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 Une journée comme une autre

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Terrence McTaylor

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Messages : 35
Date d'inscription : 06/09/2013

MessageSujet: Une journée comme une autre   Lun 21 Avr 2014 - 18:23

Le vieillard marchait depuis près d'une demi-heure déjà, il n'était en réalité pas si vieux que cela mais il se sentait ancien, complètement dépassé. Il ne comprenait plus son époque, il ne suivait plus le cours de l'évolution. Arrivé à un certain âge, sauf exception, on arrête de la suivre ainsi que les diverses avancées technologiques, ces nouvelles façons de vivre,  les choses qui nous aident à comprendre et à vivre notre époque. Terrence avait encore une belle forme physique, il était encore bien taillé. Non, il n'était vraiment pas si vieux que cela mais il avait tout de même énormément de mal. Il voyait tout ces jeunes gâchés ce temps précieux sur leurs portables, leurs tablettes, leurs ordinateurs, leurs jeux vidéos, facebook, twitter et compagnie. Et ça l'énervait au plus haut point, ô que ça le gavait tellement. Il avait envie de choper le portable de ce gosse et le balancer à la flotte, lui montrer les paysages qui s'offrent à lui. Au lieu de ça, il se contenta de le dévisager et de continuer sa route. Discours de vieux dira-t-on … Il disait la même chose lorsque sa mère lui radotait des conneries  du genre. Si elle le voyait … Deux jeunes adolescents passèrent en courant à ses côtés et manquèrent de peu de le bousculer, bien que cela ne soit pas le cas et qu'au vue de leurs gabaries cela ne risquait pas d'arriver, Terrence se retourna et marmonna des paroles incompréhensibles. Ces jeunes ne respectaient plus rien, même plus leurs propres vies. Ils affichaient tout et n'importe quoi, il ne semblait plus avoir aucune intimité. Qu'est-ce qu'on en a à foute qu'un tel ait une nouvelle coupe de cheveux, qu'une autre est un nouveau copain ou une nouvelle voiture ? A quoi cela servait maintenant d'être mentaliste, psychologue ou psychiatre ? Le paléontologue n'avait qu'à chercher sur le facebook du premier imbécile pour apprendre quasiment tout de sa vie. Pas besoin de chercher un traumatisme ou on ne sait quelles conneries, le problème était ce que les réseaux sociaux faisaient d'eux et d'une certaine manière ce n'était pas totalement de leurs fautes, la société les poussait à agir ainsi.


Terrence se trouvait maintenant sur les quais de Puntarenas dans le Costa Rica, il pouvait entendre ce bruit bien particulier que faisait les couverts dans les divers restaurants qui longeait la côte, assez bien placé pour donner l'impression d'être proche de l'océan alors qu'en réalité on ne voyait que les passants affamés et bercés de cette même illusion faire du lèche-vitrine pour se délecter durant un instant du menu que les restaurants leurs proposaient. Il entendait aussi les gamins joués sur la plage, ceux qui pleuraient pour « x » raison et ceux qui riaient. Certains faisaient des châteaux de sable, d'autres jouaient au ballon. Le paléontologue appréciait davantage les voir comme ça. Il pouvait entendre ce brouhaha que les touristes faisaient, les discussions les plus inintéressantes les unes que les autres que les gens avaient, les quelques vieillards qui chuchotaient dans leurs coins et qui parlaient de leurs époques dans une nostalgie totalement respectable. On pouvait entendre les mendiants quémandant argent chacun à leurs manières,  un homme silencieux portant une pancarte d'un côté, un musicien, malgré qu'il soit muet, tentait de chanter de l'autre côté, une certaine ironie qui ne manqua pas de faire sourire le vieux paléontologue. Pour la plupart, ils avaient l'air plutôt bien nourris mais leurs dégaines laissaient à désirer. Ils avaient chacun leurs propres styles, ils y en avaient à peaux mat, à peaux blanches et même noir. S'il y a bien une chose que l'on pouvait dire, c'est qu'il n'y avait aucune discrimination dans la pauvreté. Il pouvait entendre aussi ce bruit régulier que faisait les vagues, frappant les rochers, le sable et les quais. Les mouettes se chamaillaient pour les restes, des déchets et autres que les Hommes abandonnaient sans en voir les conséquences et le chaos que cela produisait au sein des autres espèces. Une d'entre elles emporta un papier au loin comme un butin, un trophée pour lequel elle se serait battu. Puis, elle se rendra compte du peu de valeur de ce tribu et l'abandonnera à son tour dans les airs jusqu'à ce qu'il frappe à son tour l'océan qu'il pourrira durant un instant. Les vagues finiront par le ramener sur la plage pour qu'un autre piaf le brandisse en guise de victoire vers l'océan où le cycle recommencera à nouveau. Le cycle peut-être parfois brisé, quelqu'un d'intentionné peut le ramasser et le jeter à la poubelle mais à quoi bon puisqu'une fois recyclée, il sera à nouveau jeter par terre ou dans une poubelle qu'une mouette viendra fouiller. Tout ça avait autant d'utilité que les divers métiers que ces cons pratiquaient en espérant ou non être indispensable et qui sera remplacer quelques années plus tard sans que l'on se souvienne vraiment de son prénom ou de son nom. Putain qu'il détestait tout ces gens. Une dame à sa gauche se vantait de son fils tandis qu'une jeune homme à sa droite en reluquait une autre devant lui. Terrence marchait dans ce remue-méninges, dans cette foule, cette masse informe qui semblait migrer dans une même direction. Chacun se foutait de ce que pensait l'autre, de qui il était, de ce qu'il avait vécu, chacun se contentait de marcher dans ce ballet mécanique et rythmé par une marche décadente.


Terrence était habillé d'un t-shirt blanc et d'un pantalon marron, sans que l'on comprenne vraiment pourquoi il semblait faire contraste avec le décor. Il regardait l'accoutrement des autres comme s'il voulait se rassurer mais il n'en avait rien à foutre, dans ce genre d'endroit, par ce genre de temps, les gens ne pensent du tout ou, tout du moins, il ne juge pas vraiment. On pouvait lire sur la plupart des visages une certaine joie, la gaieté, le bonheur d'être en week-end,  de pouvoir sortir et de retrouver ses amis sans se soucier de ces problèmes. Quelle connerie ! Il n'avait déjà à la base pas beaucoup d'amis et les seuls qu'il avait été des putains de collègue alors à San Diego, laisse tomber. De plus, il n'aimait pas vraiment la ville. Une légère crampe à l'estomac le fit bifurquer sur la gauche. Il bouscula une ou deux personnes qui alors, bouleversé dans leur plan de trajectoire, le regardèrent d'un regard froid et énervé auquel Terrence répondit d'un sourire provocateur. Il ne fit pas la queue longtemps, il acheta un beignet au sucre et une glace à la vanille et au chocolat. Il marcha quelques mètres et s'installa sur un banc qui semblait avoir été toujours là, ancré dans le paysage. Il croqua à pleines dents dans le beignet, le goût et la surprise de découvrir le chocolat au milieu qu'il manqua de peu de renverser sur lui. Un homme en passant se moqua légèrement de lui, le paléontologue le fusilla du regard si bien qu'il faillit en trébucher. On pouvait entendre aussi parfois les roulettes des skaters passés, laissant ce bruit caractéristique derrière eux ou cette musique que l'on entendait malgré leurs écouteurs.


Il préférait presque être sur Isla Nublar, les bruits de travaux assourdissants paraissaient presque plus attrayants que toutes ces paroles et ces bruits qu'il entendait, au moins le brouhaha de Nublar avait un sens et un objectif, celui de Puntarenas était pur conneries. Il était venu essentiellement ici parce qu'on lui avait soufflé que cela lui ferait du bien, que cela le déstressait. C'était pire. Il avait envie de cogner sur tout ce qui bougeait. Merde. Ce putain de Shivak. Quelle idée à la con de lui avoir fait confiance. Il n'arrêtait pas de voir et revoir ce moment. Ce connard l'avait assommé mais pourquoi ? Comment pouvait-il faire confiance maintenant ? Ce soir, il reprenait le ferry et retournerait sur cette foutu île, c'était rare quand il venait ici et il savait maintenant pourquoi. Putain de journée. Une journée comme une autre mon cul !
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