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 Dîner à l'anglaise

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James Muldoon

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MessageSujet: Dîner à l'anglaise   Lun 16 Fév 2015 - 23:33

23 Avril 2014

Depuis son réveil de coma James était assez perturbé par la foule d'informations qu'on lui avait annoncé. Isla Nublar avait été ravagé par les attentas de KC, des dinosaures en liberté, des morts, un nouveau chef de section chez les rangers, John Hammond mort dévoré par des raptors et un nouveau dirigeant pour Ingen. James avait du mal à faire le vide, il ne savait pas encore s'il avait trop d'informations à assimiler ou s'il ne voulait pas les entendre. De plus sa rencontre avec Pearce Sanders l'avait profondément marqué, il n'oublierai jamais cet homme, il ne veut pas l'oublier. Ce terroriste était supérieur à James sur des tas de domaines et pourtant il l'avait vaincu, il l'avait tué. Aussi étrange que cela puisse paraître ce n'était pas le fait d'avoir tué Pearce qui l'empêchait de dormir, mais Pearce lui même. Pourquoi avoir prit son épée chez lui ? Pourquoi l'avoir affronté. Tant de questions qui reste sans réponse pour notre britannique. Décidément cet victoire à tout les aspects d'une défaite. Elle était lourde de conséquences, autant sur le plan moral que physique. En effet le soldat avait littéralement brisé le ranger de part en part, os cassés, organes transpercé. Assez de dégât pour lui coûter 2 mois de coma et 6 à l'hôpital, près d'un an de sa vie passé dans une chambre d'hôpital. Mais le britannique était désormais sur pieds, avec quelques cicatrices en plus, plus que deux trois mois et les douleurs restantes devraient disparaître !

Aujourd'hui James avait pris rendez-vous avec son grand cousin, Jon Hopkins, un homme brillant et admirable, que James apprécié énormément. Les deux hommes ne se sont pas vu depuis des années, à moins que le scientifique ne lui ai rendu visite, durant son coma, mais le britannique à oublié ces deux mois, il ne veut pas s'en souvenir, ce furent les pires moments de sa vie. Voir une présence amicale allais faire du bien à James, depuis son arrivé dans la société de John Hammond, il ne s'était pas vraiment fait des amis, de nature froide, il intimida ses collègues et personne n'osa briser la glace avec le britannique. Ses relations avec les employés du parc restaient professionnels et corrects. Il avait cependant un grand respect pour Emma Beckett sa patronne, qui malgré les erreurs passés de James, avait su lui faire dans une situation critique et urgente. Il n'oublierai jamais cet acte et dorénavant elle avait son respect total et une loyauté à rude épreuve. Mais la nomination de Hamada au poste de chef de section chez les rangers, faisait douter James, sa patronne était elle encore en vie ? James l'espèrer fortement. Hamada. James ne l'avait pas encore rencontré qu'il avait déjà un apriori négatif sur lui. Les relations entre les deux hommes promettait d'être houleuse. Décidément les amis ne risqueraient pas de courir vers lui, c'était même le contraire. James se souvenait d'un homme. Shannon, Marcos Shannon ce jeune paléontologue, un rat de bibliothèque qui se prend pour un explorateur, un aventurier. Cet homme avait apriori tuer un soigneur, James ne savait pas si Shannon était un meurtrier ou non, mais si l'occasion se présente il lui cassera avec plaisir son nez de nouveau. James l'a à l'oeil, il est trop suspect pour le laisser vagabonder sans surveillance, au premier faux pas du gringalet, il sera là.

James finissait de se préparer pour son dîner face au miroir de sa chambre. Il nouait minutieusement sa cravate, chaque détail doit être parfait. Une fois ceci fait il attrapa son holster d'épaule et l'enfila. Le règlement veut que les ranger ne porte qu'une arme lors de leur service, mais James n'a que faire du réglement, il ne l'a jamais respecté et ne le fera jamais. De plus avec les récentes interventions de KC on est jamais trop prudent. Il sorti donc de sa mallette son pistolet 9mm et le glissa dans le holster. Puis il se vêtu de sa veste et la referma avec un seul bouton au milieu. Dans ce pur apparat britannique la prestance anglaise de James fut plus grande que jamais. Veste marron claire, chemise à carreau blanche, cravate noire, bouton de manchettes en or, chaussures de luxe marron et les cheveux parfaitement coiffé et un rasage irréprochable. Une tenu intemporel pour être élégant en toute occasion, la favorite de James. Ainsi habillé de son costume, il quitta son bungalow et se dirigea vers "L'espace temps". Une fois la bas, il prit place à la table de deux qu'il avait réservé, il demanda un verre de scotch et attendu la venue de Jon. *Jon ne devrait pas tarder se bougre est toujours ponctuel une véritable horloge ! Nous avions rendez-vous dans 5 min, il ne devrait pas tarder.*

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Jon Hopkins

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MessageSujet: Re: Dîner à l'anglaise   Lun 23 Fév 2015 - 20:43

« -Papa, papa ! Par pitié ! Aide-moi ! Ah !

-Juliet ! Accroche-toi ! Résiste-lui !

-Ah ! je suis si sale… Au secours, papa ! Ah ! Et cette sale odeur d’huile et de brûlé !

-Je te veux, murmura l’homme aux longs cheveux sales pendant en face du visage de la jeune fille, tu es à moi !

-Juliet, je suis désolé…

-Ah !

-Juliet, ton journal ; il fait si chaud…

-Ah !

-Ton journal ; je croyais que tu savais que c’était moi…

-Papa ! Ah ! Papa !

-Je veux sentir palpiter tes veines… Oh ! Je peux sentir battre ton cœur, là, tout contre moi… Quel visage si pur ! Quels doigts effilés ! Tant de beauté ainsi gâchée…

-Papa, ça me fait tellement mal, arrête ça ! Arrête ! Arrête !

-Juliet, j’ai si chaud, je ne peux… je ne peux pas…

-Ha ! Ha ! Ha ! Ahhhh… Pa… Pa… …

-Juliet !

-A moi !!! A moi !!! Ohaha !

-Non !

-Je peux te toucher !!! Haaaaaaaa !!!

-Le journal, il fait si chaud. Juliet. Juliet. Ha…

-…HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »









   Le visage d’un funeste petit singe rieur, dans l’ombre, apparaît. La vision dure quelques secondes. Puis disparaît.








   Jon se réveilla en sursaut ! De toutes ses forces faiblissantes, il se dressa, tel un diable sortant de sa boîte, en direction de la peinture ornant le mur en face de son lit. Le réveil indiquait 4 heures du matin. Il était tôt mais depuis la mort de sa fille, Jon ne faisait pas une nuit sans cauchemar. Même s’il avait appris à ne plus laisser ses affects prendre le dessus et se réveiller ainsi, il lui arrivait tout de même qu’il soit impossible de contrôler son corps et ses réflexes.

   Cela faisait maintenant quatre ans que la belle était décédée. Les autorités avaient retrouvé son cadavre attaché et emballé dans un sac plastique, flottant au gré des courants des eaux de la rivière Diafall, dans la forêt de Dean au Royaume-Uni. Là où la famille Hopkins avait élu domicile depuis des décennies ; près de la ville de Annwyll Coedwige. Là que Jon habitait lorsqu’il n’était pas sur Londres, là qu’habitait Jon quand il était petit, là qu’habitait ses enfants, là qu’habitait son ex-femme. Perdu au beau milieu de la forêt fantastique où courraient de nombreuses légendes arthuriennes et où s’était établi il y a des siècles et des siècles, de païens gallois.

   Sa mort avait laissé dans le cœur du scientifique un trou béant qui l’empêchait de retrouver sa propre joie de vivre. Il était soit touché de nombreux pleurs soit d’une joie trop éclatante pour être vraie.  Du reste, il lui arrivait de reprendre un sérieux et une normalité à toute épreuve qui déconcertait ceux qui savaient pour la mort de sa fille. Ses nombreux sauts d’humeur étaient, à n’en pas douter, la cause du départ de son épouse, Maddie. La mort d’un être proche change définitivement un être humain et il semblait à de nombreuses personnes que rien ne saurait combler le vide laissé par la tragédie.

   Personne ne savait ce qui lui était arrivé et les quelques suspects interrogés avaient finalement été disculpés faute de preuves et surtout face à leur alibi à toute épreuve. De toute façon, Jon – même s’il ne savait pas pourquoi – pensait que ces quelques originaux n’étaient pas la cause de la funeste destinée de sa fille. Quelques rares témoins avaient juré avoir vu, la nuit du meurtre, un grand homme maigre, aux cheveux gris vagabonder près de la vieille voie de chemin de fer qui reliait autrefois Hereford à Gloucester.


   Quoi qu’il en soit, il fallait au scientifique du temps et de la patience pour lutter contre ces vieux démons et puis, après quatre ans d’attente interminable, après des centaines d’éclats en sanglot et de disputes, il fallait que cela cesse, que la normalité et que la banalité refasse irruption dans sa vie. Un travail au Jurassic Park ? Ca faisait office d’un bon début. D’ailleurs, Jon avait aujourd’hui rendez-vous avec James Muldoon, son cousin de 19 ans son cadet. Après avoir travaillé quelques mois au Jurassic Park, Jon avait pris quelques semaines de vacances suite aux nombreux changements apportés à InGen, l’entreprise qui l’employait maintenant. La chambre qu’il occupait aujourd’hui sur Isla Nublar, bien que petite, était plaisante, agréable.

   Se levant, il se dirigea rapidement vers la petite salle de bain et se mit – en peignoir – sous la douche. L’eau froide lui tombait sur les cheveux, sur les épaules, le long des bras et des jambes ; sur le torse. Finalement, se regardant devant une glace, il se résolu, comme souvent maintenant, à ne pas utiliser son coupe-chou pour se raser et laisser ses poils hérisser ses joues. Fixant plus intensivement son reflet, il se rendit compte à quel point il avait vieilli : ses rides étaient plus profondes, ses traits plus fatigués et surtout, ses cheveux avaient bien blanchit depuis quatre ans. En se penchant, son dos le faisait souffrir.

   Maintenant, il était temps de se changer ; même s’il était tôt, Jon pouvait toujours aller en bas, boire un thé. Les mêmes habits garnissaient depuis ses études sa garde-robe : il choisit de mettre sa chemise à jabot bleue claire habituelle ainsi que son pantalon noir, assorti à sa veste en velours. Comme d’ordinaire, il chaussa ses longues bottes noires en cuir. S’il n’avait pas sa moto aujourd’hui, il devait tout de même marcher quelque peu et il n’avait pas envie de mettre ses chaussures sombres qui lui faisaient mal aux pieds.



20h15.



   A huit-heures-et-quart précises, Jon pénétra à l’intérieur de « L’espace-temps » où James Muldoon lui avait donné rendez-vous… à ving-heures-et-quart précises. Jon observa le restaurant ; plusieurs personnes étaient déjà à table et il remarqua, dans un coin, un homme richement habillé et il reconnut en cet homme si classe son cher cousin James. Le scientifique anglais s’approcha alors de la table du ranger et quand il fut à sa hauteur, il s’exclama :

-Alors, tu me reconnais !?
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James Muldoon

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MessageSujet: Re: Dîner à l'anglaise   Dim 1 Mar 2015 - 18:03

Lorsque Jon se présenta à James, ce dernier était perdu dans ses pensées, tout en savourant son verre de scotch, qui au passage était à son grand étonnement plutôt bon. Le britannique ne pensait pas trouver un alcool de cette qualité dans ce restaurant. Néanmoins en y réfléchissent de plus près c'est assez logique. Ce parc en temps normal attire des visiteurs d'horizons différents et au bourse à la quantité variable. Ainsi un richissime homme d'affaires venu visiter le parc s'attend à un minimum de qualité de la part des services proposés par la direction. Ce n'est pas parce qu'on est au milieu de l'océan, que l'on ne peut pas boire correctement.

Quand James détourna son regard du verre, pour observer Jon, il mit quelques secondes à réaliser que ce vielle homme en face de lui étant bien son oncle. Bien sur James reconnaissait les traits du visage du scientifique, mais depuis leur dernière rencontre, il avait bien vieilli. Les rides de son visage s'étaient considérablement affirmé, le temps commençait à peser sur l'anglais. Il paraissait très fatigué, épuisé, pourtant la vie d'un scientifique ne doit pas être très mouvementé. Quant un détail frappa le ranger, Jon n'était pas rasé. Chose inhabituelle chez le scientifique, plutôt à cheval sur le rasage dans les souvenirs du britannique. Un instant il se demanda si c'était bel et bien son oncle en face de lui. Mais la tenu que revêtait l'homme rassura James, il n'y avait que Jon Hopkins pour s'habiller comme un académicien d'Oxford.

-Voyons Jon, tu me sous-estime. Répliqua James tout sourire.

Tout en retournent à sa place, le britannique ne put s'empêcher de lancer une remarque à Jon a propos de son rasage, avec un sourire moqueur.

-Tu sais Jon, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de barbier sur l'île que tu ne peux pas te raser.

James avait toujours aimé se moquer gentiment de son oncle aux allures de dandy anglais. Espérons que le scientifique supporte toujours ces petites remarques désobligeantes. Avant d'entamer la discussion, une serveuse arriva pour prendre leurs commandes. Cette serveuse était une femme sublime. De longues jambes élégantes, des hanches divinement proportionnées, des bras minces, avec des mains fines et gracieuses. Un visage rempli d'élégance, un sourire charmeur, de grands yeux bleus envoûteur, un nez assez marqué, ni gros ou grand, mais un nez qui épouse parfaitement les traits de son visage. Pour finir des cheveux blonds, arrivant jusqu'au épaules. Face à tant de charme et d'élégance, James perdu toute assurance. Il avait du mal à parler, il ne savait pas s'il devait sourire ou pas, il était complètement pris au dépourvu. Il réussi tant bien que mal à passer commande, gêné, il se mit à regarder à droite et à gauche, comme si de rien n'était.

Une fois que Jon prit commande, il allait pouvoir lancer un sujet de conversation. Le ranger avait bien envie de parler de l'incident, de se confier, de pouvoir parler à quelqu'un de ce traumatisme enfin, mais il fallait bien amener la chose, éviter de brusquer les choses.

-Alors Jon, qu'est-ce qui t'amené à Jurassic Park ? Pourquoi avoir quitté ton confort britannique ? Fortune et gloire ? Si c'est pour la fortune tu peux repartir et pour la gloire... aussi.

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Jon Hopkins

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MessageSujet: Re: Dîner à l'anglaise   Lun 6 Avr 2015 - 19:38

1999 - Ecole Normale Supérieure – Paris, Rue d’Ulm


-… Et nous pouvons citer, sans le moindre doute possible, le pot catalytique qui est un élément témoin de la révolution de l’utilisation des catalyseurs dans la vie de tous les jours…

-… Je vous le dis, chers Normaliens, mon expérience de la Chimie Organique ne m’a pas renfermé à de sombres laboratoires pharmaceutiques puisque j’ai travaillé et publié plusieurs articles, les plus vieux d’entre vous s’en souviendront peut-être, pour le compte de l’industrie dans un journal proche des élèves de l’École Polytechnique, lorsque j’y étais encore enseignant…

-… Non seulement cela représente un immense bond en avant pour ce qui est entre autre du traitement des déchets mais cela permet une meilleure compréhension et réadaptation de notre corps humain ; ces étudiants du département biologie vous le confirmerons…

-… C’est pourquoi je pense qu’il est impératif que l’École Normale Supérieure fasse encore appel à des professionnels de la Chimie pour développer une plus grande attractivité de cette branche des Sciences qui laisse pourtant tant à découvrir…

-… Les travaux du physicien écossais Alexander McGeady ici présent sont à l’aune de ce peuvent vous proposer les diverses facultés britanniques que nous représentons tous deux cet après-midi au regard d’un potentiel double-diplôme à l’étranger…

-…Puisque vous êtes l’avenir de la recherche de cette nation…


La foule d’étudiants, de collaborateurs, de professeurs et de scientifiques applaudit longtemps à la fin du discours de Jon. Sa femme et ses deux filles étaient venues spécialement pour le voir. Il ne fallait pas trembler, donner le meilleur de soi. Non pas pour impressionner toutes ces éminences ; cela, le chimiste anglais s’en moquait. Ce qu’il voulait, lui, c’était donner une bonne image à sa famille, à sa légion de princesse comme il aimait tant à les appeler. Maddie, son épouse, s’ennuyait visiblement à mourir dans un environnement qui n’était définitivement pas le sien. Le Docteur Hopkins pouvait voir de son estrade sa femme gesticuler, ne tenant plus en places, masquant tant bien que mal ses avant-bras et dont le surplus de maquillage au sommet de l’œil droit lui donnait un air penaud. Juliet et Laura était resplendissante. Laura tenait définitivement de sa mère : un caractère effacé, une silhouette fine et appétissante, de magnifiques yeux gris ainsi que de lisses cheveux blonds qu’elle portait depuis toujours. Juliet était plus la cadette. Plus jeune de 6 ans, elle portait d’épais et magnifiques cheveux noirs qu’elle laissait pendre le long de son dos. Elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à la sœur du scientifique. Contrairement à cette dernière – et au plus grand dam de son père -, elle n’hésitait pas à porter des vêtements quelques peu provocants. Sa mère disait que c’était bien de son âge, après tout…

Maintenant, Jon savait que c’était fini. C’était à ce moment précis la fin. Il descendait de l’estrade pour rejoindre sa famille qui l’attendait près de la porte de la grande salle de conférence de l’ENS. Jon aimait bien cet environnement. Il avait, du côté de sa mère, hérité d’un lointain sang français qui, à n’en pas douter, lui faisait apprécier le pays de Molière ; ses menhirs, ses grenouilles. Enseigner et faire des conférences en France avaient toujours été un véritable plaisir. Lorsqu’Oxford lui avait proposé cette conférence, il n’avait pas hésité une seule seconde et avait sauté dans le premier avion pour Paris, emmenant seulement dans ses bagages sa fille aînée, sa fille cadette et sa chère et tendre épouse...

Plus tard, le soir, à l’hôtel…

-Non ! Papa ! Papa ! Ça recommence ! Je l’ai encore vu dans mon sommeil, il était là ! Il était juste où tu te trouves !

-Voyons, Juliet, ce ne sont que des cauchemars, je t’ai déjà dit que personne ne s’introduit dans ta chambre ! Tu veux me pousser à bout, c’est cela !? J’ai encore une importante conférence demain ! A chaque fois c’est la même chose ! A chaque fois que je veux me détendre et profiter de la nuit, tu te mets à hurler alors que tu pourrais tout simplement garder silence !

-Mais Papa ! J’ai peur… Et puis… J’ai tellement chaud… Il fait si chaud !

-Arrête, arrête !!! hurla Jon, en sueur.

-De quoi parles-tu, Juliet ?
lui demanda doucement sa mère. Il ne fait aucunement chaud ici…

-Juliet ! Que vois-je !? Tu ne t’es pas lavé les mains !

-Papa…

-Juliet ! Cela ne peut plus continuer comme cela ! Va te laver les mains.


Soudain, une ombre passa sur la pièce. Jon serrait les mains de sa fille qui ne cessait depuis de pleurer, arguant que son père la faisait souffrir, lui faisait du mal. Maddie avait envie de vomir et suppliait son époux d’arrêter là cette crise de colère. L’odeur qui se dégageait de la chambre l’a dégoutait. C’était un mélange d’huile de vidange et de plantes… comme celles de la forêt de Dean. Elle avait l’habitude, maintenant. Sa fille devait souffrir de terreurs nocturnes. Régulièrement, elle rêvait qu’un homme sale et maigre aux longs cheveux gris lui rendait une visite nocturne, la surplombait de sa stature dans son lit, lui caressait le corps et lui susurrait à l’oreille des atrocités.

Il était maintenant l’heure de retourner au lit… Sans en expliquer la cause, elle éprouvait une certaine gêne vis-à-vis de son mari, après les cauchemars de sa fille chérie…




-James, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je me sens très mal. Une chose horrible est arrivé ; ma fille Juliet a été assassinée.
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James Muldoon

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MessageSujet: Re: Dîner à l'anglaise   Mar 21 Avr 2015 - 22:13

En quelques mots Jon venait tout juste de descendre l'atmosphère de la soirée qui se présentait entre les deux hommes. Mais comment aller réagir James face à ses paroles des plus pesantes. Notre britannique n'est pas du genre à laisser paraître ses émotions, positives ou négatives. Que ce soit avec un adversaire ou un proche. Un des résultats d'une enfance sans père et d'un referment progressif sur soit. Un des aspects négatifs de la personnalité du ranger. Néanmoins le fait d'avoir une parfaite maîtrise de ses émotions, de montrer l'inverse de ce que l'on pense, ressent.  De ne jamais baisser sa garde. A su se révéler être un atout non négligeable depuis son arrivé à Ingen. Que ce soit dans un hangar du Dakar ou au bord de la mort.

Néanmoins le britannique était perturbé par l'annonce de cette nouvelle tragique de la part de son oncle Jon. Mais pas pour l'annonce elle même, mais par la façon dont cette dernière l'affecte plus particulièrement. La mort de Juliet, bien que tragique en soit ne touchait pas plus que ça James. Après tout il ne l'a vu qu'une seule fois et elle tenait à peine sur ses pattes, c'était toujours un bébé. Ce manque d'empathie affligeant de la part de James en faisait il pour autant un monstre sans coeur ? Pas vraiment. Il faut se plonger dans la vie de notre héros, pour expliquer cette attitude. Il a perdu son père très tôt. De plus sans aucune explication. Explication qu'il n'a toujours pas si ce n'est le fait qu'on a bien voulu lui dire qu'il était Gardien du parc au premier Jurassic Park. Et qu'il est mort dans le fameux incident d'Isla Nublar. Mis à part ça... rien. De plus la vie l'a habituer à voir les êtres qu'il chéri disparaître de sa vie. Une famille lointaine et inexistante, mis à part quelques coup de téléphone de sa mère et depuis peu l'arrivé de son oncle, Jon. Hormis ça, il n'a plus d'amis et cela fait bien longtemps qu'une autre personne n'est partagée sa vie, même pour un court moment. De plus sa vie professionnelle l'oblige à côtoyer la mort tout les jours. Pour l'empêcher de tomber sur des milliers de personnes il doit l'embrasser tout les jours. Il l'a même rejoints durant huit long mois. Non la vie a endurci notre britannique sur ce sujet. Il en est déjà fatigué moralement et plus ou moins physiquement. Mais pour en revenir au sujet, c'est plus Jon lui même qui l'affecte, l'inquiète.

- Toute mes condoléances Jon.

Le ton était assez froid, mais James espérait que Jon verrai qu'il est sincère, malgré son apparence glaciale et calme. Et qu'il ne se contentait pas d'une simple formule de formalité. Mais avant que James ne puisse ajouter un seul mot, la serveuse arriva avec leur repas. Le pire des moments voulu. Le britannique ne la regarda même pas et se força pour sortir un simple "merci".

- Comment je peux manger après ça, marmona James.

C'est alors que James un peu gêné, décida de demander à son oncle comment c'était arrivé. Pas forcément des paroles réconfortantes, mais James était plutôt mauvais dans ce genre de chose, alors autant ne pas enfoncer le clou. De toute façon la soirée risquer d'être plus courte que prévu, alors autant tenter le coup. Il ne manquait plus que la réponse de l'académicien.

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