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 À la rencontre des prédateurs [PV Eddie Queen]

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Brian Rutherford

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MessageSujet: À la rencontre des prédateurs [PV Eddie Queen]   Sam 4 Juil 2015 - 23:39

Day 003 – À la rencontre des prédateurs

« Parfois les monstres sont réels. Parfois ils sont réels, et le seul moyen de les vaincre est d’être le plus gros monstre. »

Une végétation dense lui bloquait la vue. Partout devant lui, les grandes fougères tropicales oscillaient vaguement au gré du faible vent. Mais rien ne trahissait la présence d’une bête quelconque. Toutefois, Brian Rutherford savait qu’il était observé. Avec les années, il avait pris l’habitude. Il savait quand un prédateur dardait sur lui ses yeux avides de viande. Il était pleinement conscient qu’il était observé. Il savait que, quelque part devant lui, un animal reniflait son odeur et, d’une certaine façon, devait se dire qu’il semblait appétissant. Il ne faisait aucun bruit, et ne bougeait aucunement. Debout, le dos bien droit, les mains sur sa taille, il observait les buissons, les sourcils légèrement froncés.

Les carnivores inspiraient une gamme d’émotions assez contradictoires dans la population. Plusieurs étaient rebutés par le régime carnassier de ces animaux mangeurs de viande, et par la violence qu’ils incarnaient. Mais malgré leurs dents, leurs griffes, et la peur qu’ils inspiraient, ils recevaient sans conteste une attention immense, et un respect profond, de la part du grand public. Selon ses anciens collègues, cet engouement était dû aux comportements complexes des prédateurs. Après tout, la chasse impliquait de nombreuses adaptations physiologiques et de nombreuses tactiques gouvernées par un comportement qui nécessitait très souvent un élevage intensif des jeunes. Pour sa part, Brian avait tout simplement toujours été capable de se reconnaître en eux. Il ne savait pas pourquoi, c’était comme instinctif. C’était sans doute pour cela qu’il s’était tissé si rapidement une place de choix dans ce vaste monde qu’était la zoologie. Pourquoi il excellait dans ce qu’il faisait, et pourquoi il se trouvait désormais debout devant l’un des grands prédateurs les plus vieux du monde.

Trois jours plus tôt, il était arrivé sur Isla Nublar. Autrement dit, cela faisait à peine cinq jours qu’on lui avait offert ce poste. Cinq jours qui avaient été relativement chargés. Suite à l’offre, qu’il avait acceptée assez rapidement, il avait plié bagages rapidement, puis s’était affairé à régler tous les détails de son départ. Il avait ensuite levé le camp vers le Costa Rica, où il avait ensuite dévié sur l’île dont il avait tant entendu parler et sur le parc qu’elle hébergeait. Jurassic Park. Un genre de jardin zoologique peuplé par des animaux que la vie avait mis de côté depuis longtemps. Ramenés par l’homme quelques décennies plus tôt. Brian ignorait ce qu’il pensait de tout cela. Bien sûr, il suivait l’histoire depuis le début. En tant que maniaque des animaux, et plus particulièrement de ceux qui chassaient, il n’avait pu que s’intéresser à cette curieuse histoire digne des films de science-fiction. Toutefois, il n’avait jamais poussé plus loin que quelques lectures : c’est le sort qui avait décidé qu’il se retrouverait ici. Ou sa réputation, plutôt.

Il n’aurait pu refuser. Même s’il se montrait méfiant au départ, sa passion et sa curiosité l’avaient mis sur le chemin de cette île dès l’instant où il avait eu la demande, de la part d’un homme énigmatique. Arrivé tard dans la première journée, il s’était installé et avait laissé pour le lendemain la découverte des lieux. Cette deuxième journée avait été assez calme. Rencontres formelles, échange d’informations, on l’avait rencontré pour diverses raisons avant de le laisser découvrir les lieux. Ce qu’il avait fait, en partie. Méthodique et prudent de nature, il avait préféré prendre connaissance de tout ce qui se trouvait sur cette île. Il avait donc étudié le plan de l’île, les espèces qu’elle contenait, les protocoles de sécurité les concernant. Enfin, il était allé observer les gros herbivores, un moment dont il se souviendrait toute sa vie.

Ce n’était qu’au troisième jour, donc ce matin, qu’il était enfin allé rencontrer le prédateur le plus célèbre de l’histoire :
Tyrannosaurus rex. Et pour une rencontre, il avait été servi. La grosse bête était sortie d’entre les arbres et s’était avancée à découvert, tout près de lui. En comparaison aux ours, aux tigres et aux lions, le tyrannosaure était tout simplement un monstre. Gigantesque, armé de la mâchoire la plus puissante que Brian avait jamais vue, le Rex avançait avec une certaine grâce malgré son immense corps. D’une certaine façon, il rappelait les ours à Brian. Lourd, mais très agile, avec une attitude qui pouvait rappeler celle des grands félins. Rapidement, Brian s’était mis à l’analyser d’un œil d’expert.

Le Rex semblait en bonne santé, mais Brian se demandait s’il était suffisamment stimulé par son environnement. Gardant cela pour plus tard, il avait observé l’attitude du grand prédateur et avait déterminé qu’au final, malgré sa grande taille, il demeurait sommairement similaire à ceux qu’il connaissait bien. Cependant, un détail embêtait Brian. Le Rex du parc avait une vision des plus désuètes, et Brian parvenait à le discerner dans la façon dont il observait ce qui l’entourait : un peu comme un batracien. Définitivement, il s’agissait là d’une des conséquences à la restructuration de l’ADN, et les savants de Jurassic Park devaient être au courant. Car il était évident qu’un prédateur immense comme le T. rex aurait été un bien piètre prédateur s’il avait doté d’une telle vision. Après tout, les grands prédateurs avaient souvent un bon odorat ou une ouïe de qualité, mais ils pouvaient généralement tous compter sur leur vue. L’ours blanc, par exemple, qui était le seul de sa famille à être un véritable carnivore, avait une vue bien plus développée que ses congénères les ours noirs ou les ours bruns. C’était mathématique : un carnivore se devait de bien voir. S’il ne cherchait que les mouvements, il était voué à la mort. Après tout, le réflexe de la plupart des proies à l’approche d’un prédateur était de s’arrêter net.

Cependant, même si ce défaut de chasse embêtait l’esprit admirateur de Brian, il admettait que, pour la sécurité du parc, c’était probablement une bonne chose que le Rex se trouve handicapé ainsi par la génétique. Satisfait par ses observations, il avait poursuivi sa route et était passé au prochain prédateur. Il se trouvait donc maintenant devant l’enclos des dilophosaures, qu’il observait à une distance raisonnable. Il avait lu la veille que les dilophosaures du parc crachaient une substance toxique aveuglante. S’il s’agissait d’un véritable attribut de l’animal, il en doutait. Il en allait de même pour la curieuse collerette colorée que présentaient les animaux selon les documents et les photos. Selon lui, il s’agissait certainement d’anomalies génétiques. Cependant, anomalies ou pas, ces caractères étaient bien réels et il devrait les prendre en compte lorsqu’il travaillerait avec les animaux.

Planté devant l’habitat, il attendit. En silence. Il se savait observé. Les minutes passèrent, mais il ne broncha pas. Enfin, le prédateur trahi sa présence. Poussant une feuille de son museau pour mieux voir, il permit à Brian de le repérer. Pas très grand, l’animal ne devait pas avoir atteint sa taille adulte. Son crâne était orné de deux courtes crêtes et ses yeux, d’un jaune brillant, étaient dardés sur l’homme devant lui. Intéressé par le regard du dinosaure, Brian plissa les yeux. Pendant un instant, leurs regards se croisèrent, et soigneur et dinosaure entrèrent dans une sorte de transe intense, le temps semblant s’être arrêté. Puis des pas raisonnèrent non loin et le dilophosaure s’en fut d’un bon dans les fougères, sifflant une brève seconde. Sorti de sa stupeur, Brian se tourna vivement pour regarder derrière lui, où un homme venait d’apparaître.


- Bonjour ? lança Brian, ne connaissant pas le nouvel arrivant.
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