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 La Nouvelle Vague

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Camille Boisseau

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MessageSujet: La Nouvelle Vague   Ven 9 Mai 2014 - 20:54

Dix heures du matin au Costa Rica, heure locale, et me voilà sur le ferry censé m'amener sur l'Île des Brumes, Isla Nublar en espagnol. Woaw ! Le bateau est encore dans le port, mais j'ai déjà la sensation d'avoir découvert plein de choses. L'avion est arrivé tard dans la nuit à San Jose, vers une heure du matin, alors que je suis partie de Paris à vingt heures. Ça, c'est merci au décalage horraire : il fait huit heures de moins au Costa Rica par rapport à la France, et le vol a duré quatorze heures en comptant les escales. Et me voici dans cette ville américano-latine, aux allures états-uniennes néanmoins.

Une employée d'InGen, Clarissa, m'attendait, très gentille. Elle m'a conduit à l'hôtel, m'a expliqué comment allait se dérouler mon séjour (dans les grandes lignes), m'a parlé du parc mais en ne dévoilant pas trop, pour me laisser garder la surprise... Et elle m'a accompagné au bateau, puisqu'elle se va elle aussi à Nublar. Mes bagages ont été pris en charge par le personnel du navire, mais j'ai gardé mon appareil photo.

J'ai pris tout un tas de cliché de la ville, des docks, du bateau et du large. Je décide maintenant de me balader sur le pont. Je me dirige vers la proue et me pose sur la rambarde. Un regard en-dessous, et j'aperçois les vagues écumeuses essayant de me toucher les pieds. Quelle formidable senteur de sel qui me titille les narines ! En fermant les yeux, j'ai l'impression d'être au milieu de l'océan, seule face à la grandeur démesurée de la nature. Une sonnerie retentit : nous commençons à larguer les amarres ! J'ouvre les yeux lentement, et crois voir au loin dans le ciel... des ptérodactyles ! Incroyable ! Je saisis mon appareil, zoome sur les silhouettes tachetant l'azur, … et y voit des mouettes. Ce n'était pas des dinosaures, mais des mouettes ! Je souris à ma bêtise. Je pose mes fesses sur la rambarde, vise les oiseaux, et les shoote. Tantôt ils rejoignaient la côte pour épier les bateaux, tantôt ils s'enfonçaient dans l'horizon pour ne devenir que des petits points.

C'est une journée claire et bleue. Le port s'éloigne peu à peu, et en regardant en direction de la proue, je vois un point tout au loin. Au travers de mon objectif, je zoome pour voir une formation verte : c'était sans nul doute l'Île des Brumes, bien qu'il n'y en avait pas. Un frisson me parcourt. Une âme d'aventurière s'éveille en moi, ainsi qu'une envie de troquer mes converses pour une paire de rangers, mon pantacourt pour un short et mon chemisier pour un T-shirt avec un gilet à poches.

J'ai tellement hâte, et à la fois tellement peur. Nervosité ? Excitation ? Angoisse des carnivores ou des géants sauropodes ? Un peu des trois à la fois.

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Artémis G. Bridges

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Sam 10 Mai 2014 - 0:18


Un voyage des plus épuisants, il fallait le dire, mais pour débarquer au Costa Rica, ça valait le coup. Ce côté du monde n'avait pourtant jamais fait partie du top cinq des endroits où Artemis rêvait de se rendre, mais elle ne regrettait pas d'avoir fait le déplacement. Bon, c'était surtout pour le travail parce que sinon elle n'aurait jamais pensé s'y rendre, mais autant profiter puisque le destin l'y avait conduite et tant pis si ça ne faisait pas partie des destinations idéales à ses yeux. Elle n'avait pas de travail fixe, il lui fallait toujours chercher dans les petites annonces, et même profiter des relations de son beau-père, pour réussir à gagner un peu d'argent là ou parfois, les offres d'emplois ne se bousculaient pas au portillon. Et là, ce n'était pas la Russie, pas l'Italie ni la Grèce ou les deux autres lieux de ses rêves, mais au moins elle serait rémunérée. Et la partie de l'Amérique Latine où elle se trouvait était très sympathique, c'était beau et très vaste comme ville. C'était tout autre chose que son enfance mais la jeune femme avait largement apprécié, même si elle devait avouer qu'elle avait faillit se perdre et que la maîtrise de l'espagnol lui avait rendue service pour de nombreuses choses, et pas que demander son chemin. Et le plus drôle c'est quand elle avait du indiquer le chemin à une famille française pour rejoindre un des musées de la ville. Ils avaient eu de la chance car c'était justement le seul qu'Artemis connaissait, de vue certes, mais au moins elle avait retenu le nom et ça avait pu servir.

Le séjour aurait été sympathique si il avait duré plus longtemps mais le bateau n'attendait pas, tout comme le travail, du coup, pour profiter de cette ville qu'elle ne connaissait pas sous une dès plus belles lumières, la jeune femme s'était levée très tôt et accompagnée de son appareil photo, avait profité des nombreux coins merveilleux de la ville pour faire de superbe clichés. Une fois de retour chez elle, Artemis n'aurait pas de mal à les revendre pour qu'ils ornent les cartes postales pour certaines, et le tout ferrait d'excellent souvenirs. Il était dur de se lever de bonne heure mais ça valait le coup, quand il fût temps de rentrer à l'hôtel pour récupérer ses bagages, la jeune femme avait été ravie de constater que ça avait été assez de temps pour faire ce qu'elle avait prévu de faire dès son arrivée en ville, quand elle avait vu le potentiel pour ses photos. Bien sûr, elle ne s'était pas laissée aller à la beauté du paysage seulement puisque prudente, elle n'avait pas oublié de repérer le chemin de son hôtel au port, ainsi qu'à quel quai exactement le bateau qu'elle devrait prendre serait amarré. C'est donc sans problème qu'elle se rendit au bon endroit, en temps et en heure, prête à se rendre à l'Île des Brumes pour son prochain travail.

 On ne pouvait pas trouver moins informée qu'elle sur ce travail, pourtant elle avait tenté de faire la curieuse mais ça n'avait pas marché. D'accord, ça paraissait un peu louche mais la jeune femme avait vu une grosse somme à la clé, et comme elle avait confiance en ses capacités, elle avait décidé de s'y rendre bien que le lieu ait un nom aussi étrange que la nature exacte de son travail – en fait elle ne savait pas ce qu'elle devrait faire exactement – mais selon elle, ça avait un nom un peu spécial pour une île qui abrite un parc d'attraction. De dinosaures. Un peu primitif comme idée quand même. Surtout que dans sa tête, ces bestioles ne seraient que mécaniques, rien de plus mais en même temps ça serait difficile de trouver ça réaliste. Mais en attendant de voir la réalité et les prouesses de ce parc lui sautait aux yeux, Artemis faisait une petite balade sur le bateau, profitant de pouvoir bouger contrairement à l'avion. Et c'est en rejoignant la proue qu'elle vit une fille plus jeune avec le même appareil photo qu'elle et qui prenait des photos, très inspirée par la traversée apparemment. Automatiquement, la rousse songea que si leur destination était la même et que son métier aussi, c'était une adversaire face au poste, ce qui était dommage, elle n'avait pas été prévenue et n'avait pas envie de reprendre le chemin du retour peu après avoir déposé les pieds sur l'île. Mais peut-être était-elle amatrice, même si son matériel était quand même plutôt pour un peu plus que ça.

 « Excusez-moi, je dérange ? Vous allez à Isla Nublar en tant que photographe ? »

 Franche et directe, il n'était pas du genre de la rouquine de tourner autour du pot. Sans être agressive, elle voulait savoir de suite si elle devrait avoir à faire à de la concurrence oui ou non. C'était important pour elle de savoir à quoi s'en tenir mais elle n'en était pas pour autant froide, c'était sans mal qu'elle accepterait et prendrait plaisir à parler avec des gens qui partagent sa passion et son métier.
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Komar McGready

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Sam 10 Mai 2014 - 1:57

A une dizaine de mètres de là, sur le pont du bateau, un jeune homme regarde l'horizon. Alors que le bateau prend le large, Komar pleure. Il pleure tout d'abord par peine, sa mère est restée seul dans son dix mètres carré dans le bronks. Elle est malade et doit affronter la solitude. Pour Komar, l'heure est à la découverte, la découverte d'un nouveau monde, d'un nouveau toit, d'une nouvelle vie, bien loin du cadre sécurisant de l'université. Pour la première fois il va devoir affronter la réalité, ou plutôt la plus fictive des réalités.

In Gen, c'est la promesse de trouver des réponses à toutes ses questions, là-bas se trouve la réponse à la plupart de ses questions et ses problèmes. Si la passion de la préhistoire le conduit au rêve, la vérité c'est que l'argent guide au moins la moitié de son esprit. Il doit subvenir aux besoins vitaux de sa mère adoptive tout en pensant aux siens. Dans son cœur, il y a de la place, mais pour l'instant, il n'y a point de partage possible, il puise sa force à travers la seule femme à qui il a pu faire confiance.

Au loin, le jeune homme distingue le soleil qui s'illumine de plus en plus chaque seconde. Dans son dos, une guitare, il l'a acheté sur le marché à San Diego avant de partir, il n'en a jamais joué, mais c'est sûrement l'occasion de s'y mettre, dans les longs instants de solitude que lui offriront l'île. Il ne s'attend certainement pas à vivre ce qu'il l'attend là-bas, pour ses débuts en tant que éleveur soigneur de créatures disparu il y a 65 millions d'années, il va plutôt devoir jouer aux pompiers de services. Mais il n'est pas là par hasard, si ses aptitudes sociales sont proches du néant, sa qualification n'est plus à prouver, le jeune Komar a de l'avenir, major de sa promotion à la plus prestigieuse école de vétérinaire du monde, son profil aurait pu lui ouvrir n'importe quelle porte, il a choisi Jurassic Park par amour de la préhistoire mais est loin d'imaginer l'ampleur de sa mission.

En se retournant, il aperçoit deux belles jeunes femmes. Ses yeux croisent le regard bleu ciel de la plus jeune des deux pendant quelques instants avant de dévier brusquement vers le bas. L'appréhension est trop forte pour le moment, et ses larmes l'ont déstabilisé... Néanmoins il va bien falloir faire connaissance un moment ou un autre, le voyage est long.
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Camille Boisseau

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Sam 10 Mai 2014 - 16:16

Une voix en anglais me tire de mes réflexions. Je tourne la tête et aperçois une très belle fille. D'ailleurs, c'est si peu le dire ! Elle avait une chevelure à la couleur remarquable, d'un roux unique qui faisait un contraste magnifique avec l'océan de ses yeux. Elle était jeune, et devait avoir mon âge... peut-être un peu plus ? Dix-neuf ans ? Quoiqu'il en soit, on la comparerait bien avec un ange, je suppose.

Elle a un appareil photo qui ressemble beaucoup au mien. Si elle me dérangeait ? Pas du tout ! C'est sympa de rencontrer des gens, surtout de son âge ! Un peu surprise au début, parce qu'elle m'avait tiré de ma rêverie, je lui souris et acquiesce.

« Tout à fait ! En fait, j'y vais pour un stage de photographie au Park pour une semaine. Je viens d'arriver au Costa Rica en avion depuis Paris. C'est la première fois que je vais sur l'île et j'ai tellement hâte de voir les dinos ! »

Oh oh, ne raconterai-je pas un peu trop ma vie ? Je me demande si elle est dans la même situation que moi ? Et si elle était employée au Park ? Ce serait formidable qu'elle puisse me parler du métier, que je sache à quoi m'attendre ! Ou bien est-elle journaliste ? Ou une visiteuse ? Quoique non, il me semble qu'il n'y ait pas de visiteurs en ce moment, pas même sur le bateau où nous sommes d'ailleurs.

Pendant un très court laps de temps, mon regard a croisé un jeune homme qui me regardait. Je n'ai pas pu bien le cerner, car il a tourné la tête aussitôt, mais j'ai cru voir une très jolie figure, et ses yeux semblaient rouges. Je n'y ai pas prêté plus attention, car c'est mon subconscient qui me disait tout ça ; mon conscient était occupé avec la rouquine. Ne voulant pas paraître plus impolie, je lui demande, en anglais toujours, et avec le sourire :

« Et vous, vous y allez pour quoi ? »

Je dis cette phrase en donnant un coup de tête vers son appareil photo, lui indiquant que j'avais reconnu qu'elle était photographe, comme moi. Enfin, moi, je suis photographe amateur, hein ! Je suis sure qu'elle est là pour autre chose qu'un stage pistonné pour les Camille Boisseau.

En la regardant bien, je me demande si elle n'a pas fait du mannequinat. C'est Jade qui serait jalouse, elle qui cherche à en faire (professionnellement je veux dire, car elle doit en avoir marre que ce soit moi qui la prenne en photo!)

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Artémis G. Bridges

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Dim 11 Mai 2014 - 13:00


 Tout le monde n'appréciait pas forcément une attitude trop directe pour se aire aborder, ce qui est compréhensible et de loin. Il en était d'autant plus vrai que Artemis, elle aussi, n'était pas la meilleure des partisanes de ce type d'approche. Faut dire que son sang-chaud et ses réflexes sportifs ne l'aidaient pas à appréhender de suite les choses de manière calme, elle partait plutôt au quart de tour. Cependant, cela ne l'empêchait pas d'approcher les gens de cette manière en revanche, pas la meilleure mais pour cette fois elle n'avait pas trouver quoi d'autre et sur le coup de l'impulsivité, aussi curieuse de savoir à quoi s'attendre pour retomber agilement sur ses pieds, elle aurait pu mettre les pieds dans le plat malgré que ses intentions n'étaient pas mauvaises du tout, elle ne voulait pas menacer une potentielle concurrente au poste. De toute façon, la blonde pouvait très bien venir également pour faire la même chose mais être engager par un tout autre employé que celle de la jeune femme. Et le mieux n'était-il pas de finir par apprendre qu'il s'agissait seulement d'un stage ? Dans son domaine à elle, mais la française – son accent la trahissait légèrement bien qu'elle parle correctement anglais – était moins expérimenté et ne cherchait pas là, la quête d'une grande somme d'argent. En fait, elle semblait être plus animée par l'envie de voir des dinosaures. Il y avait la photographie mais voir ces bestioles grandeur natures semblaient la passionnait tout autant. Mais il resterait, quoiqu'il en est, des morceaux de plastiques avec des formes de dinosaures, et avec leurs couleurs. Ou alors – parce qu'on arrête pas la progression de la technologie – des hologrammes de ces bestiaux, une idée et une innovation qui pourrait classer le parc comme étant l'un des plus modernes dans l'utilisation des objets high-tech.

 Le regard de la française se détourne quelques instants, Artemis aurait bien suivit ce regard mais cet égard ne dure que quelques secondes et déjà la voix de la blonde se fait de nouveau entendre pour questionner à son tour son interlocutrice, qui bien qu'avec des manières un peu brutales pour l'aborder, ne semblait pas tant que ça l'avoir gêné. Il fallait chercher des bons mots et ne pas choquait ce joli visage digne d'un rayon de soleil, la chaleur de son sourire était perpétuel, on aurait dit. Dire de suite qu'elle était là plus pour l'argent que pour exercer sa passion, et donc son métier par la même occasion, aurait fait un peu rapace ou alors corbeau, attiré par tout ce qui brille. Quoique ce n'était pas sûr que la rousse soit payée par des tonnes de pièces mais sûrement en chèque d'où en découlerait pleins de billets qui lui permettront de faire un grand pas dans la construction de sa vie, celle qui nécessitait des engagements financiers, et pas des petits bien entendus. Sinon ça serait trop facile, donc accès très ouvert et par conséquent pas drôle. Du coup, la jeune femme voulait tourner de façon à ne pas passer pour quelqu'un qui ne jure que par l'argent, parce que son métier l'intéressait tout autant et que si on avait une mauvaise opinion d'elle dès le départ, son séjour commençait plutôt mal. Mais bien sûr, si elle devait tourner d'une autre façon ce qu'elle avait à dire, il ne fallait pas que ça se transforme en tissu de mensonge. Il n'y avait aucun intérêt, ici, à mentir.

 « Je suis ici pour répondre à une offre d'emploi qui demandait des photographes professionnels mais pas encore connu pour leur permettre de belles débouchées par le biais de ce travail. Car j'ai fait de la photographie, d'une simple passion à mon métier. »

 Lorsqu'elle avait postulé, on lui avait posé des questions toutes les plus étranges que les autres, dont les réponses étaient personnelles et si on avait accepté de l'envoyer si vite sur le terrain, c'était sans doute parce que ses réponses correspondaient parfaitement ou presque aux attentes de ses employeurs. Mais elle ne comprenait pas vraiment l'intérêt de ses réponses pour aller prendre des photos dans un parc d'attraction. La jeune femme était vraiment très loin d'imaginer ce qu'elle découvrirait plus tard, personne n'avait vraiment fait l'effort de développer, et elle de chercher puisque dans sa tête, son travail coulait de source. Ou comment passer pour un imbécile dès son arrivée. Elle devrait faire vite pour s'adapter, car c'était ce qu'elle allait découvrir dès son arrivée qui devait avoir toute son attention, plus qu'une collègue de travail ou non. Mais en attendant que ses convictions chutent brutalement une fois les pieds posés sur l'île, il était encore temps de profiter tranquillement de la traversée sur le bateau et faire connaissance, pourquoi pas, avec des personnes aussi intéressé par les appareils photos et tout ce à quoi ils sont reliés.

 « Je suis Artemis Genesia Bridges, mais tout le monde m'appelle simplement par mon premier prénom. Je viens de Bristol, au Royaume-Uni. Et vous, vous êtes ? »

 Peut-être que le coup de se serrer la main faisait un peu trop formel, Artemis y avait pensé mais c'était ravisé très vite, abandonnant l'idée pour se contenter de sourire amicalement à la jeune française qui se tenait devant elle.
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Komar McGready

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Jeu 15 Mai 2014 - 10:55

Komar n'avait pas vraiment l'habitude d'aller vers les gens, mais il se doutait que cette fois ça serait indispensable à son intégration dans l'entreprise. Il se souvient de son entretien, un entretien qui ressemblait à une promenade de santé. Jusqu'au moment où la question du travail de groupe est tombée, quand on lui a demandé si il aimait travailler accompagné, sa réponse fut nette et sans bavure : « Je ne souhaite pas travailler avec un partenaire si ce n'est mon supérieur qui pourra me faire évoluer dans mon travail ! Je n'ai pas besoin qu'un employé moins qualifié que moi me dicte ce que je dois faire ! », ces mots ont failli lui coûter sa place au parc. Komar sait qu'il va devoir faire – en tout cas dans un premier temps – des concessions.

Son visage est humidifié par les larmes qui continuent à tomber lentement sur ses joues, mais il est temps de chasser ses démons et de forcer sa nature ! La tâche paraît néanmoins plus compliquée, il doit « affronter » deux femmes, qui plus est séduisantes. Lui qui n'a aucune expérience sociale avec le sexe opposé hormis sa mère va devoir se décider à tenter une approche avec ses futurs collègues. Il s'approche comme si de rien était très lentement pour tenter de ne pas être vu par les jeunes femmes, mais il en reste très maladroit et laisse glisser par mégarde sa guitare qui était posée contre la rambarde le séparant de l'eau. Il la rattrape de justesse mais l'attention des demoiselles se détourne sur lui. Komar s'approche fatalement devant elles la peur au ventre, il faut faire l'effort, et qui sait, elles sont peut-être tout à fait fréquentable après tout. Il tend la main au milieu des deux jeunes femmes avec un manque de tact évident

         « Komar, enchanté, je viens d'être engagé dans le personnel des éleveurs/soigneurs du parc. Et vous ? »

Ses yeux rouges trahissent ses pleurs et le stress est marqué par la sueur coulant de son front, jamais il ne s'était retrouvé en pareille situation de stress, c'est d'ailleurs la première fois qu'il se sent obligé de forcer sa nature ! Regarder une femme dans les yeux ne se révèle absolument pas facile. Ce sentiment d’infériorité, il ne l'avait jamais envisagé auparavant, ses larmes sont d'autant plus marquantes qu'il n'avait pas eu de nombreuses occasions de pleurer dans sa vie, mais ça les deux jeunes femmes ne pouvaient pas le savoir. Une peur d'être jugé l'envahit, en d'autres occasions, il n'aurait pas ressentis ce sentiment et ne serait pas ouvert, mais tout commence à changer dans sa tête depuis le départ du Cargo déjà, il a du affronter des situations inédites qui peuvent sembler banales à première vue pour tout autre humain. En attendant une réponse, il observe furtivement les deux femmes dans leur ensemble, il les trouve objectivement belle toutes les deux, sans se poser plus de questions pour le moment. Avant de pouvoir penser à autre chose, il faut apprendre à apprécier ces moments simples et pourtant pour le moment très compliqués pour le jeune Komar.
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Camille Boisseau

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Dim 18 Mai 2014 - 17:16

[HRP : Je passe au passé simple/imparfait parce que la narration au présent, c'est pas évident. ^^ De plus, je ne pourrai répondre qu'à partir de dimanche car cette semaine je suis pris tous les soirs. Smile]

Cette fille me raconta qu'elle était ci pour un emploi de photographe, tout ce qu'il y avait de plus sérieux.. La chance ! Tous les jours elle pourra immortaliser les dinosaures, les attractions, et les paysages exotiques de l'Amérique latine ! Ce qu'elle me dit ensuite me titilla : d'après elle, le Park engageait des photographes pros en début de carrière pour leur servir de tremplin. Si seulement ça pouvait être vrai pour moi... ce serait formidable ! Mon interlocutrice ajouta qu'elle avait réussi à faire de sa passion son métier. J'aimerais tellement pouvoir lui poser plein de questions : comment elle avait fait pour se lancer, qui avait-elle rencontré, combien elle avait touché ?

Je lui répondis « C'est génial ! »

Elle se présenta en souriant : Artémis Genesia Bridges. Ce magnifique prénom était celle de la déesse grecque de la Chasse. Cela lui allait bien, car elle-même était d'une beauté divine ! Et elle était européenne tout comme moi. A mon tour, je m'identifia, avec le même sourire :

« Je m'appelle Camille Boisseau, et je viens de Paris, la capitale française. Vous avez sûrement dû remarquer mon accent ! »

En effet, étant française, j'avais toujours un accent qui me trahissait. Mais je ne doutais pas que mon stage allait parfaire ma diction !

« Je suis ravie de vous rencontrer en tout cas. Ajoutai-je. »

Mes questions de tantôt me trottaient toujours dans la tête.

« Je voudrais savoir : comment se déroule le début de carrière d'une photographe au Royaume-Uni ? Parce que moi aussi je souhaiterai vers de ma passion mon métier ! »

A peine eus-je le temps de terminer ma demande qu'un bruit se fit entendre juste à côté. Le jeune homme de tout à l'heure ramassa sa guitare, et vint vers nous, visiblement confus. Et en effet, ses yeux étaient rouges... il avait probablement pleuré. J'imagine que ça peut se comprendre, lorsqu'on est loin de chez soi. En tout cas, qu'est-ce qu'il était beau... En général, je ne me laissais pas facilement envoûter par la beauté des garçons (si on excepte les acteurs de cinéma), tout simpelment parce que le garçon le plus beau actuellement, c'était Alexandre. Pourtant, je ne pensais pas à lui à ce moment-là, pas même depuis mon départ de la France d'ailleurs. C'était étrange.

Je ne voulais pas le gêner, et lui souris lorsqu'il déclina son identité. Komar McGready, prénom étrange ; je me demandai d'où cela pouvait bien provenir. Au su de sa profession, je le félicitai, avec un grand sourire pour le mettre à l'aise.

« Vous allez vétérinaire ? C'est formidable, vous allez être si proches des dinosaures ! Enchantée moi aussi, je m'appelle Camille Boisseau et je suis en stage au Park. »

Je laissai Artémis se présenter, avant de demander à Komar, toujours en souriant comme à mon habitude :

« Vous êtes musicien ? »

Au loin, l'île semblait plus grosse, car nous nous rapprochions évidemment. Et derrière elle, cinq points verts apparaissaient timidement. Ce que je ne savais pas encore, c'est qu'Isla Nublar était juste à côté d'un archipel surnommé « Las cinco Muertes ». Les cinq morts...

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Artémis G. Bridges

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Lun 19 Mai 2014 - 19:02


 Pour l'instant, Artemis ne regrettait pas le moins du monde d'avoir franchi le pas pour aborder la jolie blonde qui tenait un appareil photo. Mais fallait dire que cet objet était rapidement devenu un aimant pour elle, c'était très attirant et tentant d'appuyer sur le bouton pour prendre une photo. Le meilleur, c'était de savoir qu'un simple geste, un moment pouvait être mémorisé quelque part, sans besoin que ça passe par le cerveau. Mais aussi, ça permettait de voir des paysages où on ne peux pas aller par exemple. Elle, elle se souvenait que chez elle, un peu plus jeune, sa mère lui montrait parfois de chez eux, au delà de ses souvenirs il y avait autre chose pour lui rappeler son pays natal, la où elle avait vécu les premières années de sa vie. Certes, elle ne gardait pas que de bons souvenirs, la majorité concernant les disputes de ses parents, mais il y en avait quelques uns quand même. Son préféré est incontestablement celui où il y a une statue boudha, il y en a plusieurs en ville et ils sont abrités par ce qui ressemble à des temples, enfin des toitures que la jeune femme à vu dans un reportage et qui fait pensé au style oriental. Enfin, même si elle n'arrivait pas à savoir ce que c'était exactement, elle se souvenait qu'un jour, la neige dessus lui était tombé sur la tête quand elle était passée à côté. Alors, elle avait levé les yeux et la vue, avec le ciel, le décor, avait ébloui ses yeux d'enfants.

De temps en temps, se rappelait ne serait-ce qu'un minimum de cette époque ne lui faisait pas vraiment de mal, enfin pas tous le temps car parfois il lui arrivait de ressentir comme un picotement quelque part dans son corps, c'était peut-être le mal du pays mais ça semblait si étrange alors qu'elle adorait en plus son pays d'adoption. L'Angleterre c'était pas mal, la jeune femme appréciait en tout cas l'endroit où elle avait grandit dans ce pays, de plus elle aimait bien voyager donc elle ne comprenait pas. Et elle ne pensait pas non plus que ça avait un quelconque rapport avec le bateau, ça lui arrivait même quand elle n'était pas dessus. Donc Artemis ne savait pas du tout comment interpréter ce ressenti, c'était juste étrange mais elle se contentait bien souvent de passer outre pour avancer. Ce n'était donc pas maintenant qu'elle allait se préoccuper avec autre chose que la discussion qu'elle avait engagé avec une blonde, de quelques années plus jeune qu'elle, et toute souriante qui jusqu'à présent avait attiré toute sa sympathie. Enfin ça pouvait changer, mais ce n'était pas vraiment parti pour, à moins que les questions tournent sur un autre sujet mais tant que c'était pour parler de photographie, la jeune femme était totalement partante.

Cet enthousiasme faisait vraiment plaisir à voir, Artemis aurait répondu avec un grand plaisir si il n'avait pas été question qu'un jeune homme vienne les interrompre en faisant un bruit que la jeune femme n'identifia pas. En revanche elle compris qu'il avait du mal à aller vers les deux filles, ce ne devait pas être un pro des relations sociales et manque de chance pour lui, elle, elle n'était pas le genre à encourager ni même à aider quelqu'un juste parce qu'elle en envie ou qu'on lui demande. Elle le regarda donc d'un air neutre, ne changeant pas son attitude pour lui faire plus peur et constata avec étonnement qu'il se pointait devant elles alors que ses yeux étaient encore rougis d'avoir pleuré apparemment. Il fallait le dire, à première vue il ne forçait pas l'admiration, pas pour la rousse en tout cas, en revanche pour ce qui était de la française, elle gardait son sourire, sa bonne humeur mêlée à l'impatience et qui plus est, ce dénommé Komar avait peut-être quelque chose qui pourrait la faire tomber sous son charme. Elle-même devait avoué que ses yeux tristes lui allaient très bien mais les plus jeunes qu'elle ne l'avait jamais intéressé, surtout qu'elle s'était toujours avec quelqu'un au tempérament de feu, tout comme elle.

« Je m'appelle Artemis Bridges, photographe. Bonjour. »

Pas besoin de s'étendre sur des kilomètres de dialogue, Camille occupait déjà bien la conversation comme ça, même que de son côté, Artemis ne trouvait pas un bon moyen de glisser sa réponse à la française concernant son métier et les débuts qu'elle avait pu faire dans son pays. Elle ça ne la gênait pas, elle connaissait très bien son parcours mais c'était pour la française qu'elle voulait répondre. Seulement elle était déjà obnibulée par ce mec qui se présenta comme soigneur, et qui apparemment, dans la bouche de Camille, allait s'occuper des dinosaures. Pour Artemis, ils n'existaient plus, ce parc devait s'être débrouillé d'une manière ou d'une autre pour les proposer à une vue satisfaisante au yeux du public, enfin elle ne savait pas trop mais pour la première fois, dans son esprit, quelque part apparût un doute. A moins que ça soit une façon de parler, quelque chose avoir avec le virtuel mais c'était bizarre. Ainsi confuse, elle n'osait plus rien dire, de peur de paraître totalement à côté de la plaque. C'était tellement plus simple de laisser parler la blonde qui à quelque chose près, pourraient faire les répliques de tout le monde.
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Komar McGready

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Mar 20 Mai 2014 - 13:10

Voila, les présentations étaient faîtes, et déjà, les premiers enseignements pouvaient être tirés. La première chose, c'est que Artemis n'avait pas l'air d'apprécier la présence de Komar, ça paraissait évident. La seconde c'est que la jeune Camille au contraire paraissait heureuse de rencontrer une nouvelle personne. Qui plus est, son regard était resté fixé droit dans les yeux de Komar pendant plusieurs secondes. Mais d'un coup, Komar hocha la tête, il n'a jamais été attiré par quelque fille que ce soit, il n'a jamais eu de copine, jamais d'aventure et n'a jamais voulu entrer dans ce cercle vicieux qui selon lui nuit plus que n'apporte de joies. Malgré tout, le charme de la jeune Camille ne l'a pas laissé indifférent ! Elle était fraîche, avait l'air insouciante et à la fois si fragile. C'était dur pour Komar d'avouer qu'il pouvait succomber au charme d'une femme, mais là, c'était clair qu'il s'était passé quelque chose dans sa tête. Mais bon, si elle veut quelque chose de lui, elle va devoir cravacher, par amour propre Komar ne changera pas facilement d'avis sur la gente féminine.

Artemis ne lui avait pour le moment pas prêter du tout attention, son visage s'était même fermé depuis l'arrivée de Komar dans la discussion, elle paraît plus âgée que Camille et semble vouloir maintenir une distance de sécurité avec lui. Komar n'allait tout simplement pas lui adresser la parole, de toute façon, depuis qu'il a vu Camille, sa langue s'est coupée, la méfiance et la froideur d'Artemis n'allait pas l'aider. Komar a l’expérience des disputes avec les gens, dès qu'il voit que son interlocuteur lui manque de respect ou lui montre du mépris, il n'hésite pas à monter au créneau et perd facilement son sang froid. La présence de Camille allait lui faire réfléchir à deux fois avant de s'énerver.

Komar s'empressa de répondre à Camille :

<< Eh oui, j'en ai fait ma vocation depuis mon enfance, il faut croire que j'ai réussi à toucher du doigt mon rêve le plus fou, un rêve totalement farfelu à la base mais finalement réaliste : vivre avec les dinosaures et m'occuper d'eux ! Vous êtes stagiaire ? C'est vraiment super ! J'espère que vous aurez la chance d'être engagée à temps plein, votre fraîcheur fait plaisir à voir ! >>

Les mots ont eu du mal à sortir, mais c'est pas grave, l'essentiel est dit, la gêne n'avait jamais été un problème pour Komar, mais cette Camille le déstabilisait ! Étrangement, les mots sortent plus facilement quand il décide de répondre à Artemis.

<< Vous semblez être une vraie pro, votre matériel est très impressionnant ! Ca serait dommage que tout ça soit écrasé par mégarde par une des créatures du parc. >>

Mince ! Le mépris qui ressort des paroles de Komar ont du être capté par Artemis, ça n'allait pas plaire à Camille et ça n'allait pas l'aider à se faire une réputation, mais c'est sortis tout seul. Voila un défaut que Komar espère régler au plus vite, son impulsivité n'allait faire que le desservir dans son nouveau rôle. En quelques minutes, lui qui ne pensait qu'aux dinosaures du parc s'est mis à s'occuper de tout autre chose. Lui qui voulait juste faire connaissance n'a pas réussi à rester lucide face à cette situation. Il faut dire qu'aucune des deux femmes qu'il avait devant lui ne l'a laissé indifférent, pour des raisons radicalement opposées. Camille lui demanda s'il était musicien :

<< A vrai dire, je n'ai jamais touché à un instrument de ma vie, mais je souhaite apprendre pendant mon temps libre, je pense que d'ici quelques semaines nous pourrons jouer quelques morceaux ensemble (il sourit), je suis sur que vous avez une très jolie voix ! >>

Oula, drôle de façon de parler à une fille qu'on vient de rencontrer, mais au moins se lâcher à propos d'Artemis lui a permit de prendre un peu confiance.
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Artémis G. Bridges

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Lun 23 Juin 2014 - 15:53


 Vous avez déjà eu l'impression de parler avec des gens venus d'une autre planète, avec des aliens ? C'est aussi compliqué que de parler avec des personnes qui ne parlent pas la même langue que vous. Sauf que là, à dernière nouvelle, les deux individus avec qui patientaient Artemis sur le bâteau parlaient la même langue qu'elle. Mais elle s'était sentie exclue tandis qu'ils étaient à fond dans leurs délires – parce que oui, les dinosaures ça n'existe pas donc c'est forcément un délire qu'ils partagent en commun visiblement – C'était un peu comme si tout d'un coup, ils étaient tout seuls dans le champs de vision de l'autre, que la rousse s'était volatilisée, voir pire n'avait jamais été présente. Parce que si elle avait mystérieusement disparue et qu'ils avaient eu un peu d'attention pour elle, alors ils se seraient inquiétés mais c'était loin d'être le cas. Alors oui, pour le coup la jeune femme en voulait au nouveau venu, pourtant il ne semblait pas méchant juste un brin renfermé et coincé, pas comme Camille qui répondait comme deux, et même trois. En quelque sorte, il avait contribué à l'effacer et la rousse n'était pas habituée à un tel traitement, loin de là. Du coup il était plus normal qu'elle n'apprécie pas, et voit par la même occasion le rapprochement entre les deux jeunes d'un très mauvais œil. Et quand il fallait qu'on se rappelle de sa présence, que finalement elle était toujours visible, ce n'était pas avec amabilité qu'on s'adressait à elle.

« Si je suis une professionnelle, ça veut dire aussi que je suis capable de prendre soin de mon matériel n'importe où. C'est tout l'art d'être qualifiée de pro. »

Plongé dans son délire, le garçon avait peut-être eu envie de rabaisser la jeune femme pour obtenir encore un peu plus d'attention et pourquoi pas de l'admiration de la part de Camille mais ce n'était pas cette menace cachée qui allait rabattre le claquet à la jeune femme. Artemis ne fonctionnait pas comme ça, il avait toqué à la mauvaise porte, en plus il manquait cruellement de réparti. Il allait devoir apprendre si il voulait se rendre un peu plus intéressant que cela, parce que pour l'instant il était très mal barré. Encore, il avait de la chance, la rousse avait fait un effort. Répondre du tac au tac, elle l'avait fait, certes, mais pas avec la même agressivité dans la voix. Son sourire avait peut-être un peu faux, tournant presque vers l'hypocrisie mais à peine. Tout ça pour lui montrer que si il voulait la destabilisait, il devrait trouver autre chose parce qu'avec ses moyens actuels il n'allait pas la toucher. C'était d'ailleurs bizarre de vouloir jouer une petite guerre avec elle, c'éyait ridicule parce qu'il avait aucune chance de gagner puis parce qu'il avait déjà assez bien d'attention de la part de Camille pour pouvoir en désirer plus. Ce n'était limite pas possible d'en avoir plus. Si il voulait lui plaire, il devrait la jouer plus fine et se montrer capable de se servir de son intelectuel. Ce qui visiblement ne devait pas être trop le cas. Ou alors il avait fait exprès de bien se planter dès le début pour surprendre, à voir.

« Le bateau est plus rapide que je ne le pensais, nous arrivons déjà à destination. N'oubliez rien surtout. »

Ou comment interrompre des gens en pleine discussion. Il n'y avait cette fois pas d'intentions mauvaises, le parc d'attraction devenait de plus en plus gros car le bateau se rapprochait rapidement et selon elle c'était important de rassembler maintenant ses affaires avant de devoir le faire pendant que tous le monde s'agite pour descendre. C'est plus compliqué comme ça. Alors que quand on a déjà nos affaires avec nous, on descend lentement peut-être mais on a pas besoin de courir partout avant tout en prenant le risque de ne pas pouvoir descendre. C'est donc avec une intention bienveillante qu'elle avait tenu au courant les deux jeunes.

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Komar McGready

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MessageSujet: Re: La Nouvelle Vague   Mar 24 Juin 2014 - 16:19

L'air un peu vexé, Komar reste dubitatif, il sait qu'il n'a pas été habile, mais la froideur de la rousse l'a secoué. Camille ne semblait plus savoir quoi dire non plus, ses yeux s'éparpillaient pendant que Komar semblait battre de l'aile. C'est fou comme la tension est passée du bon enfant au palpable en quelques minutes. Il commence à apercevoir l'île, son ventre se noue, il se rappelle qu'il est là tout d'abord pour les dinosaures et il ne pouvait pas s'attendre à en voir pour de vrai. Même s'il sait très bien que la présence de dinosaures sur cet archipel n'est pas une légende, tant qu'il ne l'a pas vu de ses propres yeux, il n'ose pas y croire. Il allait rencontrer toute sorte d'animaux dont il ignore tout, malgré un énorme bagage théorique sur la vie des dinosaures, il est compliqué de penser connaître quelque chose qu'on a jamais observé, et quand il s'agit de créatures disparue il y a 65 millions d'années, cela relève de l'utopie. Artemis coupe court les pensées de Komar :

« Le bateau est plus rapide que je ne le pensais, nous arrivons déjà à destination. N'oubliez rien surtout. »

Elle s'éloigne sans regarder ses deux compères. Komar la laisse avec un temps d'avance, saisit sa guitare, la met sur son dos et regarde Camille avec un sourire naïf :

<< Drôle de façon de faire connaissance quand même >>

Camille ne répondit pas, elle esquisse quand même un sourire. La situation était quand même plutôt gênante. Komar passait son temps à la regarder puis à tourner la tête dès qu'elle faisait de même. Qu'est-ce qu'il lui arrivait... Il lui tarde de rencontrer ses employeurs, il est à des lustres de s'imaginer le bordel dans lequel il débarque, sur le bâteau, tout le monde est joyeux, mais ce n'est qu'une façade à tout ce qu'il se passe là bas... Sur Nublar. Qu'allait-il devoir gérer en arrivant ? Un travail normal au contact des dinos ou bien devra-t-il affronter une situation plus compliquée ? Aucune idée, pour le moment, il faut penser à comment quitter Camille avec tact. Une invitation serait trop directe...

<< J'espère que vous passerez un agréable séjour.. Si vous avez envie de faire quelque chose... >>

Pour le tact c'est loupé...
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