touchait pas. Bien sûr qu’elle avait été enragée contre lui au point d’essayer de le tuer. Bien sûr que la mort de Cameron restait une plaie ouverte dans le cœur de la jeune femme, de celle qu’on ne peut ni oublier ni totalement pardonner.

Alors pourquoi ? Parce que Shaélynn lui devait plus de choses qu’elle ne voulait s’en rappeler. Depuis le début, il n’avait pas cessé de lui faire comprendre à quel point toute cette histoire la dépassait. A quel point Biosyn se fichait d’elle et de son existence. Il l’avait répété mais elle n’avait rien voulu entendre. Malgré cela, il s’était entêté et avait continué de lui exposer les faits au début sous influence de K-C et par la suite parce qu’il le pensait juste. Et qu’il avait besoin d’elle aussi. Cela ne changeait rien au fait que c’était cela et le meurtre d’Hammond qui avait fini de la sortir des griffes de Biosyn. Et il lui avait laissé une chance alors que cette dernière n’avait rien fais pour l’aider et l’avait lâchement abandonné. Finalement il s’était montré constant depuis la fois où il avait essayé de la tuer. Et que c’était la seule chose à peu près constante de sa pauvre vie.

Et cette constance venait de mourir comme à chaque fois. Elle semait les cadavres derrière elle. Il aurait été agréable que ce soit ceux de ses ennemies pour changer. Alors comment faire pour que Pearce soit le premier sur la liste ?

Elle était à bout de force et vu la quantité de sang qu’elle continuait à perdre malgré le pansement sommaire de sa jambe, elle devait certainement être anémique depuis le temps et avoir entre autre un bon traumatisme crânien. Ou alors c’était l’un des symptômes de l’anémie. Le froid, son essoufflement dès qu’elle s’agitait et surtout les battements trop rapide de son cœur le confirmait. Bien que le fait d’avoir assisté à la mort de la seule personne qui lui tenait dans sa vie de merde tout en étais suspendu en l’air par des chaînes pouvait aussi provoquer tout cela. Clairement, elle ne serait pas de taille à convaincre même si elle se débarrassait de ses chaînes.
Que faire quand on sait que l’on va mourir ? C’était la question à se poser. Elle n’avait aucune idée de quoi répondre à Pearce lorsqu’il reviendrait. Son autre piste, dont elle était persuadée qu’elle était la bonne, avait moins de chance de réussite que Pearce de gagner un concours de miss.  Autant dire aucune. Même si elle lui révélait l’emplacement exacte de la supposé clé, elle n’en sortirait pas vivante car il ne la croirait jamais.

Shaélynn savait qu’elle allait subir le même sort que Shivak. Ils n’auraient jamais la clé. C’était peut être la solution au final. Cela aurait été tellement plus simple. Ne plus rien ressentir. Tout laisser en plans. Ne plus se soucier ni des morts ni mêmes des vivants. Elle regrettait seulement ne jamais avoir pu s’expliquer avec Noah ou même Cole. Elle ne ressentait plus ce qu’elle avait pu éprouver pour Noah auparavant mais il n’en restait pas moins son premier amour et la façon dont tout s’était terminé ne reflétait pas ce qu’ils avaient vécu ensembles. Il méritait des explications qu’elle n’aurait jamais l’occasion de lui donner. Restait Cole qu’elle aimait toujours. Qu’elle reconnaissait aimer. Ces deux ans d’éloignements lui avaient permis de se l’avouer mais également de regretter ce qu’elle lui avait fait subir. Encore une fois, elle prenait la mesure des choses bien trop tard.

A quoi bon s’accrocher à la vie lorsqu’elle n’est plus que deuil et regret ?

Pearce venait de revenir dans la pièce.

« Maintenant, tu vas me tout me raconter depuis le début. J'ai tout mon temps. »

-Vous venez de tuer mon indic’. On n’a aucune clé en notre possession. Et la seule potentiel que j’ai pu avoir je l’ai caché bien avant de savoir de quoi il s’agissait. Et même moi je ne serais pas capable de remettre la main dessus.

Shaélynn voyait le sang sur les mains de Pearce et les traces de sang qui maculait le sol. Ses yeux étaient toujours humides. L’avantage c’était que la peine qu’elle ressentait avait pris le pas sur la douleur physique. Elle n’avait plus aucune carte à joueur pour ce tour.  

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Shivak Garland

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Jeu 26 Nov 2015 - 18:02

Un instant et vous n'êtes plus rien. Même pas l'ombre de vous même.
Mort. Un mot pris à la légère, certains parlent de la mort en rigolant, souhaitant la mort à quelqu'un. Ce genre de pensée, pourraient-ils les avoirs après avoir perdu un être cher ? Bien sûr que non. La mort, c'est la fin de toute chose. Comment pourrait on souhaiter cela ? Même à son pire ennemi ! En tout cas, c'est ce que Shivak, pensait.

Le jeune homme admira un long instant le noir absolu et les nuances floutés provoquées par le venin, puis il tenta à nouveau d'effectuer un mouvement. Encore une fois, son corps ne répondit pas. Légèrement interloqué, il mit encore sa faible volonté en l'action de bouger ses mains, présentes le long de son torse. Seulement, il vit de ses propres yeux que ces dernières restaient à leur place. L'inquiétude monta alors en lui. Il sentit sa poitrine être compressée, bloquant faiblement son souffle tandis que son rythme cardiaque s'accélérait. Le jeune homme commençait à paniquer. Son corps ne lui répondait plus du tout. Puis, alors qu'il voulut parler, il sentit un souffle de vent parcourir sa joue. Il ne pouvait tourner sa joue mais sentait la présence de Pearce. Shivak vit l'angoisse monter en lui violemment. Cherchant à aspirer un maximum d'air, il souhaita crier, extérioriser son effroi. Mais rien, tous ses muscles étaient tétanisés. Il ne pouvait plus respirer, son coeur semblait avoir implosé. Son corps et son âme ne semblait plus lui appartenir.

Un puissant poison. Le Cryolophosaurus n'était pas connu pour son venin, mais les combinaisons parfois douteuses, utilisés par le laboratoire d'InGen, donnait souvent naissance à des aberrations. Cette bactérie, comme d’autres, fabrique une neurotoxine, la toxine que les scientifique du Jurassic Park ont communément appelé "La méduse". Elle est considérée comme le plus puissant poison existant. Plus la quantité de toxine est importante, plus les effets sont rapides et sévères. Dans le cas d’une contamination par voie alimentaire, les symptômes apparaissent généralement 12 à 36 heures après l’ingestion, plusieurs jours après s’il s’agit d’une plaie infectée. Troubles de la vision, fatigue, vertiges, bouche sèche, difficultés pour parler et déglutir, sont les premiers symptômes. Viennent ensuite des signes de paralysie du visage, du cou, des faiblesses dans les bras et l’atteinte progressive des muscles respiratoires. Injecté directement dans le sang, elle pouvait être fatale et elle l'était dans près de 90% des cas.

Pour les 10% restant, la sentence était peut être plus lourde à porté et ses conséquences pouvait être désastreuses.
La "méduse" est en effet un poison paralysant. Elle agit à la jonction entre le nerf et le muscle, au niveau de la synapse neuromusculaire. C’est là que l’influx nerveux passe depuis les neurones moteurs jusqu’aux muscles. Or, cette dernière a la capacité de le lier aux neurones moteurs puis de les envahir et de les bloquer. La transmission de l’influx nerveux est interrompue et le muscle ne se contracte plus. Le Cry-poison est aussi redoutable pour ses effets secondaires désastreux : en plus de la paralysie, la température corporel chute violemment, donnant l'impression de gel aussi bien extérieure qu'intérieur. Le dinosaure du froid portait bien son nom puisque sans intervention médicale, le venin peut aboutir à la mort par paralysie des fonctions respiratoires ou par hypothermie. Les patients atteints par la morsure de Cryolophosaurus sont traités avec des antitoxines puissants. Les antibiotiques ne servent à rien puisqu’en l’occurrence ce n’est pas contre la bactérie qu’il faut lutter mais contre la neurotoxine. La maladie est mortelle dans plus de 75% des cas. Shivak l'avait su peu de temps après l'incident qui était survenu sur "L'alternative", un des Yatch d'Hammond qui avait servi au transport de l'oeuf du premier Cryolophosaurus du parc.

Etant donné qu'Handréas avait tout de suite étudié les effets du poison, suite à la mort d'un membre de Biosyn appelé Henry Smith, Shivak n'avait pas pu s'empêcher d'en apprendre plus, "au cas ou". Il n'aurait jamais imaginé qu'il subirait un jour les effets de ce poison. Mais avoir quelques connaissances pouvait parfois vous sauver la vie. Il existait quelques moyens pour survivre à la morsure de ce redoutable prédateur. La circulation sanguine et la chaleur corporelle étaient les deux moyens d’évacuer les effets du Cry-Poison. La chaleur par le gel était aussi un moyen efficace. Si la congélation ne permet pas de s’en débarrasser, chauffer à haute température ou désinfecter au chlore permet d’inactiver la bactérie, ses spores et la toxine elle-même. Encore fallait-il avoir le nez dans les bouquins de médecine du Jurassic Park pour en connaitre toutes les ficelles.

Shivak sentit donc son corps se raidir, presque cadavériquement. Son sang glaça presque instantanément et il se retrouva paralysé, le regard fixe, les yeux injectés de sang. Par chance et en terme de solution de la dernière chance, sachant que Pearce allait forcément lui faire subir les effets du poison, il avait anticipé un plan au cas ou il s'en tirerait. Ce qui était le cas, puisqu'il était, malgré son immobilité, toujours vivant. On ne pouvait sentir son pouls car il était devenu inexistant. On ne pouvait entendre son coeur, car il était entrée dans une sorte d'hibernation, mais son cerveau lui, fonctionnait toujours. Alors en ultime recours, presque instinctivement, il avait utilisé son propre sang, sur ses doigts et malgré les chaînes, avait inscrit "NOTD" dans la paume de sa main. Ce n'était pas super bien écrit vu la difficulté de l'exercice et le sens dans lequel il devait le faire, mais il savait que si quelqu'un tombait dessus dans les heures à suivre, il comprendrait le message.




Il entendit Shaélynn pleurer et il se maudit de ne rien pouvoir faire. Il était pourtant bien là, bien vivant, souffrant le martyr, mais sans aucun moyen de venir en aide à sa némesis. Il ne perdit pourtant pas espoir car "Ils" allaient intervenir bientôt, il le savait. "Ils" le devait.




[HRPG : pour ceux qui veulent en savoir plus sur le Cryolophosaurus et son poison, je vous donne ce lien "Souvenirs" :  Mr.ADN
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Chris D. Nedry

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Lun 7 Déc 2015 - 10:22

L'excitation montait en lui ! Il était maintenant temps pour ce génie de l'informatique de passer à l'action. Enfin ! Après sa victoire, il serait enfin reconnu comme étant un véritable professionnel. Il serait respecté, idolâtré, et vénéré par tout son entourage (pas plus de cinq clampins, à tout cassé...). On le reconnaîtrait enfin à sa juste valeur. C'est pourquoi, ce moment, il ne fallait pas le gâcher. Surtout, rester concentrer et se focaliser sur l'objectif à atteindre. En communication directe avec son équipe de choc, il était le chef de cette opération et en était fier. Pour la peine, Christopher avait sortit son plus beau t-shirt de capt'ain America. Bon, il avait rapetisser avec les lavages répétés, ce qui faisait ressortir ses courbes délicates et sa panse à bonbecs, mais c'était une édition collector bordel ! Il était impansable pour lui de s'en séparer (admirer le jeu de mot au passage ). Et puis ça ne dérangeait que les autres de voir un morceau de gras poilu dépasser d'un t-shirt. Et les autres on s'en fou. Pour le moment, la seule chose qui comptait le plus à l'informaticien c'était la réussite de cette mission ainsi que Son Grand Moment de Gloire. Mais avant, il manquait encore quelque chose. Alors qu'arrivait l'instant de vérité, il fallait trouver une musique d'ambiance ! La musique de Rocky montant les escaliers ferais très bien l'affaire. L’œil du Tigre mon gros ! L’œil du Tigre ! Après avoir réduit la fenêtre Youtube et mis les hauts parleurs de l'ordinateur à fond histoire d'en faire profiter un maximum de personne, Chris activa son microphone pour encourager son équipier. Non, plutôt son sous-fifre, ça lui allait mieux...  

« On y est presque mon ami. L'ennemi est seul et isolé. Nous, on est deux et tu as à tes cotés Le Plus Grand Geek de tous les Temps ! »

Sous-fifre ne répondit pas bizarrement. Pourtant il avait bien réactiver son micro. Il vérifia une seconde pour s'en assurer mais non, tout allait bien. Mr Esclave était sans doute trop concentrer pour répondre. Ou trop excité. Il serait bientôt le second du meilleur informaticien de l'univers du monde ! Chris comprenait qu'une telle place pouvait rendre sans voix.

« Bon, t'es prêt ? On y va à trois. Un... (Il serait enfin apprécier à sa juste valeur ! Lui que l'on considère comme un grand gamin immature) ... Deux... (Ses doigts était prêt à pianoté sur son clavier. Il connaissait déjà les touches sur lesquelles appuyer. Son plan était parfait)... Et Trois ! »

Aussitôt l'ordre de passer à l'action donné, la fenêtre de son jeu vidéo en ligne de ferma. Son personnage ainsi que le décor fantastique avait disparus pour laisser place à une alarme sur le bureau de son écran pc. Un nom bien trop familier à son goût ainsi qu'une fréquence cardiaque en chute libre venaient d'empêcher l'informaticien d'être sacraliser sur le dernier jeu à la mode. Choqué de voir sa victoire lui passer sous le nez, plus que de voir un de ses amis en train de mourir, Chris resta figer quelques secondes devant son écran, le tout sous les cris plaintifs de Sous-fifre.

« Bordel de merde, LapinBlanc qu'est ce que tu fou ? Reviens en jeu! »

« ouai ouai, on se rappel ! Bisoux ! » dit-il sur un ton mielleux avant de désactiver son micro

Bordel ce Shivak... Il pouvait pas attendre juste 2 minutes avant de crever ! De toute façon, ce con n'avait pas intérêt à mourir maintenant... Parce que Chris allait le tuer de ses propres mains ! Il allait devoir attendre un an avant le prochain championnat en ligne ! Une année entière ! Comment avait-il pu lui faire à lui ! En plus de devoir s’entraîner pour garder le niveau, il allait devoir chercher un autre équipier que Defc0n_0ne vu que cet abruti fini ne voudrait sûrement plus refaire une compèt' avec lui. Et comme Chris était né avec une touffe dans la main, il allait sûrement avoir la flemme de lancer une campagne de recrutement, programmé des entraînement etc. En gros, ce jeu finira désinstaller de son pc et il allait devoir saisir une autre opportunité pour se faire idolâtrer. Si seulement ce bon à rien de Guirland ne détenait pas des informations sur son frère...

Mais bon, il n'avait plus le temps pour les remords. En quelques clics, Chris ouvrit plusieurs pages codées ainsi qu'une fenêtre de localisation GPS. Le point orange, c'était Shivak. Il s'était implanter une puce qui retraçait sa position et qui donnait en temps réel ses signes vitaux à l'informaticien. Chris avait envoyé les données sur le téléphone de Marcos pour que le Paléontologue puisse suivre le kidnappeur. Oui oui, kidnappeur, c'était le bon mot. Après tout, l'autre otage n'était autre que la fameuse Shaélynn qui avait conserver le corps (et la mentalité) de ses 16 ans... Donc on pouvait bien parler de kidnapping. Et pour sauver la vie des deux tourtereaux qui avait choisit la romantique ville de Paris pour assouvir leur fantasme de l'enlèvement, Christopher avait déjà tout préparer depuis son confortable bureau, bien à l'abri tout danger. C'est pourquoi il s'était permis de faire une petite pause jeu vidéo. Ça tombait plutôt bien puisqu'il était pile à l'heure pour la finale de son tournoi. Si seulement cet enfoiré de Shivak... Bref ! Il fallait d’abord contacter Marcos. Chris brancha son casque sur la fréquence du paléontologue pour le contacter à distance.

« Marcos ? Comment ça va mon petit poulet préhistorique ? Bon écoute moi bien. Tu viens d'être promus ! De chauffeur, tu deviens Sauveur. »

Tout en continuant à pianoter frénétique sur son clavier pour s'introduire dans le système informatiser du vieux bâtiment, Chris continua ses instructions.

« Tu va devoir entrer dans l’entrepôt pour porter secours à Shivak. Je sais pas ce qu'il se passe, mais il est en train de crever. Quant à Shaélynn, je sais pas comment elle va. Quand je lui ait parler de s’introduire une puce qui me permettrais de garder un œil sur elle, elle a bizarrement refusée mon idée. Je la comprend pas... »

C'est bon, il était dedans ! Maintenant il pouvait donner le meilleur de sois-même. Et n'ayons pas l'esprit mal placer, il parlait bien de la sécurité de l'immeuble. Plus qu'à copier/coller son fichier à l'intérieur du système, y apporter deux trois modification pour s'adapter à ce type de sécurité (qui était l'un des plus basique, étonnamment)

« Quoi qu'il en soit, je brouille les caméras... maintenant ! Dans 90 secondes, je déclenche l'alarme incendie. Prépare toi à être mouillé. Quel dommage que Mlle Moore n'ait pas mis de blanc aujourd'hui, hein ? Et dans 2minutes et 13 secondes, les flics devraient passés dans la ruelle avec les gyrophares et-cetera. Tu pourra profiter de la confusion pour... hmm... je sais pas moi, sauver la vie de ces deux idiots par exemple. Allez je te laisse. Pas que je m’ennuie mais y'en a qui ont du taf. Bisoux hein et rate pas ton coup ste plaît, j'ai encore besoin du pingouin vivant »

Tout en continuant de hacker la sécurité du bâtiment, Chris envoya une fausse alerte à la police française afin de les faire passer devant le bâtiment de Shivak. Juste un passage rapide, histoire de ne pas bloquer Marcos lorsqu'il s'enfuira avec le colis et de semer le doute dans l'esprit du ravisseur. Mais alors qu'il envoyait la police sur une fausse piste, Chris se senti soudainement mal à l'aise. Comme si des dizaines d'yeux étaient en train de le fixer. Il releva la tête, et regarda par dessus son écran. C'était bien le cas : une dizaine de personne regardaient dans la direction du gros informaticien. Certains étaient en colère, d'autre le regardait en étant gêné. Mais tous avaient cesser leurs activités pour s'intéresser au cas Nedry.  


« Qu'est ce que vous regardez ? Retournez au boulot ! »

Personne ne réagit. Et avant que Chris ne sache pourquoi, une voix des plus détestables se fit entendre derrière lui.

« J'ai bien peur que vous ne soyez plus le chef de cette section Monsieur Nedry »

Ah... Oui... Il avait oublier ce petit détail, c'est vrai. Chris n'était plus le big boss des informaticiens du Jurassic Park. Il n'était plus qu'un misérable petit vers de terre mal payer du Jurassic World. Avec la mort d'Hammond et la restructuration du nouveau parc, Christopher avait été rétrograder suite à son incompétence à gérer une situation de crise (comme celle d'il y a deux ans). En même temps, comment gérer une tel situation avec l'électricité coupée ? K-C s'était montrer mortellement efficace et la surprise était totale. Comment gérer une attaque dans pareil situation ? Ils sont con chez Marsrini ou bien étaient-ils tous complètement bourré lors de cette restructuration ? Il était informaticien, pas faiseur de miracles...

« Hey Ben, je t'avais pas vu ! Désolé, tu sais l'habitude d'être chef, tout ça, tout ça. »

« Je ne m'appel pas... » s'emporta son supérieur avant de se forcer à se calmer «  Bref, savez vous pourquoi vous travaillez encore pour le parc, Monsieur Nedry ? »

« Parce que si vous me virer, j’envoie votre fichier « jeunes filles fraîches et innocentes » à la police ? » tenta Chris. Il savait que le chantage ne fonctionnerais pas mais il adorait faire chier ce type qui prenait tout au pied de la lettre.

« Quoi ? Je n'ai pas de... Non ce n'est pas pour cette raison. Et ce n'est pas non plus pour votre compétence à mettre le désordre sur votre plan de travail ou à cacher votre ventre proéminent. C'est simplement parce que vos connaissances sur le précédent parc ainsi que votre expérience lors de l'accident d'il y a deux nous sont fortes utile. Mais sachez une chose : Une fois que cette affaire sera réglée, je me ferais une joie de vous virer ! »


« Sauf si entre temps la police reçoit un fichier « jeune fille... »... »

Le bureaucrate tourna des talons sans prendre la peine d'écouter la suite en grommelant quelques injures à peine perceptible, le tout sous le sourire satisfait de Chris. Une fois qu'il était parvenu à faire rager son chef, l'informaticien savait qu'il ne le reverrais plus de la journée. Il reporta alors son attention sur l'équipe d’informaticiens du Jurassic World dont il faisait parti.

« Qu'est ce que vous regardez ? Retournez au boulot ! » Dit-il avec un air plus sévère que la première fois. Tout le monde lui obéit cette fois.
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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Ven 8 Jan 2016 - 12:11

Le temps passe et s'écoule inlassablement. En paléontologie, le temps est une notion importante, primordiale même. C'est le temps qui change les os en pierres, la sève en ambre. C'est le temps qui avait aussi changé le jeune paléontologue fougueux et avide d'aventure en directeur de la section paléontologique d'InGen, qui était devenu une filière de Masrani Corporation.

Après les événements d'Isla Vanthua, Marcos avait continué son petit bonhomme de chemin chez InGen. Toujours directeur de la section paléontologique, Marcos profitait de son temps libre pour étudier toutes les informations qu'il avait ramené de sur l'île avec Lola. D'abord, en parlant de Lola. La videodocumentaliste n'avait pas supporter la pression et le contrecoup du retour en terrain civilisé. Les cauchemars d'araignées géantes, de serpents géants et de milles pattes hantaient ses nuits et finalement, malgré sa promotion et le temps de repos offert par leur nouveau patron, Handreas Xerctess, Lola Vanderbergh avait démissionné, laissé Isla Nublar derrière elle, ainsi que Marcos, qu'elle trouvait trop associé à cet univers qu'elle voulait quitter à tout jamais.

Le paléontologue supporta assez bien la séparation. Leur relation n'avait pas duré très longtemps, et le paléontologue n'avait pas eut le temps de s'attacher autant. Maintenant, il pouvait se tourner 100 % sur le fameux projet T.

Le docteur Mary Moore avait étudié, il y a plus de vingts ans, une plante, une orchidée plus précisément, dont la variété existait depuis le Crétacé. Dans cette fleur se trouvait un gène très spécial. Son collègue, Wellan Worst, avait trouvé chez une espèce de méduse un gène semblable à celui-ci. La particularité de ce génome était la production d'une protéine qui empêchait le vieillissement, ou du moins le ralentissait, en inversant les cycles de multiplication cellulaire.
Le projet T était une application à premier but médical des propriétés de ce gène. Alors Mary Moore travaillait sur ses origines, alors que Wellan Worst travaillait sur comment l'appliquer à un autre type de cellule que les cellules végétales. Handréas Xerctess, lui, travaillait sur le lien entre les deux chercheurs. Wellan Worst avait réussit à créer un sérum de synthèse, mais il lui fallait un cobaye. La petite Shaelynn Moore souffrait d'une maladie héréditaire appelé la maladie de Charcot. Cette maladie peut se dépister dès la naissance, mais ne se déclare qu'à l'âge adulte. Cette maladie se transmettait de génération en génération dans la famille maternelle de Shaelynn. Sur Isla Vanthua, Worst avait inoculé le sérum, qui s'était avéré efficace.

Worst avait cependant découvert un effet néfaste du sérum. Le sérum, en contacte de l'air, passait d'un pH proche du pH de l'eau à un pH acide, le transformant en aérosol. Les groupements Oxygène Hydrogène brisait ensuite les liaisons entre gènes, au lieux de les réagencer. Toute les manipulations se faisait donc sous hotte, où sous vide pour éviter la vaporisation du produit.  

Les notes n'en disait pas beaucoup plus. Handréas travaillait sur une application à la reconstitution d'ADN fossile grâce à gène et à sa protéine qui recombine les séquences d'allèles. Les informations s’arrêtaient là, et c'était tout ce que Marcos avait put savoir.

Maintenant qu'il savait ce qu'était le projet T, il fallait savoir où il était. En effet, Marcos était maintenant persuadé que c'était le projet T que la Chimère était venu chercher sur Isla Nublar il y a trois ans, et il était à peu près sûr que la Chimère ne l'avait pas trouvé. Si ça avait été le cas, elle l'aurait déjà utilisé à des fins néfastes... Peu de personnes devaient savoir où il était. Handréas évidemment, mais il ne dirait sûrement rien. Ce PDG était bien trop mystérieux aux yeux de Marcos et il était clair pour lui qu'il était mouillé à tout cela. Shivak faisait partit de la Chimère donc ça l’excluait. Shaélynn était aussi mêlé dans ce bourbier jusqu'au cou. Au final, il dût se résoudre à l'évidence : les personnes les mieux informées étaient les plus fourbes... Il fallait cependant se résoudre à se lier à une de ces personnes pour savoir où était le projet T. Mais pour quoi faire ensuite ? Le caché, pour ne pas qu'il tombe entre de mauvaises mains ? Où le donner au monde de la recherche, et faire avancer la science, au risque que justement, cela tombe entre de mauvaises mains. Les pires erreurs que l'Homme est créé ont toujours été faite avec les meilleurs attentions...

Marcos se résolut finalement à entrer en contact avec Shaelynn Moore, personne qu'il jugeait plus digne de confiance des trois. Pour savoir où elle était, il aurait pût demander à Cole Hudson, son compagnon, de le lui dire. Mais avec le souvenir de la dernière réunion, il préféra la jouer autrement. Il se rendit donc chez la personne qu'il supporte le moins après Shivak Garland, un être fouineur, et manipulateur, caché derrière son PC en permanence, d'où il planifiait tout, saccageait tout : Chris Nedry. Celui-ci n'était plus le chef des informaticiens d'InGen, mais seulement un employé de Masrani Corporation. Pendant son congé, Marcos décida d'aller le voir directement, afin qu'il n'y ait aucune trace écrite de type mails. Chris était en contact avec Shaelynn Moore. Mieux que ça, il devait la récupérer dans un lieu dont l'informaticien n'en dirait pas plus en lieux et forme. Moyennant la participation du paléontologue, celui-ci acceptait de l'incorporer dans le « plan » afin que le paléontologue puisse prendre contact avec l'ex agent de Biosyn.



D'un seul coup, les lumières de toutes l'avenue s'éteignirent. Paris, ville de lumière, était soudainement et brutalement plongée dans le noir. Les feux tricolores s’éteignirent, et la circulation parisienne se figea, avec son lot de coup de klaxonne, évidemment.

« Nedry, je suppose que c'est vous qui avait fait ça. Maintenant que je suis bloqué dans un bouchon, je fais comment pour les rejoindre ? »

L'informaticien lui dit alors au téléphone de tourner dans la petite ruelle à droite. Lui voyait tout et simplement sur le Google Map qu'il avait sous les yeux. Pour Marcos qui détestait conduire en ville, c'était une autre paire de manche. Et qui dit ville dit petite voiture. La petite Clio qu'il conduisait le changeait beaucoup des landcruisers d'InGen... Le paléontologue tourna dans la petite ruelle sombre et, sur ordre de l'informaticien, coupa le moteur.

« Et donc maintenant je rentre là-dedans. Il fait noir, je peux tomber sur n'importe qui... tranquille quoi... »

Le paléontologue descendit de la voiture, et laissa la portière ouverte pour ne pas faire de bruit.

Le bâtiment semblait être désadapté. Un endroit idéal pour se faire tuer et que personne n'en sache jamais rien en soit... Marcos avança à pas de loup, évitant de marcher sur les éclats de verre sur le sol, ou sur les gaines et les tiges en cuivres, afin de ne pas faire de bruits. Lorsqu'il arriva dans l'enceinte principale, il remarqua au fond de la pièce un homme armé, ainsi qu'une personne attaché à un grappin comme les grosses pièces de viandes dans les abattoirs. En y regardant de plus près, le paléontologue remarqua que c'était celle qu'il recherchait : Shaelynn Moore.
Maintenant, il fallait faire diversion. Il fallait que le colosse parte assez loin pour que le paléontologue puisse aller chercher l'ex paleobotaniste. Voyant une grosse visse sur le sol, Marcos la prit et essaya de trouver un endroit assez loin pour la lancer. Un fenêtre dans la pièce adjacente ferait l'affaire. Il lança la visse de toute ses forces dans la vitre, qui explosa en morceaux. Les éclats retombèrent sur le sol dans un fracas impossible à manquer. Il n'y avait plus qu'a surveiller les mouvements ennemies. Le paléontologue se surprit à penser qu'il n'avait pas peur, alors que ça aurait été le cas pour bien des personnes. L’excitation, la curiosité et le goût de l'aventure avait finalement prit le dessus.

Lorsqu'il fût sur que la brute épaisse était partit, le paléontologue se dirigea rapidement, mais en faisant attention où il mettait les pieds, vers la jeune femme qui était en piteuse état. Shaelynn fût surprise de le voir là, mais le paléontologue mit la main sur la bouche pour la faire taire.

« Je viens te chercher » murmura-t-il. « Je suis avec Chris Nedry, tu sais l'informaticien, le gros... »

Sans attendre, il l'a décrocha du crochet. La chaîne qui retenait la prisonnière retomba sur le sol dans un fracas métallique.

« Ok on se bouge. » la pressa-t-il.

Voyant qu'elle boitait, il l'aida à marcher pour qu'il aille plus vite. Ils quittèrent la pièce à la hâte. Plus qu'un corridor, et il était dehors. Shaelynn murmura alors quelque chose. Marcos ne comprit pas d'abord ce qu'elle voulait dire, tellement elle était faible. Ce n'est lorsqu'il vit le corps sans vie de Shivak, sur le sol, qu'il comprit. Il allait l'ignorer et continuer son chemin lorsque Shaelynn lui donna un petit coup dans les côtes pour faire comprendre au paléontologue de s’arrêter.

« Bon ok tu as gagné...Mais on se dépêche il doit pas être loin l'autre. »

Les deux compères de fortune se dirigèrent vers le corps de Shivak Garland. Le visage couvert de sang et de bleu, l'ex agent de la Chimère faisait peine à voir. Ses yeux étaient grand ouvert, ainsi que ça bouche dont une dent avait sautée. Shaelynn éclata en sanglots. Qu'avait-elle bien pût vivre avec cet homme qui avait voulu la tué il y a quelques années ? C'est alors que Marcos remarqua un clignement d’œil, puis un deuxième, de la part de Shivak.

« Oh bordel !!! » laissa-t-il échapper. Il est conscient ! »

Pour répondre aux mots du paléontologue, Shivak fit une série de clignements d'yeux frénétiques. Il ne pouvait pas parler, ni bouger, mais il était conscient, comme paralysé dans son propre corps. Même si Marcos avait envie de l'abandonner, la vue de la jeune femme éploré le dissuada de faire ça. Il agrippa Shivak par le poignet droit et le traîna sur le sol, faute de pouvoir le porter. Ils arrivèrent à la Clio sans encombres, chose qu étonna Marcos. Il mit Shaelynn et Shivak à la l'arrière et s'installa au volant. Lorsqu'il démarra le moteur, il vit alors Pearce dans le bâtiment qui arrivait au pas de course vers eux. Le paléontologue mit la marche arrière aussi sec, et décampa de la ruelle sans tarder. Il ne regardait même plus dans les rétroviseurs, son seul but était de rouler le plus vite possible loin d'ici. Il prit le téléphone qu'il était dans la boite à gants et composa le numéro de Nedry.

« Oui, je les ai ! Libère la route qu'on est un accès rapide vers la campagne. Il faut disparaître pour quelques temps là... ». Il fût brutalement interrompus par un coup de feu, puis un autre.

Au bord de la route, Pearce utilisait son 9mm pour leur tirer dessus. La vitre arrière vola en éclats, puis une balle se logea dans le pneu. Malgré ça, le paléontologue écrasa de plus belle l'accélérateur. L'assassin était finalement trop loin pour pouvoir faire quoi que se soit.

« Ça va derrière ? »

Shaelynn lui fit un signe de la tête pour lui dire que oui. Il faisait nuit et sans vitre arrière, il faisait assez froid. Pour le bien-être et le confort de tous, il fallait trouver un endroit où se loger cette nuit. Chris allait arranger ça... Alors qu'il tendait le bras droit pour attacher sa ceinture, il sentit un picotement dans le dos. Il passa alors sa main dans le dos, et remarqua que sa chemise était mouillé et troué. En regardant ses doit, il y vit du sang, son sang.

« Ok Marcos, pas de panique. Appuie toi bien contre ton siège pour faire pression, on a juste... hum... trente minutes de routes environ. Shaelynn, tu as le permis hein ? »

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Shaélynn Moore
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MessageSujet: Re: From Paris With Love   Mer 13 Jan 2016 - 1:06

Attendre. Parfois, l’attente était la seule chose à faire, une occupation à part entière. Un moment entier à tuer pour atteindre la prochaine étape. Et parfois il n’y avait, ou ne semblait pas avoir, d’étapes suivantes. L’attente n’était alors qu’un épilogue. Se perdre dans le passé, dans ce qui avait été. L’acceptation en était une autre. Une étape que Shaélynn ne savait pas franchir, qu’elle ne souhaitait pas traverser. Elle comprenait ce qui risquait d’arriver mais ne s’y résignait pas. Tout son esprit était encore suffisamment vif pour obliger son corps à la maintenir en vie.  Elle sentait encore par moment des sursauts d’énergie.
Certainement que son cerveau savait déjà ce qu’elle ignorait encore. Ce n’était pas son heure. D’abord elle crut que la vitre cassé ne serait qu’un répit et qu’elle ne ferait que retarder l’inévitable. Et puis à peine Pearce avait-il tourné le dos qu’elle se prit à penser qu’il pouvait s’agir d’autre chose. L’espoir improbable qu’il puisse s’agir de Shivak lui traversa l’esprit et la seconde d’après elle croisa mentalement les doigts en espérant qu’il ne s’agisse ni de Biosyn ni d’ados cherchant à se faire peur dans ce hangar abandonné. Pearce n’en aurait fais qu’une bouchée. Ce fut pourtant une toute autre personne qui s’avança en direction de Shaélynn.
Marcos Shannon. Le seul qu’elle n’aurait pas pensé voir ici. Un nombre incalculable de questions traversèrent l’esprit de Shaélynn. Des plus pratique : Que faisait-il à Paris ? Comment l’avait-il retrouvé ? Qu’avait-il à voir là dedans ? Au plus abstraite : Pourquoi la sauver alors qu’il avait probablement dû récupérer le poste de directeur de la section paléontologique laissé vacant par Shaélynn ? Pourquoi vouloir la sauver alors qu’elle avait repoussé ses théories et même son aide ?  Ou alors il venait l’abattre. Mais pourquoi se donner autant de mal alors que Pearce adorait les mises à mort ?
Mais ses questions allaient rester sans réponse encore un moment puisque le paléontologue la fit taire en bloquant sa bouche de sa main.
 « Je viens te chercher » murmura-t-il. Un sentiment de soulagement et de sécurité traversa l'esprit embrumé de Shaélynn. « Je suis avec Chris Nedry, tu sais l'informaticien, le gros... »
Les choses étaient décidément de plus en plus étonnantes. Shaélynn n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit avant que le français ne la détache. Heureusement qu’il eut la présence d’esprit de la retenir avant que la jeune femme ne s’effondre. Elle avait passé plusieurs heures sous l’effet de drogue puis pendu à ce crochet et le poids de son propre corps lui sembla insupportable sur le moment. Traverser le hangar se révéla plus épuisant que prévu. Un détail pourtant sut retenir son attention. Des gouttes de sang et des filets plus importants avaient tâché le sol dans la direction où Pearce avait traîné Shivak. Et ils s’y dirigeaient.
Les traces de sang s’arrêtaient un peu plus loin dans le couloir. Avant même d’arriver à leur hauteur, la jeune femme lui demanda de stopper leur fuite pour récupérer Shivak. Le temps que Marcos comprenne qu’elle essayait de parler, ils étaient à deux mètres du corps abandonné dans une pièce adjacente au couloir. Leur ravisseur n’avait même pas pris la peine de le déposer plus loin que derrière le seuil de la porte. Le paléontologue ne semblait pourtant pas décidé à s’arrêter, Shaélynn dut résister de toutes ses forces et lui coller un (faible) coup dans les côtes pour qu’il capitule.
Marcos n’allait pas pouvoir traîner les deux corps. Il allait falloir qu’elle fasse encore un effort pour sortir du bâtiment et peser moins lourd pour que le français puisse traîner Shivak hors d’ici. Le corps de l’ancien espion était bien plus abîmé de près que ce qu’elle avait pu voir depuis son crochet. Le voir étendu au sol dans cet état, les yeux ouverts et  le regard vide fut un choc de plus pour Shaélynn qui se remit à pleurer. Le paléontologue s’exclama qu’il était vivant. La jeune femme ne voyait pas comme cela pouvait être possible mais elle ne voulait pas le laisser ici. Vivant ou mort. Marcos semblait le penser vivant et il n’était plus question pour lui de l’abandonner. C’était tout ce que Shaélynn souhaitait pour le moment.
Mais une série de battement de paupière de la part de Shivak la persuada que Marcos avait vu juste. Pour autant celui-ci ne s’embarrassa pas outre mesure de l’état grave dans lequel il se trouvait et commença à le traîner par la manche. Cela fit grincer Shaélynn des dents mais ce n’était pas vraiment le moment de chipoter. De toutes manières, Marcos venait de repasser son bras autour de sa taille et les entraînait tout les trois vers la sortie. L’adrénaline l’aida un peu mais elle n’aurait pas été capable de se déplacer à cette vitesse sans l’aide du paléontologue.
 Ils chargèrent en hâte Shivak à l’intérieur de la voiture et tandis que leur sauveur s’installait à l’avant de la clio, elle entreprit d’installer l’ancien espion de la chimère de façon à ce qu’il soit mieux installé. Pour éviter qu’il ne se balade trop dans la voiture, elle l’installa de façon à ce que sa tête repose sur ses jambes. Heureusement pour elle, il n’était pas appuyé sur sa jambe blessée. Du fait de sa grande taille, les jambes du jeune homme étaient pliées mais il serait moins mal installé que dans le coffre de la voiture de Pearce. Le bruit rassurant du moteur qui démarrait se fit enfin entendre et Marcos téléphona à Chris Nedry tout en enclenchant la marche arrière. Ce n’était donc pas un mythe. Chris était bien l’acolyte du paléontologue.
Les deux prévoyaient visiblement de les mettre à l’abri à l’écart de la ville, ce qui semblait assez logique, mais ne pas savoir où. La fin de la phrase de Marcos fut suivie de très près d’un coup de feu qui explosa la vitre arrière de la voiture manquant de peu la tête de Shaélynn. La jeune femme se plia alors en deux et faillit heurter la tête de Shivak. Elle attendit avec angoisse que s’arrête le bruit des balles et ne se releva que pour confirmer au conducteur qu’elle n’avait pas été blessée. Le froid qui entrait désormais par la vitre arrière lui fit prendre conscience qu’elle était frigorifiée
spoiler:
 


Shivak et elle portaient toujours les vêtements qu’ils avaient en Egypte lorsque Pearce était arrivé. Autant dire qu’ils n’étaient pas adaptés à une nuit parisienne début mai. Et ses affaires étaient toujours en Egypte puisque Shaélynn n’emportait jamais que le strict minimum lorsqu’elle sortait de sa chambre d’hôtel. Elle allait devoir faire rapatrier tout ça. Tout en dressant la liste mentale de ce qu’il fallait faire pour rétablir une situation un peu moins merdique, elle glissa ses doigts sur la jugulaire de Shivak cherchait à capter un pouls aussi faible soit-il. La veine ondula de manière presque imperceptible sous ses doigts mais le doute n’était pas permis : Il était bien vivant. L’ancienne agent de Biosyn poussa un long soupir de soulagement.


Marcos en revanche semblait affolé et lui demanda si elle avait le permis.

-J’ai le permis mais possiblement une balle de 9mm toujours dans la cuisse.  Tu penses pouvoir conduire longtemps ? Demanda-t-elle tout en dégageant la tête de Shivak de ses jambes.

Elle le plaça  sur le coté face à la route et se contorsionna dans l’espace entre les sièges pour l’immobiliser avec les ceintures de sécurité. Ironiquement, le venin que Pearce lui avait injecté semblait avoir ralentis tout le corps de Shivak. Son cœur battait faiblement mais ses plaies saignaient moins. Elle lui retira sa ceinture pour éviter de compresser son estomac et sa respiration. Elle jeta ensuite un regard sur la plage arrière et constata avec joie qu’l y avait deux couvertures. Elle les débarrassa des débris de verre et en plaça une sur Shivak.

Shaélynn entreprit alors de se hisser sur le siège avant à coté de Marcos. Avec sa jambe blessée la tâche fut plus ardue que prévu mais elle y parvient non sans gémissements de douleur. Elle s’installa sur le siège avant et entreprit de découper une bande de tissu dans la couverture.

-Rappelle Nedry et dis lui de nous trouver un truc genre motel qu’on soit pas obligé de traîner Shivak devant un réceptionniste. Vous avez des motels en France ? Le tissu céda enfin sous ses efforts après qu’elle se soit servie de la ceinture de Shivak pour perforer le tissu. Elle le plia en plusieurs morceaux et lança à Marcos : Ralentis et décale ton dos du siège, ça va piquer ! Va falloir qu’on trouve un médecin pas trop scrupuleux pour soigner ça.Elle appliqua le tissu contre son dos et fit pression puis entreprit de faire passer la ceinture emprunté à l’espion inconscient autour du torse du paléontologue. Elle attendit que la voiture s’immobilise à un feu rouge pour terminer sa manœuvre. Marcos grimaça lorsqu’elle serra la ceinture au plus serré possible sans qu’il en ait la respiration coupé.

-Désolée, c’est pour faire pression sur la plaie en attendant. Prend la direction de… Elle fit une pause le temps de déchiffrer le nom et enchaîna en écorchant un peu le nom de la ville : Marne-La-Vallée. Je me rappelle un endroit où je suis déjà allée avec ma classe de français pas loin de DisneyLand. Ça date de presque 7 ans mais ça devrait être bon. Y’a un SpeedHotel*, un truc du genre, ils ont des distributeurs de clés 24 heures sur 24.

La jeune femme put alors souffler pour la première fois depuis de longues et douloureuses heures. C’était simple : elle avait mal de partout , des fourmis dans les mains et les pieds, l’impression d’avoir été vidée de son sang (c’était un peu le cas) et d’avoir les os en glace. Elle s’enveloppa dans sa couverture déchirée et attacha sa ceinture. Elle avait envie de retirer son bandage pour voir si la balle avait traversé mais elle n’avait rien pour en remettre un autre après et elle préféra attendre.


Les prochains jours allaient être longs au vu de son état de fatigue extrême et son anémie. 
[*SpeedHotel = Fasthotel. Au cas où  ]

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