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 Le retour sur l'échiquier

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Pearce Sanders

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MessageSujet: Le retour sur l'échiquier    Jeu 5 Juin 2014 - 21:56

Laboratoire d'Isla Muerta

Lorsqu'il reprit conscience, Pearce ressentit aussitôt le contact d'un liquide tiède sur son corps. Une apaisante sensation le poussait a garder les yeux fermés, comme lorsqu'on est assoupis dans un bon bain chaud et que l'on a plus envi d'en sortir. Malgré le fait qu'il était assoupis, son cerveau lui fonctionnait à plein régime. Petit à petit, les derniers évènements qu'il avait vécu lui revinrent en mémoire. Tout d'abord, l'attaque du yatch qu'il avait orchestré d'après les ordres d'Handréas afin de pousser Hammond à donner « la clef » un artefact de la plus haute importance pour Handréas. Ne l'ayant pas et se retrouvant face à une forte résistance de la part des rangers mené par Emma Beckett. Cette ranger avait osé le blessé, lui, le disciple du grand Handréas Xerctess. Elle ne savait pas ce qui allait lui en couter... Après, peu avant l'aube, il avait abordé Isla Nublar, afin de chercher sur l'île l'artefact, pendant que les troupes faisaient diversions et recherchaient de leur coté, et pendant que les créatures importés par cargo faisaient la chasse aux employés dans la forêt. Mais il y avait eu certains grains sables qui s'était mis dans l'engrenage...

Un petit avion s'était approché sous les alentours de midi, alors qu'il allait se rendre aux locaux administratifs d'InGen. A l'aéroport, le texan lui avait tiré dessus avec un lance roquette. Le petit avion s'était craché dans la forêt. Quelle idée avait-il eut d'aller vérifier que les passagers étaient morts... En se rendant sur place, il avait vu qu'il y avait une petite fille, d'environ 10 ans, qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Abeda, une jeune fille qu'il avait connu du temps de la guerre en Irak, sa guerre... Il l'avait alors secourut et emmenée dans zone des bungalows pour la soigner. Mais en se réveillant, elle s'était montré pas très peu coopératif. Pire encore, ils s'étaient retrouvés traqués et attaqués par un carnotaurus. Après un éprouvant combat, l'ex soldat avait réussit à mettre à mort l'animal. Il était devenu néanmoins une cible facile pour la gamine qui le tenait en joue. Elle l'avait cependant laissé en vie et lui avait permis de partir continuer sa quête. A cet instant, Pearce se voyait déjà former cette enfant comme sa futur apprentis.
Il avait ensuite fouillé les locaux de Hammond, de fond en comble, mais n'avait rien trouvé. Il lui avait néanmoins laissé un avertissement. Un couteau planté dans une photo de lui et de ses deux petits enfants, signe qu'il l'aurait toujours à l’œil.
En fin de journée, Pearce avait sonné le retrait des troupes, vu qu'il n'avait rien trouvé de son coté. C'est alors que James Muldoon, un autre ranger, c'était mis en travers de sa route et l'avait affronté dans un combat à mort à l'épée. Encore un ranger, décidément ce corps de métier avait décidé de se mettre en travers de sa route. Alors que l'agent de la Chimère avait le dessus au début de l'affrontement, c'est au final lui qui fut battu. Et pour pas qu'InGen récupèrent des informations de lui , Pearce fit sauté la falaise. Se retrouvant sur les flots, il s'était mis à dérivé, puis c'était le noir...

Lorsque Pearce ouvrit enfin les yeux, la première chose qu'il vit fut son reflet dans la vitre. Naturellement attiré par son reflet, il posa ses mains sur la vitre. Il se rendit vite compte qu'il s’étendait tout autours de lui. Une intense sensation de panique s'empara alors de lui. Une scène d'un autre temps lui revint instantanément en mémoire. On l'avait jeté dans un conteneur puis on l'avait refermé. L'eau avait commencé à remplir les lieux jusqu'à ce que le captif se retrouve totalement immergé. C'est alors que commence la longue attente, lorsque l'on sait que l'on va manquer d'air, mais qu'on ne sait pas quand. Et là, on ouvre la bouche, et on sent sa cage thoracique se dilater de l’intérieur avec l'eau. Le temps se ralentit, la vision se trouble...

« M.Sanders, calmez vous ! Calmez votre respiration et revenez avec nous ! » lui fit une voix féminine légèrement obstrué par le milieu liquide.

L'ex-soldat revint brutalement à la réalité. Devant lui, derrière la vitre, une scientifique faisait des gestes pour lui montrer de se calmer. L'ex soldat remarqua alors qu'il portait un masque sur la tête, et que donc il pouvait respirer librement. Petit à petit, Pearce reprit un un rythme de respiration convenable et puis enfin étudier ou il était. Il portait pour simple vêtements un boxer en une matière plus ou moins élastique. Le liquide dans lequel il était n'était pas de l'eau, et avait plutôt la consistance d'un gel, d'où le fait qu'il en suspension dans a solution gélifié. Des électrodes et des capteurs étaient collés et plantés dans sa peau un peu partout sur les bras et les jambes. Au milieu de la poitrine, à la place de son cœur, sortait un gros câble qui était raccroché au fond de la cuve. Le texan y porta ses mains et essaya de tirer dessus.

« Ne faite pas ça !!! » lui indiqua le jeune scientifique. « C'est temporaire, le temps que votre cœur et votre épaule se régénère. »


Beckett qui lui tirait dans l'épaule et Muldoon qui lui empalait le cœur lui revinrent aussitôt en mémoire. L'ex soldat sentit alors la colère monter lui, et son sang bouillir dans ses veines. C'est alors que parmi les différentes blouses blanches se distingua un homme, un homme qu'il commençait à ben connaître et qu'il ne voulait surement pas voir en ce moment...
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Wellan Wörst

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MessageSujet: Re: Le retour sur l'échiquier    Dim 29 Juin 2014 - 23:28

Retour sur L'échiquier


La paix. La paix du corps, et la paix de l'esprit. Chose que tout être désire, mais qui est cependant si difficile à obtenir. La paix du corps. Simple. Quelques médicaments, quelques palliatifs, et le cerveau n'y voit que du feu. Mais la paix de l'âme ? Le cerveau ne peux se tromper lui-même ! L'homme peut bien jouer aux apprentis sorciers, en influençant les réactions du cerveau, mais (heureusement, ou malheureusement, je ne sais pas), j'ai toujours refusé ce qui pourrait altérer ma personnalité et mon jugement. Mais il y a un moyen pour le cerveau de se tromper lui même : une maladie, connue pour sa capacité à faire 'partir en live', peut très bien justifier cette réaction : c'est l'effet placebo. Mais alors, comment expliquer que le cerveau, qui donc se persuade qu'il va mal, se sente mieux ? Parce qu'il se trouvait mal avant, et qu'il a enfin trouvé ce qui allait mal ? Ou est ce pour mieux s'enfoncer ? Ou est ce simplement un effet passager de plus d&û à la maladie ?
Et dans tout les cas, comment expliquer que le cerveau comprend mieux certaines choses dans la situation actuelle ? Un fou peut-il comprendre qu'il est fou ? Et devient-il moins fou en l'apprenant ? Ou au contraire, sombre t'il encore plus dans la folie ? Suis je fou ? Et si je suis fou, d'où vient ma folie ? Et où va t'elle me mener ? Où va t'elle m'emmener ? Qui va t'elle entraîner dans mon naufrage ? Qui osera me retenir sur le rivage ? Que je trouve enfin, un jour, la paix... La Paix.



- "Déchargez 6ml du PT n°7 dans la cuve !"

Une germe de folie. Une idée de génie. Les effets du "Projet T" avaient déjà prouvé leurs miracles ! Grâce aux nouvelles expérimentations obtenues à partir des éléments récupérés sur l'île des brumes, Wellan avait désormais une arme capable de révolutionner le monde ! Il pouvait guérir et détruire !
Leur plan avait si bien fonctionné qu'ils avaient maintenant presque toutes les clefs en main.
Seul bémol : ils n'avaient pas prévu une telle contre attaque des membres du parc et encore moins de perdre Pearce (qui était de loin l'un de leurs meilleurs éléments).






Le Scientifique de la Chimère avait mené plusieurs expérimentations sur l'échantillon récupéré dans les sous sols du parc. Le Faux Malcolm avait été une réussite, une de ses expérimentations dont il était fier. Handréas était un exemple à suivre, un mentor, une force de la nature. Il se sentait comme son obligé et répondrait à tous ses désirs. Il avait foi en lui.

Tu peux te souvenir ou oublier tout ce qu'on t'a dit sur la religion quand tu étais enfant. Cela n'affecte en rien ta foi présente et puissante.
Tu es un être calme et rationnel doté d'un jugement excellent. Tu peux recueillir les faits, tu n'as pas besoin de croire qu'ils sont certains car ils te paraissent exacts. Tu peux te souvenir d'un fait erroné comme d'un fait erroné.
Tu n'as pas besoin de croire tout ce que tu lis. D'autres écrivains font souvent des erreurs et tu n'as pas grand respect pour leurs mots imprimés. Tu peux apprécier leur qualité par rapport à la tienne. Ils ne peuvent changer ton vrai toi-même et tes pensées. Leurs bocardages écrits et leurs critiques ne comptent pas pou toi. Tu sais ce qui est vrai. Tu n'as pas même à défendre tes croyances. Elles sont trop puissantes.
Ta mémoire est merveilleuse et fiable. Tu peux te souvenir à perfection, en un seul passage, ce que tu as lu ou dit. La capacité de ton cerveau est infinie. Il n'est pas possible que tu aies conscience qu'il y aurait trop de choses dans ton cerveau. Tu pourrais te rappeler de dix millions de scènes, impressions ou faits nouveaux ajoutés dans ton cerveau et t'en souvenir sans problème. Tu n'as pas de limite mentale à apprendre ou mémoriser. Tu peux te souvenir d'une chose sans pour autant l'accepter comme vraie. Tu n'acceptes comme vraies que les choses que tu crois après les avoir consciemment analysées, consciemment, et à jamais. Tu acceptes cependant comme un fait absolu tout ce que je dis ici. Tu te réfèreras et croiras tout ce qui est ici, consciemment et à jamais. Ces mots se logent en ton être entier. Ils refont toute ton existence. Ils sont ton code, ta foi, ton Etoile !

Ne jamais se laisser juger, toujours agir en conséquence.
Tandis que son assistante injectait la dose prescrite, Wellan observait avec attention les courbes sinusoïdales des lignes vitales de son patient. Ce dernier avait en effet une fois de plus défié la mort. Pourtant touché à l'épaule, aux poumons et au cœur, il avait soit disant miraculeusement survécu. Non, encore une fois, Wellan y était pour quelque chose si l'homme de main d'Handréas ne s'était pas fait tué par James Muldoon. En effet, parmis les nombreuses drogues qu'il possédait et les nombreux dérivés du "Projet T" qu'il avait testé, le fou avait réussis à synthétisé un mélange d'adrénaline et de régénération des cellules et en avait confier une seringue à Pearce (à n'utiliser qu'en cas d'Urgence !)
Si ce dernier n'avait pas pu injecter le produit dans ses veines, il serait mort noyé et vidé de son sang.

Wellan se tourna vers les autres sujets à l'étude de son laboratoire. Plusieurs scientifiques s'attelait à la créations d'un sérum à base de plantes préhistoriques tandis que d'autres manipulaient avec précaution des couveuses artificielles contenant de nombreux œufs d'espèces inconnues






Le sourire aux lèvres, Wellan jubilait.
Aie Foi en ton propre jugement.
Capacité à dicter.
Aptitude à écrire comme ça vient.
Aptitude à imaginer les scénarios les plus solides.
Tu n'as pas d'inertie qui te maintienne chez toi et qui te fasse être inactif.
Tu as fait un travail magnifique. Il n'y a personne ici pour te "jeter dehors".
Tu es médium. Tu n'as pas besoin de "presser" pour recevoir la communication. Tu peux laisser "les gens" de tous les mondes te parler alors que tu es complètement conscient. Tu peux les voir clairement. Tu n'as aucun doute d'aucune sorte à leur sujet. Tu n'as peur d'aucun d'eux mais tu peux les annuler à volonté s'ils te sont néfastes.

Il dirigeait tout. Si il voulait construire une bombe chimique à base d'éléments radioactifs : il le pouvait !
Rien ne te perturbe. Rien ne t’embarrasse. Ton discours et mélodieux et charmant. Tes mots sont bien choisis et bien cadencés. Tu n'oublies jamais ce que tu es sur le point de dire. Rien ne peut s'opposer à ta logique ou ton choix des mots. Tu n'utilises pas de ruse dans ton langage ou ta pensée.
Tu oublieras toutes les critiques négatives que tu as reçues. Tu les mets dehors. Tu sais très bien qu'il ne s'agit que d'une arme utilisée par les autres contre toi. Le désir des autres t'est indifférent sauf s'il fait appel à ta courtoisie - et tu es courtois et doux.
Rien qu'en te concentrant sur eux, chose que tu fais facilement, tu peux influer sur leur état d'esprit et calmer leurs colères. L'Humanité entière ne t'outrage absolument pas. Son gouvernement n'est que distrayant. Tu es un adepte majeur et de telles considérations sont bien, bien en dessous de toi. Tu n'es ni cynique ni amer au sujet des autres. Tu n'éprouves aucune jalousie pour tes contemporains spécialistes du sujet. Tu n'es pas en compétition avec eux car ton travail est infiniment supérieur et se vendra aussi vite que tu le veux. Le désir d'être édité ne t'affecte pas car tu peux te faire publier sans difficulté et quelque soit la taille de ton oeuvre. Tu comprends parfaitement le fonctionnement du mental des êtres humains autour de toi car tu es le docteur du mental, du corps et des influences.

Ils sont tous des cobayes. Des sacrifices nécessaires à l'avancement de la science ! A l'avancement de sa science !

Tu n'as aucun défaut mental qui te gène. Tu n'as rien qui te gène. Tout te rend service. Tu es le Prince héritier de ta portion d'univers. Tout est parfait selon ton bon vouloir. Tous les éléments et les choses d'une autre dimension t'obéissent avec plaisir. Toutes les choses t'aiment et leur amour te rend encore plus fort. Tu es fort. Tu adores toutes les choses passionnément et ta volonté les contrôlera. Tu peux utiliser la force et ta volonté en toute impunité car toutes les choses obéissent.
Tu n'es pas possessif. Tu n'es pas jaloux parce que tu es très fort. Les gens ont peur de ce que tu penses d'eux, de ce que tu pourrais leur faire...
Tu es capable d'entrer en transe. Aucun autre être humain ne peut t'hypnotiser. Tu peux croire ou non ce que tu lis comme tu le veux. Tu ne peux être hypnotisé que par toi-même. Les mensonges ne sont pas nécessaires. Inutile d'utiliser le mensonge car tu es brave et tu peux faire face aux conséquences. Tu es courageux. Tu n'as peur de rien. Ta prudence résulte de tes jugements et non de tes émotions. Tu n'as pas de peur émotionnelle.
Les serpents ne sont pas dangereux. Il n'y a aucun serpent au fond de ton lit. Les serpents sont des êtres sages. Ils sont tes amis.

Un coup d’œil à la Cuve, il y avait du mouvement. L'assistante avait un problème. Pearce s'agitait. D'autres membres du personnel vinrent aider la jeune femme à convaincre le militaire de ne pas faire de bêtises en arrachant les différentes perfusions qui parcouraient son corps. Wellan s'approcha alors et regarda l'homme dans les yeux.

Lors de mes crises, il m'était impossible de me regarder dans un miroir car ma tête était remplie de voix qui me hurlaient "Quelle Horreur ! Il est Difforme ! C'est le diable ! Un Monstre !"
Je faisais des trucs qu'on m'ordonnait de faire, je roulais par terre, me tapais la tête contre les murs, chantais des chansons que moi même je ne connaissais pas, m'enfermais dans des endroits insolites, frappais mon père... Je l'ai frappé jusqu'à ce que son crâne explose contre le rebord de son bureau. J'ai trouvé ça drôle et je me suis sentit apaisé. Tu m'avais aidé à me contrôler ce jour là.

Oui, je suis un Monstre. J'ai fini par l'accepter.
Tu as fini par me le faire comprendre. Je ne suis pas horrible, je ne suis pas malade : Je suis un précurseur. Un pionnier. Quelqu'un qui va changer le monde. Quelqu'un qui va te changer Pearce Sanders, pour que jamais plus tu n'échoues !


- "Bienvenue parmi les vivants !" Annonça le fou d'un rire malsain.

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Pearce Sanders

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MessageSujet: Re: Le retour sur l'échiquier    Mer 2 Juil 2014 - 23:53

Le corps des êtres vivants est constitué de cellules. Ces cellules sont comment des légo : il y en a plusieurs types, de tailles et constitutions différentes. Et pourtant, aussi diamétralement opposées qu'elles puissent être, elles ne peuvent être indépendantes les unes des autres. Dans une cellule ont trouve le noyau. Ce noyau est composé d'ADN. Cet ADN s'enroule, comme l'on tresse une ficelle, pour donner des chromosomes. Ces chromosomes toujours par paires et ces paires ce divisent à chaque fois qu'une cellule ce divise en deux. Et cet ADN est lui même composé de différents gènes, ces sont les lego de l'ADN. Les gens croient à tord que l'ADN est le code génétique. Mais en réalité en il s'agit de l'ARN et non de l'ADN. Quand la cellule ne se divise pas, l'ADN prend la forme d'un long fil enroule en un noyau. Ce fil se divise en deux, mais son double n'est pas tout à fait identique. Ce fil obtenue quitte le noyau et va dans la partie libre de la cellule où il est découpé en morceau:les acides aminés. Les acides aminés se regroupent d'une certaine manière selon les cellules afin de faire des protéines. De ces protéines dépendent quasiment tous les caractères morphologiques ; couleurs, textures, tailles... Ce sont les lego de la vie. Qui sait les contrôler contrôle la vie, son expression, sa durée.
Ce scientifique, ce Wellan Worst. Derrière ces allures de cinglé, il y avait le potentiel de contrôler la vie, de la manier, la remanier, et de la plier selon ses désirs. Il n'était pas question de changer un dinosaure de couleur, non. Il y avait derrière ce talent la possibilité de rendre toutes choses mortels, destructrices. Et ces peut être là que Pearce trouvait un point commun avec cet homme. Purger le monde du négatif afin que des braises fertiles repousse un monde nouveau, pur, sans perdants, ou tout le monde serait sur un pied d'égalité dans un monde juste.


« Wellan Worst... »

Le texan regarda un instant son corps. Il se souvenait de la balle qu'il s'était pris à l'épaule par Emma Beckett, de James Muldoon qui l'avait vaincu, et de l'explosion qui avait suivis. Et pourtant, il était vivant, là, dans cette cuve. Un instant, il crut qu'il était entrain de rêver, ou peut être était-il mort. Mais toute ces petites sensations ; l'eau sur sa peau, le verre de la cuve, froid, lui confirmèrent qu'il était bien en vie.
Il baissa les yeux vers les les tuyaux fichés dans sa chair au niveau du cœur. Pearce ne savait pas exactement qu'elle était leur utilité, mais il se doutait qu'ils étaient vitaux pour lui, car son cœur y était relié. Il ne fallait donc pas l'arracher, et donc ne pas faire tirer dessus comme un boeuf comme il avait fait au début lors de son réveil.

Le scientifique en chef se rapprocha de la cuve, bien assez pour que Pearce aperçoive très clairement son visage. Il lui souhaite alors un bon retour parmi les vivants. Était-il vraiment sincère ? Sûrement pas. Pearce ne tenait pas cet homme dans son cœur, tout comme Wellan ne portait pas Pearce dans son cœur. L'ex soldat avait déjà travaillé pour lui. Il avait tué des troodons et des dilophosaurus juvéniles pour récupérer leur venin. Il l'avait plus fait pour son maître, Handréas Xerctess, que pour Wellan Worst. Tout ce qui servait Wellan Worst servait la cause de la Chimère, alors il pouvait pas faire la fine bouche.


« Que m'avait vous fait, Wellan Worst ? » maugréa-t-il. « Pourquoi suis-je dans cet état ? »


Ce qui l’intéressait surtout, c'était de repartir sur Isla Nublar et de se venger de ceux qui l'avait mis dans cet état. Les deux rangers ne perdaient rien pour attendre. Il allait leur faire payer cet affront, à cette bande d'hérétiques qui mettait ses convictions à l'épreuve.
Et il y avait son maitre, Handréas. Il lui demandais d'attaquer une île, de tuer des gens si possible, mais il ne lui avait pas dit pour quoi exactement. Récupérer un artéfact nommé « la clef », certes, mais il n'en savait pas plus. Pearce ce promit d'aller le voir pour obtenir plus d'information après être sortit de cette cuve. En attendant, il avait déjà fort à faire avec ce Wellan Worst. Dans l'état actuel des choses, dans cette cuve, perfusé et branché de partout, il était très vulnérable. Il ne pouvait rien faire sans aggraver son état de santé, et cet optique ne lui plaisait pas du tout.


« Combien de temps vais-je devoir rester là-dedans ? »
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Wellan Wörst

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MessageSujet: Re: Le retour sur l'échiquier    Sam 12 Juil 2014 - 20:28

Retour sur L'échiquier



Pour faire avancer la science, certains kamikazes de laboratoire n’ont pas hésite à payer de leur personne. Prenez Isaac Newton. Considéré par beaucoup comme le plus grand scientifique de tous les temps, il n’est pas que le génial découvreur de la gravitation universelle. Entre autres choses, Newton à aussi révolutionné nos connaissances en optique. Il était si dévoué à sa cause que pour tester une de ses théories sur la perception des couleurs, il s’enfonça une aiguille à tricoter sous le globe oculaire, jusqu’à ce qu’elle touche l’arrière de l’orbite. Il nota ensuite de façon très factuelle qu’il voyait des cercles colorés lorsqu’il se triturait l’oeil avec l’aiguille. Si vous pensiez que l’histoire de la science était faite de sagesse et de précautions, vous allez découvrir qu’elle n’a rien à envier à Jackass.

Des exemples de fous ? Non : des exemples de personnes qui ont révolutionné le monde :

En 1793, une terrible épidémie de fièvre jaune tua plus de 5000 personnes à Philadelphie. Quelques années plus tard, un jeune médecin nommé Stubbins Ffirth émit l’hypothèse que la fièvre jaune n’était pas une maladie contagieuse, mais qu’elle était plutôt causée par le climat estival. Pour prouver sa théorie, il entreprit une série d’expériences sur lui même tellement ignobles qu’elles le rendirent célèbre : Ffirth commença par se faire des incisions sur les bras pour y verser du vomi de patient infecté, puis il s’en versa également dans les yeux. Il fit ensuite chauffer du vomi pour en inhaler les vapeurs, et comme il n’était toujours pas malade, il finit par en boire. A l’issue de ces expériences, il était toujours en pleine santé, ce qui lui sembla être une preuve éclatante de son hypothèse. Il fallut attendre 60 ans après la mort de Stubbins Ffirth pour découvrir qu’en réalité, la fièvre jaune était transmise par les moustiques.


Après la seconde guerre mondiale, l’armée américaine avait besoin de mieux comprendre les effets de l’acceleration et de la décélération sur le corps humain, notamment pour protéger les pilotes d’avion plus efficacement en cas de crash. A l’époque, les experts estimaient que la force maximale qu’une personne pouvait supporter était de 18 G, soit une pression 18 fois plus importante que la gravité terrestre. C’était avant que le Colonel John Paul Stapp n’intervienne. Stapp était un docteur en biophysique determiné à améliorer la sécurité aéronautique, même si ça impliquait de concevoir des machines mortelles, puis de les essayer lui même. Son invention la plus célèbre est une sorte de traineau propulsé par des fusées surnommé le Gee Whiz. Cet appareil était capable d’atteindre les 1200 km/h, quasiment la vitesse du son, puis de stopper instantanément au bout d’une voie ferrée d’environ 600m. En véritable crash dummy humain, Stapp essaya le traineau 29 fois en 7 ans. La violence des tests lui valut plusieurs fractures et pertes de conscience, mais ca n’empecha pas le colonel de battre son record de vitesse lors d’une ultime tentative, le 10 décembre 1954. Stapp fut propulsé à une vitesse de 1017 km/h, ce qui est plus rapide qu’une balle de calibre 45. C’est la plus grande vitesse jamais atteinte sur rails, et ça reste la plus grande vitesse atteinte au sol dans un véhicule sans cockpit. Mais le plus spectaculaire fut le moment ou l’engin passa de 1000 km/h à 0 en 1 seconde et demie. Lors de cette décélération, Stapp subit 46,2 G, ce qui reste un record absolu, et qui équivaut à percuter un mur à 200 km/h avec une voiture. Le choc fut si violent que Stapp resta aveugle jusqu’au lendemain, les yeux remplis de sang. Il garda des problèmes de vue toute sa vie, mais malgré tous les dangers auxquels il s’exposa, il mourut dans son sommeil à l’age de 89 ans.


Le 15 février 1921, alors qu’il est allongé sur une table d’opération pour se faire enlever l’appendice, le chirurgien américain Evan O’Neil Kane annonce qu’il va s’opérer lui-même. Comme il est chirurgien chef de l’hopital, l’équipe médicale ne peut que lui obéir et le regarder mener sa petite experience. Kane s’injecte de la cocaine et de l’adrenaline pour s’anesthesier, puis il s’ouvre le ventre, et sectionne son appendice gonflé. Un bref moment de panique s’empare de l’assistance quand les tripes du chirurgien s’échappent, mais celui-ci les replace calmement à l’interieur, puis termine l’opération. 14 jours plus tard, il était sur pieds, et prêt à reprendre le travail. L’affaire fit les gros titres de la presse internationale, mais Kane n’en avait pas terminé avec les plaisirs de l’auto-chirurgie. En 1932, à l’age de 71 ans, il a besoin de se faire opérer d’une hernie inguinale. Cette opération est plus délicate qu’une simple appendicectomie, parce qu’il y a un risque de couper l’artère fémorale. Mais en bon aventurier du scalpel, Kane décide d’opérer lui-même à nouveau. Pendant l’intervention qui dura 1h45, il plaisanta avec les infirmières, et il demanda un deuxième shot d’anesthesique quand la douleur commença à se faire sentir. Il sembla se remettre rapidement de l’opération, mais en réalité, il ne retrouva jamais toutes ses forces et il mourut trois mois plus tard d’une pneumonie. Evan O’Neil Kane reste la seule personne de l’histoire à s’être opéré d’une appendicite et d’une hernie lui-même.


Ce ne sont que quelques exemples, mais ces scientifiques avaient omis une erreur importante : Pourquoi accomplir des tests sur soi même lorsque le monde est rempli de cobayes ?
Le savant fou est un être solitaire, généralement aux tendances malsaines (cruel envers les animaux, cannibale, fan de Justin Bieber..) et doté d'une incroyable curiosité qu'il cherche à satisfaire par tout les moyens. Si par exemple il décide de vous greffer des testicules de raton laveur au dessus des paupières, attendez-vous à vous réveiller sur une froide table d'opération avec le sentiment d'avoir les yeux bouffis.

Pearce semblait mécontent. Il ne posa que quelques questions pour interrogé son geôlier, mais ce dernier n'était pas près de le laisser sortir pour le moment.
Lui aussi prenait Wellan pour un fou, un dingue, un cinglé, un échappé de l'asile.

Après tout, tout le monde le sait : durant ses rares heures de temps libre, le savant fou met à profit sa redoutable dextérité chirurgicale pour exécuter devant ses invités (le plus souvent non consentants) la Symphonie n°5 de Beethoven sur les gigantesques grandes orgues que son acolyte Igor a monté en kit dans le salon. Bien qu'ayant renoncé depuis longtemps à ce que l'humanité ignare reconnaisse ses talents en la matière scientifique, par une étonnante souplesse de sa psychologie le savant fou reste encore très sensible et extraordinairement pointilleux sur l'appréciation de sa virtuosité musicale. On ne peut donc que conseiller à son auditeur, non pas d'applaudir, manœuvre qui serait d'ailleurs compliquée par les liens retenant ses poignets aux accoudoirs de sa chaise électrique, mais de manifester son approbation de spécialiste par un hochement de tête entendu et significatif.

Il est également le plus souvent brouillé avec sa famille qui gérait assez mal le fait d'avoir un fils ou un frère préférant électrocuter des lézards ou guillotiner des mulots plutôt que de regarder tranquillement "The Price is Right". A l'école, le jeune savant fou est également une grosse brêle, même en biologie contrairement à ce qu'on peut croire (il a tendance à se tromper dans le positionnement des organes, mais c'est essentiel pour son activité professionnelle). Il a peu d'amis, excepté d'autres dérangés mentaux avec qui il discute de leurs dernières tentatives de création d'êtres immoraux.

Mais de quoi avoir peur lorsque ce savant possède les diplômes des plus hautes qualifications scientifique avec 3 ans d'avance sur ses prédécesseurs ? Lorsque ce dernier a réussi avec succès près d'une centaine d'expériences dans l'armement biologique et la création de sérums amplificateurs, régénérateurs, curatifs... Devenu riche après un accord avec la Chimère, il avait obtenu un laboratoire à la pointe de la technologie dans l'une des entreprises les plus connu et les plus prisé de cette génération. Mais cela devrait rester secret pour le moment.
Ce qui importait c'était l'état général de Pearce. Handréas avait encore quelques plan pour lui et il fallait qu'il soit sur pieds pour mené ses hommes.


- "Vous êtes là parce que vous êtes un imbécile incompétent Pearce ! Si seulement vous étiez resté dans les lignes du plan original et que vous n'aviez pas cherché à trop en faire face à ce Ranger vous ne seriez pas dans cette cuve !"

Toutefois cela avait quelques avantages...

- "Mais ne vous en faites pas, les propriétés de notre nouveau sérum à base des cellules prises dans l'échantillon du "Projet T" que nous avons récupéré devrait vous mettre sur pied d'ici deux à trois semaines. Votre état reste cependant instable et toute activité physique pendant les 2 mois à venir pourraient être dangereux pour votre santé. Si toutefois vous survivez aux opérations qui suivent, votre corps devrait être plus fort et plus résistant qu'avant... Je vous prie donc d'être patient et gentil avec mon personnel..."

Aussitôt dit, Wellan fit demi-tour, d'autres missions l'attendait. Une mission auprès d'une nouvelle espèce redoutable. Un test qui pourrait changer le monde, qui pourrait lui valloir toute la notoriété et la reconnaissance de ses paires, celle qu'il avait toujours attendu... Il approcha donc des oeufs de couleur verdâtre, pris le petit carnet qui s'y trouvait et pu lire avec attention :

"D-REX - Sujet Test N°21"




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Pearce Sanders

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MessageSujet: Re: Le retour sur l'échiquier    Jeu 7 Aoû 2014 - 22:35

Ce Wellan Worst était un personnage vraiment singulier. Pearce ne savait pas grand chose sur cet homme. Il faisait partit de la Chimère depuis bien plus longtemps que Pearce, d'après les fichiers d'archives de la Chimère qui étaient difficile d'accés. Handréas l'avait rallié à lui pour ces qualités de scientifiques hors paire. Ce vieux fous semblait capable de manier les gènes et les chromosomes comme personne, dans son laboratoire au plus profond de la jungle d'Isla Muerta où il travaillais les trois quarts du temps seul.
Mais même si ils étaient tous deux dans ce groupe que l'on appelait la Chimère, ils n'étaient pas alliés pour autant, loin de là. Comme l'eau et l'huile, comme chien et chat. Ces deux fortes têtes ne se voyaient pas marcher dans la même direction. Connaitre son ennemie est la clef pour le supplanter. Pearce le savait, Wellan aussi. Personne ne voulait céder dans ce bras de fer psychologique.


« Ne me traitez pas d'imbécile Wellan Worst ! » répliqua Pearce sur un ton dur. « J'ai fais ce que j'ai fais car je le devais ! Je ne suis pas comme vous, une bande de rats de laboratoire, agissant dans l'ombre ! Cet homme, James Muldoon, je l'ai affronté parce que je le devais ! Dans son sang coule les même valeurs guerrières que moi. Même si c'est improbable, il ferait un formidable agent de la Chimère. Sans compter que je n'ai aucun compte à vous rendre, Worst. Notre Maître Handréas m'a donné carte blanche une fois sur l'île. J'ai fais ce que j'avais à faire.»

Pearce sentit alors une torpeur qui commençait à le prendre. Un sédatif venait certainement de lui être injecté. Et il s'agissait sûrement d'un très puissant, car Shu Chan son ancien maître l'avait immunisé contre bon nombre de toxines et de sédatifs. Wellan lui dit alors qu'il comptait rendre le texan plus fort et plus résistant qu'avant. C'était une bonne nouvelle en soit, car il pourrait s'acquitter de mission bien plu dangereuse encore. Mais les deux mois de rétablissements allaient sembler être une éternité...

« Ne vous inquiétez pas pour votre personnel, mais plutôt pour vous, si vous échouez et que je suis en état de vous faire payer votre incompétence. » bredouilla-t-il avant de fermer ses paupières.


Il se sentait relativement serein, flottant dans ce gel tiède et tranquillisé par le sédatif. Il repensa alors calmement à sa futur vengeance. Il commencerait par James Muldoon, le ranger qui lui avait filé une écrasante défaite. Il était méritant certes, et ne manquait pas de courage. Mais Pearce était un homme fier qui refusait la défaite. A la loyal cependant il aurait sa victoire. La loyauté est le mérite de l'Homme, ce qui fait qu'il est digne ou non. On ne tue pas un homme quand il a le dos tourné, ou qu'il ne peut pas se défendre. Peut, après Muldoon, il y aurait Emma Beckett. Cette ranger n'avait pas manqué de courage en lui tirant dessus. Mais ce n'est pas pour autant qu'il allait l'épargner. Dans tout les cas, Pearce était de retour sur l'échiquier.
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