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 L'infection

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Marcos Shannon

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MessageSujet: L'infection   Dim 20 Avr 2014 - 23:21

23 janvier 2014 11h30 heure local Isla Nublar

Assommé par les médicaments, Marcos s'était aussitôt couché une fois qu'Emma, Cole, et leur invité surprise alias Shaélynn Moore étaient parti de son bungalow. La morphine avait souvent tendance à lui faire le même effet qu'un coup de masse. Ne dormant pas beaucoup ou alors d'un sommeil plutôt agité, il en fallait peu pour le mettre K.O.

Le lendemain matin, il se réveilla et prit comme à son habitude un petit déjeuné express. De nombreuses taches administratives l'attendait au QG des paléontologues, comme prévoir la commande de nouveau matériel pour les fouilles à venir. Et si il n'y avait que cela... Il devait se dépêcher, car bientôt il devrait repartir sur Isla Nova ; En effet, étant le seul parc en état et afin de ne pas faire faillite, InGen semblait avoir tout misé dessus. Ce parc tout récents ne recevait déjà pas grand monde, et pourtant l'incident de Nublar avait tant bien que mal été étouffé. Il fallait donc mettre la crème des crèmes du personnel sur Isla Nova pour attirer du monde. Marcos, grâce à son statue, aurait put rester sur Isla Nublar, et pourquoi pas continuer son enquête. Mais les paroles de Shaélynn et d'Emma résonnaient encore dans sa tête. Et si elles avaient raisons ? Et si il fallait abandonner tous ça, laisser les gens pour qui s'étaient leur boulot d'agir à leur guise ? Certaines choses ne doivent pas être découverte parfois...

En arrivant au QG, il gara la voiture sur le petit parking devant le bâtiment puis se dirigea vers son bureau. Après s'être affalé dans son fauteuil de bureau, il ouvrit la fenêtre et laissa l'air de l'extérieur remplir ses poumons. Il se retourna alors vers son bureau et avisa la pile de dossiers: il se contenta de soupirer.
Dans un premier temps, il décida de s'occuper de l'achat des voitures. N'étant ni motivé ni … motivé, il décida de mettre le dossier de coté. Terrence, son bras droit, pourrait aussi très bien s'en occuper. Il prit ensuite le rapport des différents sites de fouilles d'InGen. Le premier faisait référence du site situé dans le grand canyon dans le Colorado. Le paléontologue responsable du site disait qu'il n'avait toujours rien trouvé de nouveau depuis la découverte d'Allan Grant. Le deuxième rapport disait la même chose mais provenait du site de Madagascar. Marcos se doutait bien que les fossiles étant très rare, garder autant de personnel sur place était inutile. Mais c'était les mesures prisent en vigueur par Thaeddeus Beck et il ne voulait pas les changer pour le moment, vu que ça ne faisait que depuis quelques mois qu'il avait prit sa place. Le paléontologue en chef marqua alors son nom sur un post it pour penser à lui rendre visite.

Une fois toutes ses taches administratives remplis, il décida de s'offrir une pose. Il y avait une nouvelle section dans les sous-sols qui avait ouvert et il ne l'avait pas vu depuis que les nouveaux pensionnaires étaient arrivé. Il prit un rapide café à la machine à café puis emprunta l'ascenseur pour arriver au niveau -2. Quelques mètres de couloirs neufs sentant encore le ciment à pleins nez passés, il arriva à une porte vitré. Il passa son badge lui donna quasiment tous les droits et entra dans les laboratoires. Cette nouvelle section, dirigé en collaboration avec les paléobotanistes et les scientifiques d'InGen, avait pour but l'étude des microorganismes et des invertébrés en tous genre découvert dans les fossile ramené de missions. Il y avait ici des algues provenant d'Alsace, des coccolithes, ou encore des champignons provenant du crane de koolasuchus découvert en Antarctique. Ces « trucs » en tous genre étaient clonés puis on les faisaient reproduire afin de voir leur mode de vie et percer leur secret. Certains scientifiques du parc y voyaient déjà des optiques d'avenir comme par exemple dans le domaine de la médecine.
Marcos arriva devant la première des salles d'études. Jusqu’à présent, il n'avait pas croisé de personnels dans les couloirs. En effet, la major partie du personnels était réquisitionné pour la remise en forme du Qg et des niveaux que la Chimère avait dégradé, ainsi que pour aider les soigneurs dans le soins des résidents de Nublar, vu la pénurie de personnels. Marcos était donc au calme et ne serait pas dérangé. Il passa son pass devant la borne qui devint verte et la porte s'ouvrit.

La pièce était peu éclairé. Lorsque Marcos actionna l’interrupteur, quelques néons seulement s'allumèrent, ajouta peu, mais néanmoins assez de lumière dans la pièce pour pouvoir s'y repercer. Le paléontologue se dirigea alors naturellement vers le fond de la pièce où trônait contre le mur un grand cylindre en verre, d'environs un mètre de diamètre sur 2 de haut. A l'intérieur, éclairé par une faible lueur bleuté d'un néon, une substance grisâtre s'étendait sur la vitre. Une petite brume verte descendait du plafond de la cuve et retombait doucement vers le socle du réceptacle. Le jeune paléontologue n'avait pas encore lu le rapport sur cette espèce car s'étaient normalement le département scientifique qui devait le rédiger, mais il se doutait que les bestioles devant lui étaient des champignons et que la brumes verdâtre était leur nourriture. Afin de réfléchir calmement, il prit une chaise de l'un de bureau et s’installa devant la cuve dans cette semi obscurité.

« Ces champignons, la où il y a la mort, ils prolifèrent. » pensa-t-il. « Ils sont en quelques sortes le prolongement de la vie... »

Une cuisante douleur à l'épaule le coupa net dans ses pensées. Il la connaissait trop bien, cette douleur. Elle lui était devenu quotidienne, limite familière Et il n'en connaissait qu'un remède. Il sortit de sa poche sa boîte de comprimés de morphine et en prit un. Il l'avala avec une gorgé d'eau qu'il prit à l'un des robinet du laboratoire, puis décida d'en prendre exceptionnellement un deuxième pour être tranquille. Il se passa ensuite de l'eau sur le visage, sachant qu'il allait très vite ressentir une profonde sensation de décontraction rapidement. Il voulu se rassoir sur sa chaise, mais celle-ci se déroba sous lui et il tomba le derrière par terre. Marcos se douta que deux comprimés étaient de trop mais il était trop tard maintenant... Il essaya de se relevé, ce qu'il réussit bon an mal an. Marcos essaya alors de faire un pas mais il perdit l'équilibre et se rattrapa à la chose la plu proche : la cuve. Celle-ci pencha alors dangereusement vers le coté mais Marcos essaya de l’empêcher de s'écraser par terre, en vain. Dans un vacarme fracassant, la cuve se brisa sur le sol. Les bouts de verre jalonnèrent toute la surface du sol de petits morceaux recouverts de cette moisissure. Le fracas sembla réveiller Marcos qui sembla reprendre à peu près ses esprits. Il savait que ce qui était dans cette cuve n'était pas isolé pour rien, que c'était surement toxique. Il se dépêcha de rejoindre tant bien que mal la porte et la ferma. Il composa ensuite sur le clavier à coté de la borne du pass le numéro pour être mise en relation avec l'équipe d'intervention scientifique.

« Ici Marcos Shannon. Je note un incident dans la section des microorganismes. Y a une des cuves qui s''est brisé, celle avec la moisissure noire. J'ai isolé la pièce parce que je ne sais pas si c'est toxique ou non. »

//Vous avez bien fait// lui répondis une voix féminine. //Maintenant, taper 365 sur le clavier devant vous pour bloquer la ventilation de la pièce en la coupant du système. C'est pour que le champignon ne se propage pas dans le reste du bâtiment via le circuit d'aération.//

Sans attendre, en essayant de cacher tant bien que mal sa nonchalance suite à ses médicaments, il tapa le code.

« C'est fait. Et maintenant ? Vous envoyez quelqu'un ? »

//Une équipe arrive dans une trentaine de minutes maximums. En attendant, regardez si vous n'avez pas des morceaux de verre sur vous.//

La paléontologue regarda sur lui. Il n'y en avait pas mais quelques morceaux de verre avaient glissé jusqu'à dans le couloir. Et ils étaient recouvert de noir.

« Il y a des morceaux de verre recouvert de moisissures qui ont glissé dans le couloir... »

L'interlocutrice tarda à répondre. Marcos se doutait déjà de se que cela signifiait.

//Vous devez mettre impérativement les locaux en quarantaines. Les accès vers l'extérieur et le circuit d'aération sera coupez. Vous connaissez le code à taper ?//

« Oui malheureusement... »

Marcos composa alors le code de quarantaines sur le clavier. La borne devint alors orange et un message d'alerte en anglais se fit entendre par l'intercom.

Honteusement responsable de cet incident, le directeur de section décida de rejoindre les employés à l'étage pour les « rassurer », si encore il arrivait à les rejoindre...

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Terrence McTaylor

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MessageSujet: Re: L'infection   Mer 7 Mai 2014 - 0:46

Terrence était matinal, de plus en plus ces derniers temps, si bien qu'il avait même recommencé à courir. Quelque chose qu'il n'avait plus fait depuis longtemps. Les premiers jours cela avait été un calvaire, ridicule et catastrophique, c'était là qu'il s'était rendu compte à quel point il était rouillé. Au bout de la quatrième sortie matinale, c'était beaucoup mieux. Il reprenait un rythme un peu près correct, déjà pour commencer il ne crachait plus ses poumons et ses jambes lui brûlaient un peu moins. Il suait toujours autant, ça il n'y pouvait pas grand chose à vrai dire. Dès les premiers rayons de soleil, la chaleur se faisait intense, aucun immeuble pour couper cette lumière au couleur attrayante et aveuglante, seulement quelques arbres pour faire parfois obstacle et créé un peu d'ombre que le vieillard appréciait tout aussi chaleureusement lorsqu'il passait dessous. Il y avait parfois une légère rosée du matin, l'eau humide venait chatouiller et hydrater un peu ses pieds lorsqu'il passait dans l'herbe. C'était inéluctable, depuis qu'il avait failli y passer, tout lui semblait plus cool, plus beau, plus intéressant. Il profitait de chaque instants, il leur donnait tous une valeur importante. C'était comme s'il avait eu une deuxième chance, après le Vietnam il n'avait fait que se renfermer sur lui même, oubliant la joie de vivre, ne cherchant que les embrouilles et ne portant plus un seul regard sur quoi que ce soit. Ce boulot lui avait tendu la perche mais il n'avait rien fait de plus pour changer ça. Désormais il s'ouvrirait un peu plus au monde. L'ironie du sort était que les êtres humains n'en faisaient plus partis pour lui. Une véritable haine venait de faire surface, depuis la trahison de Shivak, depuis les attaques. Il les détestait tous, il faisait une généralité. Il était probablement dans le tord mais d'ici là, s'il pouvait éviter de croiser qui que ce soit, voir le moins possible de gens, il ne pouvait que s'en porter mieux. Et lorsqu'il n'avait pas le choix, il était relativement désagréable pour ne pas dire qu'il était devenu ou redevenu un gros enfoiré.


C'est comme ça que la journée avait débuté, Terrence était détendu, calme. Comme à son habitude, il avait passé sa nuit à se réveiller et à se rendormir plus ou moins bien. Puis il s'était finalement levé lorsque le soleil avait pointé le bout de son nez. Il s'était préparé un petit déjeuné qu'il dégustait dans le calme. Il avait enfilé ensuite des baskets, un short de sport, un t-shirt et une casquette, cela lui donnait une sacré dégaine et il y avait probablement de quoi se moquer mais il en avait rien à taper. Il était parti courir une ou deux heures, son tour habituel. Il n'allait jamais jusqu'au port, il prenait toujours le même chemin, il suivait les enclos, passait un seul moment devant les couveuses et le centre des visiteurs, les seuls infrastructures qu'il apercevait entre guillemet et si on oubliait les clôtures. A force d'habiter ici, on finissait par les oublier, on ne voyait plus que les dinosaures. Il adorait particulièrement voir le soleil frappé leurs peaux humides et écailleuses, les voir se remuer petit à petit et au fur et à mesure que la chaleur venait éclabousser leurs gueules béantes et ébahis comme si eux aussi savaient qu'ils n'avaient rien à faire ici. Après cela, il rentrait chez lui, prenait une douche chaude, se coiffait soigneusement, s'habillait en fonction de son programme puis partait en direction du labo' en prenant son sac à dos dans lequel se trouvait de quoi écrire, un couteau pour le côté pratique, un tournevis juste au cas où, un petit carnet pour y noter d'éventuels informations, ordres ou rendez vous, une bouteille d'eau, une barre de céréales pour les petits creux. Le reste se trouvait déjà sur place et l'attendait patiemment.


Puis, après un long soupir, il se mit en route. Le sentier était légèrement accidenté par endroit, la tempête avait creusé des petits trous que Terrence esquivait en zigzaguant de gauche à droite. Malgré qu'il soit tôt, la chaleur était déjà oppressante, l'air chaud prenait à la gorge et donnait une soif constante qu'on ne semblait jamais pouvoir assouvir. L'ombre que les différents arbres procuraient sur le chemin ne suffisait pas à rafraîchir les lieux et, à peine sortait-il de la douce, que le vieux paléontologue se sentait déjà sale et suant ce qui l'énervait profondément. Son t-shirt collait déjà à son dos, ses aisselles étaient déjà humides. Au bout de quelques minutes, il arrivait enfin au QG des paléontologues, le bon côté des choses c'était que l'électricité avait été rétablis à certains endroits ou que des transfo' avaient été placé stratégiquement pour alimenter lumières et appareils nécessaire à leurs travail mais aussi à ceux des ouvriers. Bénit soit l'homme ou la femme qui a inventé la climatisation et bénit soit les ouvriers qui ont fait leur boulot.


Après quelques heures de boulot, Terrence décida de faire une pause. Il s'était fait lamentablement chié et il avait passé la plupart de son temps à éviter les gens ou à les envoyer balader. Il s'était contenté de trier des documents, faire des rapports principalement pour la forme puisque personne ne les lisait ou tout du moins c'était l'impression qu'il avait. C'était les aléas de son poste au sein de cette section, c'était chiant à souhait. Il était tombé sur un document, il avait soudainement briser cette routine accablante. C'était plus un reçu, plus spécifiquement d'appareils, d'une machine ou on ne sait trop quoi … Mais elle ne pouvait pas être signer par sa main pour une raison qu'il ignorait pour l'instant, il était au nom de Marcos Shannon et ne pouvait être réceptionner uniquement que par lui. Il l'avait laissé de côté jusqu'à maintenant mais il avait décidé de combler son temps libre en lui apportant.


Après un léger vagabondage avec ce papier à la main dans le labo, il dut se résigner à demander à quelqu'un où il se trouvait, ce qui ne l'enchanta pas le moins du monde. Un grognement ou deux, des "hey" glacials et des soupirs, il apprit l'existence d'un endroit qu'il ne connaissait pas encore. Il devait se rendre dans les sous-sol, encore un peu plus de fraîcheurs ne lui ferait pas de mal. Il se dirigea vers l'ascenseur, il était tellement ailleurs ces derniers temps qu'il n'avait même pas été au courant de cette nouvelle section du laboratoire, c'était tout récent. La descente fut brève, il ne la sentit même pas, tout en douceur. A peine les portes c'étaient-elles ouvertes qu'une odeur de neufs venait lui prendre le nez, un mélange de bétons, de plâtres et de peintures qui vous agressait sans vous demander votre avis. Il se frottait un instant les narines et cherchait son chemin en balançant sa tête de droite à gauche. Il parcourra quelques couloirs, se trompa une fois de direction puis il le vit enfin, Marcos, lui-même devant la porte d'une salle dont il ignorait l'utilité. L'endroit n'était pas très bien éclairé, il ne distinguait pas son visage correctement, il faisait frais et on pouvait presque sentir une légère brise, provoquée par la ventilation probablement. Parmi toutes ces odeurs, il pouvait aussi en sentir une forte de, il semblerait-il, moisissure ou tout du moins quelque chose qui s'y apparentait. Puis il vit l'expression de son patron, son visage, cet air désolé et un peu inquiet. Terrence le regarda tout d'abord d'un air dubitatif, fronça ensuite les sourcils et baissa lentement la tête jusqu'à ce que ces yeux se posent sur ce morceau de verre au sol ...
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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: L'infection   Mer 21 Mai 2014 - 0:16

Marcos avait décidé de remonter au rez de chausser, mais il s'était tromper de direction. Au lieu d'arriver à l'ascenseur, il arriva à l’extrémité du couloir. Le paléontologue, mué par une anxiété anormale, fit aussitôt demi tours. Il sentait que son pou était rapide, et sa respiration élevé. Il n'arrivait pas à savoir pourquoi. Tout était sous contrôle, l'incident était isolé. Alors pourquoi ressentait-il cette sensation de frayeur et une tel nervosité ? Les médicaments, c'était forcement les médicaments qui le rendaient dans cet état d'agitation, ça couplé aux derniers événements des dernières semaines. Rapidement, Marcos revint sur ses pas. Il s'arrêta devant la porte du laboratoire et s'y appuya pour reprendre son souffle. Son visage perlait de sueur et malgré le col de sa chemise ouvert, il crevait de chaud.

C'est alors qu'il étendit des pas résonner dans le couloir. Et ces pas approchaient ! Quelqu'un venait dans sa direction. Était-ce l'équipe qu'on lui avait envoyé ? Des scientifiques pour remettre de l'ordre dans le merdier qu'il avait semé ? C'est finalement Terrence McTaylor qui apparut. Le directeur adjoint se rapprocha et se pencha vers le sol. Le paléontologue se demanda aussitôt ce qu'il pouvait y avoir par terre et qui retenait son attention. C'est alors qu'il remarqua les morceaux de verre sur le sol, les morceaux qui avaient volé partout quand la cuve s'était brisé par terre. 

« A oui j'avais presque oublié... J'ai pas fais exprès hein... »

Il se baissa et sortit un mouchoir usager de sa poche. Avec prudence, il prit un des morceaux entre ses doigts en faisant attention de ne pas se couper. On ne connaissait pas grand chose encore de ces champignons. Il avisa alors la matière grisâtre qui le recouvrait.

« C'est vraiment dégueulasse... On dirait, de la morve grise gelée. Enfin à partir de là ça ressemble plus trop à ça...»

Lorsqu'il leva les yeux, il vit Terrence mais... avec un uniforme de la Chimère. Marcos tomba littéralement sur les fesses. Cette tenue noir de combat, avec les initiales oranges K.C, comme celles que portaient tous les mercenaires de Kimeria Chimestry. Tous les employés du parc avaient en souvenir les agissements de la Chimère lors du siège d'Isla Nublar. Tous le monde connaissait au moins un des employer morts lors de cette journée. Que faisait Terrence dans cet accoutrement pareil ?

« Vous... vous... » réussit-il enfin à articuler.

Le paléontologue se mit prudemment à reculer tout en se relevant. Il ne fallait pas chercher à savoir pourquoi. Il fallait juste fuir. Sans crier gare, le directeur de section se mit à courir en direction de l'ascenseur. Il arriva à peine au fond du couloir qu'il s'écroula sur le sol. Il se releva aussitôt, essoufflé comme si il avait fait un marathon, passa sa main sur son visage et ses cheveux trempés de sueur. Il ne fallait pas s’arrêter. Il fallait fuir et sauver sa vie tant que c'était possible. Il arriva assez vite à l’ascenseur et s'y engouffra sans tarder. Marcos appuya aussitôt sur le bouton du rez de chaussez. Les portes se fermèrent alors que le directeur adjoins se jetaient sur celle-ci. Pas assez rapide, Terrence avait sûrement dut se manger les portes de l’ascendeur en pleine poire.

Voyant qu'il était seul, il souffla un bon coup et reprit son souffle tout en se laissant glisser sur le sol. Au moins se traître était condamné dans les locaux souterrains et n'en sortirait pas sans l'assistance des rangers que Marcos allait s'empresser d'aller chercher, quitte à faire lever la quarantaine. Etant chef de section, peu de chose lui étaient interdites. 
L'ascenseur montait et il allait bientôt arriver à sa destination. Marcos entreprit de se lever. Qu'allait penser le personnel si on le voyait avachit sur le sol et couvert de sueur?

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Terrence McTaylor

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MessageSujet: Re: L'infection   Mer 18 Juin 2014 - 20:33

Spoiler:
 


« A oui j'avais presque oublié... J'ai pas fais exprès hein... » dit-il au bout d'un moment d'un air désolé.


« Encore heureux » pensa le vieux paléontologue.


C'était quoi cette merde verte toute collante ? Il avait pété quoi ? Marcos se baissa et ramassa délicatement à l'aide d'un mouchoir des morceaux de verre que Terrence n'avait pas encore aperçu dans la pénombre de ce couloir. Il se demandait alors pendant un instant si c'était parce qu'il n'y avait pas prêté attention ou si c'était parce que sa vue baissait. La première option serait la bonne, il en a toujours eu une bonne et il n'a jamais rencontré de soucis.


« C'est vraiment dégueulasse... On dirait, de la morve grise gelée. Enfin à partir de là ça ressemble plus trop à ça...»


En réalité, Terrence aurait plus dit que c'était vert, ça ressemblait beaucoup plus à du vert qu'à du gris en tout cas. Ou alors un genre de vert grisé peut-être. Qu'est-ce qu'on en avait à foutre ? La couleur importait peu, qu'est-ce que ça pouvait faire ? C'était vraiment dégueulasse et c'est tout. Quelle prise de tête pour rien.

Il s'était rapproché encore un peu plus de son patron. Ils avaient bougé leurs têtes en même temps, leurs yeux s'étaient croisés. Dit comme ça, cela pouvait paraître bizarre et étrange mais honnêtement ce qui allait se passer l'était davantage. Marcos avait alors lentement aperçu les rangers, un pantalon en cuir et pour finir un manteau de cuir noir. Le vieillard y avait ajouté un léger haussement de sourcil, une part de son charme dira-t-on. Terrence, lui, en était persuadé, tout le monde ne savait pas faire ce genre de chose et c'était quand même la classe. Ce dernier s'accentua lorsqu'il vit la réaction de son jeune patron. Il tomba littéralement à la renverse et le regarda avec des yeux horrifiés.


« Vous... vous... » finit-il par articuler.


Tout en disant ces mots, Marcos s'était relevé doucement dans un mouvement de recul et, avant même que Terrence puisse dire un seul mot et sans aucune raison particulière, il s'était mis à courir. A courir comme un dératé sans se retourner, à avoir les poumons et les muscles en feux. Le vieux paléontologue eut tout d'abord pour réaction un genre de « what the hell » gravé sur le bout des lèvres. Puis, c'est seulement après quelques secondes qu'il comprit ce qu'il venait de se passer. Enfin presque. Marcos, son jeune patron, venait de partir en courant avec un air apeuré. C'est avec un sourire d'incompréhension que le vétéran ajouta à cette situation un :


« Mais... Quoi ?!? C'est quoi ce bordel ? Il s'est fait piqué par un taon le bestiau ou quoi ?? »


Terrence se dirigea tranquillement dans la direction que ce taré venait de prendre mais il se rendit vite compte que cela était une impasse, il venait de prendre l’ascendeur. Les numéros défilaient au dessus des portes métallisées jusqu'à ce qu'il s'arrête au « 0 », ce con était monté dedans et l'avait laissé tout seul ici. Pourquoi est-ce qu'il était parti en courant ? A plusieurs reprises, le quinquagénaire appuya sur le bouton d'appel mais rien ne se passa et au bout d'un certain temps, de plusieurs grognements et insultes, il décida d'essayer la méthode forte. Il glissa ces doigts tant bien que mal entre l'embrasure de la porte et essaya de l'ouvrir mais, encore une fois, pas grand chose se passa. Il manqua de peu de se claquer une articulation, c'est tout ce qu'il avait réussi à faire. Combien de temps cela faisait-il maintenant ? Combien de temps déjà qu'il poirotait devant cet ascenseur ?


«  Fais chier c't'abruti ! »


Il lui donna un coup de pied et fit enfin demi tour jusqu'à revenir à ces morceaux de verre, Marcos ne les avait pas tous ramassé. Terrence examina rapidement la matière verte et conclut qu'il s'agissait d'un genre de pourriture, un champignon, un truc de ce style là. Il regarda ensuite à travers le hublot de la porte mais ne vit rien de bien concluant si ce n'est encore du verre brisé. Puis lui vint une idée mais elle ne lui semblait pas concluante. Cela ne lui coûtait rien d'essayer. Il sortit son portable de sa poche et parcourait un peu les couloirs alentour pour chercher du réseau, ce qu'il ne trouva évidemment pas. Que pouvait-il espérer, il était dans les sous sol. Il jeta un nouveau coup d’œil à la porte d’ascenseur, se risqua à appuyer sur le bouton mais rien ne se produisit encore et toujours.


« Saloperie d'ascenseur ! » pestiféra-t-il.


Il retourna finalement devant la porte et se frappa violemment le front. Sur le mur, à côté de la porte, était fixé une machine pour passer son badge et un genre de tableau de bord. Le tout était éclairé par une lumière rouge orangée relativement menaçante. Comment avait-il pu passer à côté ? Sa vue baissait sérieusement ou elle était simplement tête en l'air ? Il prit son portable d'une main, ouvra son agenda et chercha le numéro de Marcos. Il le composa de son autre main sur le clavier mais, pour ne pas changer, rien ne vint bouleverser sa solitude et le silence qui l'entourait. Il s'approcha du haut-parleur de l'appareil, il entendit seulement un genre de petit grésillement. L'appareil marchait ou marchait pas ? Il y connaissait que dalle en électricité, en ce genre d'appareils électriques ou électroniques, il ne connaissait pas vraiment la différence.


« Quelle merde ! » dit-il en tapotant sur celui-ci.


La journée commençait bien finalement …


« Mais merde, c'est quoi ce bordel ? »


Terrence tapa un autre numéro de son répertoire, s'approcha du haut-parleur et d'une voix plutôt froide et sur les nerfs :


« Est-ce qu'il serait possible de … SORTIR DE CET ENDROIT DE MERDE !?! »


Il mit une petite claque sur la porte et retourna auprès de son cher et tendre ascenseur qu'il salua d'un coup de pied. Il appuya pour la unième moi sur ce bouton maudit mais il se fit une raison. Il s'appuya lourdement contre le mur d'à côté et tout en soupirant il sortit son paquet de clope, il en attrapa une à la bouche et la sortit de son fourreau. Il fit claquer son briquet et l'alluma. L'endroit était si silencieux qu'il parvenait à entendre le bruit particulier que les néons faisaient, le son bien distinctif que sa cigarette faisait lorsqu'il tirait une latte, la cendre tombée sur le sol lorsqu'il en tapotait le cul.


« Et merde ... »
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Marcos Shannon

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MessageSujet: Re: L'infection   Mar 24 Juin 2014 - 16:13

Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent au rez de chaussez, Marcos s'était à peu près rhabillé convenablement. Il avait fermé le col de sa chemise pour ne pas que l'on voit sa peau couverte de sueur. Avec un mouchoir, il avait épongé son visage. Malgré cela, il avait une bien piètre allure. La respiration haletante, et de fortes bouffées de chaleur, sans compté la bouche pâteuse. Marcos ne se sentait vraiment pas bien, mais il fallait absolument arrêter le membre de la Chimère fait prit au piège dans les sous sols et aussi maintenir la quarantaine du au fait que le chef de section avait renversé et briser la cuve contenant un champignon très volatil.
Quand Marcos sortit de l'ascenseur, il remarqua alors l'agitation qu'il y avait dans le halle d’accueil. Tout le monde s'était massé près des grandes portes du QG, qui s'étaient automatiquement fermé lors de la mise en quarantaine. Les gens avaient bien entendu un message dans l'intercom, mais personne ne comprenaient pas pourquoi la quarantaine avait été levé. Alors forcement quand leur patron arriva dans la pièce, c'est à lui qu'on allait demander des comptes. Personne ne posa la question, mais leur regard en disait long. Le paléontologue en chef se racla la gorge avant de chercher les mots.

« Bon, comme vous l'avez constaté euh,... le QG est mis en quarantaine. Personne n'y rentre et n'y sort pour le moment. C'est par mesure de sécurité hein, c'est tout. Il y a une.... fuite de produit chimique dans un des labos, mais je l'ai fermé hermétiquement. Pour encore plus de sécurité, je vais verrouiller l'ascenseur pour que... ça remonte pas quoi. »

Il leur avait menti et il le savait. Mais c'était pour leur bien. Si Marcos leur avait avoué qu'il y avait un dangereux terroriste dans les sous sols, l'hystérie et la cohue aurait eu raison des employés qui auraient été alors incontrôlable. Là, il allait maintenir un minimum de cohésion.Un puissant mal de crâne commença a se faire ressentir. Il décida de se rendre à son bureau et de prévenir avec son portable les rangers. Avant cela, il devait verrouiller l'ascenseur. Mais il n'avait aucune idée de comment procéder.

« Quelqu'un sait comment... bloquer un ascenseur ? » demanda-t-il et pressant sa tempe pour essayer de faire partir le mal de tête.

Un des employer sortit alors de la foule en levant la main.

« Bien, je te laisse faire, moi je vais … dans mon bureau. » haleta-il.

D'un pas rapide, il se dirigea vers les couloirs qui étaient désert vu que tout le monde étaient dans le hall d'entrée. Voyant qu'il était seul, il s’arrêta et reprit son souffle. Le paléontologue n'arriva pas à comprendre pourquoi il était dans un tel état. Il inspecta ses mains. Elles n'avaient aucune coupure. Il n'était donc pas contaminé.
C'est à ce moment là qu'il entendit un étrange bruit, semblable à une cascade de faible débit. En regardant à ses pieds, il remarqua alors qu'il y avait quelques centimètres d'eaux. Pas de quoi ce noyer, mais comment une fuite d'eau de cette ampleur avait put ce produire ? L'eau commençait à monter. Il en avait maintenant jusqu'à mis tibia. Le paléontologue remarqua alors que quelques chose se mouvaient dans l'eau, au bout du couloir où il était venu. Il fit quelques pas vers ce qui attirait son attention. Les petites créatures qui se mouvaient foncèrent alors droit sur lui ! Trois xiphactinus se frayaient leur chemin dans les quinze centimètres d'eau. Marcos avait un sacré mauvais souvenir de ces bestioles lors de la croisière en début janvier. Ces carnassiers voraces avaient fait des victimes qui avaient été retrouvé déchiqueté, flottant comme des poupées de chiffons dans l'eau rougie par le sang. Sans attendre plus longtemps, le paléontologue se mit à courir pour sauver sa vie et une fois arrivé à son bureau, il s'y enferma à clef. Il prit alors son imperméable qui était sur le porte manteau et le mis en boule pour boucher le dessous de la porte. Il se laissa ensuite glisser le long de la porte et s'assit en reprenant sa respiration.

« Bon sang c'est quoi ce bordel ?! » se dit t-il à lui même. « Tient je parle comme … comme... merde, j'ai oublié son nom... »

Le paléontologue se mit à réfléchir pour essayer de retrouver le nom de cette personne dont il ne voyait que le visage, malgré le mal de tête qu'il traînait comme un boulet.

« Te...rrence McTaylor, oui c'est ça, Terrence McTaylor. Mais où il est ? »

Marcos était sûr de l'avoir vu il y avait pas longtemps, mais où ? Et quand ? Des petits coups dans la portes le fit revenir à la réalité. Il attendit que les coups s’arrêtent puis, prudemment, il ouvrit pas porte pour voir si les poissons carnivores étaient toujours là. Et là....

L'eau avait totalement disparue. Plus étrange encore, le sol était totalement sec, comme si il n'y avait jamais eu d'eau dans le corridor. Le paléontologue regarda ses chaussures et le bas de son pantalon : secs aussi ! Marcos n'avait pas rêvé pourtant ! Il avait bien vu de l'eau et...

« Nous mais j'hallucine, oui c'est ça, j’hallucine ! Non ce n'est pas possible! J'ai pas de coupures, j'ai pas de coupures, pas de coupures. »

Marcos se dirigea alors vers son bureau et s'assît dans son bureau. Il ouvrit le tiroir sous son bureau et prit une aspirine qu'il avala avec une gorgée d'eau. Il secoua la tête en ressentant le goût dégueulasse du cachet. Il prit ensuite son portable et composa le numéro du QG des rangers. On le fit attendre puis il tomba enfin sur quelqu'un. Le paléontologue demanda à parler à Emma Becket, la chef des rangers qu'il tenait en haute estime, mais la ranger au téléphone lui signala qu'elle ne travaillait plus au QG. Marcos ne cacha pas sa surprise. Elle ne semblait pas avoir prévenu qui que ce soit de son départ. Il se rappela alors qu'il avait appelé pour un sujet bien plus important.

« Je vous appelais parce que ... »


Marcos hésita un long moment, avant de raccrocher. Pourquoi avait-il appelé ?

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Terrence McTaylor

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MessageSujet: Re: L'infection   Dim 7 Sep 2014 - 14:26

Terrence était dépité, déboussolé. Le silence commençait littéralement à lui monter au cerveau, à lui prendre la tête. Il appréciait cela d'ordinaire mais ici c'était différent. Il était oppressant. C'était comme s'il y avait une présence autour de lui, comme si quelqu'un ou quelque chose l'observait. Clairement, ça lui brisait les couilles et encore il était poli, autant qu'il le pouvait tout du moins. Vérité ou impression ? les deux le mettait hors de lui. Cette sensation horrible, énervante et désagréable de se sentir observer. Voyeurisme ou espionnage ? Qui le regardait ? Qui le regardait dans ses moindres faits et gestes ? Qui le jugeait dans sa façon de bouger, de parler ? Paradoxe incommensurable. Tout était-il programmé ? Tout devait-il se passer ainsi ? Pourquoi est-ce que cela devait lui arriver à lui ? Que faisait-il encore là ?

       Il fallait qu'il se casse d'ici, il fallait qu'il trouve un moyen de le faire. Plus facile à dire qu'à faire. Il fit tomber le mégot de sa cigarette et l'écrasa sous la semelle de ses rangers. Il fallait qu'il remonte à la surface et au plus vite. Il avait l'impression de devenir fou ici, que tout n'était pas clair dans sa tête et son esprit. Comme pour se donner du courage, il sortit une flasque de sa veste, la secoua un moment afin de faire rouler le liquide à l'intérieur et, finalement, en finit le fond. Pourquoi est-ce qu'il avait l'impression que cela n'avait aucun goût ? On appelait pourtant bien cela « l'eau de feu », aller savoir pourquoi. Tout n'était pas cohérent dans sa tête mais une chose récurrente venait en frapper le fond: il devait se barrer d'ici avant qu'il ne devienne complètement taré. Il s'approcha de nouveau de l'ascenseur, l'observa un instant et décida d'aller chercher dans les salles au alentour s'il ne pouvait pas trouver quelque chose d'utile. Peut-être de la bouffe, un talky ou on ne sait quoi. N'importe quoi, pourvu que cela puisse l'occuper. D'un pas traînant il se lançait dans cette épopée ridicule. Le bruit de ses chaussures frappant le sol résonnait et se répercutait de couloir en couloir tandis que le ronronnement et le bourdonnement assourdissant des néons venaient emplir les lieux de quelque chose de mystique, d'un « on ne sait quoi », d'une présence en quelques sortes. Les premières salles qu'il rencontra étaient toutes fermées, ce n'était pas faute d'avoir essayer mais d'un autre côté ce n'était pas une grande surprise non plus. Au final, la seule qu'il trouva en étant pas une. Un putain de vulgaire placard à balais. Youpi. Mac Gyver aurait très bien pu fabriquer un badge et un moyen de locomotion avec ce balais, cette brosse et ce chariot mais Terrence, lui, en était pas capable. Très vite, il se retrouva de nouveau devant la pièce devant laquelle il avait rencontré Marcos un peu plus tôt. D'ailleurs, cela faisait combien de temps qu'il se trouvait là dessous ? Trop longtemps selon son humble avis. La matière étrange sur le morceau de verre semblait presque vouloir entamer le sol. C'était effrayant et fascinant à la fois, néanmoins le paléontologue ne se risqua pas à approcher davantage ni à la toucher. Il retourna donc bredouille vers son cher et tendre ascenseur... Encore. Avec espoir, il glissa ses doigts dans la fente et força à nouveau sur les portes et, de manière totalement inattendu, elles glissèrent lentement sur les côtés.

Spoiler:
 


- « Putain d’Alleluia ! » s'écria-t-il en serrant un de ses poids vers le plafond.


       Il jeta tout d'abord un coup d'oeil furtif mais intrigué à l'intérieur de la cage. C'était assez sombre, il y avait quelques éclairages, des sortes de blocs secours qui laissaient néanmoins entrevoir quelques formes, quelques couleurs. Ça n'allait pas être facile... Il retourna d'un pas nonchalant vers le placard à balais et y pénétra. Il appuya sur l'interrupteur et regarda plus attentivement ce qu'il avait autour de lui. Au bout de quelques secondes où son regard parcourra la pièce, il finit par trouver ce qu'il était venu chercher. Il s'approcha du chariot et y prit deux torchons avant de retrouver à nouveau l'ascenseur. Il enleva avec regret sa veste en cuir et la déposa sur le sol. Il portait un t-shirt noir relativement moulant ou trop petit pour lui et, on pouvait le dire, il était encore bien conservé.


- « Fais chier tiens ! J'aimais bien cette veste, j'espère que je pourrais venir te récupérer assez tôt... »


       Il enroula ensuite soigneusement  les torchons autour de ses mains et ses poignées afin de les protéger lors de son ascension. Cela faisait combien de temps qu'il n'avait pas fait ça ? Beaucoup trop longtemps pour qu'il se pose ainsi des questions. Il fallait s'y lancer et ne pas reculer.


- «  Aller mon vieux, ça va aller ! Tu en as vue des pires ! »


       Il s'était tout d'abord demander comment il ferait une fois qu'il serait au cul de l'ascenseur mais il avait finalement trouver une solution. La plupart avait une sorte de trappe sur leur plafond , Terrence n'avait qu'à espérer qu'il fasse partie de ce genre là. Ainsi débuta son périple. Il posa ses deux mains  fermement sur l'un des câbles qui se trouvaient dans la cage d'ascenseur et souleva l'intégralité de son corps en un seul bond. Tout ses muscles étaient en mouvement et en parfaite synchronisation. Il avait gardé le coup de main visiblement même si à l'époque ce n'était pas l'activité à laquelle il excellait.

       Plus il avançait et plus il distinguait l'ascenseur mais, aussi, plus ses bras et ses jambes lui brûlaient atrocement. Il transpirait, la cage gardait une certaine chaleur, suffisante pour être insupportable en tout cas. Ses pieds et ses mollets lui faisaient mal, tout son sang brûlait à l'intérieur de ses veines, il avait de plus en plus de mal à respirer mais il continuait malgré tout... Il ne fallait surtout pas qu'il s'arrête, au risque de rester bloquer. Il y était presque. Il y était. L'ascenseur émit quelques grincements lorsque Terrence s'y pendit. Il se cramponna, ça aurait été une mort vraiment stupide. Tel un singe, il balança son corps sur les barres qu'il pouvait atteindre. Très vite il se retrouva sur le côté de « l'appareil », au dessus du vide, puis en dessus. Il croisa les doigts un instant et tapota le sol à la recherche d'une de ses éventuels trappes. Un son creux lui en indiqua la présence. Il sourit un instant, glissa ses doigts et ses ongles dans la fente et souleva légèrement pour finalement pouvoir y glisser ses mains et la soulever complètement. Il se laissa retomber dans l'ascenseur, un vacarme résonna dans toute la cage. Les gens dans le hall avaient entendu et regardait intriguer dans sa direction sans savoir encore qu'il était là. Essoufflé, il ouvrit finalement les portes. Les personnes le regardaient, surpris et ahuri. Terrence fit un pas et un bruit étrange obligea son regard vers le bas, à  regarder à ses pieds. De quoi il s'agissait ? Pourquoi est-ce que les gens le regardaient ainsi ? Est-ce que c'était cette banderole sur laquelle il avait marché ou bien ce résidu étrange qu'il avait sous les pieds mais dont tout le monde ignorait encore la présence ? Dans les deux cas, cela ne présageait rien de bon ...




Petit Bonus :
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