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 Suivre les traces laissées par le passé...

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Tim Murphy
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Date d'inscription : 03/01/2014

MessageSujet: Suivre les traces laissées par le passé...   Sam 3 Jan 2015 - 16:06

Je repose le combiné du téléphone. Ma main n'a jamais été aussi lourde. Je sens quelque chose qui s'échappe de mon corps. Quelque chose d'immatériel, une sorte de principe vital. Comme si on pompait mon âme. Je l'aperçois. Il est vivant. Il est en train de lire le journal. Depuis qu'il ne peut plus marcher, il a retrouvé la fragilité des gosses. Grand père est mort.. John Hammond ne peut pas mourir. Il peut vieillir, perdre l'usage de ses jambes, perdre la mémoire, même, mais il ne peut pas mourir. On se prépare à l'idée qu'il va partir, on se dit même que la mort vaut mieux que la perte de l'autonomie, mais ce ne sont que des mots. On se dit que ça va durer encore longtemps. Et puis le téléphone sonne.... c'est fini. Il est mort. Tout devient irréel. Oui, j'ai compris qu'il est mort et je commence à pleurer. Mais une force, en moi, résiste et ne veut pas savoir. Elle me dit que ce n'est pas vrai. Quelque chose s'effondre silencieusement, doucement, douloureusement, dans mon intimité, comme si un parasite siphonnait ma substance.

Avant de perdre un proche, je m’étais toujours dit que je ne me relèverais jamais d’un tel drame. Étant donné mon extrême sensibilité, j’étais sûre d’être anéantie de douleur. Et puis un jour comme ça sans prévenir, un coup de téléphone, un cadavre, 13 jours d’enquête, d'autopsie, de recherches vaines. L'annonce qu'aucune des techniques scientifiques actuelles n'est capable d'identifier l'assassin de votre Grand Père. Lui qui avait baigné son monde de cadeaux et ébloui son enfance par sa gentillesse. On pouvait dire qu’il était le pourvoyeur d’amour inconditionnel. Et là, plus rien, me semblait-il. Comme si, d'un coup, d'un seul, tout son être s'était évanoui. Un soupir.


On m’a trouvée très courageux dans les premiers temps, c’est que les mécanismes psychologiques sont puissants. J’avais presque l’impression d ‘être un imposteur. C’est avec le temps que la douleur s’est répandue en moi, c’est quand j’ai compris qu’il n’y aurait aucun retour en arrière possible que j’ai le plus souffert. J’avais la trentaine, j'avais la vie devant moi et voilà qu'on me demandait de prendre la succession du plus grand empire scientifique de notre temps, de marcher dans les traces de celui qui avait été non seulement mon modèle, mais aussi la personne que j'avais le plus craint et le plus méprisé après l'incident d'Isla Nublar, vingt années auparavant.

Une année dans le brouillard a commencé. Une année sans saveur, sans couleur ni odeur. Les fêtes de noël avaient donné le départ à un gouffre sans fin, plongé dans la sombre amertume et la monotonie des jours sans lui.
Ce n'est que lorsqu'un être cher disparaît que l'on se rend compte à quel point il était important dans nos vies. A quel point j'avais été stupide de gâché du temps à lui en vouloir plutôt qu'à lui parler. A lui dire ce que je ressentais, ce que je pensais vraiment de lui. J'aurais du lui dire que je ne lui en voulais pas, que je voulais apprendre de lui, passer ne serais-ce qu'un instant à ses côtés, lui qui avait toujours été comme un père pour moi.

On dit « Tout ce qui ne me tue pas, me rend plus fort », ce n’est certainement pas une chose à dire à une personne qui vient de perdre un être cher. Mais cette phrase fait écho en moi maintenant que j’ai réussi à dépasser la souffrance, je ne me croyais pas capable d’affronter une telle perte et pourtant je suis toujours là et bien là. J’ai découvert les ressources que j’ai en moi. Je me sens plus fort aujourd’hui. Le temps et notre flux de vie intérieur sont nos meilleurs alliés pour sortir la tête de l’eau.

Quant-on est à la tête de grandes entreprises comme InGen ou Dynamics, on ne vous laisse pas le temps de faire votre deuil. A peine l'annonce est-elle arrivée aux oreilles des médias que déjà on vous demande une cinquantaine de questions réponses au jeu des médias télévisés. On dévalise vos sentiments, vos impressions, on arrange vos phrases, le sens de vos mots, on ment, on prétend savoir la vérité pour l'embellir sur quelques feuilles de papiers et quelques lignes de plus sur le web. Votre vie est un scoop, vos propres pas sont surveillés, votre linge sale devient leur linge sale et tout ce qui peux vous atteindre est la bienvenue.
Vous n'avez qu'une envie, leur craché au visage, sortir de ce cercle maudit, crier qu'on vous laisse tranquille. Mais le monde a besoin de savoir. J'avais besoin de savoir comment il était mort et qui était le responsable de cette abomination qui avait fait de sa vie l'enfer sur terre.
Alors quand l'étouffement a été trop fort, je me suis isolé, pendant plusieurs jours et j'ai réfléchis, longtemps.

Le deuil, c'est pour la vie. Çà ne s'en va jamais; ça fait progressivement partie de vous, à chaque pas, à chaque souffle. Je ne cesserai jamais de faire mon deuil pour la bonne raison que je ne cesserai jamais de l'aimer. C'est comme ça. Le deuil et l'amour sont liés, l'un ne va pas sans l'autre. Tout ce que je peux faire, c'est l'aimer, aimer le monde, et célébrer sa vie en vivant la mienne avec audace, joie et courage.

On reprochait à John tous les maux du monde. On lui collait sur le dos les derniers attentats du Jurassic Park, la mort de dizaines de personnes, la création d'espèces dangereuses, du bouleversement de l’écosystème...
Et puis il y avait toute cette affaire autour du mystérieux "Projet T" dont une poignée de personne cherchait à s'emparer et qui était à l'origine d'InGen et de ses découvertes. Ce même projet capable de changer la face du monde ou de le détruire à tout jamais.

Evidemment je pensais beaucoup à John.
Ma réaction immédiate a été simple : Je me suis donnée pour mission de réaliser tout ce qu’elle souhaitait me voir réaliser.
J’ai eu à ce moment-là ce que l’on appelle la rage de vivre. La rage de faire honneur à son souvenir, en faisant honneur à mon propre avenir. Il fallait que son rêve persiste, que son nom soit gravé dans les livres d'histoire et qu'on se souvienne de lui, non pas comme un fou, mais comme un créateur de génie, le précurseur d'un monde nouveau et un défenseur de l'humanité. Je n'avais jusqu'à présent jamais défendu mon grand père pour ses inventions mais les découvertes récentes avec Ian Malcolm et les témoignages de Shivak Garland avaient renforcé la curiosité et les liens qu'il nouait avec John Hammond. Son grand père avait toujours été une sorte de héros pour lui et si il l'avait déçu auparavant, Tim se rendait compte de plus en plus à quel point ce grand homme l'avait protégé toute sa vie.


--------------------------------------------


7 Janvier 2013

Aujourd'hui c'était à mon tour de le protéger. Protéger sa mémoire, son oeuvre, son nom, le mien.
C'était mon sang, mon héritage. C'était ma mission de le défendre lui et ses intérêts. Défendre InGen et le Jurassic Park. Faire face aux rapaces audio-visuels, les regarder droit dans les yeux et leur annoncer qu'il allait reprendre les choses en main.
Très rapidement, mon équipe m'avait confié les services d'une jeune Avocate : Erin Mtgomquelquechose.... Je n'avais pas eu vraiment le temps de m'intéresser à ses compétences, mais on m'avais certifié qu'elle était jeune, efficace et non connue des médias. C'était un choix parfait pour éviter les diverses polémiques et faire en sorte de ressortir la tête haute. J'attendais donc dans mon bureau la demoiselle avec qui on m'avait pris un rendez-vous. Nous devions nous mettre d'accord sur les éléments qui allaient être retransmis sur les écrans et les moyens de défense pour protéger les intérêts du Jurassic Park.

Le temps passait, les aiguilles tournaient à leur rythme inlassable. J'étais à la fois curieux et impatient. Il ne restait plus qu'à savoir si l'attente en valait le coup.

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Erin Montgomery

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MessageSujet: Re: Suivre les traces laissées par le passé...   Sam 28 Fév 2015 - 20:03

Suivre les traces laissées par le passé...
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
J'avais déjà connu ce sentiment d'angoisse face à une nouvelle affaire qui s'annonçait tendue. New-York regorge de criminels ayant besoin d'une défense solide face au système inquisitoire de la justice. Ce n'était pas toujours simple de devoir les défendre, mais c'était le choix que j'avais fait. Partir du principe que rien n'est jamais tout noir ou tout blanc, que l'individu reste présumé innocent et, même si certains restent coupables, que chacun a le droit de se défendre convenablement. Il y a toujours un moyen d'y parvenir. Pas forcément pour échapper à la sanction, qui est parfois inévitable, mais bien pour obtenir une peine des plus réduites. Les circonstances, la personnalité, les défaillances... J'ai été habituée à chercher la petite bête pour obtenir une peine aménagée afin de rendre la future vie carcérale de mes clients des plus agréables possibles, quand bien même une partie de moi les haïssait pour les actes qu'ils avaient commis.

Mais je n'avais jamais ressenti une telle appréhension à l'idée de rencontrer un nouveau client. Cet échange avec Tim Murphy allait frapper de réalité tout ce que je ne parvenais pas encore à réaliser. Si on m'avait dit, il y a encore quelques mois, ce que je m'apprêterais à faire dans les prochains mois, je n'y aurais pas cru. Ce dossier que je venais d'accepter me laissait toujours perplexe. Mes différentes recherches n'avaient pas suffit à m'éclairer suffisamment pour connaître d'emblée ce qu'il en serait du procès. Une affaire aussi délicate que médiatique, ce qui ne la facilitait en rien, bien au contraire. J'allais bientôt sortir de l'ombre pour m'exposer sous le feu des projecteurs. Un rêve pour bien des avocats. Le challenge de la défense d'un parc moralement condamnable pour une grande partie des médias m'effrayait autant qu'il en était excitant.

Car oui, je ressentais un mélange d'appréhension et d'excitation. Appréhension quant à ce que je devrais faire, séjourner sur cette île où de telles atrocités ont eu lieu, commises par des aberrations de la nature. Mais la question de cette affaire n'est pas celle de la responsabilité de ces créatures, qui n'attiraient pas ma sympathie, loin de là. Non, il fallait prendre le problème à l'origine. La question qui se pose est celle de la responsabilité de l'entreprise à l'origine de leur création. Ces dernières semaines, j'avais passé un nombre incalculable d'heures à me renseigner sur INGEN, et plus particulièrement sur John Hammond, ce vieillard à l'origine de toute cette histoire. Il aura visiblement subit le retour de flamme de ses actes. C'était désormais son petit-fils, qui n'était rien d'autre que mon client, qui était à la tête du parc.

La vérité, c'est que malgré les informations que j'avais rassemblé, je ne pouvais m'arrêter là. Il fallait que je me rende sur place, pour mener ma propre investigation. Je ne pouvais me fier qu'à ce que je verrais. De ceux qui condamnaient sans appel ce parc en raison de la prise de risques évidentes que cela constituait, ceux qui le justifiait pour les besoins de la science, ceux qui faisaient prévaloir la folie des grandeurs et la curiosité sur la sécurité, c'est ceux qui pointaient du doigt un groupe terroriste inconnu qui avaient retenu mon attention.

Parce que si j'arrivais à démontrer l'implication d'un tel groupement au sein du parc, n'ayant pour but que de lui nuire, ça changerait toute la donne. J'envisageais de me baser sur cette théorie, mais tant que je ne me serai pas intégralement plongée dans cet univers inédit, je ne pourrais progresser.

Après les informations rassemblées, c'était déjà le jour du départ. 7 janvier 2013. A l'aéroport, le stress monta encore d'un cran. J'avais fourré mes affaires dans mes valises sans trop savoir à quoi m'attendre, ni ce que j'étais censée prévoir. Vestimentairement parlant, j'en avais pris pour tous les goûts. Pour le reste, j'avais emmené quelques provisions, une trousse de secours, et même une tente. Puisque je partais pour quelques mois, je préférais tout prévoir. J'étais donc extrêmement chargée, mais il fallait que je m'attende à tout et à rien en même temps. Je portais une jupe crayon avec un chemisier blanc ainsi que des escarpins noirs. Une tenue que j'espérais appropriée, des plus sobres pour représenter une avocate aussi jeune que sûre d'elle.

Je devais m'arrêter à San Diego avant de prendre un hélicoptère pour me rendre sur Isla Nubar. Mon client ne pouvant plus se rendre sur l'île, nous avions convenu une rencontre à San Diego avant mon départ pour cette folle aventure. Il était plus que nécessaire que je le rencontre. Dans une affaire pareille, il me paraît normal que mon client ait envie de voir celle qui allait le défendre. J'ignorais encore ce qu'on lui avait raconté sur moi, mais visiblement que des éloges, pour qu'il ai envie de prendre le risque d'engager une jeune avocate de New-York totalement étrangère aux affaires médiatisées.

La pression était double. Ma réticence pour les valeurs que ce parc disait défendre, et mon inexpérience. J'allais devoir me montrer à la hauteur de ce qu'on attendait de moi. J'ai peu d'assurance, mais c'est là que mes talents de comédienne allaient pouvoir pleinement s'exprimer. La procédure va être longue, ce qui me permettra de me perfectionner d'ici-là, afin de proposer une défense digne de ce nom. Non, bien évidemment, pas seulement, mais une défense véritablement imparable. J'ai du pain sur la planche.

L'avion finit par atterrir en début d'après-midi après six heures de vol. Six heures durant lesquelles je n'avais fait que me ronger les ongles, anxieuse. En montant dans le taxi, je donnais l'adresse au chauffeur d'une voix tremblante. Il allait falloir que j'assure, mais la fatigue compliquait un peu plus cette entrevue. Je descendis du taxi, tenant maladroitement sur mes longues jambes. Après avoir repris toutes mes affaires, je pris une grande inspiration et m'introduisit dans l'immeuble se trouvant en face de moi, ignorant le tumulte de cette ville. A New-York, c'est encore bien pire. Heureusement qu'il y a des ascenseurs, je n'aurais jamais pu monter toutes mes valises dans un escalier. Je me retrouvais alors face à la fameuse porte. Celle qui, une fois ouverte, m'entraînera dans un monde inconnu sans que je puisse faire marche arrière. Mais de toute façon, est-ce que je pourrais réellement faire marche arrière maintenant ? Bien sûr que non.

Mon bras se leva un peu malgré moi, et après avoir pris une nouvelle inspiration, je frappais trois fois distinctement, d'une main qui se voulait assurée. J'entrais alors, le cœur battant à la chamade.

- Bonjour, M. Murphy. Je suis Erin Montgomery, votre avocate. lançais-je d'une voix assurée.

Je lui serrai la main avec conviction. Peut-être un chouilla trop, ma main un peu moite face au stress. J'espérais qu'il ne le remarquerait pas. Ce n'était pas le moment de faillir.

- J'arrive tout juste de New-York. Comme vous devez sûrement le savoir, je me rends dans quelques heures sur Isla Nublar pour... Enquêter et peaufiner ma stratégie de défense. continuais-je d'une voix un peu trop hésitante.

Je pris place dans le fauteuil se trouvant en face de son bureau. J'essayais de m'adresser à Tim en le fixant droit dans les yeux, mais je détournais rapidement le regard pour observer le bureau, mais aussi mes affaires. Bien trop d'affaires, d'ailleurs. Je ne savais pas où les mettre en attendant de prendre l'hélicoptère, j'avais donc tout remonté. Deux grandes valises, un sac de voyage, mon sac à main et ma mallette contenant mes dossiers. Je me sentis soudain ridicule, mais je devais faire face.

- J'ai apporté le dossier de cette affaire. Il va évidemment être étayé d'ici le moment du procès, mais j'ai déjà récolté quelques informations... lançais-je tout en me baissant pour ramasser ma mallette avant d'en sortir un dossier rouge.

Rouge, comme si j'avais besoin de cette couleur pour me rappeler que c'était une affaire importante. Idiote, tout au plus prévoyante.

- Je pense que ce qu'il y a de mieux à faire, c'est de commencer par éloigner les médias le plus possible de cette affaire. Ca finira sûrement par se tasser, mais pour éviter de jeter de l'huile sur le feu, il vaudrait mieux qu'aucune interview ne soit plus jamais donnée. Si un journaliste tente de vous questionner, ne répondez pas, c'est votre droit. Vous, ni personne concernant le parc, en fait. Un grand nombre d'affaires m'ont permis de m’apercevoir que la parole est d'argent, mais que le silence est d'or.

Je replaçais une mèche de mes longs cheveux bruns derrière mon oreille, penchée dans mes notes. J'aurais mieux fait de les attacher.

- Je vous ai fait quelques photocopies pour vous tenir au courant. Bien sûr, arrivera le jour où vous devrez vous exprimer de manière officielle, mais pour le moment, il vaut mieux attendre que cet acharnement médiatique cesse. Il faut attendre le moment où l'opinion publique pourra prendre du recul.

Je tendais mes photocopies à Tim. Je l'avais imaginé plus âgé. J'étais mal à l'aise en sa présence, parce que je savais que je devrais faire bonne impression. Mon inexpérience ne faisait qu'aggravé mon manque d'assurance. Je ne me voyais pas non plus fixé trop longtemps cet homme qui venait de perdre son grand-père et qui se voyait attribuer de telles responsabilités du jour au lendemain.

- Bien évidemment, nous ne pourrons empêcher les médias d'en parler encore quelques semaines. Nous devons nous mettre d'accord quant à ce qui peut être retranscrit sur les écrans, les mesures de sécurité afin d'éviter l'infiltration de journalistes sur le terrain. Je voudrais également savoir si des accords de confidentialité ont été signé par les employés. Il faut absolument que personne n'alimente cette histoire, au risque de paroles pouvant être en votre défaveur.

Je me mordais les lèvres en attendant de voir ce qu'en serait la suite. Je ne pouvais me prononcer tant que je n'aurai pas vécu au sein de ce parc. Je devais interroger tous les employés, m'entretenir avec les agents de la sécurité pour m'assurer que les normes sont respectées, bref, voir tout ce qui pourrait être reproché au parc et préparer une contre-attaque à ces arguments. Sans parler de ce groupe terroriste inconnu. Cela n'est qu'au stade de suppositions dans les médias. Est-ce vrai ? Si c'est le cas, mon client devrait avoir des informations là-dessus. J'espérais qu'il m'en parlerait de lui-même, auquel cas, je devrais m'en charger.

crackle bones
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Tim Murphy
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MessageSujet: Re: Suivre les traces laissées par le passé...   Sam 18 Avr 2015 - 1:41

L’avocat de la défense s’oppose à l’avocat de la Couronne. Son rôle est d’obtenir l’acquittement de son client en utilisant tous les moyens légaux. Pour cela, il doit trouver les failles dans les preuves apportées par la partie adverse. Il peut également faire des contre-interrogatoires des témoins de la partie adverse pour remettre en cause leur crédibilité. Dans ce cas et si le doute s’installe, ce qu’on appelle le doute raisonnable, l’accusé sera déclaré non coupable. Cette décision du tribunal part de la prémisse que le Canada préfère un coupable acquitté à un innocent condamné.

Selon la Charte des droits et libertés, le droit de l’accusé à avoir une défense est une évidence. La Cour suprême a par ailleurs affirmé que «le droit de présenter une défense pleine et entière constitue un des piliers de la justice criminelle, sur lequel nous comptons grandement pour assurer que les innocents ne soient pas déclarés coupables».
l’accusé a le droit d’assister à son procès et d’avoir les services d’un interprète. Il ne peut être tenu de témoigner. Parce qu’elle est basée sur plusieurs facteurs (sa crédibilité, celle des témoins, l’obligation d’admettre ses antécédents judiciaires, etc.), cette décision est généralement prise de concert avec l’avocat. Encore une fois, l’intérêt de son client est la préoccupation première de l’avocat de la défense.

La présomption d'innocence est aussi inscrite dans la Charte et énoncée dans le Code criminel. La présomption d’innocence fait également partie des droits principaux de tout individu. L’avocat de la défense doit s’assurer que ces droits fondamentaux sont respectés pour son client.
L’avocat de la défense peut-il avoir des doutes sur l’innocence de son client?
Si l’accusé n’admet pas sa culpabilité lors des entretiens préalables dans le cabinet de son avocat, mais que ce dernier émet des réserves sur son innocence, l’avocat de la défense peut tout de même accepter la mission qui lui est confiée. En effet, ce n’est pas à lui de juger la cause. On dit dans ce cas que l’avocat doit simplement se limiter à aviser son client de ses chances de succès.

Erin Montgomery semblait avoir toutes les capacités requises pour mener a bien cette affaire :

- Une excellente connaissance du droit, des lois et des règlements en vigueur (ce qui était important vu la taille et le poids qu'allaient représenter le procès d'InGen)
- Une habileté à s’exprimer en public (sens aigu de la communication, même si on sentait un peu d'inquiétude et de doutes chez elle et cela pouvait se comprendre.)
- Un sens de l’écoute développé (après tout, elle avait su répondre à l'appel qui avait été lancé et avait déjà avancer un bon dossier et Tim sentait qu'il n'avait pas besoin de mettre le nez dedans pour le savoir.)
- Un bon jugement ainsi qu’un esprit d’analyse et de synthèse (on le voyait dans sa démarche, dans ses dires, dans sa manière d'agir.)
- Un sens de l’organisation (temps, dossiers, documents... Tout était à la pointe.)
- Un certain charme (après tout, un beau sourire et un tailleur ajusté comme il le fallait pouvaient faire des miracles auprès des juges les plus récalcitrants.)

Tim se devait donc d'être entièrement franc avec son avocate :

- Merci d'avoir répondu si vite a mon appel Mlle Montgomery, je suis heureux de pouvoir travailler avec vous.

D'un tiroir de son bureau, il sortit un vieux scotch de plusieurs années d'âge. Il proposa d'un geste un verre à la jeune femme, mais il se doutait qu'elle répondrait de manière négative, car elle était sur ses heures de travail.

- Je tiens à vous dire en toute franchise que nous avons déjà remporté la partie. InGen appartient a quelqu'un depuis plusieurs années déjà, mais cette mesure a été tenue secrête afin de protéger de nombreux intérets.

Il savait que cette nouvelle allait sans aucun doute chamboulé les plans de la jeune femme, mais il fallait qu'elle comprenne la situation de A à Z pour pouvoir bien jouer son rôle dans cette affaire.

En effet, un autre homme, inconnu jusqu'alors était déjà à la tête d'InGen et de bien d'autres entreprises dans le monde. Son nom : Simon Masrani.


- Nos ennemis ne doivent pas savoir cette information car je veux qu'ils continuent d'agir comme si ils étaient en position de force. La personne qui régide actuellement la compagnie n'est pas celle qu'elle prétends être et j'ai de bonnes raisons de soupçonner qu'il est à l'origine du coup d'état et des attaques terroristes qui l'ont menées à ce poste.

Alors Tim commença ses longues explications.

Masrani a été créé 16 Février, 1973 par Sanjay Masrani avec la naissance de Mascom, un réseau de télécommunications ambitieux situé dans le cœur de l'Inde. Après dix ans de perfectionner leur technologie Mascom était sur l'air, en 1983, et de 1983 à 1991 était devenu un nom familier avec quarante-cinq canaux couvrant le sous-continent indien. 1992 a vu le décès prématuré de Sanjay Masrani dont le succès a été transmis à son fils Simon.

Simon a continué à élargir les services de Mascom, mais c'était la fondation du secteur Masrani pétrole à Abu Dhabi en 1996 qui a mis le Masrani Global Corporation sur le radar d'affaires mondial. En dépit d'être l'une des entreprises les plus jeunes de pétrole en exploitation, cette division de la Masrani Société a généré la troisième plus grande des recettes des revenus pour toute entreprise entre les années 1997 à 2004. Aujourd'hui Masrani énergie contribue à alimenter 21% du secteur des transports dans le monde entier.

En 1997, Simon Masrani a entamé des pourparlers pour acquérir International Technologies génétiques après l'echec de John Hammond pour remodeler et restaurer la société à un niveau de satisfaction recherché par l'ancien fondateur. En 1998 InGen était déja sous l'égide Masrani car Hammond n'avait plus les fonds nécessaires et il avait besoin de Simon Masrani et de sa société pour trouver un remède à son cancer, suite à laquelle ils trouvèrent un compromis. Les années 2002-2004 seraient aider à diriger la société Masrani sur leur plus grande aventure encore : la construction de Jurassic World sur Isla Nublar. Mais il y avait une close au contrat établis entre Masrani et Hammond : ce dernier ne laisserais la gestion d'InGen a l'indien, que lorsqu'il décèderait. Simon était aussi au courant du "Projet T" et avait pu s'en servir pour aider Hammond a rester en vie.

Aujourd'hui, le Masrani Global Corporation détient des participations dans les secteurs commerciaux et industriels, allant du pétrole, les télécommunications, l'exploitation minière, la construction, l'ingénierie, l'immobilier, la technologie et les soins de santé. Actuellement l'un des principaux sociétés Fortune 500 du monde, la croissance Masrani continue à se développer, contribuant à alimenter l'économie du monde. Masrani ne s'était pourtant pas encore présenté officiellement comme sucesseur direct d'InGen car la close d'Hammond stipulait que si sa mort était "inexpliquée" il devait attendre que l'enquête soit aboutie afin de préserver les secrets du vieil homme.

Il attendit que la jeune femme assimile toutes ces infos avant de reprendre :

- Handréas Xerctëss cherche a s'emparer des secrets de mon grand père depuis des années. C'est pourquoi il avait prévu le plan de secours Masrani. Je n'ai moi même appris cette information qu'il y a peu de temps. J'ignore pourquoi Hammond m'a caché cette information, mais je pense qu'il savait que je ne voudrais pas de la succession étant donné ce que j'ai vécu au Jurassic Park il y a des années. Il a donc deux choses a élucider : Pourquoi Hammond a laissé InGen a ce Simon Masrani et trouver un moyen de relier Handréas Xerctëss aux attentats qui ont eu lieu sur l'île.

Tel était le lourd fardeau qu'il allait confier à Erin.

- Je vous payerais 1 Million de Dollars pour le procès, qui est gagné d'avance en raison des informations que je détiens et je vous payerais 1 million de plus pour éclairer le mystère qui entoure Masrani et les agissements d'Handréas. Soit 2 Millions pour laver l'honneur de mon Grand Père et traduire les responsable en justice. Pour cela, je suis prêt a mettre à disposition tous les moyens dont vous avez besoin et me plier à vos requêtes. J'accepte de ne pas répondre aux journalistes le temps qu'il faudra et de suivre vos conseils.

Puis, il lança un regard en direction des deux verres qu'il sortit du tiroir et lança :

- Alors, finalement ? Ce verre ?
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