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 Relaxation aquatique...

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Erin O'Connor

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MessageSujet: Relaxation aquatique...   Lun 7 Oct 2013 - 17:09

PV : ELINA


♦ Comment Erin en était arrivé là ? Depuis qu’elle avait appris la nouvelle pour ses parents sa vie avait été une suite d’échecs plus ou moins cuisants. Certes la jeune femme avait vécus de bons moments mais ceux-ci restaient trop éphémères à son goût. Le fait de devenir docteur en paléobotanique de l’université de New York lui avait apporté fierté et célébrité pour un temps. Seulement Erin c’est bien vite rendue compte que ces deux choses ne nourrissaient absolument pas la petite pousse de bonheur qui se tapissait tout au fond de son être et qui ne demandait qu’à se développer. L’irlandaise se sentait cruellement seule. Seule parmi toutes ces personnes qui lui souriaient ou la félicitaient de son courage et de sa réussite. Elle avait besoin d’autre chose  pour grandir.

La paleobotaniste repensait souvent à son enfance et à ses temps de pur bonheur qu’elle n’arrivait plus jamais à atteindre. Son cœur se desséchait de jour en jour et souvent lorsqu’elle était seule son masque de sourire et de bonne humeur s’effaçait pour laisser place aux larmes et au désespoir. Cette partie de sa triste vie fut pour elle une épreuve encore plus grande que les précédentes. Elle avait coupé les ponts avec tout ce qui touchait à sa vie passée et elle le regrettait amèrement. Ses amis, Tara, sa filleule et même ce bon vieux Taylor qui lui aussi l’avait fait souffrir mais peu importait. Tout ce que voulait Erin c’était briser sa solitude et retrouver l’ivresse du bonheur vrai. L’irlandaise ne retrouverait sans doute pas les mêmes moments avec les personnes qui peuplaient son passé. Non ce qu’elle devait faire c’est se construire une toute nouvelle vie et un nouveau bonheur à pouvoir partager avec quiconque voulait bien d’elle, de son amitié et pourquoi pas de son amour.

De nouveau une nouvelle vie ailleurs. Cet être auquel mon père m’avait appris à croire ne m’avait jamais abandonné lui. Je ne remercierai jamais assez William de m’avoir inculqué cette valeur qui est la foi. Celle-ci m’a sauvée bien des fois du gouffre. Sans lui je ne me serais jamais relevée. Finalement je n’étais pas entièrement seule. Mon destin était finalement entre de bonne main. Je pense que j’avais mérité de vivre autre chose. C’est ainsi qu’un curieux petit bonhomme vint m’aborder un jour où je résidais au Costa Rica en vue de conférences. Ce vieil homme m’offrait une nouvelle vie sur un plateau d’argent. Je ne voulais pas rater cette occasion et je fonçais sans réfléchir trop longtemps. Je n’avais plus rien à perdre et de là-haut lui et mes parents veillaient sur ma petite personne. J’étais depuis bien longtemps à nouveau confiante malgré ma curiosité.

C’est ainsi que je découvris le Jurassic Park et ses habitants. Dès le premier jour, ma vie avait complètement basculée. J’avais été assignée à une mission périlleuse qui était de transporter un couple de dinosaures carnivores d’une île B à l’île principale. J’avais débarqué sur l’île principale et était en retard. Je n’avais aucune idée de comment me rendre sur cette fameuse île baptisée Isla Sorna. L’accueil sur Isla Nublar avait été des plus original. Je ne m’en formalisais pas. La première personne que je rencontrais sur l’île fut ce très cher Chris Nedry. Ces manières et son apparence m’étonna mais il m’aida à sa façon et je m’en accommodais très bien. Je n’étais pas là pour me faire des ennemis ou bien être désagréable. Une nouvelle Erin vraie et spontanée était née. Je devais rester fidèle à moi-même.

Ce que je fis lorsqu’une sorte de mec au visage difforme et très laid c’était mêlé au transport des dinosaures. Cette personne avait pour on ne sait quelle raison insulté toute l’équipe et l’avait pris de haut dès son premier jour. D’après lui, on était tous des incapables. J’avais horreur de m’énerver et surtout de montrer que je l’étais mais je fus obligée de réagir. Un gars que je ne connaissais pas encore avait presque apprécié les insultes et avait dit Amen sans rien dire pour le contredire. Cet individu se révélait être Cole Hudson que je détestais déjà pour sa passivité et sa mollesse. Quel abruti celui-là. Comment on pouvait être aussi mou. Enfin bref je m’empressais de lui dire ce que je pensais de sa manière d’être. Une petite brune qui avait presque une tête en moins que moi vint me rejoindre pour dire également sa façon de penser. J’avais trouvé ma chef de section Shaélynn Moore.

Finalement les employés furent divisés en deux groupes. L’un accompagnerait les animaux en bateau jusqu’à Isla Nublar. Les autres, dont je faisais partie, participeraient à une réunion avec des avocats concernant la sécurité du parc. J’étais accompagnée de John Hammond en personne qui s’éclipsa dès le début de la réunion, Chris Nedry, Shaélynn Moore, Cole Hudson et Alan Grant le célèbre paléontologue que je n’avais pas eu la chance de rencontrer aux Etats Unis mais qui se révéla bien décevant à mes yeux. Cette fameuse réunion se révéla être extrêmement bizarre. On reçut la visite surprise de l’adorable Shivak Garland. Décidément cette île était peuplée de personnes détestables à souhait. Je regrettais presque d’être venue jusqu’ici. Ce Garland sema la polémique comme quoi ma chef de section flirtait avec un des avocats. Il dérangeait une réunion pour nous sortir des gamineries sans importances. Finalement nous avons terminé cette entrevue dans le bureau de Shaélynn avec Nedry et Hudson. Ce fut très instructif et je finis cette aventure en observant ma chef sur un écran en train de pester sur sa tenue  complètement trempée par les alarmes incendie déclenchées par Nedry en personne. Ce gars était exceptionnel. Je m’amusais enfin depuis tellement longtemps. Ce gars je l’aimais déjà.

La journée avait commencée sur des chapeaux de roue mais elle se finissait en apothéose. En effet après avoir quitté le bureau de Mademoiselle Moore je décidais de me renseigner à l’accueil au sujet de l’autre équipe chargée du transport des dinosaures. J’appris qu’ils avaient eu de gros soucis et que certaines personnes étaient blessées. Je m’empressais donc de rejoindre l’infirmerie car j’avais appris les bases des soins mineurs et je voulais me rendre utile. C’est là que je fis la connaissance de la personne qui de loin était la plus importante à mes yeux sur cette île. Elle était nerveuse et en colère contre les infirmiers. Cette femme m’avait fascinée dès le premier regard. J’appris plus tard qu’elle était la chef de section des scientifiques du parc. Je la soignais du mieux que je pouvais et recueilli pour elle un échantillon de bave du dinosaure qui lui avait presque arraché le bras. Finalement je la laissais, pour enfin aller me reposer de cette première journée éreintante. Curieusement le regard d’Elina ne me quittait plus.

Trois jours plus tard, je m’enquis de son bien-être et  la retrouvait au laboratoire. Elle était justement en train d’analyser la bave. C’est quand je la revis penchée sur ses analyses absorbée dans un monde bien à elle que je compris ce qui m’arrivait. Je ne voulais pas y croire, pourtant mes sentiments ne me trompaient absolument pas. J’étais tombée amoureuse de cette inconnue. J’avais littéralement flashé sur elle. J’étais devenue complètement folle. Seulement je voulais laisser parler le vrai en moi et ce vrai me disait de ne pas me mentir et de me laisser aller. C’est ainsi que je l’invitais fin de journée à venir manger chez moi pour faire plus ample connaissance. J’avais eu raison de le faire car cette soirée se révéla être un pur bonheur. Je n’y avait plus touché depuis bien longtemps et c’était vraiment bon. J’en appris déjà beaucoup sur elle. Visiblement elle avait l’air de se sentir en sécurité avec moi et c’était exactement ce que je voulais.

Les jours passaient et je me sentais de mieux en mieux. J’avais été envoyée en mission dans la jungle de Sorna avec un petit groupe de collègues pour classifier les espèces qui y vivaient. La mission avait été un échec total et à cause de ce conard de Garland on avait tous failli y passer après l’attaque des Carnotruc. Je ne savais plus trop leur nom mais c’étaient de véritables plaies qui pouvaient prendre l’apparence de la nature alentours. Ce qui les rendait presque invisible à nos yeux. Un peu avant cette attaque nous avions également eu l’agréable visite d’un gars qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Thaddeus Beck, le personnage qui nous avait tous insulter le premier jour où j’avais débarqué sur l’île. Ce « Clône » avait menacé de descendre Marcos Shannon un paléontologue français qui nous accompagnait. Finalement, la fine équipe qui se composait de Marcos Shannon, de Terrence McTaylor qui d’instinct me paraissait fort sympathique, de Shaélynn Moore, Shivak Garland et moi-même, s’en sortit de justesse grâce à la bonne connaissance du terrain du journaliste. Ce Garland nous avaient foutu dans la merde mais il nous en avait sorti également, c’est pourquoi je le remerciais en lui gueulant dessus et en l’insultant. J’avais été hors de moi durant cette mission et il m’avait fallu quelques jours pour me calmer de cette aventure. Mise à part ça j’adorais mon métier.

Un peu plus tard, toujours la même équipe sauf que Shivak avait été remplacé par Elina ce qui pour moi était des plus agréable, était amené à trouver de l’ambre avec de l’ADN viable dans une région de l’île de Madagascar. Ces fouilles avaient été rudes et je n’avais rien trouvé contrairement à Shaélynn et Marcos. J’avais été fort contrariée sur le moment de ne pas pouvoir prouver à Elina ma valeur professionnelle. Mais la jeune femme n’avait pas l’air d’être d’un enthousiasme débordant à la découverte des fossiles ce qui me rassura un peu. Finalement, je pensais à l’époque, que j’aurais d’autres occasions de lui montrer que je valais quelque chose moi aussi.

Au mois de novembre, beaucoup de membres du personnel furent appelé pour réaliser un stage sur l’île d’isla Nova qui se trouvait non loin des côtes espagnoles. Je reçu la mission de décorer les aquariums du Sea Life comme on l’appelait. Pour cela je devais travailler en équipe avec Shaélynn Moore, Cole Hudson et Elina. Le début de notre petite réunion fut une véritable dispute de bac à sable. Tout le monde  eut sa part de conneries même Elina, ce qui m’étonna grandement de sa part. Je découvris deux facettes de sa personnalité qui était la rancune et la ténacité. Je l’admirais encore plus même si elle ne m’avais pas beaucoup aidé sur ce coup-là. Heureusement que Shaélynn Moore est allé repêcher une once de professionnalisme pour conclure cette entrevue des plus houleuse entre nous quatre. Je ressortis de cette réunion complètement épuisée. Mes collègues n’étaient absolument pas faciles à gérer et si nous ne nous reprenions pas sérieusement on aurait à l’avenir   de gros soucis avec la direction. Mais une bonne nouvelle m’avait remonté le moral lorsque je me suis souvenue  que Miss ADN  m’avait demandé de squatter mon bungalow car elle avait eu un souci avec le sien. Tout finissait bien !

Nous allions donc vivre sous le même toit toute les deux durant quelques semaines. J’en profitais donc pour me rapprocher encore plus de la roumaine. Je m’étais tellement rapprochée d’elle qu’un soir en revenant d’un jogging sur l’île elle avait failli m’embrasser. Ce moment magique avait été gâché par un coup de fil professionnel sur le portable de mon amie. Elle se défila donc et nous n’avons jamais reparlé de cet  « incident » jusqu’à cet après-midi où nous avons observé les compys de Nova. Je voulais trouver un moyen  de lui avouer mes sentiments mais elle ne comprenait rien et cela m’a grandement déprimé. Bref, j’étais encore nulle part avec elle et ça devenait invivable.

Entre temps j’avais été appelée avec Terrence pour donner une conférence sur les travaux réalisés dans la section paléontologie du parc. Encore une fois nous nous sommes fait agressés par un énergumène du nom de Ed Regis qui n’y connaissais absolument rien à nos deux métiers. J’étais fatiguée de constamment devoir me défendre contre des gens médiocres. Bref finalement tout se passa bien et nous écoutâmes le discours tant attendu de John Hammond.

Le temps passait et un jour de décembre n’y tenant plus je me décidait enfin à parler à Elina. Je prenais le prétexte de lui demander un coup de main pour me faire une arme avec du poison et ainsi lui parler de mes sentiments.  Je la rejoignis dans son bureau et finit par l’embrasser histoire qu’elle comprenne enfin. Les actes sont plus parlant que les mots parfois. Je suis partit ensuite sans dire un mot. Trois jours plus tard la roumaine avait terminé mon arme et cette fois c’est elle qui vint me rendre visite dans mon bureau. Croyant qu’elle avait été indifférente à mon baiser, j’étais complètement anéantie et eu du mal à la remercier pour le gros boulot qu’elle avait fait en seulement trois jours. Elina ne comprenait pas et elle explosa dans mon bureau. Je ne l’avais jamais vue aussi en colère. Elle me reprocha tellement de choses. Elle finit par claquer la porte de mon bureau. J’avais envie de crever et de ne plus devoir subir ça. Finalement mon ex-amie revint et me fit le cadeau inattendu de me rendre mon baiser. Là, toute ma tension se libéra et je me lâchais enfin. J’aurais pu aller très loin sur le canapé de mon bureau si on n’avait pas été dérangée par des coups à la porte. Mais ce n’était que partie remise. J’étais désormais en couple avec elle et c’était le plus important. J’avais toute la vie devant moi pour profiter des bras d’Elina. Enfin pas que de ses bras…

Au début de l’année suivante, le 2 ou 3  janvier, je ne sais plus exactement,  nous repartions vers Isla Nublar. Trois bateaux devaient nous mener à bon port au Costa Rica. J’avais été appelée à bord du cargo baptisé « L’Arche ». Elina, Terrence et Rachel avec qui j’avais fait connaissance sur Nova et qui se révélait être quelqu’un de très amusant et intéressant ne se trouvait pas avec moi. Les personnes avec qui je m’entendais le mieux étaient loin. Bref je passais une soirée de merde en compagnie de Marcos et Shaélynn lorsque des cris retentirent. La soirée était finie. Des personnes avaient été agressées par quelque chose et une personne en était morte. La vue du carnage avait failli me retourner l’estomac et mon visage avait du perdre toutes couleurs en un coup. Finalement une deuxième personne criait au secours à l’intérieur des cales qui étaient inondées par on ne sait quel miracle. Pour couronné le tout une panne d’électricité nous tomba dessus sans prévenir. Un petit résumé s’impose pour bien comprendre la situation dans laquelle nous étions mes collègues et moi-même. Donc en gros le bateau était inondé et cela menaçait les animaux que l’on transportait. Si on ne réagissait pas assez rapidement ils pouvaient se noyer. En plus de cela plus d’électricité et la cerise sur le gâteau un truc carnivore se baladait dans le bateau et avais déjà tué une personne. Une deuxième était en danger. Bref tout se passait bien dans le meilleur des mondes.

Marcos et un autre ranger décida donc de partir à la rescousse de la personne en danger.  Alors qu’un collègue scientifique se démenait pour essayer de calmer la foule, Shaélynn et moi-même nous précipitâmes pour finalement arrêter l’inondation et sauvez les dinosaures non sans peine. Effectivement un collègue qui nous aidait dans la calle des dinos avait été happé sous nos yeux et j’avais été tellement horrifiée que je laissais le soin à Shaélynn de faire tout le boulot pour évacuer l’eau. J’étais au bord de l’évanouissement. Heureusement Chris Nedry réussi à rétablir le courant et Marcos et le ranger avait sauvé la fille. On ne s’en sortait pas trop mal malgré les deux pertes que nous avions subit. Tout le monde se posait la question de comment cela avait pu se produire. Bref la nuit fut longue et pénible.

Une fois arrivée sur Isla Nublar le cauchemar ne s’arrêta pas. J’avais pu rejoindre Elina sur le port et j’appris tout ce qui c’était passé sur les autres bateaux. La scientifique avait subi un empoisonnement et il me fallait à tout prix la soigner. Seulement cette dernière ne l’entendait pas de cette oreille. Elina voulait rejoindre Ian Malcolm qui se trouvait à la grotte aux fossiles. Je la suivais donc jusque-là  non sans râler à cause du danger dans lequel on était. A tous moments on pouvait se faire repérer et Elina, elle, voulait rejoindre ce mec bizarre qui leur avait fait la morale le jour de la réunion sur les coraux à Nova. Qu’est ce qui lui prenait ? C’est là que l’on fit la connaissance de Ron un soigneur de Nublar et que l’on appris les raisons de l’attaque de « La Chimère ». Visiblement Elina avait l’air d’avoir confiance en ce mathématicien. Nous l’avons donc suivi dans les souterrains de l’île jusqu’au Jurassic Garden que je reconnu très facilement. Plusieurs surprises nous y attendaient. Nous tombâmes nez à nez avec un monstre de plante carnivore trois fois plus haut que nous. Je constatais l’horreur qu’un de mes collègues avait du créer par erreur. Parce que donner vie à une chose aussi répugnante ne devait être qu’une erreur. Ce n’était pas possible autrement.

C’est ce moment-là que choisi Malcolm pour nous trahir tous les trois. Il m’attrapa et me menaça d’un flingue pour finalement me jeter sur la plante en furie. J’ai vu ma vie défiler en quelques secondes. Grâce aux efforts conjugués de Ron et d’Elie je pu m’en sortir sans aucune blessures. Bien sûr Malcolm avait fui par une porte secrète qui devait sans doute cacher l’arme ultime. Pour nous débarrasser de cette horreur végétale nous n’avons pas eu le choix que de créer un court-circuit avec les câbles d’alimentations qui parcouraient les murs des souterrains. Nous avions réussi notre tentative pour venir à bout du monstre seulement l’incendie se propageait rapidement. Nous nous sommes donc enfoui par le même endroit que Malcolm. Avant de me précipiter en courant je ramassais un vieux livre qui avait l’air de concerner la paléobotanique. Nous finimes par ressortir à l’air libre. Nous prenâmes congé de Ron en le remerciant de son aide. Désormais tout ce qui comptait c’était de soigner Elina.

La pauvre était au bord de l’évanouissement. Le poison parcourait ses poumons et elle avait de plus en plus de mal de respirer. Je l’emmenai donc le plus rapidement possible à travers la jungle jusqu’à l’infirmerie là où on s’était rencontré pour la première fois. L’histoire se répétait et j’étais amenée à la soignée une seconde fois. Ne tenant plus, la scientifique s’évanouit et ma laissa en plan pour trouver un médicament qui la soulagerait. Je me mis donc à chercher ce qui pourrait la soigner un peu. Je finis par tomber non pas sur les médicaments que je cherchais mais sur une personne que je ne m’attendais absolument pas à voir sur cette île en pleine attaque terroriste. Cette enfant devait avoir à peine douze ans. Son visage me disait vaguement quelque chose. Elle pleurait à chaudes larmes et je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras et de la consoler. Cette fille était perdue et sans protection. Une fois remise de ces larmes je lui demandais de m’aider à trouver ce que je cherchais pour Elie. Intriguée par cette môme je lui demandais son prénom.

J’entendis derrière moi  le bruit d’une boite en fer tomber par terre. Je me retournais vivement. C’était la fille qui avait fait ce bruit. Elle me regardait avec colère. Les larmes coulaient à nouveau. J’étais perdue car je ne comprenais pas la cause de cette réaction violente de la part de cette jeune fille. Je la regardais sans comprendre. Elle se dirigea vers la sortie de l’infirmerie et juste avant de franchir le seuil elle me lâcha comme si elle m’avait giflée :

- « Je suis ta putain de filleule ! »

Je n’eus une nouvelle fois pas le temps de réagir pour l’empêcher de partir. Elle disparut sur cette phrase. Je restais là à essayer d’assimiler les paroles de l’enfant. *Je suis ta putain de filleule*

« Alana… ? C’était toi ma chérie… ? »

J’étais complètement perdue. Mes larmes me montèrent également. Je pleurais à chaude larmes depuis bien longtemps. Comme Alana je me laissais allée.

« Que fais-tu ici seule ? Tu as des soucis surement ? Ou est ta mère ? Je m’en veux de ne pas t’avoir reconnue mais tu as tellement grandit. »

Je disais toute ces paroles tout haut comme une folle en plein délire. Maintenant Alana était dehors à la merci de toutes les créatures les plus dangereuses de tous les temps qu’a connu cette terre. J’étais morte d’inquiétude je ne savais plus quoi faire. Partir à sa recherche et laisser Elie toute seule à moitié morte. Non ça c’était hors de question. Je devais faire ce que je devais faire depuis le début. Je n’avais plus qu’à prier pour que quelqu’un trouve ma filleule et la protège. Je ramassais la boîte qu’Alana avait jetée par terre de rage. Ce que je cherchais s’y trouvais. Je n’avais plus qu’à attendre qu’Elie se réveille pour lui donner le remède. Je m’assis donc par terre contre le mur juste à côté d’Elina. Je lui caressais le visage en priant pour qu’elle se réveille vite. L’inquiétude et le remord me rongeait. Mais quelque chose de plus puissant m’envahissait peu à peu : le sommeil. Je sombrais dans un sommeil. Je n’en pouvais plus de toutes ces aventures.



Dernière édition par Erin O'Connor le Lun 24 Fév 2014 - 0:21, édité 2 fois
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Elina Moldovan

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MessageSujet: Re: Relaxation aquatique...   Lun 7 Oct 2013 - 20:56

Était-elle morte ? Non, elle ne l’était pas. Il lui était impossible de savoir si oui ou non elle était encore de ce monde et pourtant, au fond d’elle-même, Elina se savait encore en vie. Comme lors d’un rêve, ou d’un cauchemar, où l’on se voir mourir. Au début on a peur, on est terrorisé et on n’accepte pas le sort qui nous est réservé. Mais comme il s’agit d’un rêve, tout est déjà scripté à l’avance. Vous n’avez aucun contrôle sur ce qu’il se passe dans votre subconscient et vous n’avez d’autre choix que de subir ce qu’il s’y passe. Alors, fataliste, on baisse les bras. On se laisse faire et on accueille la mort à bras ouvert, parce que juste avant d’ouvrir les yeux, une petite voix en vous vous dit que de toute façon, ça n’était qu’un rêve.

« Erin… »

Un murmure comateux sortit de sa bouche. Le doux prénom de la femme qu’elle aimait. Elina savait que sa compagne était là. Comme elle sentait au fond d’elle-même qu’elle n’allait pas mourir aujourd’hui, elle pouvait sentir la présence d’Erin à ses côtés. La rouquine était là, toute proche. Elina le savait. Tout son corps le savait. Il était bercé par la chaleur de son souffle, la tendresse de ses mains et la douceur de sa voix. Sans vraiment savoir ce que la belle disait, sans vraiment apprécier le contact de sa peau, la roumaine se sentait apaisée, rassurée. Un sentiment de bien être profond l’avait envahi. Il n’y avait pas de rêve, pas de cauchemar. Il n’y avait pas de mort, pas de vie. Il n’y avait qu’elle et Erin.

Alors pourquoi se réveiller ? Elle était si bien dans ce monde perdu entre le rêve et la réalité. Là ou rien n’existe, si ce n’est un bien-être étrange et surnaturel. Elina ne se souvenait pas de la dernière fois où elle s’était sentie aussi apaisée. Et elle ne cherchait à pas à savoir. Tout ce que la roumaine voulait, c’était profiter de cet instant magique éternellement et ne jamais se réveiller. Car elle savait qu’en ouvrant les yeux, tout ce bonheur, toute cette aise qu’elle pouvait ressentir au fond d’elle-même, disparaitrait pour ne plus jamais revenir. Rester sur cette frontière entre les deux mondes était la seule chose que voulait Elina.

Pourtant, dans ce cadre idyllique, une tache sombre obscurcissait le tableau. Au milieu de ce bien-être intérieur régnait également une pointe de tristesse. Une tristesse qui n’était pas la sienne. Ce sentiment n’étant pas le sien n’empêchait pas la jeune femme de se sentir bien. Il s’agissait plus d’une gêne que d’un véritable malaise. C’est comme quand on remarque une minuscule pointe noire sur une feuille blanche. Ce n’est pas gênant en soit, mais depuis que vous avez remarqué cette trace, vous ne pouvez plus vous empêcher de la regarder. Cette peine au milieu de ce moment de bonheur n’était pas dérangeant pour la roumaine, puisqu’elle était aux anges dans ce monde. Mais depuis qu’elle l’avait remarqué, elle ne pouvait s’empêcher de se questionner à son sujet. D’où vient ce chagrin ? Pourquoi est-il là ? Était-ce Erin qui était aussi triste ?

Oui c’était bien elle ! Aucun doute possible. Elina ignorait comment elle savait mais elle en était certaine : Erin avait des problèmes. La jeune femme s’était laissé piégée par cette incroyable sensation de réconfort et d’apaisement qui l’enveloppait et l’emprisonnait avec une infinie douceur. Mais maintenant, c’était terminé. Elle devait se réveiller de ce rêve qui n’en était pas un. Pour Erin. Pour celle qu’elle aime. Aussi, Elina réunit toute les forces que cette prison de tendresse ne lui avait pas encore ôtées et tenta non sans mal de faire bouger ses bras, mais son corps refusait catégoriquement tout ordre de la roumaine. Revoyant ses ambitions à la baisse, elle tenta alors de faire bouger une main, un doigt, une phalange. Mais elle n’y parvint pas. Si son esprit venait de se libérer de ce monde perdu dans son subconscient, son corps, lui, y était resté. Elle avait beau le forcer, le supplier, l’injurier, il lui était impossible de faire bouger un seul muscle de son corps. Etait-elle attachée ? Avait-elle été capturée et droguée ? Non, impossible. Vouloir piéger un scientifique avec de la drogue, c’est comme vouloir arnaquer au poker le gérant d’un casino. Il se fera avoir, certes, mais il découvrira très vite votre subterfuge. L’arnaqueur laisse des traces, la drogue laisse des symptômes. Et Elina n’en avait aucun. La seule chose qui l’empêchait de bouger, c’était sa propre volonté qui luttait contre son esprit. Elle voulait rester endormie, mais elle ne le pouvait pas. Il ne restait plus qu’une chose à faire : se réveiller.

Elina se concentra alors de toutes ses forces pour enfin sortir de ce coma, mais ses paupières tremblantes refusaient catégoriquement de s’ouvrir complètement. Comme si elles savaient le chaos que découvriraient les yeux de la roumaine si elle parvenait à les ouvrir. Comme pour la protéger de ce cauchemar bien réel. Mais elle devait se réveiller. Erin n’allait pas bien. La séance bien-être, ce sera pour autre fois. Et avec détermination et ténacité, la roumaine parvint se réveiller. Tout doucement, ses paupières, toujours aussi réticentes, s’ouvraient petit à petit et Elina pu enfin voir depuis ce qui lui avait semblé être une éternité. D’abord éblouie, ses yeux s’habituèrent vite à l’obscurité ambiante de cette infirmerie.

Elle se leva, très vite, pour éviter à son corps d’être tenté de se rendormir, et passa un regard circulaire à la pièce. Rien n’avait changé depuis la dernière fois. Des plateaux d’instruments avaient été renversés. Des bancs avaient été fracassés. Des vitres brisées. Et l’électricité coupée. Bienvenue dans le monde réel Elina… cependant, la jeune femme ne regretta pas d’avoir quitté son univers de paix pour ce monde chaotique. Car ici, il y a Erin.
Erin ! Où était-elle ?! Paniquée, Elina regarda autour d’elle à la recherche d’une tignasse rousse, l’élément le plus facilement remarquable derrière un tas de débris, une porte, ou autres choses. Mais elle ne vit rien. Elle essaya alors de se lever mais ses jambes étaient encore trop faibles pour la porter. La roumaine se retourna donc à la recherche d’un point d’appuis, et c’est là qu’elle la découvrit, assise dos au mur. Endormie. Erin allait bien.
S’approchant sa belle, Elina écarta quelques mèches de la rouquine pour mieux apercevoir son visage. Erin avait beaucoup pleuré. Au-delà de ses joues rougies par la tristesse, on voyait très clairement le chemin que s’étaient frayé les larmes au travers du maquillage et de la crasse qui recouvrait son visage. Malgré tout, la paléobotaniste restait d’une incroyable beauté aux yeux d’Elina. Pour l’avoir revue une dernière fois, la roumaine ne regretta pas d’avoir forcé son corps à se réveiller.
Délicatement, Elina retira sa veste et arracha une de ses manches. De toute façon, son tailleur était déjà en piteux état. Elle réussit à se relever et se dirigea vers un lavabo où elle mouilla abondamment le morceau de tissu. La roumaine en profita pour regarder un des nombreux reflets que lui renvoyait le miroir brisé et constata qu’elle n’était plus présentable que son aimée. En même temps, elles avaient passé toute deux une nuit agitée sur leur bateau respectif, traverser le parc en passant par la forêt, pénétré dans d’anciens tunnels et survécu à un incendie. La sueur, la suie, la boue était visible sur leur peau, leurs vêtements, leurs cheveux. *Et bien au moins on est assortie ensemble* pensa la roumaine, fataliste.
Une fois le tissu bien humide, Elina retourna auprès de sa compagne. Doucement, avec tendresse, la petite brune pris le visage d’Erin sous le menton, et commença à nettoyé délicatement les joue de la paléobotaniste en accompagnant ses geste d’une voix douce qui se voulait rassurante.

« Erin ? » commença la roumaine « Erin ? C’est moi, Elina. Est-ce que ça va ? »

Lentement, Erin sortit elle aussi de son sommeil. Lorsqu’elle se réveilla, Elina ne put s’empêcher de sombrer dans cet océan de jade que représente les yeux de la rouquine. Avec de grands yeux rond, inquiet, la roumaine questionna indirectement du regard la femme qui avait conquis son cœur sur son état de santé. Mais cette interrogation pris une tout autre ampleur quand cet échange devint alors plus tendre et plus passionner. Progressivement, Elina fermait les yeux au fur et à mesure que son visage s’approchait de celui d’Erin. Elle avait tellement envie de l’embrasser, de la serrer contre elle et de sentir leurs deux cœurs battre à l’unisson. Mais une nouvelle quinte de toux brisa le charme de ces retrouvailles, faisant revenir Elina à la triste réalité. Même si la crise n’avait pas été aussi puissante qu’auparavant, Elina crus que ses poumons allait se déchirer de l’intérieure.
Elle inspecta sa main. Toujours pas de sang. C’était bon signe.




Dernière édition par Elina Moldovan le Dim 23 Fév 2014 - 23:41, édité 1 fois
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Erin O'Connor

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MessageSujet: Re: Relaxation aquatique...   Mer 18 Déc 2013 - 22:03

PV : ELINA


♦ Je ne me rappelle presque rien de mon rêve. Juste un vague sentiment de bien-être et le visage de Tara, ou bien était- ce celui d’Alana ? Je n’en suis plus du tout certaine. Il est notoire que plus on essaie de se rappeler de ses aventures oniriques moins on a de chance justement de s’en souvenir. Comme si notre cerveau nous narguait pour mieux nous rendre fou. Ne l’étais-je déjà pas assez depuis que j’avais mis les pieds sur cette île complètement hors du monde et hors du temps. Plus je pense à ces hectares de verdures encerclés par les brumes plus j’ai l’impression d’étouffer. L’air me manque et j’ai l’impression que l’oxygène se dérobe à mes globules rouges. Je crois que dès que je le pourrais je prendrai des vacances. De longues vacances… Les causes et les conséquences de cette attaque terroriste m’échappaient et je n’avais aucune envie d’y repenser tant que je n’avais pas un minimum récupéré mon énergie et ma joie de vivre.

Toutefois, ma curiosité reprenait le dessus sur ma fatigue et mon dégoût de tout ce qui touchait de près ou de loin à KC. Je voulais savoir pour quelles raisons ma filleule étais venue jusqu’à Isla Nublar. Pourquoi avait-elle fait autant de kilomètres pour me voir ? Pourquoi Alana était-elle seule ? Tara était peut-être elle aussi sur l’île ? Une gamine de 14 ans ne se balade pas sans sa mère à des milliers de bornes de chez elle. Ma meilleure amie d’enfance devait sans doute être sur l’île aussi. Ce n’était pas possible autrement. Peut-être voulaient-elles me faire une surprise en venant me rendre visite après toutes ses années. Bref j’avais des questions plein la tête encore une fois. Le bref répit que j’avais eu en m’endormant et en me réveillant doucement au son de la voix d’Elina s’était envolé avec mes nombreuses questions sans réponses pour laisser la place à d’autres encore plus nombreuses.

L’apparition du beau visage de ma compagne me remis en mémoire le pourquoi nous étions toutes les deux dans cette infirmerie en pagaille. De nombreuses images me revenaient à l’esprit mais d’emblée je les chassais pour ne pas retomber dans le stress et le mal être. Elie était enfin revenue à elle pendant que je dormais. Je sentis que mon cœur avait encore la capacité de s’emballer pour quelque chose lorsque la petite brune qui me tenait compagnie se pencha doucement vers moi dans l’intention évidente de m’embrasser. Quel réconfort après toutes ses souffrances physiques et psychiques. Un baiser d’Elina était un véritable cadeau à ce moment précis. Seulement le sort en décida autrement. Résultat : Elina eu une quinte de toux qui la fit reculée loin de moi et qui me fit prendre conscience que les médicaments étaient juste à côté de moi. Je savais ce qu’il me restait à faire.

Je me relevais donc péniblement. Mes articulations étaient complètement ankylosées et je du marcher avec précaution au début pour ne pas causer plus de dégâts à mon corps. Je dis à Elina :

« Ne bouge pas trop ma belle et assied toi contre le mur. Pas d’efforts inutiles. »

Je partis en quête d’un verre d’eau pendant qu’Elina s’exécutait. Je revins peu de temps après avec ce qu’il fallait. Je m’accroupis à hauteur d’Elie et lui tendit un verre et les médicaments tout en lui souriant doucement

« Voilà prend ceci. Ça t’aidera à te sentir mieux le temps de te soigner correctement. »

J’observais le moindre de ces gestes comme si la directrice des scientifiques était à l’article de la mort. Sa main qui se tend pour prendre les médicaments, ses iris couleur ambre foncée, ses lèvres sur le bord du verre, sa trachée qui se lève et se rabaisse lorsqu’elle avale. Je ne sais pas ce qu’il m’arrivait, j’avais l’impression que j’allais tourner de l’œil d’un moment à l’autre. Je m’assis donc un moment auprès de mon amie en lui posant une main sur la jambe tout en lui disant :

« Je sais pas toi mais j’aurais bien besoin de manger une bonne pizza mozzarela faite maison. J’en salive rien que d’imaginer le goût onctueux du fromage et la légère acidité de la tomate. Je t’en ferai une un jour. Tu verras comme elles sont meilleures que les surgelées ».

Je me tu et le fait de croiser le regard d’Elina me fit décrocher un grand sourire. Soudain je me rendis compte également que ce n’était pas seulement la pagaille dans l’infirmerie mais aussi sur nous deux. En effet on ressemblait à deux épouvantails dégueulasses. Nos vêtements étaient sales et déchirés et même brûlés à certains endroits. Mon jeans était méconnaissable et ne parlons pas du reste. J’avais sur ma manche une tache brunâtre de dieu seul sait qu’elle liquide. Ça en devenait insupportable. Je commençais à me gratter de stress. Il fallait absolument que je me change. Je me relevais donc plus vite que la dernière fois en disant à ma compagne :

« Elie il faut que je me change. Tu devrais faire pareil. Tes vêtements sont immondes tout comme les miens. Il y a surement de quoi se changer au vestiaire des infirmières. »

Elie se leva pour m’emboiter le pas jusque dans les vestiaires. Le chemin jusque-là fut silencieux. On n’entendait que nos pas sur le sol. L’ambiance était assez lugubre mais la présence d’Elina tout près de moi apaisait mon inquiétude. Seule j’aurais été morte de peur et hystérique. Elle avait donc un effet positif sur la pauvre personne que j’étais à ce moment-là. Nous finîmes par trouver cette salle des vestiaires. Il y avait non loin une douche qui me faisait de l’œil. Encore plus que manger j’aspirais plus que tout à enlever cette crasse qui me collait à la peau. C’était décidé, malgré le danger humain ou non  de l’extérieur j’allais me lavée. Je trouvais donc un nouveau jeans un rien plus grand et plus large que ma taille avec un débardeur blanc immaculé encore tout propre et bien plié et une chemise à carreau noir et verte. Elle était hideuse mais je ferais avec. Je remerciai la personne qui avait laissé cela dans son casier à la porte à moitié arrachée.
Elie fourrageait dans un autre casier quelques mètres plus loin. Je ne sais pas trop quels vêtements elle trouverait mais elle serait sans doute très jolie dedans. Comme toujours à vrai dire. Je souriais en y pensant. Il y a un jour de cela j’aurais tout donné pour voir comment elle était habillée à sa soirée de gala. Je ne pouvais que l’imaginée moi-même prisonnière de l’Arche. Finalement je me dirigeais vers la douche en disant à ma scientifique préférée :

« Je vais prendre une douche je me sens vraiment crade. Si tu veux tu peux venir avec moi. Ca ne te ferais pas de mal et en plus il y a de la place pour deux ».

J’écoutais l’excuse d’Elina tout en me disant *J’aurais essayé. Ce sera pour une autre fois ma ptite Erin. Sois patiente*

« Ok comme tu veux. Je ne te force pas »

Je me rendis donc dans la « salle de bain » avec ma tenue de fortune et une serviette d’apparence propre, je l’espérais du moins. Je laissais la porte ouverte car je ne voyais absolument pas l’intérêt de la fermer. Il n’y avait personne dans les parages et chez moi je ne fermais jamais ma porte de salle de bain quand je me lavais. C’était un réflexe idiot. Je sentis le frais de l’endroit sur ma peau lorsque j’enlevais mon  sweat et mon T shirt. Soudain je ne sais pour quelle raison je tournais la tête vers l’ouverture de la pièce et je croisai avec surprise le regard d’Elina. Je restais toute bête en me disant *Je rêve ou elle me regarde ? Elle ne veut pas se laver avec moi mais par contre elle vient faire la voyeuse*. Je décidais finalement donc de fermer doucement la porte avec un léger sourire narquois sur les lèvres…



Dernière édition par Erin O'Connor le Lun 24 Fév 2014 - 0:01, édité 1 fois
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Elina Moldovan

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MessageSujet: Re: Relaxation aquatique...   Dim 23 Fév 2014 - 23:09

Elina se regarda longuement à travers un éclat de miroir trouver au sol, et ce qu’elle y vit ne la dérangeait pas trop. La roumaine n’avait pas pour habitude de se mettre en valeur avec des accessoire ou un surplus de maquillage. Plaire ne lui plaisait pas, et grâce à ça la scientifique gagnait un temps précieux qu’elle employait pour ses études, ses recherches, son travail, ou un moment confortable aux coté d’Erin. Chaque seconde à ses coté était devenu précieux  et Elina ne voulait pas perdre son temps en coquetterie futile. Le temps perdu ne se rattrape pas. Bien sûr, il lui arrivait de faire l’effort d’être « présentable » comme lors d’un entretient d’embauche ou d’une soirée de  gala sur un bateau rempli de monstre génétiquement modifier et d’espions sournois. Mais dans la vie de tous les jours, la jeune femme ne s’inquiétait que très peu de l’état de ses ongles, de sa manière de s’habiller, ou encore de sa trousse à maquillage. C’est pourquoi Elina ne fut pas choqué de découvrir son reflet dans ce qui restait du miroir des vestiaires. Même si, il fallait bien le reconnaitre, elle n’était pas très fraiche actuellement.

Ses longs cheveux habituellement lisses étaient collants de sueur et de boue. Le peu de maquillage qu’elle s’était mise pour la soirée sur le bateau coulait sur tout son visage. Et le tailleur qu’elle avait loué le temps d’une soirée était en lambeau. Elie était méconnaissable et ne s’étonnait plus de la proposition qu’Erin lui avait fait un peu plus tôt. La scientifique avait bel et bien besoin d’une douche. Et après, que ferait-elle ? Elle rejoindrait probablement le port avec Erin ou le centre des visiteurs. Ou tout simplement un des abris du parc en attendant l’arrivée des secours. Dans tous les cas, il valait mieux être un minimum propre, quitte à se resalir un peu sur la route. Le tout était de ne pas arriver comme une clodo devant les autres. Surtout pas avec son statut de directrice de section. Que penseraient les autres en la voyant arrivé dans un état pareil ? Non, elle se devait d’être un minimum propre, même si ça la faisait chier de devoir se laver pour se resalir après. Et puis, il y avait Erin à l’intérieur…

Il fallait bien l’avouer, Elina se sentait terriblement seule dans ce parc. Oh elle était entourée des scientifiques, mais elle n’avait pas de réels amis. Elle avait vu en Ian un allié potentiel mais ce dernier à préférer la trahir, attiré par l’argent et le pouvoir. Il était sans doute loin maintenant. Il y avait également Nina mais elle n’avait plus répondu à ses appels depuis la soirée sur les yachts. Pourvue qu’elle n’ait rien. Il ne restait plus qu’à la roumaine la présence de cette sulfureuse rouquine qui lui faisait littéralement tourné la tête. Il ne lui restait plus qu’Erin pour l’aider à supporter la pression de son job et tous les ennuis que cela apporte. Erin pour l’aider à se sentir moins seule dans le parc d’InGen. Cette femme était une véritable bouffée d’oxygène à chacune de ses visites au labo, à chacune de leur rencontre. Et lorsqu’elle partait, Elina avait toujours ce gout de trop peu, cette sensation de ne pas avoir pu profiter de sa présence, de son attention, et elle conservait à chaque ce profond sentiment de vide au fond d’elle. Comme à cet instant, alors qu’Erin n’était qu’à deux pas d’elle.

Alors Elina imita sa compagne qui commençait déjà à se laver. Elle pouvait déjà entendre le bruit des jets d’eau venant s’écraser sur le sol carrelé des douches. Ce son caractéristique réveilla l’imagination d’Elina qui ne désirait maintenant plus qu’une seule chose : rejoindre la rouquine. Avoir prétendu devoir surveillé les parages pour évité d’accompagner la paléobotaniste avait été une erreur. De toute façon, K-C était en fuite maintenant que Malcolm avait mis la main sur ce qu’ils étaient venus chercher. Elle pouvait rejoindre sa compagne sans se soucier d’être déranger par quoi que ce soit, et en profiter pleinement.


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Erin O'Connor

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MessageSujet: Re: Relaxation aquatique...   Mar 25 Fév 2014 - 21:43

PV : ELINA



♦ Quelle sensation incroyable que de sentir ce liquide transparent et chaud glisser sur tout mon corps meurtri. L’eau avait le pouvoir de reposer chaque parcelle de mes muscles. A son contact, ma nuque, mes épaules, mon dos, mon ventre et tout le reste se libéra de cette tension accumulée depuis de nombreuses heures déjà. J’en profitais pour masser un peu les nerfs  de ma nuque qui me faisait souffrir. Je faisais quelques grimaces de douleur mais cela me fit du bien. Je restais quelques minutes à profiter de cette douche des plus régénératrices. Mes cheveux étaient désormais mouillés et je les ramenais tous en arrière pour faire profiter mon visage de la douce chaleur des gouttes qui tombait du pommeau sur le mur carrelé. Des images revinrent dans mon esprit fatigué. Les visages de mes parents flottaient devant mes yeux et je me surprenais à repenser à leur bonne humeur et leur joie de vivre. Les aveux d’Alana m’avaient bouleversée et j’avais du mal de m’en remettre. Cette jolie petite demoiselle avait bien grandit et elle avait hérité du charme de sa mère. Ma filleule avait l’air par contre d’avoir bénéficié du sale caractère de son connard de père. Nuls n’étaient parfaits sur cette terre. Tous ces fantômes du passé me rattrapaient et j’avais peur de sombrer une nouvelle fois dans la dépression. J’étais désormais heureuse malgré la tragédie que nous venions tous de subir. J’aimais mon métier et j’aimais Elie plus que tout. Je ne voulais pas perdre tout cela en même temps. J’avais réussi à me faire des amis. Etais-je destinée à ressasser constamment les événements de mon passé ?

Tout en ruminant cette question je me passais du shampooing qui mit pas plus de deux secondes à mousser. Il avait une odeur de cerisier que j’affectionnais particulièrement. Les effluves qui me caressaient les narines m’apaisèrent. Cela avec le bruit de l’eau qui s’écrase sur le pavé de la douche des infirmières commencèrent à me donner l’impression d’être dans de l’ouate. J’étais si bien. Des images d’Elie toute souriante dansaient tout autour de moi et un sentiment de solitude m’envahit de toute part. Je l’avais à peine quittée de 10 minutes qu’elle me manquait déjà. Le souvenir de la scientifique me fit oublier Alana et mes parents. Le passé était derrière moi désormais. Le présent et l’avenir étaient devant moi avec Elie et le Jurrassic Park d’Hammond. Je devais avancer coûte que coûte. Je jugeais mes cheveux assez propres pour pouvoir les rincer à l’eau claire. La mousse glissait doucement le long des mes épaules, de mon dos et de mes fesses. C’est à ce moment-là que je sentis ses deux mains sur mes hanches. J’en frémis de surprise. Je savais que c’était elle. Elina avait finalement changé d’avis. Je souris sans me retourner. C’était rare que la roumaine prenne les devants de la sorte et pour apprécier le plus possible ses caresses je fermais les yeux.

Ses mains glissèrent jusqu’à mon ventre. C’était doux et sensuel. J’avais toujours apprécié les caresses amoureuses sur le ventre. Ça avait le don de faire monter mon désir. Je sentis avec grand plaisir qu’elle se collait à moi. Tous les pores de ma peau pouvaient sentir  son corps collés au mien. Ses bras, ses seins et son ventre dans mon dos, son intimité contre le bas de mes reins. Cette proximité me réveillait petit à petit. Mon envie d’elle montait peu à peu. Je posais une main contre le carrelage de la douche pour ne pas perdre l’équilibre. J’étais tellement transportée que j’avais peur d’en perdre ma gravité. Le contact de ses lèvres sur ma peau me liquéfia. J’étais sa prisonnière, elle aurait pu faire ce qu’elle voulait de moi. Ses doigts glissèrent aux extrémités de mes intimités. Ces effleurements eurent pour résultats de me réveiller entièrement. J’étais complètement accros à cette femme et tout ce que je voulais c’était irradier tout son petit corps de plaisir. J’étais ivre d’amour et je voulais lui montrer.

« Je me sentais seule Erin. Terriblement seule. »

Je me retournais pour enfin faire face à ma partenaire. En découvrant son corps nu et sublime je m’en mordis les lèvres. Mon cœur battait à tout rompre et je devais me contrôler pour ne pas lui faire l’amour sur le champ. Je devais me freiner et ne surtout pas gâcher ce moment sensuel. Je m’approchais donc de la généticienne et la pris dans mes bras. Nos deux poitrines se touchaient et je ne pus m’empêcher de faire la comparaison. La mienne était plus importante que la sienne. Peu importait c’était un détail insignifiant. Je me noyais quelques secondes dans ces beaux yeux noisette avant de l’embrasser tendrement. Mes mains se promenaient dans son dos. Lorsque ces dernières arrivèrent sur les fesses d’Elina j’arrêtais mes baisers pour la regarder et lui sourire. Nous étions si bien toutes les deux. J’en profitais pour lui dire :

«Tu ne peux plus te passer de moi on dirait. Tu ne me résiste plus»

Je retournais une nouvelle fois sur ces lèvres délicieuses que je ne me lassais plus de goûter. Je la pris par les hanches et lui fit prendre ma place pour ensuite la pousser légèrement contre le mur de la douche. L’eau coulait toujours. Peu importait les économies du parc en ce moment. L’eau continuerait de couler. La buée enveloppait nos deux corps de ces volutes grises. Je pris son visage dans mes mains et petit à petit la pulpe de mes doigts descendirent sur sa gorge pour passer sur son torse et atterrirent sur ses seins. Je ne pouvais pas m’empêcher de caresser sa poitrine parfaite. Mes doigts rencontrèrent ses petites extrémités brunes qui visiblement appréciaient ma douceur. J’avais envie de les embrasser et d’aller leur dire bonjour mais je n’osais pas. J’avais peur de l’embêter. Pour lui faire comprendre ce que je voulais je quittais sa bouche pour venir atterrir sur le haut de ses seins. Mes baisers s’arrêtaient là. Je regardais de temps en temps dans sa direction pour capter son regard. Je voulais son assentiment pour continuer. Je la voulais toute entière à moi mais pour cela il fallait qu’elle le veuille également.

*J’ai vraiment envie de toi ma belle. Ne me le refuse pas s’il te plait*

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