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 Chapitre IV : Le Quotidien

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Cole Hudson
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MessageSujet: Chapitre IV : Le Quotidien   Jeu 18 Juin 2015 - 1:41

Chapitre IV

Le Quotidien




« Le 13 août 2013 »




       Encore un matin où il se réveillait sans que son rêve n'est un sens, c'était assez rare qu'ils se poursuivent ainsi dans son sommeil et que Cole s'en souvienne aussi bien. Cela faisait désormais quelques jours, un mois ou peut-être plus, peu importe, il n’avait toujours pas eu de réponses ou de signes de vie de son inconnu. Il avait pourtant fait ce qu’on lui avait demandé alors pourquoi ne s’était-il pas manifesté ? L’incendie qu’il déclencha ne prit pas une grosse ampleur et il fut vite stopper. Jamais on ne le questionna sur le sujet, jamais il ne fut soupçonner un seul instant… Alors pourquoi l’inconnu ne l’avait-il pas rappelé ? C'était encore une journée qui débutait sur des questions sans réponses. C'était un quotidien auquel il commençait petit à petit à s'habituer...





Spoiler:
 


      Cole avait enfin terminé sa journée qui, au final, n'avait pas été bien rempli. En réalité, ces derniers temps, elles l’étaient toutes. Longues, ennuyeuses et fastidieuses. On le mettait à des tâches futiles et sans aucune réelle utilité mais cela restait fatiguant et assommant. Il n’avait pas vraiment de temps pour lui et il s'usait à répondre aux attentes de ses supérieurs. Du temps ? Pourquoi faire ? Pour penser et se faire du mal ? Non, ses journées à ne rien faire le relaxaient, lui libéraient l’esprit en quelques sortes. Il n’y avait que le soir où les idées noires pouvaient revenir, sans se faire voir, elles s’installaient discrètement et confortablement dans son crâne… Il agissait donc comme chaque soir, c’est-à-dire en quelques mots : sortir une bouteille, s’enfermer dans son bureau pour ne pas être déranger et s’imbiber afin d’oublier de penser… C’était idiot et il le savait, c'était une solution comme une autre, ce n’était peut être pas la meilleure mais curieusement elle marchait plutôt bien alors pourquoi y renoncer ? Il sortit donc un verre et une bouteille de l'un de ses placards et y versa le liquide jaunâtre, presque marron, sans vraiment retenir sa main. Il l'ingurgita d'un coup sec. C’est après trois verres consommées d’un geste récurent et simple comme bonjour, presque robotique, que la porte l’interrompit ou du moins la personne qui se trouvait derrière l’impliqua, elle aussi, dans les choses gênantes du moment.


- « Quoi !? Qu’est-ce qu’il y a ? Qu'est-ce que vous me voulez ? »

- « Euh... Monsieur Hudson ? Excusez moi de vous dérangez... J’ai besoin de votre aide... S’il vous plaît... », dit l'inconnu d'une voix plaignante.


Il crut d'abord à une blague et attendit un court instant, puis, après un lent moment de réflexion, Cole finit par lui répondre.


- « Hum... Attendez une petite seconde, j’arrive », marmonna-t-il.

Cole rangea donc son verre et sa bouteille dans un placard derrière lui, se leva et ouvra à l’enquiquineur. L'homme l'observa un instant et dit d'un air surpris comme s'il ne s'attendait pas à le voir lui.


- « Hum... Excusez-moi... Bonsoir, je me présente, je suis Luc, Luc Doshone », dit-il en tendant la main chaleureusement. « On s’est aperçu aujourd’hui mais vous aviez l’air ailleurs … »


« Comme très souvent en ce moment… », pensa Cole.


- « Hum, oui c'est possible. Vous savez je croise des nouveaux visages tous les jours alors on essaye de ne pas trop s'attarder à tous les retenir si vous voyez ce que je veux dire... Mais, oui, effectivement, j’ai l’impression de vous avoir déjà vu. En quoi puis-je vous aidez à une heure aussi tardive ? », dit-il en appuyant sur ses derniers mots.


Cole l’invita à s’asseoir sur le siège en face de son bureau et Luc se mit à expliquer les raisons de sa venue…


- « Bien, Hum…, » fit-il en s’éclaircissant la voix. « Voyez vous, je suis marié et aujourd’hui j’ai visité le parc dans l’un de ces véhicules là… Comment appelez vous cela déjà ? »

- « Un Land Cruiser ? », dit-il à tout hasard

- « Oui, c’est ça ! Tout à fait... Donc, voilà... J’ai fais un tour dans l’un de ces véhicules et je crois bien avoir malencontreusement perdu un bijou que ma femme m’avait offert le jour de notre mariage… J’y tiens particulièrement et Loren me tuerait si je ne le retrouve pas… Vous comprenez ? »

- « Oui, très bien... Enfin je ne comprend pas exactement ce que vous voulez de moi ? Pourquoi venir vers moi ? »

- « Parce qu’on m’a redirigé vers vous et puis la charmante femme à l’accueil m’a dit qu’il n'y avait que vous de disponible et de présent… »


« Vieille Bourrique ! Je lui avais pourtant dis de ne venir me déranger sous aucun prétexte ! »


- « Hum oui… Très bien... Alors dans ce cas... Venez, suivez-moi Mr Doshone… »

- « Je vous remercie ! Merci ! Merci milles fois ! »


Cole avait finalement pris les clés du garage où étaient entreposés les nombreux véhicules de service de l'île. Il prit la peine de lui demander les horaires approximatifs à laquelle il avait embarqué à l'intérieur du Land Cruise et il pu donc trouver les potentiels véhicules correspondants. Ce n'était pas grand chose mais ça réduisait déjà considérablement les recherches. Ensemble, ils entamèrent alors une sorte de balai rocambolesque, une recherche minutieuse et silencieuse autour des nombreuses voitures du garage. Ou presque...


- « Vous êtes mariés ? »

- « Non… »

- « Ah bon ? Eh bien, eh bien ! Un jeune homme comme vous ? Vous avez quel âge ? »

- « Dans la trentaine. »

- « Pareil. Des enfants ? »

- « Non plus. Et vous ? »

- « Oui, deux. Des jumeaux. Pardonnez ma vilaine curiosité et surtout de vous déranger à cette heure là. »

- « Ce n’est rien... Ça m’occupe au moins, je n’allai rien faire de ma soirée. »


Après un léger silence, Luc s'écria en trônant en l'air un petit bijoux.


- « Ha Ha ! Ca y est ! Je l’ai ! Super ! Comment pourrais-je vous remerciez ? », faisant mine de se poser la question, il se gratta le menton un instant et reprit. « Je sais ! Je vous invite à boire un coup ? »

- « Euh… C’est-à-dire que… »

- « … Allez ! Vous l’avez dis vous-même, vous n’allez rien faire ce soir ! Alors venez boire un verre ou deux ! Je vous dois bien ça ! »

- « D’accord, très bien... Vous m'avez convaincu...», souffla Cole qui venait de se relever. « Est-ce que j'apporte quelque chose ? »

- « Non, vous en faites pas j'ai tout ce qu'il faut ! Retrouvez moi chambre n°35, à l’hôtel d’ici une heure ou deux environ que je fasse un peu de rangement. »

Ils s’échangèrent une poignée de main et partirent tout deux à leur occupation avant « le verre »...




Le soir même

Chambre n°35. Cole avait frappé, deux fois Luc lui avait ouvert et ils avaient commencé à boire « un verre » qui s’était très vite changé en « deux » puis en « trois » et ça continuait… Ils discutaient, donc, tout en dégustant cette bouteille de on-ne-sait-quoi que le parc avait importé de « on-ne-sait-où ». L’alcool avait l’avantage de faire parler sans aucune gêne. Ainsi Cole put apprendre tout un tas de choses sur cet inconnu. Le jeune homme avait très vite appris qu'il suffisait d'écouter les personnes un temps soit peu pour qu'elles t'apprécient et te considèrent comme leurs amis. Luc Doshone avait donc rencontré sa femme il y a quelques années, un vrai coup de foudre, avait-il répéter trois fois. Elle s’appelait Loren Myshanöe, un nom qui avait des consonances à la fois vietnamienne, asiatique et européenne, elle avait également la trentaine et s'attelait quotidiennement comme toute les femmes au foyer du monde entier à élever ses enfants du mieux qu'elle le pouvait. Cet homme était bien entendu très fier de son mariage et de ses enfants. La vie parfaite quoi. Homme d’affaire, travaillant un peu partout dans le monde, et qui avait investi suffisamment dans le parc pour se permettre des visites régulières avec sa famille afin de s'assurer que tout allait pour le mieux et pour y voir les potentielles nouveautés.

      En court résumé, tout se passait bien pour lui. Argent, famille, probablement une belle villa en bord de mer ou dans un quartier riche. Loren ne travaillait pas et s’occuper des enfants à plein temps. Un homme que l’on pouvait envier sans trop avoir honte. La belle vie. Cole eut également toute la soirée pour finalement se souvenir de ce visage. Luc était quelqu’un d’assez grand, yeux marrons presque noirs, cheveux bruns, sourire ravageur. Il avait tout d’un personnage sympathique et honnête si on oubliait sa profession car, généralement, bien que ce soit probablement un cliché, les hommes d’affaires étaient des gens sans scrupule qui s’enrichissaient sur des personnes qui n’avaient rien demandé. Mais contre toute attente, Cole l’appréciait bien. Il détestait sa profession mais l’homme était visiblement quelqu’un de bien. On pouvait le lire dans ses yeux et sur les traits de son visage.

      Cole, à son tour, lui avait expliqué simplement entre deux verres qu’il était seul, qu’il n’avait plus de parents ni de famille. Il lui avait aussi dit que, parfois, il trouvait dur de penser qu’après sa mort il ne manquerait à personne sans jamais mentionner son histoire avec Shaélynn. Le jeune homme fut tenter un instant de parler davantage de sa vie privée et personnelle, de ses pensées mais un ronflement gras empêcha tout mot de sortir de sa bouche. Luc s’était endormi sur son fauteuil, bouche ouverte, filet de bave, sur le menton, le côté ultra sexy de l’alcool et ses effets secondaires. Cole, bien que ses jambes aient eu tendance à se croiser, réussissait malgré tout à porter Luc dans son lit. Il lui enleva ses chaussures, ses chaussettes et lui laissa le reste. Il estimait ne pas devoir dépasser cette limite là. Il le borda ensuite tel une mère aurait pu le faire même si le résultat n’était pas exactement celui attendu au final… Avant de partir, il écrivit sur un bout de papier, au mieux qu’il le pouvait, une lettre de remerciement et son numéro de téléphone pour une raison qu'il ignorait. Il ferma correctement la porte derrière lui et, malgré l’alcool et son équilibre plus que fragile, il parvient à rentrer dans son bureau où il s’effondra lourdement sur son canapé…

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Neuf roses

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